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Fère-Champenoise

commune française du département de la Marne

Fère-Champenoise
Fère-Champenoise
La mairie.
Blason de Fère-Champenoise
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Marne
Arrondissement Épernay
Canton Vertus-Plaine Champenoise
Intercommunalité Communauté de communes du Sud Marnais
(siège)
Maire
Mandat
Bruno Legrand
2014-2020
Code postal 51230
Code commune 51248
Démographie
Population
municipale
2 173 hab. (2016 en diminution de 5,23 % par rapport à 2011)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 45′ 15″ nord, 3° 59′ 29″ est
Superficie 65,89 km2
Localisation

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Fère-Champenoise
Liens
Site web fere-champenoise.fr

Fère-Champenoise est une commune française, située dans le département de la Marne en région Grand Est.

GéographieModifier

Communes limitrophes de Fère-Champenoise et Normée
Bannes Val-des-Marais, Écury-le-Repos, Clamanges Soudron
Connantre   Lenharrée
Corroy Euvy Connantray-Vaurefroy

ToponymieModifier

HistoireModifier

La TèneModifier

Sur un promontoire situé à droite du ruisseau la Somme et bordé par le vallon, La noue du pommier sur l'ancienne commune de Normée ont été découvertes des traces d'habitats de la civilisation de Hallstatt par des fouilles des années 50 de Brisson et Loppin[1]. Ce lieu-dit la Tempête fut ensuite un lieu de sépulture lors de la Tène, d'habitat gallo-romain et enfin de cimetière mérovingien. Au pied de ce promontoire passait la voie romaine Vitry-Châtillon, en partie réutilisée par la D 18. É D'autres tombes celtes furent découvertes au faubourg de Connantre[2]

Moyen ÂgeModifier

La découverte des emplacements de deux cimetières mérovingiens, situés de part et d'autre de la Vaure, confirme la présence franque sur ce site aux Ve et VIe siècles. L’agglomération formée a pris le nom de Fara (mot d'origine germanique signifiant colonie, famille). Au cours des siècles, Fara est devenue Féria, puis Féria Campaniensis (1131), Féria Campanica (1542), et enfin Fère-Champenoise.

Fère-Champenoise est attachée aux fiefs de divers seigneurs, parmi lesquels ceux d'Anglure et d'Étoges. À l'époque de Charles V, le bourg possède un château entouré de fortifications qui disparaît assez rapidement. À cette époque, on construit aussi deux églises : Saint-Timothée, mélange des styles roman et gothique et Saint-Aignan, ainsi qu'une maladrerie.

Époques modernes et contemporainesModifier

L’église Saint-Timothée est agrandie et embellie. On construit une halle où se tiennent marchés et assemblées. À la fin du XVIIe siècle et début du XVIIIe siècle, on y « mesure les grains » et on y contrôle la fabrication des « toiles et treillis ». Fère est à l'époque une cité active de 1 600 habitants.

Le 9 mai 1756, un incendie dévaste la quasi-totalité du bourg (250 maisons, les églises et la halle sont détruites). Le bourg est reconstruit selon un plan qui donne au centre une configuration proche du plan actuel avec une seule église agrandie (Saint-Timothée) et une vaste halle.

 
Huile sur toile représentant la bataille de Fère-Champenoise (1891).

Le 25 mars 1814, se déroule la bataille de Fère-Champenoise. Les troupes impériales françaises, battant en retraite, passent par le village ; les Cosaques y mettent le feu et les troupes coalisées de l'empereur de Russie et du roi de Prusse y battent l'armée napoléonienne. En hommage à cette bataille victorieuse, de leur point de vue, les Russes donnent ce toponyme, lors de sa fondation en 1842 (ou 1843) par des Cosaques, à un de leurs nouveaux villages (situé dans l'actuel oblast de Tcheliabinsk), proche des confins en cours de soumission de l'Asie centrale. En russe, alphabet cyrillique (et sans trait d'union), le nom de cette localité est Фершампенуаз ; à nouveau transcrit en caractères latins, et pour les francophones, son nom est Ferchampenouaz.

Entre 1830 et 1834, la halle est surmontée d'un étage et devient hôtel de ville. Malgré les épidémies (choléra, typhoïde), l'économie prospère : agriculture, artisanat, tissage, usines (brasserie, bonneterie, fromagerie). La route nationale « de Paris à la Lorraine » traverse la ville à partir de 1835, puis c'est au tour du chemin de fer en 1869. Elle s'est enrichie d'une compagnie de sapeurs-pompiers en 1852, d'une école en 1884, et même d'un superbe hôtel de ville inauguré en 1900. La ville reçoit l'électricité en 1902.

En septembre 1914, Fère-Champenoise est au centre de la bataille de la Marne qui va stopper l'avancée des troupes allemandes.

Le 6 juin 1940, la ville subit un lourd bombardement suivi d'un violent incendie qui détruit 80 maisons du centre. Une occupation de quatre années se termine le 28 août 1944. Les deux guerres mondiales ont valu à la ville deux citations et deux Croix de Guerre.

En 1972, Fère-Champenoise est agrandie de la commune de Normée[3].

Politique et administrationModifier

L'ancienne commune Normée est rattaché à Fère-Champenoise.

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
? en cours en 1910 M. Simon    
mars 1971 mars 1983 Jean Amelin RPR Sénateur de la Marne
Démissionnaire
mars 1983 décembre 2005 Claude Hardy DVG Conseiller général de Fère-Champenoise (1996 → 2011)
Démissionnaire
janvier 2006 mars 2014 Gérard Gorisse[4],[5] DVD puis NC-UDI Agriculteur
Conseiller général de Fère-Champenoise (2011 → 2015)
Président de la CC du Sud Marnais (2010 → 2014)
mars 2014[6] En cours
(au 16 août 2015)
Bruno Legrand DVD Vice-Président de la CC du Sud Marnais (2014 →)

JumelagesModifier

Depuis 1962, Fère-Champenoise est jumelé avec Bruchhausen (Allemagne).

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8].

En 2016, la commune comptait 2 173 habitants[Note 1], en diminution de 5,23 % par rapport à 2011 (Marne : +0,76 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 8501 8001 8621 8462 0492 0842 1182 0832 130
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 0212 0422 0421 9691 9402 0822 0082 1242 093
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 2112 3242 3762 2652 2352 3192 3332 1732 073
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
2 1462 1622 5442 5182 3622 2932 3122 3052 189
2016 - - - - - - - -
2 173--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

La ville compte une école primaire et maternelle ainsi que le collège Stéphane Mallarmé.

Manifestations culturelles et festivitésModifier

Lieux de cultesModifier

ÉconomieModifier

Culture et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Église Saint-TimothéeModifier

L'église Saint-Timothée[10] est composée de plusieurs styles, résultat de son histoire. Le transept, la travée du chœur ainsi que le clocher ont été construits vers 1150. L'abside du sanctuaire a été construite au début du XVIe siècle dans un style de la fin du gothique flamboyant.

Jusqu'à l'incendie du 9 mai 1756 il y avait deux églises à Fère-Champenoise, Saint-Aignan et Saint-Timothée. L'église Saint-Aignan est complètement détruite par l'incendie et l'église Saint-Timothée perd sa nef. À la demande du promoteur-général de l'évêché de Châlons-en-Champagne à l'évêque faite le 27 avril 1759 et une enquête commodo et incommodo auprès des habitants, puis l'accord du seigneur de Fère-Champenoise le 14 décembre 1759, l'évêque accepte l'union des deux paroisses le 4 août 1761. Le 21 janvier 1762 premier arrêt de la cour décidant de l'enquête sur la commodité et l'incommodité de supprimer la cure et la fabrique de Saint-Aignan et sa réunion à la paroisse de Saint-Timothée. Arrêt de l'avocat-général faisant droit à cette union le 10 juin 1765. La nef a été très vite reconstruite dans le style classique grâce à la générosité du roi Louis XV.

L'église est d'une longueur totale de 39 m et d'une largeur de 20,5 m. La hauteur des voûtes est de 11 m.

Église Saint-Martin à NorméeModifier

Dans une verrière, deux médaillons du XIIe siècle.

Autres monumentsModifier

  • Le monument aux morts de Fère-Champenoise, œuvre du sculpteur Robert Delandre, est érigé un peu à l'écart du bourg sur le chemin menant au cimetière militaire.
  • Hôtel de ville construit au XIXe siècle par Delaruemenil, architecte à Paris.

HéraldiqueModifier

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

coupé crénelé de cinq merlons et quatre crénaux : au premier de gueules à la fleur de lys d'argent accostée de deux fers de lance du même, au second d'azur plain.

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

  • Association Mémoire fertonne, Le canton de Fère-Champenoise : Vues d'hier et d'aujourd'hui, Langres, Éditions Dominique Guéniot, (ISBN 978-2-87825-486-0)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Cimetière gaulois et gallo-romains en Champagne, III-Le cimetière de la Tempête à Normée (Marne), in Mémoires de la Société d'agriculture, commerce, sciences et arts du département de la Marne, tome LXXXIV, 1969.
  2. Jean-Jacques Charpy, dir scientifique, Les Celtes dans la Marne, impr CG de la Marne, Épernay, 2001.
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Liste des maires de la Marne au 1er août 2008, site de la préfecture de la Marne, consulté le 22 décembre 2008
  5. Guillaume Tallon, « Gérard Gorisse, l'élu qui risque de tout perdre : Le maire de Fère vient de présenter ses vœux alors que la campagne des municipales s’annonce à hauts risques pour lui. Explications. », L'Union,‎ (lire en ligne).
  6. « Liste des maires du département de la Marne » [PDF], Renouvellement des exécutifs locaux, Préfecture de la Marne, (consulté le 16 août 2015).
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  10. Voir panneau d'information dans l'église