Handball aux Jeux olympiques

compétition de handball
Handball
aux Jeux olympiques
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Généralités
Sport HandballVoir et modifier les données sur Wikidata
1re apparition Berlin, 1936 masculin (à 11)
Munich, 1972 masculin (à 7)
Montréal, 1976 féminin (à 7)
Disparition Berlin, 1936 masculin (à 11)
Organisateur(s) CIO et IHF
Éditions

masculin 13e en 2016[1]

féminin 11e en 2016
Périodicité Une olympiade
Nations 12 (masculin et féminin)
Épreuves 2

Palmarès
Tenant du titre masculin : Drapeau : Danemark Danemark
féminin : Drapeau : Russie Russie
Plus titré(s) masculin : Drapeau : Russie Russie (4)
féminin : Drapeau : Russie Russie & Drapeau : Danemark Danemark (3)
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Pour la compétition à venir voir :
Tokyo 2020

Le handball est un sport olympique introduit une première fois à l'occasion des Jeux de Berlin en 1936 chez les hommes uniquement dans le format à 11 joueurs et en plein air. Sous son format actuel (à 7 joueurs et en salle), il n'est réintroduit qu'en 1972 aux Jeux de Munich pour les hommes et entre au programme lors des Jeux de Montréal en 1976 pour les femmes.

Les prochains Jeux olympiques seront organisées à Tokyo (Japon) du 23 juillet au .

Description et historiqueModifier

Le handball, créé en Europe à la fin du XIXe siècle, a fait une première apparition à l'occasion des Jeux olympiques de Berlin en 1936, il s'agissait alors d'une ancienne discipline olympique aujourd'hui disparue dans un format à 11 joueurs sur gazon et en plein air. À Munich en 1972, il y effectue son retour sous son format actuel, c'est-à-dire en salle et à 7 joueurs. Si seul un tournoi masculin est disputé pour cette première édition à 7, une compétition féminine voit également le jour quatre ans plus tard à Montréal, à la différence près que le nombre de participants n'est pas le même : si 12 équipes se disputent le titre olympique chez les hommes, le tournoi féminin ne comporte que 6 équipes en 1972, avant de passer à 8 équipes en 1988 puis à 10 équipes en 2000 et enfin 12 participantes à Pékin en 2008, devenant ainsi enfin l'égal du tournoi masculin.

Si les nations européennes ont toujours dominé la compétition, un basculement des nations dominantes de l'Est vers l'Ouest s'est produit à la suite de la chute du bloc communiste au début des années 1990, illustrée par la victoire de l'équipe unifiée à Barcelone en 1992. Seule la Corée du Sud est parvenue à contrecarrer la domination européenne, l'équipe féminine ayant été championne olympique à deux reprises (Séoul en 1988 et Barcelone en 1992) et remporté 3 médailles d'argent tandis que les hommes ont atteint la finale à domicile en 1988.

Si la Russie est la nation à avoir remporté le plus de titres olympiques (7) et le plus de médailles (12)[2], seule l'équipe féminine du Danemark est parvenue à remporter 3 médailles d'or consécutives entre 1996 et 2004. A contrario, l'équipe de Suède masculine est la seule équipe à avoir perdu trois finales de suite, entre 1992 et 2000, le titre olympique échappant ainsi à l'une des plus grandes équipes de tous les temps. Cette même année, le gardien Andreï Lavrov devient le premier handballeur à être sacré trois fois champion olympique, qui plus est avec trois « nations » : l'Union soviétique en 1988, puis l'équipe unifiée en 1992 et enfin la Russie en 2000.


 « De 1936 à l'an 2000 », Hand mag, Fédération française de handball, no 48,‎ , p. 5 à 8 (lire en ligne, consulté le 9 mai 2019)

Berlin 1936 : le premier titre pour l'AllemagneModifier

Hommes
    Allemagne
    Autriche
    Suisse

C'est seulement onze ans après le premier match international officiel (Allemagne - Autriche, en 1925, victoire des Allemands 6-3) que le handball a fait son entrée aux Jeux olympiques. Disputé dans un format aujourd'hui disparu de 11 joueurs sur gazon et en plein air, le tournoi regroupait six équipes. L'Allemagne nazie, arrivé au pouvoir quelques mois auparavant, avait tout fait pour intégrer ce sport au programme olympique, certains de la victoire facile de l'équipe nationale dans ce sport alors très peu développé hors d'Europe. Si le tournoi est effectivement remporté facilement par l'Allemagne, la victoire est finalement presque passée inaperçue dans le flot des médailles allemandes de ces Jeux, qui ont servi avant tout de propagande au régime de Hitler. L'équipe américaine, arrivée bonne dernière du tournoi, restera quant à elle dans l'histoire des tournois olympiques de handball pour n'avoir réussi à marquer que six buts dans toute la compétition.

Munich 1972 : l'Europe de l'est installe sa dominationModifier

Hommes
    Yougoslavie
    Tchécoslovaquie
    Roumanie

Le dernier championnat du monde de handball à onze a eu lieu en 1966, et c'est donc dans son format à sept joueurs et en salle que le handball fait son retour définitif au programme olympique.

Seul un tournoi masculin est disputé pour cette édition. Parmi les 9 premières équipes du championnat du monde 1970, seul le Danemark ne parvient pas à se qualifier pour le tour principal. Dans le groupe I, l'Allemagne de l'Est a battu la Tchécoslovaquie lors du tour préliminaire mais a ensuite été battue par l'URSS et doit donc laisser la première place et donc la finale aux Tchécoslovaques. Dans le groupe II, les deux premières places sont déterminées par la victoire surprise de la Yougoslavie 14 à 13 face aux champions du monde roumains.

Le match pour la médaille de bronze entre l'Allemagne de l'Est et la Roumanie est donc une revanche de la finale du championnat du monde 1970. Si les Roumains avait alors eu besoin de deux prolongations pour écarter les Est-allemands, la différence s'est dessinée plus rapidement en faveur de la Roumanie (19-16, mi-temps 11-8). En finale, la Yougoslavie a rapidement creusé l'écart (4-0 à la 6e minute) pour terminer avec une avance de 7 buts à la mi-temps (12-5) qui ne sera jamais comblée par la Tchécoslovaquie qui s'incline finalement 16 à 21.

Montréal 1976 : carton plein pour l'Union soviétiqueModifier

Hommes Femmes
    Union soviétique   Union soviétique
    Roumanie   Allemagne de l'Est
    Pologne   Hongrie

Au Canada, l'URSS remporte la médaille d'or chez les hommes comme chez les femmes. Le premier tournoi féminin est archi-dominé par les Soviétiques qui remportent tranquillement le mini-championnat qui oppose les six équipes présentes, avec cinq victoires et une moyenne de huit buts seulement encaissés par matchs.

Du côté des hommes, trois équipes terminent à égalité de points dans le groupe A et sont départagées à la différence de buts générale : l'Union soviétique retrouvera en finale la Roumanie, l'Allemagne de l'Ouest jouera pour la médaille de bronze tandis que le champion en titre yougoslave, qui s'est loupé dans son dernier match, devra se contenter du match pour la 5e place. En finale, les Roumains, quadruple champions du monde, font clairement figure de favoris face à des Soviétiques dont la meilleure performance était une quatrième place au Mondial 1967 puis aux JO de 1972. Mais l'équipe soviétique a réussi à très bien maîtriser le meneur de jeu Cristian Gațu et à limiter la réussite de Ștefan Birtalan qui ne parvient à marquer qu'à trois reprises alors qu'il avait jusqu'alors inscrit une moyenne de 6 buts par match. Ainsi, après 20 minutes, l'URSS avait déjà creusé l'écart (8-3), la mi-temps étant conclue sur un score de 10 à 6. Si la seconde période a été plus équilibrée, jamais le résultat final n'a été remis en cause et l'URSS d'Anatoli Evtouchenko remporte son premier titre sur le score de 19 à 15. Dans le match pour la médaille de bronze, la Pologne s'impose 21 à 18 aux dépens de l'Allemagne de l'Ouest grâce notamment aux 6 buts de Jerzy Klempel.

Moscou 1980 : la RDA à la dernière minute des prolongationsModifier

Hommes Femmes
    Allemagne de l'Est   Union soviétique
    Union soviétique   Yougoslavie
    Roumanie   Allemagne de l'Est

La finale masculine oppose le tenant du titre soviétique et la surprenante équipe de RDA, seule invaincue lors des matches de poule. Les Allemands de l'Est mènent 20-19 à vingt secondes de la fin du temps réglementaire, mais l'URSS parvient à égaliser sur penalty. Seulement cinq buts seront marqués lors des prolongations et c'est l'ailier est-allemand Hans-Georg Beyer qui score en dernier et donne le titre à son équipe (23-22). Dans le même temps, son grand frère Udo remportait une médaille de bronze en tir. La Roumanie se place pour la troisième fois de suite sur le podium en remportant le match pour le bronze, face à la Hongrie (20-18).

Chez les femmes, l'URSS conserve son titre en remporte une nouvelle fois toutes ses rencontres. La RDA décroche la troisième place, avec dans ses rangs Roswitha Krause, athlète étonnante de longévité qui avait décroché une médaille d'argent en natation douze ans plus à Mexico.

Los Angeles 1984 : les Yougoslaves dominentModifier

Hommes Femmes
    Yougoslavie   Yougoslavie
    Allemagne de l'Ouest   Corée du Sud
    Roumanie   Chine

Du fait du boycott d'une quinzaine de pays du bloc communiste, la moitié des équipes qualifiées, dont les deux tenants du titre l'Allemagne de l'Est et l'URSS, renoncent à participer à la compétition. Ces pays ont alors participé aux Jeux de l'Amitié (en). La Yougoslavie en profite pour remporter le titre olympique, aussi bien chez les hommes que chez les femmes.

Pour la première fois, des équipes non-européennes terminent sur le podium olympique puisque, en plus de la Chine, médaillée de bronze chez les femmes, les Sud-coréennes remportent leur première de leurs six médailles olympiques. À noter également, la performance de la Yougoslave Jasna Merdan-Kolar qui a marqué 17 buts face aux États-Unis.

Chez les hommes, la Roumanie manque une nouvelle fois l'occasion de décrocher l'or olympique en étant battue d'un petit but par la Yougoslavie en poule. Repêchée pour participer au tournoi grâce au forfait de l'URSS, la RFA termine finalement première de sa poule, devant le Danemark et la Suède et retrouve en finale les Yougoslaves. Dans une finale très indécise, la Yougoslavie l'emporte 18-17 dans les dernières secondes. Quelques heures plus tôt, la Roumanie avait complété le podium en arrachant le bronze aux Danois (23-19) et se console en remportant sa quatrième médaille olympique consécutive, une performance que seules les Sud-coréennes parviendront à reproduire.

Séoul 1988 : la Corée s'invite dans le Gotha mondialModifier

Hommes Femmes
    Union soviétique   Corée du Sud
    Corée du Sud   Norvège
    Yougoslavie   Union soviétique

Pour la première fois, le tournoi féminin est élargi à plus de six équipes, et aucun boycott d'importance ne vient gâcher la fête. Les meilleures équipes sont là, et à la surprise générale, les Coréennes s'imposent chez elles alors qu'elles n'avaient terminé que onzièmes du championnat du monde précédent de 1986, remporté par l'URSS. Des Soviétiques sûres de leur fait qui voient la médaille d'or leur échapper lors d'une rencontre de poule très indécise remportée par la Corée du Sud (21-19).

Chez les hommes, on assiste à l'arrivée de nouveaux joueurs au gabarit impressionnant, comme les Russes Aleksandr Toutchkine et Viatcheslav Atavine, rampes de lancement d'une équipe à la taille moyenne de 1m93. L'URSS remporte tranquillement le titre en battant la Corée en finale (32-25), alors que la Yougoslavie termine troisième à la suite d'une victoire face à la Hongrie (27-23).

Barcelone 1992 : la France s'invite sur le podiumModifier

Hommes Femmes
    Équipe unifiée   Corée du Sud
    Suède   Norvège
    France   Équipe unifiée

Les trois équipes masculines médaillées lors de ces Jeux olympiques sont celles qui vont le plus dominer la dernière décennie du XXe siècle. L'ex-URSS tout d'abord, rebaptisé équipe unifiée, et qui conserve son titre même si seul Andreï Lavrov était déjà champion olympique à Séoul. Le deuxième de ces trois ténors est la Suède, qui s’incline en finale 20-22. Enfin le dernier est la France qui se révèle aux yeux du monde du handball en s’incrustant sur la troisième marche du podium grâce à une victoire face à l’Islande 24-20. Les « Bronzés » sont ainsi les précurseurs des Barjots qui deviendront champions du monde en 1995

L'épreuve féminine est quant à elle remportée à nouveau par la Corée du Sud, avec pour la première fois deux poules et des phases finales comme chez les hommes. Une première remportée par les Asiatiques faces à la Norvège, invitée de dernière minute des Jeux de Barcelone à la suite de l'exclusion de la Yougoslavie, bannie par le CIO quelques jours avant la cérémonie d'ouverture.

Atlanta 1996 : premières pour la Croatie et le DanemarkModifier

Hommes Femmes
    Croatie   Danemark
    Suède   Corée du Sud
    Espagne   Hongrie

Pour sa troisième finale de suite dans le tournoi féminin, la Corée du Sud cède face au Danemark. Les tenantes du titre démarrent très bien la rencontre, menant 17-13 à la mi-temps. Mais les Danoises reviennent progressivement au score, et à une seconde de la fin, alors que le tableau d’affichage marque 29-29, un penalty est sifflé en faveur des Européennes : Anja Andersen, la spécialiste danoise qui a transformé dix de ses douze tentatives au cours du tournoi, se présente mais son tir est arrêté par le pied de la gardienne Oh Yong-ran. Le Danemark parvient à surmonter ce coup du sort en prolongations et l’emporte finalement 37-33.

Chez les hommes, la Croatie crée surprise en battant la Suède en finale grâce à un but décisif de Nenad Kljaić, le fils de l' entraîneur Velimir Kljaić (victoire croate 27-26).Les Suédois peuvent être déçus, d'autant qu'ils avaient battu très largement les Croates en matches de poules (27-18). Cinq des joueurs croates avaient déjà glané une médaille de bronze à Séoul sous les couleurs yougoslaves. Le titre d'Atlanta étant la première médaille d'or olympique remportée par la toute jeune nation croate, née de l'éclatement de la Yougoslavie. Le match pour la troisième place oppose l'Espagne à la France. Les tricolores perdent 25-27 et restent au pied du podium.

Sydney 2000 : la Bérézina suédoise et la confirmation danoiseModifier

Hommes Femmes
    Russie   Danemark
    Suède   Hongrie
    Espagne   Norvège

Par rapport à Atlanta en 1996, de nombreux changements sont instaurés pour cette édition du tournoi olympique. La compétition féminine comporte dorénavant 10 nations contre 8 précédemment et surtout, des quarts de finale sont ajoutés aux deux tournois, diminuant de facto l'importance de la phase de poule.

Chez les hommes, l'or est remporté par la Russie, qui retrouve le titre remporté en 1992 avec l'Équipe unifiée. Considérée comme l'une des meilleures équipes masculines de handball de tous les temps, la Suède échoue pour la troisième fois consécutive en finale. Comme quatre ans plus tôt, l'Espagne remporte le bronze, cette fois-ci aux dépens de la République fédérale de Yougoslavie.

Chez les femmes, on retrouve les mêmes demi-finalistes qu'en 1996. Si le Danemark conserve le titre acquis quatre ans plus tôt, la Hongrie monte d'une marche sur le podium après leur médaille de bronze remportée Atlanta, suivie de la Norvège. La Corée du Sud termine donc au pied du podium après 4 médailles consécutives.

Athènes 2004 : Croatie et Danemark, encoreModifier

Hommes Femmes
    Croatie   Danemark
    Allemagne   Corée du Sud
    Russie   Ukraine

Chez les hommes, la Croatie, Champion du monde remporte son deuxième titre olympique après sa victoire en 1996 qui avait déjà couronné Slavko Goluža, Venio Losert et Valter Matošević.. Elle devance l'Allemagne, Champion d'Europe six mois plus tôt, et le tenant du titre russe qui, grâce à ses vétérans Lavrov (42 ans), Toutchkine (40 ans), Koudinov (35 ans) et Gorpichine (34 ans), remporte à cette occasion sa dernère médaille internationale. Les français et Jackson Richardson, porte-drapeau de la délégation, sont battus en quart de finale après une excellente phase de poule (5 victoires en 5 matchs)[3].

Chez les femmes, le Danemark remporte son troisième titre olympique consécutif en disposant en finale de la Corée du Sud. Le médaille de bronze est remportée par de surprenantes Ukrainiennes, tombeuses dans le match pour la 3e place de la France, Championne du monde en titre. À noter les absences de la Russie, qui ne s'est jamais qualifiée depuis Barcelone en 1992 sous l'égide de l'équipe unifiée, de la Norvège qui a raté d'un cheveu sa qualification (6e du Championnat du monde 2003 et finaliste du Championnat d'Europe 2002) ou encore de l'Allemagne et de la Roumanie.

Pékin 2008 : la France et la Norvège, enfinModifier

Hommes Femmes
    France   Norvège
    Islande   Russie
    Espagne   Corée du Sud

Deux nouveaux champions olympiques sont récompensés au terme des tournois : la France chez les hommes et la Norvège chez les femmes. Ces deux équipes domineront le handball mondial au cours des deux prochaines olympiades.

Chez les hommes, ce premier titre olympique de la France inaugure le début d'une domination sans précédent avec, jusqu'au Championnat du monde 2017, un total de 8 titres en 12 compétitions. Seize ans après leur première médaille, les Français retrouvent en finale les Islandais : la France remporte son premier titre olympique tandis que l'Islande termine pour la première fois de son histoire sur le podium d'une compétition majeure. Enfin, l'Espagne remporte sa troisième médaille olympique, la troisième en bronze.

Chez les femmes, la Norvège, demi-finaliste des 4 éditions auxquelles elle a participé précédemment, remporte son premier titre olympique. Le podium féminin est complété par la Russie, double championne du monde en titre, et par la Corée du Sud qui remporte à cette occasion sa sixième médaille en sept éditions.

Londres 2012 : la suprématie française et norvégienneModifier

Hommes Femmes
    France   Norvège
    Suède   Monténégro
    Croatie   Espagne

Dans le tournoi masculin, un haut niveau est attendu puisque les sept meilleurs nations du championnat du monde 2011 participent à la compétition. L'une d'elle sort toutefois du lot : la France, championne olympique en titre, a remporté les titres mondiaux en 2009 et 2011 et européen en 2010. La seule fausse note eut lieu au championnat d'Europe 2012 avec une décevant dixième place. Le Danemark, champion d'Europe et finaliste des deux championnats du monde constitue le premier challenger des Français.

Si la phase de poule s'est conclue sans grandes surprises, les quarts de finale ont été des combats serrés : la Hongrie est parvenue après deux prolongations 34 à 33 a écarter une Islande pourtant vice-championne olympique et victorieuse de ses cinq matchs de poule, la France, grâce à son facteur X William Accambray, a renversé un déficit de trois buts face à l'Espagne (23-22), la Croatie s'est imposée de deux buts 25 à 23 face à des Tunisiens qui menaient d'un but à la mi-temps et dans le duel nordique, la Suède, sans grand résultat depuis la retraite de la génération dorée des « Benga boys », écarte 24 à 22 des Danois peu inspirés, à l'image d'un Mikkel Hansen auteur d'un 4/11 peu reluisant. Comme quatre ans plus tôt, les Français retrouvent en demi-finale la Croatie et comme quatre ans plus tôt, les Français s'imposent au terme d'un match maîtrisé (25-22). La seconde demi-finale oppose deux équipes surprises, la Hongrie et la Suède : vainqueurs d'un but 27 à 26, les Suédois se qualifient pour la finale olympique pour la quatrième fois de leur histoire et tenteront donc de faire mieux que les « Benga boys » et leurs trois médailles d'argent.

Si la France avait assez facilement battu son adversaire lors de la phase de poule (29-26, 18-12 à la mi-temps), la Suède a vendu chèrement sa peau en finale. Dans un match très défensif du fait notamment des performances de Thierry Omeyer, la mi-temps est sifflée sur un score de 10 à 8 pour les Bleus et à une minute de la fin du temps réglementaire, Niclas Ekberg permet aux Suédois de revenir à un but. Mais Luc Abalo répond rapidement en marquant le vingt-deuxième but Français, le dernier but suédois arrivant trop tard pour empêcher la France de remporter son deuxième titre olympique (22-21, score final).

Chez les femmes, en dehors de la présence du pays hôte, le plateau olympique oppose les onze meilleures équipes du championnat du monde 2011. La Norvège, championne olympique en titre, a ajouté à son palmarès deux titres européens et deux médailles de bronze et d'or aux championnats du monde au cours de l'olympiade et fait donc office de favori légitime à la couronne olympique.

Pourtant la phase de poule n'est pas une sinécure pour les Norvégiennes qui terminent seulement quatrièmes de leur poule avec un bilan de deux victoires, un match nul face à la Corée du Sud et deux défaites face à la France et l'Espagne. La seconde poule est remportée par le Brésil qui devance la Croatie, la Russie et le Monténégro. Mais la compétition commence réellement en quarts de finale et la Norvège retrouve sa puissance pour écarter le Brésil 21 à 19. Si, au bénéfice de sa victoire 25 à 22 face à la Croatie, l'Espagne se hisse pour la première fois de son histoire en demi-finale, la Corée du Sud jouera sa huitième demi-finale consécutive depuis son premier tournoi olympique en 1984, même si les Sud-Coréennes ont dû batailler pour écarter les Russes 24 à 23. Le dernier quart de finale entre la France et le Monténégro restera comme un moment fort de ces Jeux olympiques[4] : alors les deux équipes sont sur un score de parité 22-22, Katarina Bulatović perd la balle mais Raphaëlle Tervel ne parvient pas à la contrôler et elle atterrit miraculeusement dans les mains de Bojana Popović. Celle-ci la transmet Majda Mehmedović qui obtient un jet de 7 mètres à deux secondes de la fin du temps réglementaire, transformé par Katarina Bulatović sur le gong final. En demi-finale, le « petit » Monténégro et ses 625 000 habitants, digne représentant de l'ex-Yougoslavie, parvient à créer un écart de 4 buts en deuxième mi-temps et à résister au retour de l'Espagne pour finalement s'imposer d'un but 27-26 et retrouver en finale une Norvège qui s'est assez facilement qualifiée face à la Corée du Sud (31-25).

Face aux tenantes du titre olympique norvégiennes, les Monténégrines assurent une rude opposition puisque les deux équipes sont égalité 20-20 à la 51e minute. Mais, profitant notamment d'une exclusion temporaire de Bulatović, la Norvège reprend la mène au score pour s'imposer de 3 buts 26 à 23. Pour la cinquième fois en dix tournois, après l'URSS en 1980, la Corée du Sud en 1992 et le Danemark en 2000 puis en 2004, les championnes olympiques parviennent à conserver leur titre. Quant à la médaille d'argent remportée par les Monténégrines, elle constitue la première et (à ce jour) unique médaille remportée par le Monténégro aux Jeux olympiques. Enfin, la médaille de bronze est remportée par l'Espagne qui a eu besoin de deux prolongations pour écarter la Corée du Sud et ainsi remporter sa première médaille olympique.

Rio de Janeiro 2016 : les doubles tenants détrônésModifier

Hommes Femmes
    Danemark   Russie
    France   France
    Allemagne   Norvège

Dans le tournoi masculin, malgré une défaite lors de son premier match face au Qatar, vice-champion du monde en titre, la Croatie remporte le groupe A grâce à des victoires probantes face à deux favoris de la compétition, le Danemark et la France[5]. Cette dernière s'est imposé 33-30 face aux Danois lors du dernier de poule pour s'adjuger la deuxième place. Le Qatar n'a en revanche pas confirmé sa victoire initiale et a dû attendre de battre l'Argentine lors du dernier match pour obtenir la 4e et dernière place qualificative. Dans la seconde poule, l'Allemagne, qui vient de faire un retour fracassant en remportant l'Euro 2016 après 9 ans de disette depuis le controversé titre mondial remporté en 2007, confirme en terminant première de sa poule, à égalité de points avec la Slovénie. En terminant troisième de « son » tournoi, le Brésil se qualifie pour la première fois de son histoire en quart de finale olympique en compagnie de la Pologne. En revanche, la Suède n'est pas parvenue a reproduire l'exploit réalisé en 2012 et termine dernière du groupe.

En quarts de finale, les trois premiers matchs sont conformes à la hiérarchie avec les victoires de la France face au Brésil (34-27 grâce à un décisif 7-1 en milieu de seconde période alors que les deux équipes étaient à égalité 22-22), de l'Allemagne face à un Qatar décevant (34-22) et du Danemark face à la Slovénie (37-30). En revanche, le dernier match voit les Polonais, médaillés de bronze au Mondial 2015, renverser les Croates qui ratent pour la première fois l'accès aux demi-finales. Celles-ci sont conclues par deux matchs très serrés : grâce à un but exceptionnel de Daniel Narcisse à la dernière seconde, la France s'impose face à l'Allemagne 29 à 28[6] tandis que le Danemark doit passer par une prolongation pour écarter la Pologne (29-28). En finale, les Français font figure de favori : ils ont battu les Danois en phase de poule et lors de leurs deux dernières oppositions en finale (au Championnat du monde 2011 puis au Championnat d'Europe 2014), ils postulent à un troisième titre olympique consécutif et ils ont remportés leurs dix dernières finales internationales. Mais les Danois et un Mikkel Hansen intenable (8 buts) ont balayé les espoirs français : menant de deux buts à la mi-temps, le Danemark porte son avance à 5 buts à dix minutes du terme. Si les Français parviennent à recoller à un but (26-25, 57e minute), c'est bien le Danemark qui s'impose 28 à 26 et remporte son premier titre olympique. La France concède ainsi sa première défaite en finale depuis sa première finale au Championnat du monde 1993 : Luc Abalo, Michaël Guigou, Nikola Karabatic, Daniel Narcisse et Thierry Omeyer ne rejoignent donc pas Andreï Lavrov qui reste le seul triple champion olympique de handball. Enfin, dans un match pour la troisième place globalement maîtrisé, l'Allemagne s'adjuge la médaille de bronze aux dépens de la Pologne.

Dans le tournoi féminin, le match inaugural voit la victoire à domicile du Brésil face à la Norvège, double championne olympique et championne du monde en titre. Ces deux équipes terminent premières ex-equao du Groupe A devant l'Espagne et l'Angola. En revanche, malgré la présence d'une Cristina Neagu qui sera élue pour la troisième fois meilleure handballeuse mondiale de l'année 2016, la Roumanie est éliminée en compagnie du Monténégro qui ne sera pas parvenue a reproduire l'exploit réalisé en 2012. Dans le Groupe B, la Russie termine invaincue après une courte victoire (26-25) face à la France qui se classe deuxième devant la Suède et les Pays-Bas. Mais la Corée du Sud, qui n'a jamais fait moins bien qu'une 4e place depuis 1984, est éliminée dès la phase de poule.

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En quarts de finale, les Brésiliennes craquent face aux Néerlandaises qui s'imposent nettement 32 à 23. Face à l'Espagne, la France est dominée (12-5 à la mi-temps, 21-16 à la 51e minute, 23-20 à la 58e minute) mais parvient à arracher la prolongation qu'elle remporte 5 à 4. Les deux autres quarts de finale sont sans surprises avec la large victoire de la Norvège sur la Suède (33-20) et la maîtrise de la Russie face à l'Angola (31-27). Comme chez les hommes, les deux demi-finales sont beaucoup plus serrées : la France s'impose d'un but 24 à 23 face aux Pays-Bas tandis qu'une prolongation est nécessaire pour voir la Russie écarter la Norvège (38-37ap). Celle-ci se rattrape néanmoins en dominant nettement les Pays-Bas 36 à 26 pour remporter la médaille de bronze et permettre ainsi à Marit Malm Frafjord, Kari Aalvik Grimsbø, Katrine Lunde et Linn-Kristin Riegelhuth Koren de rejoindre les Soviétiques Larissa Karlova et Zinaïda Tourtchina au palmarès des joueuses les plus titrées. En finale, la Russie remporte son troisième titre olympique (en comptant ceux remportés sous l'égide de l'URSS en 1976 et 1980) en prenant le meilleur sur la France 22 à 19.

Tokyo 2020 : l'olympisme face à une pandémie mondialeModifier

Comme l'ensemble des Jeux olympiques, les tournois de handball, initialement prévus en juillet et août 2020, ont été reportés d'un an à cause de la pandémie de Covid-19.

Le Danemark chez les hommes et la Russie chez les femmes remettent leurs titres en jeu.

PalmarèsModifier

HommesModifier

Palmarès du Tournoi olympique masculin à 11 en plein air
Édition Ville      
1936 Berlin   Allemagne   Autriche   Suisse

Cette édition est la seule à ce jour à s'être disputée à 11 joueurs et en plein air. Elle ne figure pas dans les statistiques du tournoi à 7.

Palmarès du Tournoi olympique masculin
Édition Ville      
1972 Munich   Yougoslavie   Tchécoslovaquie   Roumanie
1976 Montréal   Union soviétique   Roumanie   Pologne
1980 Moscou   Allemagne de l'Est   Union soviétique   Roumanie
1984 Los Angeles   Yougoslavie   Allemagne de l'Ouest   Roumanie
1988 Séoul   Union soviétique   Corée du Sud   Yougoslavie
1992 Barcelone   Équipe unifiée   Suède   France
1996 Atlanta   Croatie   Suède   Espagne
2000 Sydney   Russie   Suède   Espagne
2004 Athènes   Croatie   Allemagne   Russie
2008 Pékin   France   Islande   Espagne
2012 Londres   France   Suède   Croatie
2016 Rio de Janeiro   Danemark   France   Allemagne
2020 Tokyo Édition future (du 23 juillet au )
2024 Paris Édition future

FemmesModifier

Palmarès du tournoi olympique féminin
Édition Ville      
1976 Montréal   Union soviétique   Allemagne de l'Est   Hongrie
1980 Moscou   Union soviétique   Yougoslavie   Allemagne de l'Est
1984 Los Angeles   Yougoslavie   Corée du Sud   Chine
1988 Séoul   Corée du Sud   Norvège   Union soviétique
1992 Barcelone   Corée du Sud   Norvège   Équipe unifiée
1996 Atlanta   Danemark   Corée du Sud   Hongrie
2000 Sydney   Danemark   Hongrie   Norvège
2004 Athènes   Danemark   Corée du Sud   Ukraine
2008 Pékin   Norvège   Russie   Corée du Sud
2012 Londres   Norvège   Monténégro   Espagne
2016 Rio de Janeiro   Russie   France   Norvège
2020 Tokyo Édition future (du 23 juillet au )
2024 Paris Édition future

BilansModifier

Tableaux des médaillesModifier

Le tableau ci-dessous présente le bilan, par nations, des médailles obtenues au handball lors des Jeux olympiques d'été, de 1972 à 2016. Ce palmarès n'inclut pas les Jeux olympiques de 1936 qui se sont déroulés à onze joueurs et en plein air. Le rang est obtenu par le décompte des médailles d'or, puis en cas d'ex æquo, des médailles d'argent, puis de bronze.

Selon le classement donné par la Fédération internationale de handball[7], la Russie a conservé le palmarès acquis par l'URSS (jusqu'en 1988) et par l'équipe unifiée en 1992 et l'Allemagne réunifiée (depuis 1992) celui de l'Allemagne de l'Ouest, l'Allemagne de l'Est.

  Total Hommes & Femmes (1972-2016)
Rang Nation       Total Der.
1   Russie (/   /  ) 7 2 3 12 2016
2   Danemark 4 0 0 4 2016
3   Yougoslavie 3 1 1 5 1988
4   Corée du Sud 2 4 1 7 2008
5   Norvège 2 2 2 6 2016
6   France 2 2 1 5 2016
7   Croatie 2 0 1 3 2012
8   Allemagne (/   /  ) 1 3 2 6 2016
9   Suède 0 4 0 4 2012
10   Roumanie (/  ) 0 1 3 4 1984
11   Hongrie 0 1 2 3 2000
12   Tchéquie (/  ) 0 1 0 1 1972
  Islande 0 1 0 1 2008
  Monténégro 0 1 0 1 2012
15   Espagne 0 0 4 4 2012
16   Pologne 0 0 1 1 1976
  Chine 0 0 1 1 1984
  Ukraine 0 0 1 1 2004
Total 23 23 23 69 2016
Tableau masculin (1972-2016)
Rang Nation       Total Der.
1   Russie (/   /  ) 4 1 1 6 2004
2   France 2 1 1 4 2016
3   Croatie 2 0 1 3 2012
  Yougoslavie 2 0 1 3 1988
5   Allemagne (/   /  ) 1 2 1 4 2016
6   Danemark 1 0 0 1 2016
7   Suède 0 4 0 4 2012
8   Roumanie (/  ) 0 1 3 4 1984
9   Islande 0 1 0 1 2008
  Corée du Sud 0 1 0 1 1988
  Tchéquie (/  ) 0 1 0 1 1972
12   Espagne 0 0 3 3 2008
13   Pologne 0 0 1 1 1976
Total 12 12 12 36 2016
Tableau féminin (1976-2016)
Rang Nation       Total Der.
1   Russie (/   /  ) 3 1 2 6 2016
2   Danemark 3 0 0 3 2004
3   Corée du Sud 2 3 1 6 2008
4   Norvège 2 2 2 6 2016
5   Yougoslavie 1 1 0 2 1984
6   Hongrie 0 1 2 3 2000
7   Allemagne (/   /  ) 0 1 1 2 1980
8   France 0 1 0 1 2016
  Monténégro 0 1 0 1 2012
10   Chine 0 0 1 1 1984
  Espagne 0 0 1 1 2012
  Ukraine 0 0 1 1 2004
Total 11 11 11 33 2016

Bilan par nationModifier

Bilan du tournoi masculin des Jeux olympiques[8]
Nation Part. 72 76 80 84 88 92 96 00 04 08 12 16 20
 / /  Espagne 10+1 15 - 5 8 9 5     7   7 - Q
  URSS/  Équipe unifiée/  Russie 9 5     -     5     6 - - -
  Suède 8 7 - - 5 5       - -   11 q
  Hongrie 7 8 6 4 - 4 7 - - 4 - 4 - -
  Yougoslavie/  RF Yougoslavie/  Serbie 7   5 6     - - 4 - - 9 - -
  Islande 7 12 - - 6 8 4 - - 9   5 - -
  Danemark 7+1 13 8 9 4 - - - - - 7 6   Q
  Corée du Sud 7 - - - 11   6 - 9 8 8 11 - q
  France 7 - - - - -   4 6 5       q
  Allemagne 6 Nation séparée en RFA et RDA 10 7 5   9 -   q
  Égypte 6+1 - - - - - 11 6 7 12 11 - 9 Q
 /  Roumanie 5         - 8 - - - - - - -
  États-Unis 5 14 10 - 9 12 - 9 - - - - - -
  Tunisie 5 16 12 - - - - - 10 - - 8 12 q
  Brésil 5 - - - - - 12 11 - 10 10 - 7 q
  Croatie 5 Membre de la Yougoslavie -   -   4   5 q
  Tchécoslovaquie/  Tchéquie 4   7 - - 6 9 - - - - - - -
  Pologne 4 10   7 - - - - - - 5 - 4 -
  Japon 4+1 11 9 - 10 11 - - - - - - - Q
  Algérie 4 - - 10 12 10 - 10 - - - - - q
  Allemagne de l'Ouest 3 6 4 -   - Nation disparue
  Allemagne de l'Est 3 4 -   - 7 Nation disparue
  Suisse 3 - - 8 7 - - 8 - - - - - -
  Slovénie 3 - - - - - - - 8 11 - - 6 q
  Cuba 2 - - 11 - - - - 11 - - - - -
  Koweït 2 - - 12 - - - 12 - - - - - -
  Argentine 2 - - - - - - - - - - 10 10 Q
  Norvège 1 9 - - - - - - - - - - - q
  Canada 1 - 11 - - - - - - - - - - -
  Australie 1 - - - - - - - 12 - - - - -
  Grèce 1 - - - - - - - - 6 - - - -
  Chine 1 - - - - - - - - - 12 - - -
  Grande-Bretagne 1 - - - - - - - - - - 12 - -
  Qatar 1 - - - - - - - - - - - 8 -
  Bahreïn 0+1 - - - - - - - - - - - - Q
Participants 33 16 12 12 12 12 12 12 12 12 12 12 12 12
Bilan du tournoi féminin des Jeux olympiques[9]
Nation Part. 76 80 84 88 92 96 00 04 08 12 16 20
  Corée du Sud 9+1 - -         4   4 4 10 Q
  URSS/  Équipe unifiée/  Russie 7     -     - - -   8   q
  Norvège 7 - - -     4   -       q
  Hongrie 6   4 - - -     5   - - q
  Angola 6+1 - - - - - 7 9 9 12 10 8 Q
  Chine 5 - -   6 - 5 - 8 6 - - q ?
  France 5+1 - - - - - - 6 4 5 5   Q
  Brésil 5+1 - - - - - - 8 7 9 6 5 Q
 /  Roumanie 4 4 - - - - - 7 - 7 - 9 q
  États-Unis 4 - - 5 7 6 8 - - - - - -
  Espagne 4 - - - - 7 - - 6 -   6 q
  Danemark 4 - - - - -       - 9 - -
  Yougoslavie/  RF Yougoslavie/  Serbie 3 -     4 - - - - - - - q
  Autriche 3 - - 6 - 5 - 5 - - - - -
  Suède 3 - - - - - - - - 8 11 7 q
  Allemagne de l'Est 2     - - Nation disparue
  Tchécoslovaquie/  République tchèque 2 - 5 - 5 - - - - - - - -
  Allemagne 2 Nation séparée en RFA et RDA 4 6 - - 11 - - -
  Monténégro 2 - - - - - - - - -   11 q
  Japon 1+1 5 - - - - - - - - - - Q
  Canada 1 6 - - - - - - - - - - --
  Congo 1 - 6 - - - - - - - - - -
  Allemagne de l'Ouest 1 - - 4 - Nation disparue
  Côte d'Ivoire 1 - - - 8 - - - - - - - -
  Nigeria 1 - - - - 8 - - - - - - -
  Australie 1 - - - - - - 10 - - - - -
  Ukraine 1 - - - - - - -   - - - --
  Grèce 1 - - - - - - - 10 - - - -
  Kazakhstan 1 - - - - - - - - 10 - - q
  Croatie 1 - - - - - - - - - 7 - -
  Grande-Bretagne 1 - - - - - - - - - 12 - -
  Argentine 1 - - - - - - - - - - 12 q
  Pays-Bas 1+1 - - - - - - - - - - 4 Q
Participants 32 6 6 6 8 8 8 10 10 12 12 12 12

Bilan par joueursModifier

Seize joueurs ont été champions olympiques à au moins deux reprises[10] :

Rang Joueur Nationalité Médailles Années
           
1 Andreï Lavrov   Union soviétique/  Russie 3 0 1 1988, 1992, 2000 - 2004
2 Luc Abalo   France 2 1 0 2008, 2012 2016 -
Michaël Guigou   France 2 1 0 2008, 2012 2016 -
Nikola Karabatic   France 2 1 0 2008, 2012 2016 -
Daniel Narcisse   France 2 1 0 2008, 2012 2016 -
Thierry Omeyer   France 2 1 0 2008, 2012 2016 -
7 Alexandre Toutchkine   Union soviétique/  Russie 2 0 1 1988, 2000 - 2004
Venio Losert   Croatie 2 0 1 1996, 2004 - 2012
9 Igor Tchoumak   Union soviétique 2 0 0 1988, 1992 - -
Slavko Goluža   Croatie 2 0 0 1996, 2004 - -
Valter Matošević   Croatie 2 0 0 1996, 2004 - -
Didier Dinart   France 2 0 0 2008, 2012 - -
Jérôme Fernandez   France 2 0 0 2008, 2012 - -
Bertrand Gille   France 2 0 0 2008, 2012 - -
Guillaume Gille   France 2 0 0 2008, 2012 - -
Daouda Karaboue   France 2 0 0 2008, 2012 - -

Vingt-huit joueuses ont été championnes olympique à au moins deux reprises[11] :

Rang Joueuse Nationalité Médailles Années
           
1 Larissa Karlova   Union soviétique 2 0 1 1976, 1980 - 1988
Zinaïda Tourtchina   Union soviétique 2 0 1 1976, 1980 - 1988
Marit Malm Frafjord   Norvège 2 0 1 2008, 2012 - 2016
Kari Aalvik Grimsbø   Norvège 2 0 1 2008, 2012 - 2016
Katrine Lunde   Norvège 2 0 1 2008, 2012 - 2016
Linn-Kristin Riegelhuth Koren   Norvège 2 0 1 2008, 2012 - 2016
7 Lioubov Berechnaïa-Odinokova   Union soviétique 2 0 0 1976, 1980 - -
Lioudmila Bobrus-Poradnyk   Union soviétique 2 0 0 1976, 1980 - -
Tetiana Makarets-Kocherhina   Union soviétique 2 0 0 1976, 1980 - -
Aldona Česaitytė-Nenėnienė   Union soviétique 2 0 0 1976, 1980 - -
Natalia Tcherstiouk-Timochkina   Union soviétique 2 0 0 1976, 1980 - -
Camilla Andersen   Danemark 2 0 0 1996, 2000 - -
Tina Bøttzau   Danemark 2 0 0 1996, 2000 - -
Anette Hoffmann   Danemark 2 0 0 1996, 2000 - -
Tonje Kjærgaard   Danemark 2 0 0 1996, 2000 - -
Janne Kolling   Danemark 2 0 0 1996, 2000 - -
Lene Rantala   Danemark 2 0 0 1996, 2000 - -
Karen Brødsgaard   Danemark 2 0 0 2000, 2004 - -
Katrine Fruelund   Danemark 2 0 0 2000, 2004 - -
Lotte Kiærskou   Danemark 2 0 0 2000, 2004 - -
Karin Mortensen   Danemark 2 0 0 2000, 2004 - -
Rikke Schmidt   Danemark 2 0 0 2000, 2004 - -
Mette Vestergaard Larsen   Danemark 2 0 0 2000, 2004 - -
Karoline Dyhre Breivang   Norvège 2 0 0 2008, 2012 - -
Kari Mette Johansen   Norvège 2 0 0 2008, 2012 - -
Kristine Lunde-Borgensen   Norvège 2 0 0 2008, 2012 - -
Tonje Nøstvold   Norvège 2 0 0 2008, 2012 - -
Gøril Snorroeggen   Norvège 2 0 0 2008, 2012 - -

Bien que le Danemark ait réussi à remporter trois Jeux olympiques consécutifs entre 1996 et 2004, aucune joueuse n'a remporté trois médailles d'or. Quant aux Soviétiques, le boycott des JO de Los Angeles en 1984 les a privées de la possibilité de glaner un troisième titre olympique tandis qu'en 1988, l'URSS loupe l'or d'un cheveu (différence d'un but en faveur de la Norvège et après un match nul contre celle-ci). Enfin, en 2016, la défaite après prolongations des Norvégiennes en demi-finale ne permet à quatre d'entre elles que de revenir à hauteur des deux Soviétiques Larissa et Tourtchina avec un bilan de deux médailles d'or et d'une médaille de bronze.

Porte-drapeauxModifier

Vingt-deux personnes liées au handball ont été porte-drapeau de leur délégation aux Jeux olympiques[12] :

Jeux Porte-drapeau Nationalité Résultat
1972 Geir Hallsteinsson (en)   Islande 12e place
1976 Hrvoje Horvat (en)   Yougoslavie 5e place
1980 Kristina Richter   Allemagne de l'Est   Médaille de bronze
Solange Koulinka   RP Congo 6e place
1996 Karim El-Maouhab   Algérie 9e place
Palmira de Almeida   Angola 7e place
Hosam Abdallah (en)   Égypte 12e place
Vladimir Bogdevski   Macédoine Non applicable (arbitre)
Stefan Schärer   Suisse 8e place
2000 Andreï Lavrov   Russie   Médaille d'or
2004 Jackson Richardson   France 5e place
Guðmundur Hrafnkelsson (en)   Islande 9e place
Beno Lapajne   Slovénie 11e place
2008 Ivano Balić   Croatie 4e place
Valeria Beșe (ro)   Roumanie 7e place
2012 Venio Losert   Croatie   Médaille de bronze
Yoon Kyung-shin   Corée du Sud 11e place
Heykel Megannem   Tunisie 8e place
2016 Luísa Kiala   Angola 8e place
Bojana Popović   Monténégro 11e place
Karol Bielecki   Pologne 4e place
Ahmed El-Ahmar   Égypte 9e place

Faits et chiffresModifier

PremièresModifier

StatistiquesModifier

Statistique Global Tournoi masculin Tournoi féminin
Nb Nation Nb Nation Nb Nation
Médailles d'or 7 Russie 4 Russie 3 Russie et Danemark
Finales perdues 4 Corée du Sud et Suède 4 Suède 3 Corée du Sud
Médailles 12 Russie 6 Russie 6 Corée du Sud,
Norvège et Russie
Jeux consécutifs avec
au moins une médaille d'or
3 Danemark (1996-2004) 2 URSS (1988-1992)
France (2008-2012)
3 Danemark (1996-2004)
Jeux consécutifs avec
au moins une médaille
4 Corée du Sud (1984-1996) 4 Roumanie (1972-1984) 4 Corée du Sud (1984-1996)
Finales consécutives 4 Corée du Sud (1984-1996) 3 Suède (1992-2000)
France (2008-2016)
4 Corée du Sud (1984-1996)

Meilleurs buteurs par éditionModifier

Meilleurs buteurs[13]
Année Joueuse Nation Buts Joueur Nation Buts
1972 Pas de compétition Gheorghe Gruia   Roumanie 37
1976 Terumi Kurata   Japon 27 Ștefan Birtalan
Bent Larsen
  Roumanie
  Danemark
32
1980 Biserka Višnjić   Yougoslavie 33 Jerzy Klempel   Pologne 44
1984 Jasna Merdan-Kolar   Yougoslavie 48 Björn Jilsén   Suède 50
1988 Sun Xiulan   Chine 36 Kang Jae-won   Corée du Sud 49
1992 Natalia Morskova   Équipe unifiée 41 Talant Douïchebaïev   Équipe unifiée 47
1996 Lim O-kyeong   Corée du Sud 41 Patrik Ćavar   Croatie 43
2000 Kjersti Grini   Norvège 61 Stefan Lövgren   Suède 51
2004 Bojana Radulovics   Hongrie 54 Yoon Kyung-shin   Corée du Sud 58
2008 Ramona Maier   Roumanie 56 Juanin García   Espagne 49
2012 Katarina Bulatović   Monténégro 53 Niclas Ekberg   Suède 50
2016 Nora Mørk   Norvège 62 Karol Bielecki   Pologne 55

Notes et référencesModifier

  1. Douze apparitions à 7 joueurs et en salle après une première apparition du handball masculin aux Jeux olympiques en 1936 s'étant jouée à 11 joueurs et en plein air.
  2. « Handball & Jeux olympiques - Les Médailles 1936-2008 » [PDF], sur site officiel de l'IHF, Fédération internationale de handball (consulté le 7 novembre 2019), p. 54
  3. « Fin de la course aux anneaux... », sur handzone.net, (consulté le 11 juin 2019)
  4. « Handball: les Bleues frappées par la malédiction olympique », L'Express, (consulté le 17 août 2020)
  5. « JO: Qui à l'assaut du double champion olympique français ? », sur handzone.net, (consulté le 20 août 2020)
  6. « VIDEO. JO 2016/handball : les "Experts" qualifiés pour la finale, en route vers un troisième titre olympique consécutif », sur francetvinfo.fr, (consulté le 20 août 2020)
  7. (en) « Rio 2016 special edition : Medals table », World handball magazine, Fédération internationale de handball, no 3 (2016),‎ , p. 54 (lire en ligne, consulté le 20 août 2020)
  8. (de) « Classement des équipes au tournoi masculin des Jeux olympiques depuis 1936 », sur bundesligainfo.de (consulté le 19 février 2015)
  9. (de) « Classement des équipes au tournoi féminin des Jeux olympiques depuis 1936 », sur bundesligainfo.de (consulté le 19 février 2015)
  10. (en) « Handball / Olympic Games – Men – Individual medal table », sur allcompetitions.com (consulté le 19 octobre 2015)
  11. (en) « Handball / Olympic Games – Women – Individual medal table », sur allcompetitions.com (consulté le 22 janvier 2019)
  12. (en) « Porte-drapeaux », sur allcompetitions.com (consulté le 22 janvier 2019)
  13. (en) « Rio 2016 special edition : The olympic top scorers », World handball magazine, Fédération internationale de handball, no 3 (2016),‎ , p. 55 (lire en ligne, consulté le 20 août 2020)

Articles connexesModifier