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Ponthion

commune française du département de la Marne

Ponthion
Ponthion
L'église Saint-Symphorien et son porche roman.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Marne
Arrondissement Vitry-le-François
Canton Sermaize-les-Bains
Intercommunalité Communauté de communes Côtes de Champagne et Val de Saulx
Maire
Mandat
Jean-Claude Gérard
2014-2020
Code postal 51300
Code commune 51441
Démographie
Gentilé ponthionais
Population
municipale
111 hab. (2016 en diminution de 1,77 % par rapport à 2011)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 45′ 33″ nord, 4° 42′ 44″ est
Altitude Min. 102 m
Max. 119 m
Superficie 7,26 km2
Localisation

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Ponthion

Ponthion est une commune française, située dans le département de la Marne en région Grand Est.

Sommaire

GéographieModifier

ToponymieModifier

HistoireModifier

 
Panneau indicateur du palais de Pépin le Bref.

Haut lieu de l'époque carolingienne, Ponthion abritait un palais qui fut souvent occupé par les souverains carolingiens. C'est là que, le 6 janvier 754, Pépin le Bref, proclamé roi des Francs en 751, accueillit le pape Étienne II venu chercher l'alliance des Francs contre les Lombards qui menaçaient le pouvoir pontifical en Italie. Le sacre de Pépin par le pape, la même année, à Saint-Denis, préfigure celui de Charlemagne comme empereur en l'an 800. L'accord de Ponthion est à l'origine de l'ascension de la dynastie carolingienne.

Le au palais de Ponthion, les grands du Royaume franc jurent fidélité au roi Louis le Germanique à qui ils ont fait appel devant l'incapacité de Charles le Chauve à combattre l'envahisseur viking.

C'est dans ce même palais que Charles III le Gros, appelé pour assurer la régence du royaume lors de la minorité du futur Charles III le Simple, reçoit en juin 885 le serment d'allégeance des grands vassaux du Royaume franc.

Un des évènements les plus marquants pour l'histoire de Ponthion est le concile de 876 qui dura près d'un mois avec la présence de 50 évêques, 7 archevêques et 4 légats du pape. Charles le Chauve s'y fit reconnaître empereur par les grands du Royaume.

Ponthion, nommé alors Pontgoin, fut offert en avril 907 à Frédérune lors de son mariage[1] avec Charles le Simple.

En 952 le palais royal fut détruit lors des conflits qui opposaient Louis IV d'Outremer et Hugues le Grand, père de Hugues Capet.

Politique et administrationModifier

IntercommunalitéModifier

La commune, antérieurement membre de la communauté de communes de Champagne et Saulx, est membre, depuis le 1er janvier 2014, de la communauté de communes Côtes de Champagne et Saulx.

En effet, conformément aux prévisions du schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) de la Marne du 15 décembre 2011[2], les quatre petites intercommunalités :

- communauté de communes de Saint-Amand-sur-Fion,
- communauté de communes des Côtes de Champagne,
- communauté de communes des Trois Rivières
- communauté de communes de Champagne et Saulx
ont fusionné le 1er janvier 2014, en intégrant la commune isolée de Merlaut, pour former la nouvelle communauté de communes Côtes de Champagne et Saulx[3].

Dans le cadre des prévisions du nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) de la Marne du 30 mars 2016[4], celle-ci fusionne le avec cinq des sept communes de Saulx et Bruxenelle (Étrepy, Pargny-sur-Saulx, Blesme, Saint-Lumier-la-Populeuse, Sermaize-les-Bains) pour former la nouvelle communauté de communes Côtes de Champagne et Val de Saulx, dont Ponthion est désormais membre.

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1877 après 1879 Lonclas[5]    
1995 2001 Jean-Claude Gérard    
2001 2014 Jean-Marie Chrétien[6]    
2014[7] En cours
(au 4 juillet 2014)
Jean-Claude Gérard    

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[9].

En 2016, la commune comptait 111 habitants[Note 1], en diminution de 1,77 % par rapport à 2011 (Marne : +0,76 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
361290303306335306285296272
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
296270257248261268252224228
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
232222210170168154147150177
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
132122118109117114110110110
2013 2016 - - - - - - -
115111-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

Culture locale et patrimoineModifier

 
Le chevet de l'église Saint-Symphorien.

Lieux et monumentsModifier

Une église primitive fut construite au XIe siècle. Le porche roman est édifié au XIIe siècle. Elle est rénovée au XVe siècle, son chœur est reconstruit dans le style gothique[13].
Rénovée depuis peu, elle a été rouverte au public lors de l'inauguration des travaux de rénovation le 30 avril 2011[14] après une longue période de fermeture d'une quinzaine d'années.

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

  • Ponthion, histoire d'un palais royal au temps des carolingiens, Comité des fêtes de Ponthion, 2011.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. François Bougard, Laurent Feller et Régine Le Jan, Dots et douaires dans le haut Moyen Âge, (lire en ligne), p. 473.
  2. « Schéma départemental de coopération intercommunale de la marne » [PDF], Tout savoir sur votre SDCI, Association nationale des Pôles d'équilibre territoriaux et ruraux et des Pays (ANPP), (consulté le 19 juillet 2015), p. 2.
  3. « Arrêté préfectoral du 29 mai 2013 portant création du nouvel Établissement public de coopération Intercommunale issu de la fusion de la Communauté de communes Champagne et Saulx, de la Communauté de communes des Côtes de Champagne, de la Communauté de communes de Saint-Amand-sur-Fion et de la Communauté de communes des Trois Rivières en y incluant la commune isolée de Merlaut », Bulletin d'information et recueil des actes administratifs de la préfecture de la Marne, no 5 ter,‎ , p. 8-14 (lire en ligne).
  4. « Schéma départemental de coopération intercommunale de la marne » [PDF], (consulté en mars 2017).
  5. Almanach historique administratif et commercial…, Matot-Braine, Reims, 1879, p. 236.
  6. « Liste des maires au 1er août 2008 », sur site de la préfecture de la Marne (consulté le 22 décembre 2008).
  7. « Liste des maires du département de la Marne » [PDF], Renouvellement des exécutifs locaux, Préfecture de la Marne, (consulté le 19 juillet 2015).
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  12. « Église Saint-Symphorien », notice no PA00078769, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 1er avril 2013.
  13. « Tout a commencé dans la moitié du XIe siècle », sur L'Union, (consulté le 1er avril 2013).
  14. « Réouverture de l'église Saint-Symphorien », L'Union,‎ (lire en ligne).