Tende (Alpes-Maritimes)

commune française du département des Alpes-Maritimes

Tende
Tende (Alpes-Maritimes)
Vue de Tende.
Blason de Tende
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la Riviera française
Maire
Mandat
Jean-Pierre Vassallo
2020-2026
Code postal 06430
Code commune 06163
Démographie
Gentilé Tendasques
Population
municipale
2 179 hab. (2018 en augmentation de 1,02 % par rapport à 2013)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 05′ 19″ nord, 7° 35′ 39″ est
Altitude 815 m
Min. 552 m
Max. 2 920 m
Superficie 177,47 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Contes
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Tende
Liens
Site web www.tende.fr

Tende (prononcer [tɑ̃d]; Tenda en italien, occitan, piémontais, brigasque et ligure) est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Partie de la province de Coni (Italie) jusqu'après la Seconde Guerre mondiale, Tende est annexée à la France en septembre 1947, à la suite du traité de Paris et après consultation des habitants. Par une loi du , entrée en vigueur le 17 septembre 1947, la commune de Tende est créée « à partir d'une partie étrangère » ; le code Insee 06163 ne correspond donc pas à l'ordre alphabétique. Ses habitants sont appelés les Tendasques.

GéographieModifier

LocalisationModifier

La commune de Tende est la plus vaste du département des Alpes-Maritimes. Elle est située à 6 km de La Brigue et de 16 km du tunnel routier du col de Tende à la frontière italienne.

Près d'un tiers de la commune, la plus grande des Alpes-Maritimes, est inscrit dans le Parc national du Mercantour[1].

Écarts et lieux-ditsModifier

  • Castérino ; Granile[2] ; Les Mesches ; Saint-Dalmas-de-Tende ; Viévola.

Géologie et reliefModifier

La frontière italienne limite le nord et l'est de la commune par une ligne de sommets élevés (plus de vingt sommets dépassant 2 000 mètres, culminant aux cimes de l'Agnel, 2 852 mètres, avec la brèche du col de Tende à 1 871 mètres).

La partie occidentale de la vallée de la Roya est pratiquement occupée par l'ensemble dit de la « vallée des Merveilles » et du massif du mont Bégo (voir ci-après).

À l'est, les massifs rocheux décroissent des crêtes italiennes (plus de 2 000 mètres) à la vallée (environ 1 000 mètres). On peut y admirer de magnifiques forêts de mélèzes (implantés)[3].

Catastrophes naturelles - SismicitéModifier

19 évènements ont été recensés sur la commune depuis 1982 et le "Document d'information communal sur les risques majeurs (DICRIM)[4] et un plan de prévention des risques (PPR) "Risque d'avalanches" ont été réalisés sur un certain nombre de communes du département des Alpes-Maritimes et notamment pour la commune de Tende[5].

Le 2 octobre 2020, de nombreux villages des diverses vallées des Alpes-Maritimes (Breil-sur-Roya, Fontan, Roquebillière, St-Martin-Vésubie et Tende...) sont fortement touchés par un "épisode méditerranéen" de grande ampleur[6]. Certains hameaux de la commune restent inaccessibles jusqu'à plus d'une semaine après la catastrophe et l'électricité n'a été rétablie que vers le 20 octobre. L'Arrêté du 7 octobre 2020 portant reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle a identifié 55 communes, dont Tende, au titre des "Inondations et coulées de boue du 2 au 3 octobre 2020"[7].

La commune se trouve dans une zone de sismicité moyenne[8],[9].

Hydrographie et les eaux souterrainesModifier

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[10] :

  • La haute Vallée de la Roya reçoit à Tende son affluent, le Réfréi[11], et coupe en son milieu nord-sud l'immense territoire rectangulaire de montagne et de haute montagne, orienté est-ouest ;
  • fleuve côtier la Roya ;
  • vallons de Lamentargue, de Fontanalba, de la Minière, de Groa, de Bergue, du Refrei[12] ;
  • riou de Coué ;
  • torrent la Lévensa ;
  • ruisseaux[13] de Cabane, des Conques, de Durmiose, du Gat, de Mouga, du Taupé, Profond de Rorf ;
  • 23 lacs[14].

Stations d'épuration[15] :

ClimatModifier

Climat océanique avec été tempéré, classé Cfb dans la classification de Köppen et Geiger[18].

Voies de communications et transportsModifier

Voies routièresModifier

Le principal axe de communication de la vallée de la Roya est la départementale D6204 (ex N204), qui permet l'accès à Tende par le sud (Vintimille), par le sud-ouest (par Nice via Sospel et le col de Brouis), et par le nord (Coni).

Transports en communModifier

La commune de Tende possède trois gares de chemin de fer (Gare de Viévola, Gare de Tende, Gare de Saint-Dalmas-de-Tende).

Tende est desservie par la ligne internationale Nice - Coni (gestion mixte SNCF et Ferrovie dello Stato Italiane, avec un embranchement vers Vintimille à Breil). Le matériel roulant est français sur le segment Nice - Breil, italien sur le trajet Vintimille - Breil et mixte sur le segment Breil - Tende - Coni.

Saint-Dalmas-de-Tende est desservie par des trains TER PACA qui effectuent des missions entre les gares de Nice-Ville et celle de Tende. Elle est également desservie par des trains italiens circulant entre Vintimille et Coni.

La communauté d'agglomération de la Riviera française définit et met en œuvre l’offre de transport public[19]. Le réseau de la Roya assure la liaison entre le littoral, depuis la Gare Routière de Menton, et les communes de la vallée de la Roya.

Communes limitrophesModifier

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Tende est une commune rurale[Note 1],[20]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[21],[22]. La commune est en outre hors attraction des villes[23],[24].

Étude en cours du plan local d'urbanisme[25]. Faute de PLU approuvé, la commune est actuellement soumise au Règlement national d'urbanisme (RNU).

Le Schéma de cohérence territoriale (SCOT) recouvre l'ensemble de la Communauté de la Riviera Française[26].

Occupation des solsModifier

Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

Occupation des sols en 2018
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Tissu urbain discontinu 0,4 % 77
Prairies et autres surfaces toujours en herbe 0,3 % 53
Systèmes culturaux et parcellaires complexes 0,2 % 32
Forêts de feuillus 0,4 % 63
Forêts de conifères 39,2 % 6948
Forêts mélangées 3,4 % 595
Pelouses et pâturages naturels 30,2 % 5348
Landes et broussailles 0,4 % 70
Forêt et végétation arbustive en mutation 12,5 % 2219
Roches nues 4,7 % 829
Végétation clairsemée 8,0 % 1425
Plans d'eau 0,3 % 53
Source : Corine Land Cover[27]

ToponymieModifier

Le nom de la commune est Tenda en ligure/royasque et italien. Le mot « Tende » découlerait de « tente », allusion au campement établi à cet endroit par les troupes romaines[28].

HistoireModifier

Moyen ÂgeModifier

La localité est peuplée de manière avérée dès 690[29]. Citée au XIe siècle sous son vocable actuel, Tende relevait du comté de Vintimille[30]. En 1261, Guillaume-Pierre I comte de Vintimille, seigneur de Tende, épouse Eudoxie Lascaris, sœur du jeune empereur grec d'Orient, Jean IV Lascaris ; d'où les fils Lascaris de Vintimille.

En 1574, le comté de Tende fut acquis par la Maison de Savoie[31].

Renaissance et RéformeModifier

La présence des vaudois est attestée dans les vallées de la Roya et de la Bévéra, notamment à Tende, ainsi que dans des villages situés de l’autre côté du col de Tende dès le XIIIe siècle. Ceux-ci prêchent une réforme de l’Église dans une région où nombre de superstitions, voire d’hérésies, fleurissent, et où les procès en sorcellerie sont courants[32]. Au XVIe siècle, ces protestants font de nombreux adeptes dans la haute vallée de la Roya, d'autant que Claude de Savoie (1507–1566), comte de Tende, fils d’Anne Lascaris et de René le Grand, Bâtard de Savoie et son frère, Honoré II (1511–1580), comte de Villars, ont embrassé le parti huguenot. Les ducs de Savoie, convaincus de leur mission divine de défendre la religion catholique contre toutes les hérésies, entendent bien lutter contre la montée du protestantisme dans leur duché, mais se heurtent à Lesdiguières, capitaine protestant qui cherche à constituer un bloc homogène et ouvrir un passage vers la péninsule italique. La cession de Nice à la Savoie, effective en 1575, sonne toutefois l'heure de la répression et de l'étouffement progressif du protestantisme dans la vallée de la Roya[32].

Époque contemporaineModifier

 
La partie du comté de Nice annexée par la France en 1860.

En 1860, les communes de Tende et de La Brigue situées en haute vallée ne furent pas comprises dans les territoires cédés à la France par le traité de Turin, malgré le vœu des populations exprimé par plébiscite. Napoléon III accepta de laisser au nouvel État italien ces communes officiellement, pour permettre au roi Victor-Emmanuel II de conserver ses territoires de chasse. En réalité, ce compromis garantissait à l'Italie le contrôle des crêtes auquel elle attachait une valeur stratégique[33].

En 1945, une fois les troupes nazi-fascistes retirées, Tende est libérée par les partisans italiens de la 5e brigade « Luigi Nuvoloni », pour être occupée le lendemain par le 29e régiment de tirailleurs algériens, chassant les formations partisanes antifascistes. Le même jour, un comité gaulliste entame une intense activité de propagande pour demander un plébiscite, d'ailleurs déjà organisé par les mêmes autorités à Paris, pour l'annexion de Tende et de Briga Marittima (successivement La Brigue) à la France.

L'occupation française de la Vallée de la Roya pour acquérir la ville par une annexion n'aboutit pas à la suite de la pression américaine mais après des tractations et conformément aux accords fixés par le traité de paix de Paris du ces territoires furent cédés par l'Italie. Ils passent sous souveraineté française par une loi du 16 septembre de la même année, puis un référendum confirme un mois plus tard la volonté des habitants de devenir Français.

Depuis 1967, le professeur Henry de Lumley et ses équipes effectuent des relevés et moulages des roches gravées depuis la Préhistoire sur les sites naturels de la vallée des Merveilles et de la vallée de Fontanalbe (moulages exposés au Musée départemental des Merveilles de Tende[34]).

Benedetto Croce et TendeModifier

Se prononçant contre la ratification du Traité de paix devant l'Assemblée constituante dans son discours du 24 juillet 1947, Benedetto Croce affirmait : « Et finalement vous avez, comme pour vous déshonorer, arraché de sa frontière occidentale des terres qui lui avaient été unies pendant des siècles et qui sont chargées de souvenirs de son histoire. »[35]

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1946 1947 Angelo Durero   dernier maire sous régime Italien[36]
1947 1949 André Carabalona   nommé par décret gouvernemental
1949 1953 Pierre Dalmasso   1er maire français élu[37]
1971 2001 José Balarello DL Sénateur des Alpes-Maritimes (1984-2008)
mars 2001[38] En cours Jean-Pierre Vassallo UDF-DL
puis UMP-LR puis DVD
Conseiller technique
à la chambre de commerce et d’industrie (retraité)

Budget et fiscalité 2019Modifier

 
La mairie

En 2019, le budget de la commune était constitué ainsi[39] :

  • total des produits de fonctionnement : 3 107 000 , soit 1 391  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 2 752 000 , soit 1 232  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 1 479 000 , soit 662  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 884 000 , soit 396  par habitant ;
  • endettement : 2 511 000 , soit 1 124  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 15,34 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 13,28 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 29,75 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2017 : médiane en 2017 du revenu disponible, par unité de consommation : 19 310 [40].

IntercommunalitéModifier

Depuis 2014, la commune fait partie de la Communauté d'agglomération de la Riviera française.

JumelagesModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[41]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[42].

En 2018, la commune comptait 2 179 habitants[Note 2], en augmentation de 1,02 % par rapport à 2013 (Alpes-Maritimes : +0,5 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1946 1954 1962
1 5001 4911 6542 0572 4412 6592 1582 0801 954
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2018
2 0531 9511 9542 0891 8442 0252 1142 1842 179
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[43] puis Insee à partir de 2006[44].)
Histogramme de l'évolution démographique

EnseignementModifier

Établissements d'enseignements :

  • Tende possède une école maternelle[45] à Tende et à Saint Dalmas de Tende, une école primaire à Tende et à Saint Dalmas de Tende, un collège (à Saint-Dalmas-de-Tende)[46] , avec son propre ramassage scolaire.

SantéModifier

Professionnels et établissements de santé[47] :

CultesModifier

Manifestations culturelles et festivitésModifier

  • Le premier week-end du mois de juillet se tient la fête de Notre-Dame de la Visitation à Vievola ainsi que la fête patronale de la Saint Pierre à Saint Dalmas de Tende.
  • Le deuxième week-end de juillet a lieu la fête patronale de la Saint-Éloi
  • Le deuxième dimanche du mois d'août  : fête de la Saint Roch[49]
  • Le dernier week-end du mois d'août a lieu la fête du « vieux tende »,
  • Le premier week-end du mois d'octobre se tient la fête des châtaignes et des « classes » (20 ans, 25 ans, 30 ans, 35 ans, etc.)

ÉconomieModifier

Entreprises et commercesModifier

AgricultureModifier

TourismeModifier

La commune bénéficie du réseau Villes et Pays d'art et d'histoire "Les vallées Roya-Bévéra"[50].

Activités, commerces et servicesModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
La collégiale et les deux chapelles de pénitents.
 
Monument aux morts de Tende

Patrimoine religieuxModifier

Patrimoine civilModifier

  • Le site de la vieille ville est sombre et sévère dans son environnement montagneux où les terrasses de culture montent très haut. Les demeures dont certaines datent du XVe siècle, sont souvent habillées des schistes verts et violets de la haute vallée de la Roya. Balcons à tous les étages pour profiter du soleil, larges toits débordants contre les chutes de neige, l'architecture est définie par le climat alpin. Dans le lacis des rues étroites, notamment de rue de France, ancienne Route Royale, des nombreux linteaux armoriés ou historiés rappellent un passé glorieux. On voit, au passage, les clochers Renaissance des chapelles des Pénitents noirs et des Pénitents blancs.
  • La route spectaculaire du col de Tende et celles, pittoresques, de Granile et du vallon du Réfréi.
  • Les gravures rupestres de la vallée des Merveilles[65] et de la région du mont Bégo classées au titre des monuments historiques le .
  • La ligne ferroviaire Nice - Vintimille - Breil - Limone.
  • Tour de l'horloge[66],[67].
  • La fontaine du Traou[68].
  • Ancien tribunal (Maison de la "Curie")[69] et le gibet[70].
  • Les vestiges du Château des Lascaris[71].
  • Le monument aux morts présente la particularité d'avoir été mis en place par l'Italie après la première Guerre mondiale et complété par la France après la Seconde Guerre mondiale. L'inscription portée sur la plaque visible face au monument se lit : "Il municipio di Tenda ai suoi figli gloriosamente caduti nella Grande Guerra 1915-1918" ("La commune de Tende à ses enfants tombés glorieusement pendant la Grande Guerre 1915-1918" - puisque l'Italie est entrée en guerre en 1915). L'inscription sur la plaque apposée sur une face latérale du monument se lit quant à elle : "La commune de Tende à ses fils glorieux tombés ou disparus au champ d'honneur 1939-1945"[72],[73].
  • La Villa Alpina[74], maison de Frédéric Mader de 1893, accueille la mairie.
  • La Maison Chianea, du XVIIe siècle, située rue de France.
  • La Porte d'Italie, porte médiévale en arc brisé, accolée à la chapelle de l'Annonciation.
  • Place du Traou et place du Ponte.
  • La porte de l'enceinte médiévale donnant sur la place Antoine Balarello.
  • La maison médiévale[75].
  • Le fort central du col de Tende[76].
  • dans la Haute Roya, les anciennes cuisines militaires, du 35e Groupe d’Artillerie Garde Frontière.
  • Le fort de la Marguerie[77].
  • Le relais de poste, relais de diligences de la Ca[78].

Patrimoine naturelModifier

Patrimoine culturelModifier

 
Musée des Merveilles.
  • Le Musée départemental des Merveilles de Tende[80] est incontournable, aussi bien du point de vue esthétique, avec les douze colonnes de sa façade ultramoderne (parvis tapissé de motifs rupestres), que d'un point de vue pédagogique, complément précieux de la randonnée autour du mont Bégo.
  • Les services de l'État, du Département et de la commune, conscients que les gravures rupestres de la vallée des Merveilles et de la région du Mont Bégo constituent un patrimoine archéologique exceptionnel qui doit être porté à la connaissance du public tout en étant impérativement préservé de toute dégradation humaine ont par ailleurs pris des mesures compte tenu de la très grande vulnérabilité de ces gravures et de la configuration des lieux.
  • La Direction régionale des Affaires culturelles (DRAC) de la région Povence-Alpes-Côte d'Azur et le Parc national du Mercantour ont à cet effet, depuis 1990, progressivement mis en place un dispositif de valorisation du site et de gestion de sa fréquentation. Les dispositifs de protection, de valorisation et de gestion de la fréquentation du site ont été pérennisés et renforcés à travers des conventions fixant le cadre général du partenariat entre le PNM et la DRAC[81]. Elle précise les conditions dans lesquelles la DRAC a mandaté le PNM pour la surveillance et la gestion des gravures rupestres des Vallées des Merveilles et de Fontanalba protégées au titre de la loi de 31 décembre 1913 sur les monuments historiques.

Le tendasqueModifier

Le tendasque est un parler royasque. Voici quelques exemples :

Tendasque Niçois Français Italien Phonétique
ër lou le il (arl) en fait dans ër le r se prononce comme avalé par un l
camin camin chemin cammino (camin)
ciabòtu cabana cabane rifugio (mais aussi "capanno") (tchabhauttou)
lei trei ure es tre oura il est trois heures le (ore) tre (là aussi et comme partout le r est avalé et le u se prononce en une longue syllabe)
ër tendascu lou tendasc le tendasque il tendasco (téndAchkou)
marši mercì , gràcia merci grazie (marlchi)
bundì bouònjoù bonjour buongiorno (mais aussi "buondì") (boundi)

Voir tendasque pour plus de détail sur ce dialecte.

SpécialitésModifier

Les Sugelli sont une variété de pâtes très appréciée avec du gibier.

HéraldiqueModifier

écartelé : au 1) et au 4) de gueules à la croix d'argent, à la traverse de sable brochant sur le tout, au 2) et au 3) contre-écartelé : au 2-1), au 2-4), au 3-2) et au 3-3) d'or à l'aigle bicéphale de sable, aux autres, de gueules au chef d'or[82]

Personnalités liées à la communeModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. Tende, commune du Parc national du Mercantour
  2. Écart dit hameau de Granile
  3. Reliefs, sols
  4. Histoire : Catastrophes naturelles et risques potentiels
  5. Dossier Départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-Maritimes
  6. Alex : Épisode méditerranéen en Provence en octobre 2020
  7. Communes reconnues en état de catastrophe naturelle - Alpes-Maritimes et Côtes-d'Armor
  8. Didacticiel de la règlementation parasismique
  9. Zonage administratif
  10. L'eau dans la commune
  11. Le Réfréi, Code Sandre : Y6600540
  12. a et b « Habitat et lieux de culte dans le vallon du Refrei », sur archeon.canalblog.com/.
  13. Hydrographie
  14. Lacs sur la commune de Tende
  15. L'assainissement dans les Alpes-Maritimes et Monaco
  16. Station d'épuration
  17. Station d'épuration
  18. Table climatique
  19. L’offre de transport public par la Communauté de la Riviera Française
  20. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  21. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  22. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  23. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  24. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  25. Étude en cours du plan local d'urbanisme
  26. SCOT de la CARF (Communauté d'agglomération de la Riviera française)
  27. « Données statistiques sur les communes de Métropole; Répartition des superficies en 44 postes d'occupation des sols (métropole) », sur CORINE Land Cover, (consulté le ).
  28. Villages et villes des Alpes-Maritimes : Tende
  29. Michelangelo Bruno, Cols des Alpes de Provence, Prouvenço Presso, 2001 (année d’édition italienne), p 34
  30. Ernest Hildesheimer, Tende et La Brigue sous les seigneurs de la Maison de Vintimille, p. 11-19, Nice Historique, année 1948, no 139 Texte
  31. Thierry COUZIN Thierry, Passer par le XIXe s. Les frontières, le capitalisme et l’occident, Berne, Ed. Peter Lang., 2009. L’autre comté de Nice, Tende d’après l’inventaire du fonds Paesi de l’Archivio di Corte de Turin (XIIe – XVIIIe siècle). In Recherché régionale, 2009. No 193 : « Le 1er septembre 1574 s’engage une procédure de dépôt du château de Tende à l’initiative du comte Giacinto d’Urfé, mari de Renata, fille de Claude de Savoie comte de Tende, en hommage au seigneur de Beuil, gouverneur de Nice au nom du duc de Savoie, dès que le différend entre le susdit comte et le marquis de Villars serait réglé. Le 7 septembre 1574 est enregistré l’acte de dépôt d’Honoré de Savoie auprès du baron de Beuil, gouverneur de Nice, délégué par le duc de Savoie et le comte de Tende, afin d’en terminer avec le différend qui opposait, pour le dit comté, Honoré et le comte Giacinto d’Urfé, mari de Renata, fille de feu le comte Claude de Tende. Un document présentant les demandes et prétentions d’Honoré contre Renata de Savoie d’Urfé comtesse de Tende et son neveu sur le comté de Tende, Limone, Vernante, est déposé auprès du 1er président du parlement d’Aix-en-Provence. Le 14 septembre 1574 fut enregistré l’acte de rémission du château et autres places fortes du comté de Tende suivant la procédure de l’hommage de Giacinto d’Urfé dans les mains du baron de Beuil et gouverneur de Nice pour le duc de Savoie jusqu’à la fin du différend déposé par Honoré de Savoie. »
  32. a et b Myriam A. Orban, Des protestants dans le vallée de la Roya/Bevera, 1re partie : le XVIe siècle, 12 mars 2016, [1]
  33. « Projet de loi autorisant l'approbation de l'accord entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République italienne relatif au tunnel routier de Tende », sur le site du Sénat (consulté le ).
  34. Musée départemental des Merveilles sur cg06.fr
  35. Benedetto Croce, Discorsi parlamentari, Éditions Il mulino, 2002, page 199.
  36. Généalogie de Tende : Les maires
  37. Anciens maires de Tende
  38. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  39. Les comptes de la commune
  40. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  41. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  42. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  43. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  44. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  45. École maternelle et élémentaire
  46. Établissements d'enseignements
  47. Professionnels et établissements de santé
  48. Paroisse Notre-Dame de la Roya
  49. fête de la Saint Roch
  50. Pays d'art et d'histoire : Pays des Vallées Roya-Bévéra
  51. Commerces
  52. Association Neige et Merveilles, Hameau de la minière de Vallauria, 06430 St Dalmas de Tende
  53. Commerces
  54. Ville de Tende
  55. Église Collégiale Notre-Dame de l'Assomption
  56. Église Notre-Dame de l'Assomption, collégiale (ancienne)
  57. Chapelle de la Miséricorde ou des Pénitents Noirs
  58. L'église Saint-Michel, sur l'Observatoire du patrimoine religieux
  59. Église Sainte-Anne (Granile)
  60. Eglise Notre-Dame-de-la-Paix (Saint-Dalmas-de-Tende)
  61. Chapelle Notre-Dame-de-la-Visitation (Vievola)
  62. Ancien prieure de Saint-Dalmas-de-Tende
  63. Le village de Tende
  64. Route royale de Nice à Tende - Giandola - Tende
  65. Site archéologique dit vallée des Merveilles
  66. Tour de l'horloge
  67. Vestiges de murs et tour de l'horloge
  68. La fontaine du Traou
  69. Philippe de beauchamp, préface de Paul Raybaut, photographies Loïc-Jahan, L'architecture rurale des Alpes-maritimes, Aix-en-Provence, Édisud, , 140 p. (ISBN 2-85744-612-8)
    Le haut-pays - Vallées de la Roya et de la <bévéra, p. 31 Illustration du portail en schiste vert
  70. « Un des premiers tribunaux ayant existé au XIIe siècle en Europe
  71. Le Château des Lascaris démantelé en 1692
  72. « France (Alpes-Maritimes) Tende (06430), Conflits commémorés : 1914-18, 1939-45, AFN-Algérie (54-62), Monument communal, Monument aux nations (sur Territoire Français) - Aux Italiens », sur https://monumentsmorts.univ-lille.fr/ (consulté le ).
  73. monument aux morts de la guerre de 1914-1918
  74. La villa Alpina, maison de Frédéric Mader à Tende, p.5
  75. La maison médiévale
  76. Le fort central du col de Tende
  77. fort de la Marguerie
  78. Le relais de poste, relais de diligences
  79. Les Hérétiques
  80. Le musée de la vallée des merveilles
  81. Convention de gestion du site archéologique de la vallée des Merveilles et de la région du Mont Bégo (gravures rupestres) classé au titre des monuments historiques. Convention au titre des années 2007 à 2011.
  82. Riviéra Française 3 : Tende, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
  83. Tende : hommage au Lieutenant-colonel Guido
  84. 5 octobre 2015, Hommage au Général Louis delfino et au Colonel Maurice Guido
  85. P-47 Thunderbolt de Tende. Pilote : capitaine Jean-Marie Auber
  86. Capitaine Jean Marie Auber
  87. [2]
  88. Artisanat et art

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Collectif (dir.), Le patrimoine des communes des Alpes-Maritimes en deux volumes, vol. II : Cantons de Menton à Villefranche-sur-Mer, Paris, Flohic Éditions, coll. « Le Patrimoine des Communes de France », , 574 p. (ISBN 2-84234-071-X)
    Canton de Tende : pp. 936 à 946 : Tende
  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et fortifications de la France au Moyen Âge, Strasbourg, éditions Publitotal, 1978, reprint 1991, 1288 p. (ISBN 978-2-86535-070-4)
    Une vision d’ensemble de l’architecture castrale. Tende : p. 1162
  • François Gaziello, Tende et la Brigue à la France. I. - Révolution et Empire (1794-1814), p. 22-24, Nice Historique 1948, no 119 Lire en ligne
  • Léo Imbert, Tende et la Brigue à la France. II. L'annexion manquée (1860), p. 25-28, Nice-Historique, année 1948, no 158, Lire en ligne
  • Pierre Néraud de Boisdeffre, Tende et La Brigue à la France. III. Le rattachement de Tende et La Brigue à la France, p. 29-32, Nice-Historique, 1948, no 191 Lire en ligne
  • Léo Imbert, La route et le col de Tende dans l'histoire, p. 33-41, Nice-Historique, 1948, no 159 Lire en ligne
  • Ernest Hildesheimer, Tende et La Brigue sous les seigneurs de la Maison de Vintimille, p. 11-19, Nice-Historique, 1948, no 139 Lire en ligne
  • Émile Isnard, Les derniers comtes de Tende, p. 20-21, Nice-Historique, 1948, no 172 Lire en lignr
  • Lucien Barbera, Les richesses archéologiques et artistiques de Tende et de la Brigue (Sites, monuments historiques, objets d'art), p. 55-57, Nice-Historique, 1948, no 157 Lire en ligne
  • Philippe de Beauchamp, Photographies Loïc-Jahan, L'art religieux dans les Alpes-Maritimes, architecture religieuse, peintures murales et retables, Aix-en-Provence, Édisud, , 143 p. (ISBN 2-85744-485-0)
    Vallées de la Roya et de la Bévéra : Tende, L'église Notre-Dame-de-l-Assomption, pp. 35 à 36
  • Tende sur le site Monumentum : * Cathédrale; * Chapelle de l'Annonciade; * Chapelle de l'Annonciation; * Chapelle de la Miséricorde; * Chapelle Saint-Sauveur; * Gravures rupestres de la vallée des Merveilles et de la région du Mont Bégo
  • Coordination générale : René Dinkel, Élisabeth Decugnière, Hortensia Gauthier, Marie-Christine Oculi. Rédaction des notices : CRMH : Martine Audibert-Bringer, Odile de Pierrefeu, Sylvie Réol. Direction régionale des antiquités préhistoriques (DRAP) : Gérard Sauzade. Direction régionale des antiquités historiques (DRAH) : Jean-Paul Jacob directeur, Armelle Guilcher, Mireille Pagni, Anne Roth-Congés Institut de recherche sur l'architecture antique (Maison de l'Orient et de la Méditerranée - IRAA)-Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Suivez le guide : Monuments Historiques Provence Alpes Côte d’Azur, Marseille, Direction régionale des affaires culturelles et Conseil régional de Provence – Alpes - Côte d’Azur (Office Régional de la Culture), 1er trimestre 1986, 198 p. (ISBN 978-2-906035-00-3 et 2-906035-00-9)
    Guide présentant l'histoire des monuments historiques ouverts au public en Provence – Alpes – Côte - d'Azur, avec cartes thématiques (traduit en allemand et anglais en septembre 1988). Tende, p. 77
  • Association Saint Jean le Vieux, Peintures murales décors peints, Vallées de la Bévéra et de la Roya, Alpes-Maritimes, Association Saint Jean le Vieux, 18 p.
    * Sospel; *Breil-sur-Roya; *Saorge; *La Brigue; *Tende; *Les peintures murales et les décors peints dans les vallées de la Roya et de la Bévéra; *Technique de la peinture murale
  • Articles consacrés au Village de Tende, sur www.archeo-alpi-maritimi.com : * Cotta Giambattista; * datations gothiques gravées; * gibets piloris potences; * inscriptions pathétiques et maximes; jhs avec entrelacement; * le Comté de Nice en 1850; * lions stylophores; * mythe de la sirène; * mythe de la spirale; * Murs et linteaux; * Nice Tende en 1792 selon Mariana Starke; * Maison de la C à Tende; Nice Tende 1736; * prémices du tunnel de Tende; * Tende suivant casalis; * Travaux du tunnel de tende 1878, selon le lieutenant colonel Wagner
  • Tende : L'église Notre-Dame de l'Assomption, sur le site La lumière de Dieu
  • Chiffres clés publiés par l'institut national de la statistique et des études économiques (INSEE). Dossier complet
  • Inventaire national du patrimoine naturel de la commune
  • Cavités souterraines : 7 cavités naturelles et 2 carrières

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