Dombasle-sur-Meurthe

commune française du département de Meurthe-et-Moselle

Dombasle-sur-Meurthe
Dombasle-sur-Meurthe
L'église Saint-Basle, rue Mathieu-de-Dombasle.
Blason de Dombasle-sur-Meurthe
Blason
Dombasle-sur-Meurthe
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Nancy
Intercommunalité Communauté de communes des Pays du Sel et du Vermois
(siège)
Maire
Mandat
David Fischer
2020-2026
Code postal 54110
Code commune 54159
Démographie
Gentilé Dombaslois, Dombasloises
Population
municipale
9 694 hab. (2018 en diminution de 2,6 % par rapport à 2013)
Densité 865 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 37′ 32″ nord, 6° 21′ 02″ est
Altitude Min. 203 m
Max. 320 m
Superficie 11,21 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Dombasle-sur-Meurthe
(ville-centre)
Aire d'attraction Nancy
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Lunéville-1
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Dombasle-sur-Meurthe
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Dombasle-sur-Meurthe
Liens
Site web http://www.ville-dombasle.fr/

Dombasle-sur-Meurthe est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est. Ville-centre de l'unité urbaine qui porte son nom, elle appartient à l'aire urbaine de Nancy.

Ses habitants sont les Dombaslois.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Dombasle se situe au confluent de la Meurthe et du Sânon, à 17 kilomètres au sud-est de Nancy et 15 kilomètres au nord-ouest de Lunéville. La ville est également traversé par le canal de la Marne au Rhin.

Le territoire de la commune est limitrophe de 6 communes.

Communes limitrophes de Dombasle-sur-Meurthe
Varangéville Haraucourt Sommerviller
  Flainval
Rosières-aux-Salines Hudiviller

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Dombasle-sur-Meurthe est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Dombasle-sur-Meurthe, une agglomération intra-départementale regroupant 4 communes[4] et 21 896 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nancy, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 353 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[7],[8].

ToponymieModifier

Il est généralement admis que La commune tire son nom d'un hommage à saint Basle. L'hypothèse selon laquelle le nom latin Domus Pusilla signifiant «petite maison» ferait remonter l'origine du site à l'époque gallo-romaine n'est plus prise au sérieux. A ce sujet, il n'a jamais été démontré qu'il y ait eu une agrégation suffisante d'habitations pour constituer un village avant la colonisation franque[9].

A partir du VIIIe siècle, on rencontre les graphies latines suivantes : Domno-Busilla en 752 ; Domnus-Basolus en 1122 et 1147 ; Dunbasla ; Domnus-Bazolus en 1467 et Domnus-Basollus en 1506. Les appellations françaises du Moyen-Âge sont variées : Donbaile en 1271, Donbaille en 1394 ; Dombaille en 1416 ; Dombaisle en 1429 ; Dompbaille en 1469 ; Dompballe en 1505 et Dompbasle en 1546[9].

En lorrain-roman, le toponyme se prononce Dombôle ou Dombaîle[10],[11].

HistoireModifier

Présence franque[réf. nécessaire].

Entre 1631 et 1697, Dombasle traverse une période de misère (dû à la guerre de Trente-Ans et les guerres de Louis XIV). Comme beaucoup de villages lorrains, Dombasle est à moitié ruiné et presque abandonné[réf. nécessaire].

Dès 1704, un syndic et un conseil de ville de six membres sont élu chaque année pour défendre et gérer les intérêts de la communauté. Pendant les assemblées générales appelées Plaids-annaux, les habitants décident eux-mêmes des affaires importantes[12].

 
Gravure du château de Dombasle en 1838.

Les vestiges du château de Dombasle, édifié sur une motte féodale, ont été démolis par la commune en 1963[13].

Après la fondation de l'usine Solvay en 1873, Dombasle devint le principal centre de production de carbonate de sodium au monde, profitant du canal de la Marne au Rhin pour l'acheminement par péniches des matières premières (houille et sel) et de la production. Le sel venait essentiellement de la saline de Varangéville et le charbon des Houillères de Lorraine. Le calcaire, provenant des carrières alentour était initialement acheminé par bateaux, puis à partir de 1927 par un système de transport par câble aérien, le transporteur aérien Maxéville-Dombasle, surnommé TP Max, utilisé jusqu'en 1984 puis abandonné et démonté[14]. Un exemplaire de wagonnet entre deux pylônes est exposé sur la commune de Varangéville au lieu-dit « le blanc » François, historien varangévillois, dit que ça fait belle lurette qu'il n'y a plus de vestiges de wagonnet au lieu dit "le blanc".

Mathieu de DombasleModifier

Prénommé Christophe-Joseph-Alexandre, ce célèbre agronome lorrain ne semble pas avoir résidé à Dombasle-Sur-Meurthe ; rien ne le démontre formellement.

Titulaire d'un titre récent de noblesse obtenu en 1724, son père Joseph-Antoine MATHIEU acheta la terre de Dombasle et devint ainsi son principal seigneur. C'est à l'occasion de cette acquisition qu'il ajouta De Dombasle au patronyme familial[15].

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1947 Louis Reimel    
1947 1959 Pierre Ballé    
1959 1989 Roger Boileau CD puis
UDF-CDS
Pharmacien
Sénateur (1974-1992)
Conseiller général du canton de Saint-Nicolas-de-Port (1961-1979)
Président du conseil général (1970-1979)
1989 2014 Robert Blaise PS Conseiller général du canton de Saint-Nicolas-de-Port (1992-2004)
mars 2014 En cours
(au 26 mai 2020)
David Fischer[16],[17]
Réélu pour le mandat 2020-2026
Divers Chef d'entreprise de dix salariés ou plus
Les données manquantes sont à compléter.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[19].

En 2018, la commune comptait 9 694 habitants[Note 3], en diminution de 2,6 % par rapport à 2013 (Meurthe-et-Moselle : +0,34 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0351 1071 1311 0971 1171 0791 1371 2461 336
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 2351 3141 5311 9052 6733 5584 0665 2065 542
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
5 9036 9397 2658 0508 0828 0368 3308 5909 359
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017
9 46910 0279 4749 1338 9509 6259 7169 8899 734
2018 - - - - - - - -
9 694--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

ÉconomieModifier

 
Site de production de carbonate de calcium près de Dombasle

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Édifices civilsModifier

  • Vestiges du château édifié sur une motte féodale, juché sur un tertre artificiel au lieu-dit la Mothe. Malheureusement, ce tertre et ses superstructures, deux tours fermées à la gorge défendant autrefois l'entrée, ont été détruits en 1956. En 1862, le donjon servait encore de cave et de resserre à un jardin cultivé dans l'enceinte des murailles.
  • Immenses fours à chaux.
  • Canal de la Marne au Rhin (branche Est) : port, écluse.

Édifices religieuxModifier

  • Église Saint-Basle XIXe siècle.
  • Portail gothique de l'ancienne église, dans le cimetière.
  • Chapelle Notre-Dame-de-Grâces XIXe siècle.
  • Chapelle Saint-Don au quartier Le Transval.
  • Chapelle de la maison de retraite Saint-Charles.
  • Temple protestant, église réformée, rue du .
  • Salle du Royaume.

Patrimoine naturelModifier

En 2007, la ville a obtenu deux fleurs au 48e Concours des villes et villages fleuris[22].

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

  Blasonnement :
De sable semé de croix pommetées au pied fiché d'argent à deux bars adossés de même.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 30 mars 2021).
  2. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 30 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 30 mars 2021).
  4. « Unité urbaine 2020 de Dombasle-sur-Meurthe », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 30 mars 2021).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 30 mars 2021).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le 30 mars 2021).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 30 mars 2021).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 30 mars 2021).
  9. a et b Henri (1814-1887) Auteur du texte Lepage, Dombasle : son château, son prieuré, son église / par Henri Lepage, (lire en ligne).
  10. « blason populaire, Cartographie des blasons populaires (sobriquet par village, sobriquets) en Langue lorraine-romande », sur cherbe.free.fr (consulté le 30 janvier 2021).
  11. Société d'histoire de la Lorraine et du Musée lorrain Auteur du texte et Musée lorrain (Nancy) Auteur du texte, « Le Pays lorrain : revue régionale bimensuelle illustrée / dir. Charles Sadoul », sur Gallica, (consulté le 30 janvier 2021).
  12. « Les grandes dates - Dombasle-sur-Meurthe - Site officiel de la commune », sur www.ville-dombasle.fr (consulté le 15 février 2021).
  13. Le château, sur le site Dombasle historique.
  14. Transports d'autrefois pour la chimie du sel, consulté le 9 août 2013
  15. Louis (1819-1909) Auteur du texte Villermé, L'agriculture française : Mathieu de Dombasle, sa vie, ses oeuvres, son influence / par L. Villermé..., (lire en ligne).
  16. « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le 10 août 2020).
  17. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 août 2020).
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  22. Conseil national des villes et villages fleuris, « 48e Concours des villes & villages fleuris : Palmarès 2007 », p. 20.