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Bulgnéville

commune française du département des Vosges
Ne doit pas être confondu avec Butgnéville.

Bulgnéville
Bulgnéville
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
Blason de Bulgnéville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Neufchâteau
Canton Vittel
Intercommunalité Communauté de communes Terre d'Eau
(siège)
Maire
Mandat
Christian Franqueville
2014-2020
Code postal 88140
Code commune 88079
Démographie
Gentilé Bulgnévillois(es)
Population
municipale
1 525 hab. (2016 en augmentation de 4,24 % par rapport à 2011)
Densité 114 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 12′ 29″ nord, 5° 50′ 07″ est
Altitude 347 m
Min. 328 m
Max. 439 m
Superficie 13,33 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mairie-bulgneville.fr

Bulgnéville est une commune française située dans le département des Vosges, en région Grand Est. Elle a été le chef-lieu d'un canton de 1790 à 2014, au moment où les décrets d'application no 2014-268 du 27 février 2014, portant délimitation des cantons dans le département des Vosges, ont officiellement fait passer l'ensemble des communes du canton de Bulgnéville dans celui de Vittel.

Ses habitants sont appelés les Bulgnévillois.

GéographieModifier

Bulgnéville est desservie par l’autoroute A31 ; la sortie, no 9, menant aux communes voisines de Contrexéville et de Vittel, intéresse aussi les usagers d’Épinal. Le contournement de la ville a été inauguré le 25 juin 2005, en même temps que la déviation de Contrexéville.

Le principal employeur local est la Fromagerie de l’Ermitage.

HydrographieModifier

Le ruisseau d'Arceau, le ruisseau de Froide Fontaine, le ruisseau de Conge sont les principaux cours d'eau parcourant la commune.

Communes limitrophesModifier

 
Carte de la commune de Bulgnéville et des proches communes.

ToponymieModifier

Dans les récits du moyen-âge et jusqu'au XIXe siècle, la ville est également nommée Bulligneville[1].

HistoireModifier

Aux originesModifier

La présence d'une installation gallo-romaine est reconnue par sondage de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (I.N.R.A.P.) en octobre 2012 à la sortie sud de Bulgnéville, sur le lieu-dit les Longues Royes. D'autres découvertes isolées et plus anciennes, attestent d'une occupation gallo-romaine sur l'étendue du territoire de la commune. Quelques objets de cette période sont visibles au musée de la localité.

Le site de Bulgnéville fut ensuite occupé par les Mérovingiens comme le prouve le cimetière découvert au centre du village au milieu du XIXe siècle. Un inventaire anonyme de la fin du XIXe siècle retrouvé dans les archives municipales fait le descriptif suivant : "en 1859 ou 1860, lors de la démolition d'une maison qui se trouvait près de l'hôpital au centre du bourg, on a trouvé des vases de terre noire et l'emplacement d'un cimetière ou champs de bataille contenant une grande quantité d'ossements humains". Ce paragraphe évoque l'emplacement d'un cimetière mérovingien où il est courant de retrouver des poteries à cuisson réductrice qui se situerait à l'ouest de l'actuel monument aux morts.

La butte sommitale de l'église et l'actuel château devient sans doute entre le Xe et XIIe siècle le siège d'un château médiéval au sud ouest duquel s'est développé en contre-bas des habitations (basse-cour), devenant le point de départ du village tel que nous le voyons encore aujourd'hui. Placée sur des routes commerciales, Bulgnéville se développe, grâce à des foires.

La bataille de Bulgnéville (1431)Modifier

 
Bataille de Bulgnéville. Miniature issue du manuscrit de Martial d'Auvergne, Les Vigiles de Charles VII, vers 1484, BNF, f.77v.

Pendant l’époque troublée de la guerre de Cent Ans le nom de Bulgnéville prit une consonance dramatique. Le 2 juillet 1431, son territoire fut le théâtre de la bataille de Bulgnéville qui opposa les troupes franco-lorraines du jeune duc René 1er aux Anglo-Bourguignons alliés à Antoine de Vaudémont.

Le conflit a pour origine la succession de Lorraine : le comte de Vaudémont (1416-1458) Antoine renie la politique de son père Ferry (1393-1415) mort à Azincourt et se met au service du roi d’Angleterre. Le duc René-I, successeur de son beau-père Charles-II duc de Lorraine, décédé en 1431, somme son cousin (et rival) Antoine de lui faire hommage et engage les hostilités. Antoine reçoit d’importants secours des Bourguignons et des Anglais. René est aidé par les contingents du roi de France : sous sa bannière marche le fameux et chevaleresque Arnault Guilhem de Barbazan (1360-1431). La chevalerie lorraine se fait battre par l’armée d’Antoine, mieux ordonnée, mieux armée, pourvue d’excellents archers picards et anglais et de couleuvrines. Barbazan, dont on n’a pas suivi les conseils, fut tué au cours de la bataille. René fut lui fait prisonnier et emmené en captivité au palais ducal de Dijon, en la tour qui a conservé le nom de tour de Bar. Les choses s'apaisèrent ultérieurement par le mariage de Yolande d’Anjou, fille de René-I avec Ferry-II (fils d’Antoine) comte de Vaudémont (1458-1470) et dont le fils René-II fut comte de Vaudémont, duc de Lorraine et duc de Bar.

La Maison de Vaudémont, descendante par la branche puînée de la Maison d’Alsace (Gérard d’Alsace 1048-1070) a actuellement comme descendance directe par les hommes la Maison de Habsbourg : Francois-III (1708-1765) comte de Vaudémont, duc de Lorraine, duc de Bar, épouse Marie-Thérèse d’Autriche.

L'époque moderneModifier

La guerre de Trente Ans est venue casser l’essor économique du village après le Moyen Âge. Sa forteresse fut démantelée et le village fut traversé par nombre de troupes et de mercenaires jusqu’en 1650.

Siège d’une baronnie depuis plusieurs années, Bulgnéville connu un dynamisme signifiant au XVIIIe siècle. Avec le nouveau château de la famille Des Salles, Bulgnéville devient un centre économique avec ses quatre foires, son marché hebdomadaires ses nombreux artisans tanneurs, vanniers, potiers… De baronnie, le village devient le centre d’une seigneurie qui est érigée en marquisat en 1708, seigneurie qui compte pas moins de 13 villages.

Un couvent de pères récollets a été fondé par le seigneur du village, Claude Gustave Chrétien Ier des Salles, sur un terrain proche de son château et de l'étang dit le Neuf Étang (dénombrement de 1727) et dont la construction débute au printemps 1710. Le terrain devant accueillir cet établissement religieux est officiellement bénit le 28 juillet 1709 et une croix est symboliquement plantée en présence de l'abbé de Flabémont Jacques-Charles de Brisacier, grand vicaire du diocèse de Toul, de Claude Gustave Chrétien des Salles et de son frère François Ier des Salles, devenu marquis de Bulgnéville depuis 1707 à la suite de la donation entre vifs de Claude Gustave des Salles.

Un modeste hôpital fut fondé par testament de Jean Batin et de sa femme Marguerite Thérèse Robert en date du 15 juillet 1712. Cet établissement occupe d'abord une ferme de la rue Soub-les-Halles (actuellement rue Gustave-Deleris) et accueille ses premiers malades à partir de janvier 1714. Cet hôpital fut entièrement repris à partir de 1779 et terminé en 1784 sous la forme que nous lui connaissons aujourd'hui.

Bulgnéville, qui compte vers 1710 plus de 600 habitants, regroupe au XVIIIe siècle tous les facteurs pour en faire un centre urbain.

Des recherches de charbon ont lieu sur la commune entre 1837 et 1840 et une concession est accordée mais aucune extraction n'a lieu.

Chef-lieu de canton de 1 000 habitants après la Révolution, l’agriculture devient une raison économique avec l’industrie laitière qui prend son essor vers 1930.

Le 9 novembre 1944, alors que les alliés progressent vers l'Est durant la campagne de Lorraine, les Allemands décident d'incendier Bulgnéville en représailles d'une attaque de F.F.I. René Linge, alors maire de Bulgnéville et ancien combattant de la Grande Guerre, permet au village et à ses habitants d'échapper à ce destin tragique en se constituant comme otage.

Politique et administrationModifier

Budget et fiscalité 2014Modifier

En 2014, le budget de la commune était constitué ainsi[2] :

  • total des produits de fonctionnement : 2 054 000 , soit 1 318  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 1 592 000 , soit 1 021  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 3 884 000 , soit 2 491  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 3 225 000 , soit 2 069  par habitant.
  • endettement : 19 000 , soit 12  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 21,09 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 13,53 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 32,00 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 38,75 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 19,50 %.

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1912 1922 Léon Linge   Négociant en vins
1933 1959 René Linge   Négociant en vins
1959 1965 Alfred Demangeon   Directeur d’école
1965 1983 Georges Colin   Pépiniériste
mars 1983 En cours
(au 18 février 2015)
Christian Franqueville PS Conseiller régional (1988-1992, depuis 2004)
Président de la CC de Bulgnéville entre Xaintois et Bassigny (1992-2014)
Conseiller général du canton de Bulgnéville (1992-2001)
Député (1997-2002, depuis 2012)

Espaces vertsModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4].

En 2016, la commune comptait 1 525 habitants[Note 1], en augmentation de 4,24 % par rapport à 2011 (Vosges : -2,43 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
8999559629891 0121 0061 0081 067993
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 0241 0651 1081 1271 1301 0551 027941905
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
866785658590529577615645880
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2016
9951 1281 2201 2601 2861 2841 4361 5171 525
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

La fromagerie "Ermitage" de Bulgnéville très connue est le principal employeur de la commune[7].

Vie localeModifier

EnseignementModifier

ÉquipementsModifier

SportsModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Le lavoir Marant dit du Canal : il s'agit d'une fontaine-lavoir et abreuvoir dite du Canal (en souvenir du canal d'évacuation des eaux de l'étang de récollets qui passe juste derrière) et qui a été décidé en 1811. En effet, depuis 1789, le lavoir de la Grande Eau (aujourd'hui disparu au carrefour de la rue du Fanet et la route de Saulxures) n’a donc pas cessé de perdre de sa capacité en eau. Sous l’Empire, la question du lavoir devient de plus en plus urgente car le 7 mai 1811, le maire Josset ne peut supporter qu’une « commune dont la population se portait à plus de mille âmes »[1] n’ait qu’un seul lavoir. De plus, ce lavoir est « totalement desséchés et ne recevait plus d’eau des sources qui jadis l’alimentait » (Registre de délibérations municipales du 10 mai 1810 au 16 février 1813). Les événements historiques (occupation de 1815, changements de régimes politiques) et économiques n'ont pas permis l'édification du nouveau lavoir avant janvier 1832. En effet, le 2 janvier 1832, sous la mairie de Joseph Marant, est prise la décision d'établir un nouveau lavoir au centre de la commune. Il est terminé en 1835. Il a été entièrement restauré entre 1998 et 1999, les travaux réalisés sous la mairie de M. Christian Franqueville ont été officiellement inaugurés en juin 1999, en présence du maire-honoraire, Georges Colin, descendant de Joseph Marant qui avait inauguré les travaux.
  • La fontaine de l'Eau Minérale dite des Curtilles[8] : située à la sortie nord du bourg. Elle doit son nom à une série de guérisons et soulagements de maux de l’appareil digestif (gastrites, défaillances de l’estomac, de l’intestin…) survenues au cours de l’année 1836 grâce à l’eau sortant d’un puits artésien creusé dans le bas de la Grande Rue[1] sont de plus en plus signalés. Ces guérisons parviennent aux oreilles du sous-préfet de Neufchâteau M. Laurent [2] qui, le 29 novembre 1836, signifie au maire de Bulgnéville, Joseph Marant, sa volonté de faire analyser les « eaux de votre fontaine artézienne sur la route de Neufchâteau » et ce « dans l’intérêt de Bulgnéville et de l’humanité […] pour parvenir à l’appréciation exacte de leurs vertus médicales ». Il confie cette mission au docteur Henry Braconnot qui rend son verdict quelques mois plus tard, le 4 juillet 1837. L’analyse de ces eaux montre une grande quantité de minéraux différents dont les plus importants sont le carbonate de chaux (0,130 g/litre) et le carbonate de magnésie (0,155 g/litre). Henri Braconnot signale aussi du carbonate de strontiane, un sel « qui n’a pas été encore été trouvé dans les eaux en France » mais il ne se prononce pas sur les propriétés médicinales de l’eau de Bulgnéville.

Forte de ces données, la commune comprend l’intérêt financier d’un tel trésor de la nature. Le 7 février 1846, le conseil municipal de Charles Jeannoël (maire de décembre 1839 à novembre 1846) décide « d’affermer l’eau minérale qui jaillie du puits artésiens de la Grande Rue, attendu qu’elle est efficace pour la santé » et qu’il existe « plusieurs personnes qui manifestaient l’intention d’en devenir locataire ». Le 8 mars suivant, les conditions de la location de la fontaine de la Grande Rue sont établies sur la base que l’eau sera accessible gratuitement pour les habitants de Bulgnéville. Si des étrangers veulent consommer de l’eau, ils le pourront sur une « saison de vingt et un jours » en payant un maximum de 6 francs, et l’exportation se fera sur la base d’un maximum « de dix centimes le litre ». L’article 3 montre la volonté de monter en puissance vu qu’il est précisé que « si ces eaux étaient classées comme minérales et mises sous la régie de l’ordonnance royale du 18 juin 1832, le preneur aura à sa charge toute la dépense ». Les eaux s’écoulant librement alimenteront les auges pour les animaux et « les voyageurs seront également libres d’y boire en passant ». En septembre 1846, le premier adjudicataire n’est autre que l’industriel récemment installé, Charles Constantin Gheerbrant, le propriétaire de la filature des Récollets moyennant la somme de 120 f. et ce pour une durée de six ans.

Pour donner du cachet à cette source, la commune décide l’aménagement de tout un ensemble comprenant bassin, auges, bornes, pavés et clôture en septembre 1848, travaux adjugés à Nicolas Gouget, entrepreneur et Étienne Liégeois tailleur de pierre, tous deux originaires de Bulgnéville, le 30 décembre 1848. Ces conséquents travaux se montant à plus de 1300 f., sont terminés le 1er février 1849. Le griffon de la source est orné d’un bassin en calcaire de Marey à la facture soignée encore visible aujourd’hui.

Convaincue de tenir avec cette fontaine, une station thermale à venir, la commune décide de faire reconnaître d'utilité publique la source et lui faire bénéficier d'un périmètre de protection, le 12 avril 1857. Seulement, le 13 mars 1858, l’ingénieur des mines du bureau de Strasbourg rend un rapport de sept pages et ses conclusions sont sans appel : « je pense qu’il n’y a aucun motif sérieux pour admettre cette double demande (déclaration d'intérêt public et périmètre de protection), qu’il y aurait au contraire de graves inconvénients à y faire droit » (Archives départementales des Vosges : 5 M 576).

N'y voyant aucun réel bénéfice pour la santé des buveurs, l'ingénieur des mines rejette l'ensemble des demandes de la commune et la fontaine retombe dans l'anonymat. Aujourd'hui, la source de cette fontaine s'est perdue et l'eau n'y coule plus. À une date indéterminée, cette fontaine a pris le nom de fontaine des Curtilles. Son bassin et son griffon sont devenus le logo du syndicat d'initiative de la commune puis de l'association qui lui a succédé en 2015, Bul'Animation Tourisme.

[1] Actuelle rue François-de-Neufchâteau.

[2] Contrairement à ce qu’affirme Charles Alexis Pommier, la volonté d’analyser ces eaux viendrait de l’autorité préfectorale et non municipale (cf. SALVINI Gilou « Les premières analyses des eaux minérales de Vittel, de Lignéville et Bulgnéville » in GUNDERIC no 93-94 mai-août 2012, p. 757-758 et p. 767).

  • Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (XIIe siècle au XVIIIe siècle ) intégrant une chapelle castrale du XIVe siècle[9].

L'église a été au trois quarts reprise entre 1785 et 1789 (construction d'un chœur à cinq pans, rallongement de la nef vers l'ouest, construction d'une tour porche)[10].

En 1791, une partie du plafond de la nef a été rehaussée pour accueillir l'orgue[11],[12],[13]provenant de l'ancien couvent des frères récollets de Bulgnéville[14],[15].

La chapelle dite improprement castrale (la chapelle du seigneur est devenue la sacristie en 1789) s'appelait au XVIIIe siècle la chapelle Saint-Sébastien dite du Sépulcre (cf. pouillé des chapelles du diocèse de Toul, 1705) contient plusieurs statues ou ensembles monumentaux impressionnants : le Sépulcre ou Mise au Tombeau datant de la fin du XVe / début XVIe siècle, la Légende des Trois Marie (XVIe siècle) ou des Trois Maris (c'est selon) et le Christ-aux-Liens (XVIIIe siècle) qui se trouvait à l'entrée de la chapelle de l'ancien hôpital, les quatre évangélistes sont représentés sous la forme de leurs symboles aux retombées des voûtes de la chapelle.

  • Ancien couvent de récollets dont il ne reste que la partie centrale et l'aile sud, l'église ayant été démolie à la fin du XVIIIe siècle. À l'intérieur, l'aile sud contient un magnifique escalier en chêne massif datant du premier tiers du XVIIIe siècle[16].
  • Chapelle Sainte-Anne. Située à la sortie sud du village, la clef de voûte porte la date de 1599. Elle est aujourd'hui une propriété privée depuis qu'elle fut achetée par la famille Aymé, le 20 juin 1895 sur la commune. Elle était jusqu'en 1828 entourée du cimetière paroissial depuis la fermeture en 1785 du cimetière qui entourait l'église pour cause d'agrandissement de l'église.
  • Lac des Récollets (étang de pêche). Cet étang faisait partie des cinq étangs situés sur le finage de Bulgnéville. Il est plus ancien que le couvent des récollets duquel il a pris le nom au cours du XVIIIe siècle répandant l'idée fausse qu'il avait été creusé par les religieux. L'étang est déjà signalé dans les dénombrements seigneuriaux de la fin du XVIIe siècle comme "le neuf étang". Il est alimenté par les ruisseaux venant du bois notamment la source de la Fontaine des Epousés. Il était précédé d'une carpière qui fut comblée au XIXe siècle. Le fait que sa digue soit devenue un chemin vers le nouveau cimetière établi en 1828 et le déversoir alimentant un canal (aujourd'hui recouvert) qui traverse le village a sans doute permis sa conservation contrairement aux quatre autres rapidement asséchés (XIXe siècle) pour devenir des pâtures sauf l'étang du bois dont l'impressionnante digue est encore visible en contre-bas de la fontaine Finette dans la forêt du Fanet, sur le cours du ruisseau du Bas des Fossés.
  • Ancien hôpital du XVIIIe siècle (1772 - 1783)[17]. L'imposante bâtisse est surtout aujourd'hui un ensemble locatif. La chapelle, malheureusement transformée en salle paroissiale à la fin des années 1970, est située à l'arrière du bâtiment, elle comporte une série de quatre verrières datant de 1867 et un confessionnal du XVIIIe siècle. Y était accolée la grange de l'hôpital aujourd'hui démolie. Le bâtiment est toujours surmonté de son clocher avec sa cloche de 1805. Les jardins sont hélas à l'état d'abandon en attendant qu'un ensemble paysager original invitant à la promenade y soit aménagé.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Joseph Marant (1755-1833) : homme politique, agronome et commerçant, député de la Législative (1791-1792), conseiller général du canton de Bulgnéville, maire de Bulgnéville.
  • Paul Grandjean (1820-1890), conservateur des eaux et forêts[18].
  • Alfred Olry, né le 22 avril 1847 à Bulgnéville, mort le 18 avril 1913 dans le 9e arrondissement de Paris : ingénieur du corps des mines, professeur puis directeur à l'Institut industriel du Nord (École centrale de Lille. Renommé pour l'analyse de la sûreté de fonctionnement des machines à vapeur, il a également publié plusieurs études concernant le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais.
  • Ferréol Thomassin (1851-1929), ecclésiastique[19].
  • Adrien Désiré Étienne (1885-1961), connu comme illustrateur sous le pseudonyme de Drian.
  • Solveig Dommartin (1961-2007), actrice et réalisatrice, a passé son enfance dans la localité. Elle y est enterrée.

HéraldiqueModifier

  Blasonnement :
D'or à trois pals de gueules au bâton d'azur péri en bande brochant sur le tout.
Commentaires : Ce sont les armes de la maison de Bulgnéville, selon Cayon. Pour sa part, Callot dit : à la bande engrelée d'azur. Cette famille de l'ancienne chevalerie se serait probablement éteinte au XVe siècle.

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Henry Wallon, Jeanne d'Arc (1875) : Dans la bataille engagée contrairement à ses conseils, il fut tué et René fait prisonnier (Bulligneville, 2 juillet 1431).
  2. Les comptes de la commune « Copie archivée » (version du 19 avril 2019 sur l'Internet Archive)
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  7. http://www.ermitage.com/fr/les-authentiques-fromages-des-massifs-montagneux-de-l-Est-de-la-France-103.html
  8. Jean-Marc LEJUSTE "Quand Bulgnéville voulait devenir une station thermale" in GUNDERIC no 100 juillet-août 2013, p. 827.
  9. Histoire de la commune
  10. Notice no PM88001270, base Palissy, ministère français de la Culturemécanisme d'horloge de l'église Saint-Pierre et Saint-Paul
  11. Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise, , 677 p. (ISBN 2-87692-093-X), p. 147 à 150
  12. Orgue de l'église Saints Pierre et Paul
  13. Inventaire de l'orgue de l'église Saints Pierre et Paul
  14. Notice no PM88001127, base Palissy, ministère français de la Cultureorgue de tribune
  15. Notice no PM88000100, base Palissy, ministère français de la Cultureorgue de tribune : partie instrumentale de l'orgue
  16. Clergé régulier avant 1790, Récollets de Bulgnéville, Répertoire numérique détaillé, Épinal, 2006voir le livre Jean-Marc LEJUSTE, Les Récollets de Bulgnéville, des hommes, des pierres entre Ciel et Terre. Essey-lès-Nancy, 2003.
  17. Jean-Marc LEJUSTE, L'hôpital de Bulgnéville (1687-1999)., Contrexéville, Syndicat d'Initiative de Bulgnéville, , 90 p.
  18. « Biographie de Paul Grandjean », sur le site personnel de Bernard Visse (consulté le 22 février 2016)
  19. « Biographie de Ferréol Thomassin », sur le site personnel de Bernard Visse (consulté le 22 février 2016).