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Équipe de Russie féminine de handball

Russie
Description de l'image Fédération russe de handball logo.svg.
Information
Fédération Union russe de handball
Entraîneur Ievgueni Trefilov
Jeux olympiques
Participations 7 (sur 11) (1re participation en 1972)
Meilleur résultat Médaille d'or, Jeux olympiques (1976, 1980, 2016)
Championnat du monde
Participations 18 (sur 22) (1re participation en 1962)
Meilleur résultat Médaille d'or, monde (1982, 1986, 1990, 2001, 2005, 2007, 2009)
Championnat d'Europe féminin de handball
Participation 11 (sur 11) (1re participation en 1994)
Meilleur résultat Médaille d'argent, Europe (2006, 2018)

Uniformes

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Domicile

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Extérieur

L'équipe de Russie féminine de handball représente l'Union russe de handball lors des compétitions internationales, notamment aux tournois olympiques, championnats du monde et Championnat d'Europe. Elle a pris la succession en 1993 de l'équipe d'Union soviétique (qui fut active jusqu'en 1991) et de celle de la CEI (appelée équipe unifiée aux Jeux olympiques de 1992 à Barcelone) et a ainsi hérité de son palmarès.

Championne olympique en titre après sa victoire sur l'Équipe de France en 2016, la Russie est l'une des sélections les plus titrées avec dix titres majeurs remportés en quatre décennies. Seule la Norvège et ses onze titres a fait mieux. Néanmoins et malgré tous ces trophées remportés, elle n'a jamais été championne d'Europe.

Après avoir été encadrée par Ievgueni Trefilov entre 1999 et septembre 2012, la sélection est ensuite entrainée par Vitaly Krokhin. Du fait du manque de résultats de ce dernier, Trefilov redevient le sélectionneur en 2014[1]

HistoireModifier

1993–1999 : période d'instabilitéModifier

L'équipe de Russie féminine est formée en 1993 et prend la succession de l'équipe d'Union soviétique, formation majeure du paysage handballistique mondial et triple championne du monde en titre. Après une troisième place obtenue aux Jeux olympiques 1992 sous la bannière de équipe unifiée de la CEI, la Russie ne parvient pas à se qualifier pour les deux olympiades suivantes.

Durant cette période, la Russie change d'entraîneur à quatre reprises. Sergueï Avanesov (1993 à 1994), Levon Hakobian (1995 à 1996), Igor Eskov (1997 à 1998) et Alexander Tarasikov (1999) se succèdent sans parvenir à des résultats probants dans les compétitions internationales. La seule peformance notable de cette époque consiste en la quatrième place obtenue lors du championnat du monde 1997 sous la houlette d'Igor Eskov, également entraîneur du club russe d'Istochnik Rostov, où les joueuses Natalia Malakhova et Natalia Deriouguina sont élues dans l'équipe type du tournoi[2]. Néanmoins, dès les compétitions suivantes, le championnat d'Europe 1998 et le championnat du monde 1999, la Russie rentre dans le rang et termine respectivement à la neuvième place et à la douzième place.

1999–2009 : la Russie au sommet, quadruple championne du mondeModifier

À la fin de l'année 1999, Ievgueni Trefilov entraîneur du club de HC Lada Togliatti prend les rênes de la sélection russe. Il rajeunit l'effectif de l'équipe nationale et donne la priorité aux joueuses évoluant dans des clubs du championnat russe. Rapidement, il obtient des résultats avec une troisième place dès le championnat d'Europe 2000.

Pour le championnat du monde 2001, Trefilov rappelle deux joueuses d'expériences, Raïssa Verakso et la gardienne Svetlana Bogdanova, championne du monde 1990, avec l'Union soviétique. La Russie gagne tous ses matches et élimine successivement l'Italie, la Hongrie, le Danemark avant de disposer des championnes en titre Norvégiennes en finale (30-25), pour remporter le titre.

Dans ce contexte de victoire, la Russie finit à la quatrième place du championnat d'Europe 2002, et, l'année suivante, subit une grosse désillusion lors du championnat du monde 2003. Elle termine à la 7e place, synonyme de non-qualification pour les Jeux olympiques 2004 à Athènes, et manque la qualification pour un point, après une ultime défaite d'un but face à la France (19-20).

Après une nouvelle quatrième place au championnat d'Europe 2004, l'équipe retrouve la lumière lors du championnat du monde 2005, disputé à domicile à Saint-Pétersbourg. Toujours entraînées par Ievgueni Trefilov, les Russes réalisent un sans-faute lors des phases de groupe pour se qualifier dans le dernier carré. En demi-finale, elles dominent sans grande difficulté le Danemark par 31 à 24 et sont rejointes par la Roumanie. Devant les 12 300 spectateurs du palais de glace Saint-Pétersbourg, la Russie domine finalement la Roumanie par 28 buts à 23 et signe son retour au sommet du handball mondial. Il s'agit du cinquième titre du pays après les trois conquis sous la bannière de l'Union soviétique en 1982, 1986 et 1990, puis celui de 2001, nouveau record de la compétition.

En 2006, la Russie perd la finale du championnat d'Europe face à la Norvège, ce qui constitue néanmoins son meilleur résultat dans cette compétition. Ces deux mêmes équipes se retrouvent en finale du championnat du monde 2007, pour une victoire russe cette fois (29-24), malgré l'absence sur blessures de plusieurs joueuses majeures, Lioudmila Bodnieva, Irina Bliznova ou Natalia Chipilova, blessées lors des tours précédents. La gardienne Inna Souslina réalise un grand match, sauvant notamment 3 penalties sur 5. La Russie conserve ainsi son titre, gagné deux ans auparavant, ce qui constitue une première depuis l'édition de 1990. Anna Kareïeva, Irina Poltoratskaïa et Oksana Romenskaïa deviennent ainsi triples championnes du monde après leurs succès en 2001, 2005 et 2007.

Cette victoire permet également aux Russes de se qualifier pour les Jeux olympiques 2008 à Pékin. La Norvège reprend l'avantage à cette occasion, avec une défaite russe face aux Scandinaves, toujours en finale (27-34). Après les Jeux, Anna Kareïeva, Oksana Romenskaïa et Natalia Chipilova prennent leur retraite sportive.

Quelques mois plus tard, au championnat d'Europe 2008, la Russie, toujours privée de nombreuses joueuses comme Polina Vyakhireva, Iana Ouskova, Ekaterina Andriouchina, Lioudmila Postnova et Irina Bliznova, est à nouveau défaite par la Norvège en demi-finale mais se console en remportant la petite finale face à l'Allemagne.

Lors du championnat du monde 2009, les Russes écartent cette fois les Norvégiennes en demi-finale (28–20). La Russie s'impose en finale face à la France par 25 buts à 22, pour un troisième titre consécutif. Il s'agit de son quatrième titre sur les cinq dernières éditions, marquant la mainmise de la sélection russe sur les années 2000. Inna Souslina (2001, 2007 et 2009), Lioudmila Postnova et Emilia Toureï (2005, 2007 et 2009) rejoignent cette année là les rangs des femmes les plus titrées de la compétition, avec trois victoires en championnat du monde.

2009–2013 : déclin et retraite de TrefilovModifier

Après le championnat du monde 2009, la Russie connait des résultats décevants. Elle finit à la 7e place du championnat d'Europe 2010 et perd son titre de championne du monde en championnat du monde 2011, éliminée par la France en quart-de-finale. Lors des Jeux olympiques 2012 à Londres, la Russie ne franchit à nouveau pas le cap des quarts-de-finale, après une défaite face à la Corée du Sud. Après les Jeux, Ievgueni Trefilov est remplacé par Vitaly Krokhin.

Après sa sixième place au championnat d'Europe 2012, la Russie doit passer, en juin 2013, par les barrages barrage de la zone Europe pour se qualifier au championnat du monde 2013. Elle affronte les Pays-Bas. Malgré une victoire à Rotterdam à l'aller (27-26), l'équipe ne parvient pas à conserver son avantage et perd largement le match retour à Rostov-sur-le-Don (21-33). La Russie est éliminée et ne participe ainsi pas au championnat du monde pour la première fois de son histoire. Si l'on remonte à l'époque de l'Union soviétique, c'est également la première fois depuis l'édition de 1971, disputée à seulement neuf équipes.

Depuis 2013 : retour de Trefilov et titre olympique à RioModifier

Le 16 septembre 2013, Ievgueni Trefilov fait son retour sur le banc de la Russie. Pour ses débuts, l'équipe ne se classe qu'à la 14e place du championnat d'Europe 2014, son pire résultat dans la compétition. Néanmoins, en juin 2015, la Russie se défait de l'Allemagne en barrages et se qualifie cette fois pour le championnat du monde 2015. Après une encourageante victoire initiale face aux Norvégiennes (26-25), elles sont éliminées au stade des quarts-de-finale par les Polonaises. En match de classement, elles parviennent néanmoins à atteindre la 5e place, leur meilleur résultat dans une compétition internationale depuis 2009.

La Russie obtient sa qualification pour les Jeux olympiques 2016 à Rio lors d'un tournoi qualificatif disputé à Astrakhan. En phase de groupe, l'équipe termine invaincue. Dans la phase à élimination directe, elle se défait successivement de l'Angola puis de la Norvège pour retrouver la France en finale. Dans un match globalement maîtrisé, la Russie l'emporte par 22 buts à 19 pour s'adjuger son premier titre olympique depuis l'époque soviétique.

Au championnat d'Europe 2016, elle ne termine qu'à la 7e place et tombe face aux Norvégiennes, en quart-de-finale du championnat du monde 2017. L'équipe retrouve les sommets lors du championnat d'Europe 2018, où elle rencontre à nouveau la France en finale, pour une revanche de la dernière finale olympique. Cette fois se sont les Françaises qui s'imposent, à domicile, par 24 buts à 21.

PalmarèsModifier

  Jeux olympiques*

Championnat du monde*

Championnat d'Europe

(*) Record

EffectifModifier

Effectif de l'équipe de Russie championnat d'Europe féminin 2018
Joueuses Encadrement technique
No  P. Nom Date de naissance Taille Sél. Buts Club
1 GB Anna Sedoïkina (1984-8-1) (34 ans) 1,84 m 134 4   Rostov-Don
2 ALG Polina Kouznetsova (1987-6-10) (31 ans) 1,68 m 136 372   Rostov-Don
6 ARG Anna Kochetova (1987-5-4) (31 ans) 1,78 m 68 210   HC Astrakhanochka
7 DC Daria Dmitrieva (1995-8-9) (23 ans) 1,78 m 87 279   Lada Togliatti
8 ARG Anna Sen (1990-2-3) (28 ans) 1,86 m 126 297   Rostov-Don
13 ALD Anna Viakhireva (1995-3-13) (23 ans) 1,68 m 71 302   Rostov-Don
15 ALD Marina Soudakova (1989-2-17) (29 ans) 1,68 m 88 158   Rostov-Don
18 ALG Daria Samokhina (1992-8-12) (26 ans) 1,75 m 35 111   HC Astrakhanochka
19 P Ksenia Makeeva (1990-9-19) (28 ans) 1,86 m 125 247   Rostov-Don
34 DC Elizaveta Malashenko (1996-2-26) (22 ans) 1,80 m 32 32   HC Astrakhanochka
36 ALD Iulia Managarova (1988-9-27) (30 ans) 1,67 m 20 62   Rostov-Don
39 ARD Antonina Skorobogatchenko (1999-2-14) (19 ans) 1,82 m 22 59   Kouban Krasnodar
44 GB Kira Trusova (1994-6-28) (24 ans) 1,82 m 20 1   HC Astrakhanochka
70 P Maïa Petrova (1982-5-26) (36 ans) 1,77 m 77 86   Rostov-Don
77 DC Iaroslava Frolova (1997-5-18) (21 ans) 1,78 m 16 18   Kouban Krasnodar
78 ARD Irina Snopova (1995-6-7) (23 ans) 1,82 m 6 6   HC Astrakhanochka
Entraîneur(s)



Légende
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Dernière mise à jour : 6 décembre 2018  

Personnalités liées à la sélectionModifier

Joueuses historiquesModifier

Plusieurs joueuses russes ont été reconnues pour leurs performances individuelles, en tant que meilleure joueuse du monde, meilleure joueuse d'un tournoi ou membre de l'équipe-type d'un tournoi :

Meilleure joueuse d'un tournoi 
Membre de l'équipe-type d'un tournoi (All-Star Team)
Autres joueuses
Voir la catégorie : Handballeuse internationale russe.

SélectionneursModifier

GalerieModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Mais qui es-tu vraiment, Yevgeny Trefilov? », (consulté le 22 août 2016)
  2. (de) « Équipe-type du championnat du monde 1997 », sur Berliner Zeitung, (consulté le 5 mars 2014)

Voir aussiModifier