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Charmes-la-Côte

commune française du département de Meurthe-et-Moselle
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Charmes.

Charmes-la-Côte
Charmes-la-Côte
Panneau d'agglomération de Charmes-la-Côte.
Blason de Charmes-la-Côte
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Toul
Canton Toul
Intercommunalité Communauté de communes Terres Touloises
Maire
Mandat
Jean-Luc Starosse
2014-2020
Code postal 54113
Code commune 54120
Démographie
Gentilé Carpinien(ne)s
Population
municipale
339 hab. (2016 en augmentation de 3,67 % par rapport à 2011)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 37′ 35″ nord, 5° 49′ 42″ est
Altitude Min. 224 m
Max. 409 m
Superficie 6,23 km2
Localisation

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Charmes-la-Côte

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Charmes-la-Côte

Charmes-la-Côte est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est, à 8 kilomètres au sud-ouest de la ville de Toul. Comme à Charmes, autre commune française, située dans le département des Vosges et la région Lorraine, les habitants sont des Carpiniens et des Carpiniennes.

Sommaire

GéographieModifier

 
Charmes- (géographie)

Le ban de la commune de Charmes-la-Côte forme une surface de plus grande longueur orientée sud sud-ouest à nord nord-est. Il est délimité au nord par le ruisseau de la queue du Mont et au sud par le ruisseau de la Nouelle[1], formant frontière avec Mont-le-Vignoble. Le bourg de forme village-tas est accolé à un relief des côtes de Meuse (env 409 m) et le bois dit de Charmes (division cadastrale 0A) forme la limite sud de son territoire. Le ruisseau de Bircoin qui traverse la partie plane (env 235 m) du village (Zonages cadastraux ZA et ZC), a fourni de l'eau aux premiers habitants. Tous ces cours d'eau rejoignent ensuite la rivière Moselle par le système de la Bouvade[2], au travers d'une plaine agricole et humide dominée par le village. (lieu-dit la Woëvre)

LocalisationModifier

Charmes-la-Côte fait partie du vignoble des côtes-de-toul.

Communes limitrophesModifier

Voici les communes limitrophes à Charmes-la-Côte. Les communes à l'ouest de Charmes-la-Côte, dans le département de la Meuse, sont plus éloignées et à l'arrière des côtes de Toul :

GéologieModifier

Charmes-la-Côte se situe à flanc de coteau, sur le front d'une cuesta des côtes de Meuse, en bordure d'un bassin sédimentaire, le Bassin parisien. Le plateau qui surplombe le village, légèrement en pente et orienté est-ouest, le revers de la cuesta en définitive, culmine à 409 mètres d'altitude. L'étage stratigraphique, à cette altitude, est l'Oxfordien (période du Jurassique, époque de Malm). Sur ce plateau calcaire de l'Ère secondaire, nous pouvons y collecter des fossiles, et en particulier des oursins, du genre Glypticus hieroglyphicus par exemple (dont la présence caractérisait le Glypticien, ancienne dénomination de l'ère géologique qui n'est plus utilisée), ou encore des piquants d'oursins (radioles) du genre Paracidaris florigemma[3].

À mi-côte sur le front de la cuesta, à l'altitude où est situé le village, l'étage stratigraphique est le Callovien (période du Jurassique, époque de Dogger). Beaucoup de brachiopodes et de bivalves fossilisés sont à récolter.

Écarts et lieux-ditsModifier

Comme l'écrivait l'instituteur de Charmes-la-Côte, M. Récolin, dans sa monographie du village rédigée en 1889 sous la direction du ministère de l'Instruction publique[4], le territoire de la commune est partagé en huit sections cadastrales :

 
Le village de Charmes-la-Côte vu du Mulson.
  • A (« Saint-Fiacre ») : Haye-Saint-Florentin, Sur-le-Chemin-de-Pagney, Sainte-Reine, Haut-de-la-Côte, Foureaux-au-dessus-de-la-Côte, Saint-Henry, Rond-Pommier, Cornelier, À-la-Hazotte, Cul-du-Mont-de-la-Rue, Sur-Harvaud, Aux-Rays ;
  • B (« Les Auges et Les Troussoires ») : Troussoires, Clononaire, Roges-sous-Clononaire, Roges, Chaseaux, Hochot-le-Caillot, Grand-Chien, Clononaire-et-Gruisine, Sur-Fourneaux, Aux-Auges, Côte-Labeure ;
     
    Le village de Charmes-la-Côte vu du Paquis.
  • C (« Saint-Florentin ») : Aux-Roges, À-la-Mailladeau-au-dessous-des-Roges, À-la-Maillade, À-la-Moinerie, Au-dessous-de-la-Moinerie, Loge-Pré, Aux-Poirielles, Aux-Poirielles-au-dessus-de-la-Moinerie, Au-Champ, Au-dessus-du-Champ, Le-Saulcy, Au-dessus-du-Saulcy, Pré-Mathelin, Sous-Saint-Florentin, À-la-Gailleure, Au-dessus-du-Pré-Mathelin, Au-Grand-Chien, Haux-de-la-Plante, Haux-de-la-Plante-et-Saint-Florentin ;
  • D (« Les Poirielles ») : Sous-le-Pertuy-des-Vaux, Sous-les-Prés-Communaux, Poirielles, Lauge-Pré, Pain-Ouit, Sur-le-Chemin-de-Toul, Harauchard, La-Palle, Prés-la-Garitte, Sous-la-Haye-de-la-Potence, Grande-Forière, Haye-Mutue, Pré-l'Esprit, L'Étang ;
  • E (« Les Nauds ») : Aux-Foureaux, Au-Rébus, Sur-le-Ruisseau-de-la-Nouelle, Haut-des-Terres-Noires, Prés-Paris, Prés-la-Garitte, Sous-le-Pré-Paris, La-Nouelle, Terres-Noires, Vieux-Prés, La-Voivre ;
  • F (« Les Foureaux ») : Prés-Communaux, Cul-du-Chêne, Pertuy-des-Vaux, Nid-d'Agasse, Prés-Paris, Rebus, Aux-Foureaux ;
  • G (« Le Bachin ») : Côte-Saint-Henry, Bachin, Montignon, Chauxfour, Côte-Baule, Le-Paquis-au-Han, Cerisier-Balou, Croix-Saint-Argent, Sorel, Bas-de-Montignon, Côte-Ginot, Montant, Foureaux, Grosse-Pierrière, Fontaine-le-Maire-Paris, En-Bleussin, Cailloue ;
  • H (« Le Village ») : Aux-Côtes, Pilhuteux, Hauts-Maix, Aux-Paquis, Aux-Jards, Cerisier-Balou, Aux-Sauveurs, Aux-Chênes, Perthuy-des-Veaux, Gerbeauveaux.

RuesModifier

Certaines rues de Charmes-la-Côte ont été rebaptisées dans la deuxième moitié du XXe siècle, en 1960.

Dans l'ordre alphabétique : rue Attonaixe, rue Bellevue (anciennement rue Haute et rue de la Petite-Côte), rue des Bosquets (anciennement rue de la Côte ou rue de la Grande-Côte), chemin de la Gailleure, rue du Han, impasse du Jard, rue des Jardinets (anciennement rue du Charrot, rue du Charroy ou rue Charraut), rue de la Monnaie, rue Montapic (anciennement « La Rouchotte » ou « La Rochotte »), Clos Montignon, rue des Mulsons[5], rue du Paquis, rue du Progrès (anciennement rue Basse), rue Sonnaire, sous-Saint-Florentin, allée des Sources.

ArchéologieModifier

  • Au lieu-dit Poirielles (Section D), on a découvert des vestiges de l'époque gallo-romaine, peut-être d'un habitat : substructions, tuiles plates[6].
  • Au lieu-dit Montignon (Section G), on a découvert peu avant la Révolution française « des ossements humains, de taille colossale », et également « des débris d'armes et d'armures antiques »[7]. Dans les années 1970, lors de la viabilisation d'un terrain, on y a découvert des vestiges de l'époque médiévale, peut-être d'une nécropole mérovingienne. Au lieu-dit Blussin ou En Bleussin (Section G), des découvertes analogues ont été réalisées.
  • À l'extrémité nord-est du village, le Chemin-Brabant relierait près de Gye la voie romaine de Soulosse-sous-Saint-Élophe (Solimariaca) à Toul (Tullum Leucorum) à la voie romaine de Saint-Germain-sur-Meuse (Travia) à Toul[8].
  • À la sortie du village, en direction de Domgermain, sont encore visibles des restes de constructions de la chapelle Saint-Florentin, édifice fondé au Xe siècle mais déjà détruit au début du XVIIe siècle.

ToponymieModifier

  • La forme la plus ancienne du toponyme est "Chelmes" (982), suivie au XIIe siècle de villam de Chalamis (1112)[9] et Calmas (1147)[10] : du préceltique calma, chaume, lande, plateau désert[11] ;
  • La prononciation évolue au XIIIe siècle :
  • La référence à la Côte (au sens de pente d'une colline) s'ajoute à partir du milieu du XIIe s. :
  • L'étymologie populaire n'a pas manqué de comprendre le toponyme comme désignant l'arbre (en latin carpinus), d'où les formes Carpinetum ou Carpini-ad-rupem[11].

HistoireModifier

Époque médiévaleModifier

Xe siècle - XIIIe siècleModifier

Charmes-la-Côte est un village de l'ancien évêché de Toul, appartenance en souveraineté des évêques de Toul. En 982, une charte de confirmation des biens de l'abbaye Saint-Mansuy de Toul, donnée par saint Gérard, le 33e évêque de Toul (963 - † 994), fait mention d'une chapelle sous l'invocation de saint Florentin (fils d'un roi écossais qui s'était installé à Bonnet au VIIe siècle et fêté le 24 octobre), située près de Charmes-la-Côte (« capella sancti Florentini apud Chelmes »). Plusieurs noms de lieux-dits font encore mémoire de l'existence de cette chapelle : Haye-Saint-Florentin (Section A) ; Saint-Florentin et Sous-Saint-Florentin (Section C).

En 1146 ou 1147, Bernard de Clairvaux serait passé à Charmes-la-Côte, comme le mentionne son compagnon et biographe, Geoffroy d'Auxerre, dans la Vie de saint Bernard, premier abbé de Clairvaux (« civitati proximam vilulam quam Calmas nominant »). Le saint y aurait accompli un miracle, celui de changer en vin l'eau que les habitants du village lui avaient apportée afin de la bénir[17]. L'anecdote montre que le vin était d'une grande importance dans la vie des Carpiniens dès le Moyen Âge.

XIIIe siècle - XVe siècleModifier

Au début du XIIIe siècle, la seigneurie de Charmes-la-Côte est passée à la Maison de Bourlémont (Frebécourt), comme en fait mention une charte datée de 1211.

En février 1251, Joffroi ou Geoffroy (vers 1210 - † 1268), seigneur de Bourlémont, sénéchal de Navarre du comte de Champagne, marié à Sibille ou Sibylle de Saulxures (vers 1215 - † mars 1275), a donné à l'Abbaye Notre-Dame de Mureau (Pargny-sous-Mureau) « une charrée de vin » à prendre à Charmes-la-Côte. Dans une charte datée de 1265, Joffroi a décidé de donner « permanablement et annuellement » à la Maison-Dieu de Gerbonvaux (Martigny-les-Gerbonvaux), dont il est le fondateur, « deux muids de vin sur les rentes de Charmes, plus un verger audit Charmes », donation confirmée par ses enfants, Perrin et Joffroi ou Geoffroy de Bourlémont, seigneur de Rorthey, écuyer, dans une charte datée de 1269. En juillet 1265, Erars, chevalier de « Parnei » (Pargny-sous-Mureau), a donné « pour Dieu et en aumône, à l'hôpital de Nostre-Dame de Girbonvaulz » (Hôpital de Gerbonvaux), « six muids de vin » à prendre à Charmes-la-Côte.

En 1309, Pierre III de Brixey (vers 1255 - † entre 1309 et 1310), seigneur de Bourlémont, marié à Jeanne de Choiseul (vers 1255 - † après 1311), et sa famille ont donné à l'Église de Toul « soixante coudées de terres à petits tournois sur ce fief » de Charmes-la-Côte.

En mai 1329, un acte est passé à l'official de la cour de Toul, par lequel Husson de Toul, fils de Wauthier de Toul, chevalier, « pour les bienfaiz et proffiz qu'il a recehu en temps passey de l'ospitaul de Saint Eloy de Girbonvaulz, et aussy pour la trez grant dévotion qu'il a endit hospitaul », a donné à l'Hôpital de Gerbonvaux la part qu'il avait dans les dîmes de Charmes-la-Côte, en fief de Jean Ier (vers 1285 - † 15 novembre 1337), seigneur de Bourlémont, et de son épouse Jeanne de Grancey (vers 1295 - † 2 mai 1357), s'en réservant, sa vie durant, la moitié qui lui sera délivrée « par la main dou mastre et des apprevendiez dou dit hospitaul ». Cette donation a été confirmée par Jean Ier le 2 juin ou le 2 juillet 1329. En 1330, Jean Ier s'est donné pour obligation, à lui et ses héritiers, de faire délivrer tous les ans, par son « mayeur » de Charmes-la-Côte, à l'Abbaye de Mureau, « vingt-quatre muids de vin bon et recevable, provenant de sa vigne de Charmes ». Cela dit, un historien de la Maison de Bourlémont écrit, dans son livre Le château et les seigneurs de Bourlémont, 1962, que Jean de Bourlémont devait avoir un différend avec l'abbaye de Mureau à propos d'une rente de « trente-trois muids de vin », à lever chaque année sur sa terre de Charmes-la-Côte, jadis donnés par ses ancêtres ; ce procès a eu des répercussions en 1402 et 1403[18].

XVe siècle - XVIe siècleModifier

Au début du XVe siècle, la seigneurie de Charmes-la-Côte est passée à la Maison d'Anglure, par Jeanne de Brixey (vers 1375 - † après 1433, Bourlémont), héritière de Bourlémont, dame de Donjeux, fille de Hanry ou Henri de Bourlémont (1330 - † 7 mai 1403) et d'Alix ou Béatrix de Joinville (vers 1344 - † entre 1406 et 1413), mariée vers 1400 à Jean Saladin d'Anglure (1370 - † 7 mai 1403), seigneur d'Étoges, capitaine de Reims.

Leur fils, Simon d'Anglure (vers 1400 ou 1402 - † entre le 6 novembre 1471 et le 6 avril 1472), seigneur de Donjeux et d'Étoges et sire de Bourlémont, grand maître d'hôtel et chambellan du duc de Bretagne en 1460, marié vers 1433 à Isabelle ou Matfride du Châtelet (vers 1410 - † 1485), dame de Deuilly, ont fait don de la seigneurie à leur fils, Nicolas ou Colart d'Anglure (vers 1440 - † 25 ou 26 juillet 1516, Bourlémont), seigneur de Bourlémont et baron de Conflans-Sainte-Honorine, lors d'un partage des biens opéré le 15 mars 1463.

Si l'on en croit les auteurs du XIXe siècle, le village de Charmes-la-Côte aurait été incendié dans la deuxième moitié du XVe siècle, par les Bourguignons et le duc Charles le Téméraire[19]. Cette version pourrait s'appuyer sur un passage de la Nancéide de Pierre de Blarru, qui rapporte que la ville fut effectivement incendiée par les Bourguignons[20]. Il faut garder à l'esprit que le duc René II de Lorraine n'appréciait pas les seigneurs de Charmes-la-Côte, Simon Saladin et son fils Nicolas, qui s'étaient réfugiés en Bourgogne puis en Allemagne, alors qu'ils étaient suspectés et accusés d'intelligence avec le duc de Bourgogne[21].

Époque moderneModifier

XVIe siècle - XVIIe siècleModifier

Par succession encore, la seigneurie de Charmes-la-Côte est passée à la Maison de Ligniville, dont un des membres, Daniel de Ligniville[22] (? - † 22 juillet 1629), comte de Ligniville et d'Autricourt, baron de Villars, seigneur de Tumejus, Vannes-le-Châtel, Saulxures, Housselmont, Barisey, Autreville et Bulgnéville, capitaine de cavalerie au service de la France, gentilhomme de la chambre de Henri II, duc de Lorraine et son grand-veneur dans les Duchés de Lorraine et de Bar, l'a vendue le 26 septembre 1624, au profit du duc de Lorraine[23], moyennant la somme de 76 000 francs[24].

XVIIe siècle - XVIIIe siècleModifier

Le village de Charmes-la-Côte, rassemblé aux états du duc de Lorraine, dépendait en conséquence de la prévôté de Gondreville, du bailliage de Commercy, de la généralité de Nancy et de la cour souveraine de Lorraine[25].

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs après 1927[26]
Période Identité Étiquette Qualité
février 1927 mars 1959 Léopold Nussbaumer    
mars 1959 mars 1965 Jean Migot    
mars 1965 juin 1985 Georges Lecler    
juin 1985 mars 2001 Pierre Champougny    
mars 2001 mars 2008 Daniel Mathieu    
mars 2008 En cours
(au 16 avril 2014)
Jean-Luc Starosse    

Liste des curésModifier

Liste des curés de Charmes-la-Côte[27]
Date de nomination Identité Affectation
... ... ...
1995 Marcel Joannes Paroisse Saint-Gauzelin du Toulois Sud
Gérard Crouzier (1925-1995) Domgermain et Charmes-la-Côte
Haguenauer Domgermain et Charmes-la-Côte
Henri Debst (1915- ?) Domgermain et Charmes-la-Côte
1941 Marcel Guerre Domgermain et Charmes-la-Côte
1940 Parant Blénod-lès-Toul, Mont-le-Vignoble et Charmes-la-Côte
1938 Pilan Bicqueley, Gye et Charmes-la-Côte
Théophile-Victor Didrit (1865-1938) Charmes-la-Côte
Charles-Joseph Bailly (1860-1934) Charmes-la-Côte
Albert Xoual (1859- ?) Charmes-la-Côte
Nicolas-Joseph-Edmond Renard (1857- ?) Charmes-la-Côte
Auguste Saunier (1815-1883) Charmes-la-Côte
Joseph Boulanger (1810- ?) Charmes-la-Côte
Joseph Arsène Rougieux (1806-1886) Charmes-la-Côte
Jean-Nicolas Jacquot (1765-1848) Charmes-la-Côte
Dominique-Anselme Huyn (1752-1810) Charmes-la-Côte
Dominique Salhorgne (1757-1836) Charmes-la-Côte
Joseph Cerier (1746-1806) Charmes-la-Côte
1790 Jean-François Naudot Charmes-la-Côte
Pierre Pierre Charmes-la-Côte

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[29].

En 2016, la commune comptait 339 habitants[Note 1], en augmentation de 3,67 % par rapport à 2011 (Meurthe-et-Moselle : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
606649626601603625575559568
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
517543508474475442438442413
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
418407329313269260244282277
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
231241253281312309309308341
2016 - - - - - - - -
339--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

E Grosse indique dans son ouvrage, vers 1836 :

«Surface territ. , 623 hect. cadastrés, dont 217 en forêts, 190 en terres labour. , 40 en prés et 105 eu vignes dont les produits sont passables.»

indiquant ainsi la tradition viticole du village.[32] (cf https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Vignoble_Meurthe_19eme.png)

Culture locale et patrimoineModifier

Patrimoine architecturalModifier

Édifice civilsModifier

  • Le monument aux morts de Charmes-la-Côte, en mémoire des morts des deux guerres mondiales 1914-1918 et 1939-1945, est situé près de l'église.
  • L'ancienne métairie, dite « de Quatrevaux », excentrée par rapport au village, près de la chapelle de Saint-Fiacre (sur le territoire de Rigny-Saint-Martin) et d'une fontaine (sur le territoire de Blénod-lès-Toul), abrite à présent le centre équestre « Les Écuries du Val d'Alethéya ».
  • L'ouvrage militaire du Système Séré-de-Rivières, dit « Ouvrage A de Charmes-la-Côte », a été construit entre 1888 et 1890, pour assurer un renforcement de la défense de l'Armée française dans les intervalles entre les forts de Blénod-lès-Toul et de Domgermain. Deux petits ouvrages avancés, dits « Ouvrage B » et « Ouvrage C », ont été construits en 1889 à 300 mètres de l'ouvrage principal[33].
  • Les anciennes fermes et maisons de vignerons sont conservées en nombre dans le village. Les rues présentent encore de jolies enfilades de portes de granges lorraines, caractérisées par leur arc en anse de panier, leur clé d'arc, parée d'un triglyphe, d'un mascaron, d'un chardon lorrain ou datée, leurs chasse-roues, leurs pentures et leurs clenches en fer forgé. Une des particularités architecturales est le piédroit que se partagent la porte cochère et la porte piétonne. Portes à imposte, serrures et marteaux de porte, fenêtres à linteau délardé, grilles dites « en balai de sorcière » ou « en épi », œil-de-bœuf, rigoles de pierres-à-eau, lambrequins, décrottoirs, anneaux, statues de dévotion chrétienne (Vierge à l'Enfant, Christ en croix, saint Nicolas, sainte Barbe, saint Antoine, etc.), fers à cheval à fonction apotropaïque et autres objets de superstition censés protéger la maison, terminent de donner du caractère aux façades.

Édifice religieuxModifier

  • L'église, sous le patronage de Notre Dame, est, d'une manière plus particulière, dédiée à la Nativité de la Vierge Marie. Le chevet de l'édifice date du XVe siècle, avec ses trois baies gothiques. L'oculus d'une armoire eucharistique est visible dans le chœur. Il s'agissait de présenter et de mettre en exposition l'ostensoir aux Carpiniens à l'extérieur de l'édifice, cela avant le Concile de Trente (1545-1563) qui généralisait l'emploi d'un tabernacle pour la conservation et la protection du Saint-Sacrement[34].

Patrimoine naturelModifier

Patrimoine culturelModifier

ManifestationsModifier

Les innombrables manifestations organisées à Charmes-la-Côte sont à l'initiative de la mairie, de l'école primaire, du foyer rural, ou de toutes ces institutions en partenariat. Au fil des années, ces évènements sont devenus aux yeux de beaucoup de Carpiniennes et Carpiniens des rendez-vous incontournables par leur convivialité et la joie qu'ils procurent.

Personnalités liées à la communeModifier

Héraldique, logotype et deviseModifier

  Blason Tranché d'argent au charme de sinople, et de gueules à l'écusson losangé d'or et de sable.
Détails
Le charme est armes parlantes ; l'écusson reproduit les armes des derniers seigneurs de Charmes.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

  • G. Hamm, Carte Archéologique de la Gaule. 54. La Meurthe-et-Moselle, Paris, 2005.
  • Jacques Jaron, Histoire de Charmes-la-Côte, (ISBN 9782953098204)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. « Sandre Portail national d'accès aux référentiels sur l'eau | Fiche cours d'eau », sur services.sandre.eaufrance.fr (consulté le 4 janvier 2019) : « Ruisseau de la Nouelle (A5620330) »
  2. « Sandre Portail national d'accès aux référentiels sur l'eau | Fiche cours d'eau », sur services.sandre.eaufrance.fr (consulté le 4 janvier 2019) : « La Bouvade (A56-0200) »
  3. Site internet de Carpinien, rubrique « Paléontologie ».
  4. RÉCOLIN, « Charmes-la-Côte », in Bibliothèque Municipale de Nancy, 1889.
  5. Site internet de Carpinien.
  6. OLRY (Étienne-Dominique), Répertoire archéologique des cantons de Colombey et Toul-Sud, 1865, p. 92. Et TOUSSAINT (Maurice), Répertoire du département de Meurthe-et-Moselle (période gallo-romaine), Nancy, 1947, p. 125.
  7. LEPAGE (Henri), « Charmes-la-Côte », in Le Département de la Meurthe, statistique historique et administrative, reproduction en fac-similé de l'édition de Nancy de 1843, Nancy, 1978, tome 1, p. 107.
  8. BEAUPRÉ (Jules), Répertoire archéologique pour le département de Meurthe-et-Moselle, Nancy, 1897, p. 44.
  9. Gallia Christiana, édition Palmé, tome XIII.
  10. Geoffroy d'Auxerre, Vie de saint Bernard, premier abbé de Clairvaux, livre 6, chapitre XVII, « Miracles de saint Bernard à Toul »
  11. a et b Aude Wirth, Les Noms de lieux de Meurthe-et-Moselle, Dictionnaire étymologique, Haroué, Gérard Louis, .
  12. In Archives départementales de Meurthe-et-Moselle, H.2323.
  13. a b c d et e ibid., H.1089.
  14. ibid., H.2311.
  15. DU CHESNE (André), Les preuves de l'histoire de la Maison de Montmorency, Cramoisy, 1624, p. 178.
  16. In Archives départementales de Meurthe-et-Moselle, B.299.
  17. « Saint Bernard à Charmes-la-Côte en 1146 », in Bulletin de la Société d'Archéologie Lorraine et du Musée Historique Lorrain, 1907, p. 231-234. Et « Un miracle au XIIe siècle », in La Moselle, l'ancien « Journal Républicain Démocratique de l'Arrondissement de Toul », dimanche 17 novembre 1907.
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