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Morizécourt

commune française du département des Vosges

Morizécourt
Morizécourt
Une petite maison lorraine typique
Blason de Morizécourt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Neufchâteau
Canton Darney
Intercommunalité Communauté de communes des Vosges Côté Sud Ouest
Maire
Mandat
Laurent Destrignéville
2014-2020
Code postal 88320
Code commune 88314
Démographie
Population
municipale
109 hab. (2016 en diminution de 9,92 % par rapport à 2011)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 04′ 16″ nord, 5° 51′ 40″ est
Altitude 350 m
Min. 279 m
Max. 422 m
Superficie 10,68 km2
Localisation

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Morizécourt

Morizécourt est une commune française située dans le département des Vosges en région Grand Est.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Village entouré par les communes de Serécourt, Frain et Saint-Julien. La commune est membre de la Communauté de communes des Vosges côté Sud-Ouest.

Communes limitrophes de Morizécourt
Martigny-les-Bains Frain
Lamarche  
Serécourt Tignécourt

Géologie et reliefModifier

SismicitéModifier

La commune est située en zone sismique faible[1],[2].

Hydrographie et les eaux souterrainesModifier

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[3] :

  • ruisseaux des aulnées, de la chèvre, de l'étang de chalandray, de deuilly.

HistoireModifier

Autrefois nommé Malzécourt (Malsei Curtis en 1044 dans le titre de confirmation du prieuré de Deuilly).

Morizécourt viendrait de Maurisil curia et non Malise curtis d’où l’on a traduit le nom de saint Maurice patron de la paroisse (1875).

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1980 novembre 2007 Jean-Louis Marchal   Démissionnaire
décembre 2007 En cours Laurent Destrignéville (1963-)   Employé intérimaire

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5].

En 2016, la commune comptait 109 habitants[Note 1], en diminution de 9,92 % par rapport à 2011 (Vosges : -2,43 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
513572526512543561570563468
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
440442389359358351325329312
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
274232235244233205183177169
1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2016 -
160150150141133125114109-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

L'église : Bas-côtés et chœur roman (XIIe siècle). Voûtes des nefs et absides, gothique flamboyant (XVe siècle). Le vitrail du chœur, saint Maurice devant ses juges, est posé en 1895.

Le château de Deuilly : Avec son antique donjon, il fut démoli à trois reprises. D’abord par les Suédois, ensuite par les pillards qui s’ajoutaient à la confusion des temps ; enfin les plaintes des malheureux habitants parvinrent aux oreilles de Louis XIII qui prescrit de détruire les anciennes forteresses féodales, repaires des brigands et des pillards. C’est ainsi que la définitive œuvre de destruction du château de Deuilly commença en février 1636[8]. On rasa plus de 200 forteresses de la même manière à cette époque de la guerre de Trente Ans. Il est probable qu’en faisant démolir des châteaux, Richelieu avait surtout pour but de châtier les gentilshommes qui en étaient propriétaires et dont l’énergie et le patriotisme l’avaient irrité.

Le prieuré de Deuilly : Le couvent des bénédictins élevé primitivement en 1044 au pied de la forteresse de Deuilly de et par le duc de Bar Gauthier et sa femme Odile, fut doté magnifiquement et remis à l’abbé de Saint-Epvre de Toul.

Le prieuré fut démoli une première fois en 1467 par Pierre du Châtelet qui craignait de voir les Bourguignons s’y installer puis, en 1562, Olry du Châtelet, qui s'était converti au protestantisme, agrandit sa demeure.

En 1625, les bénédictins recommencèrent à rebâtir leur couvent qui porta alors le nom de prieuré Saint-Georges de Deuilly[9] (ou prieuré de Morizécourt). En 1713, la vaste propriété fut entourée de mur et une chapelle y fut ajoutée. Un moine très pénitent pour se punir s’enferma dans la cave pendant treize ans.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les séminaristes de Saint-Dié sont venus se réfugier à Morizécourt. La chapelle du prieuré possède un vitrail représentant saint Georges de Deuilly terrassant le dragon, ce vitrail est d’origine. Il ne reste aujourd’hui que le bâtiment principal avec la belle porte d’entrée.

Le patrimoine architectural rural : Une enquête thématique régionale (architecture rurale de Lorraine : Vôge méridionale) a été réalisée par le service régional de l'inventaire[10].

SacrilègeModifier

En 1575, les habitants de Morizécourt, au bailliage de La Marche, allèrent en procession au-devant d'un nommé Blaisot, sous prétexte que c'était un prophète[11].

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

  Blasonnement :
Burelé d'or et de sable de huit pièces à la crosse abbatiale de gueules brochant sur le tout.
Commentaires : Le burelé appartient à la famille Deuilly, jadis propriétaire du lieu, et la crosse représente le prieuré bénédictin.

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier

Notes et référencesModifier