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Gondrecourt-le-Château

commune française du département de la Meuse
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gondrecourt.

Gondrecourt-le-Château
Gondrecourt-le-Château
Entrée du village.
Blason de Gondrecourt-le-Château
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meuse
Arrondissement Commercy
Canton Ligny-en-Barrois
Intercommunalité CC des Portes de Meuse
Maire
Mandat
Stéphane Martin
2014-2020
Code postal 55130
Code commune 55215
Démographie
Gentilé Gondrefiguriens
Population
municipale
1 087 hab. (2016 en diminution de 7,49 % par rapport à 2011)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 30′ 51″ nord, 5° 30′ 28″ est
Altitude Min. 287 m
Max. 428 m
Superficie 51,33 km2
Localisation

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Gondrecourt-le-Château

Gondrecourt-le-Château est une commune française située dans le département de la Meuse en région Grand Est.

Sommaire

GéographieModifier

 
L'Ornain à Gondrecourt.

Gondrecourt est située dans une vallée très étroite arrosée par l'Ornain, et bornée au nord par des rochers nus qui, en quelques endroits, ont plus de 30 mètres d'élévation. Elle se divise en haute et basse ville. La première, bâtie sur un plateau, se nommait autrefois Gondrecourt-le-Château, à cause d'un vieux château fort dont le temps a presque enseveli le souvenir (il reste une tour ronde qui abrite actuellement un musée du Cheval). Elle existait au VIIe siècle et fut dit-on bâtie par un certain Gondoin, de qui lui serait venu le nom qu'elle porte encore aujourd'hui. Selon les anciennes chroniques, ce Gondouin, seigneur de Meuse, était père de Bodon Leudin, évêque de Toul, et de sainte Salaberge. La ville basse est formée en partie de constructions modernes et traversée par l'Ornain, dont les deux rives sont garnies de quais dans presque toute l'étendue de la ville[1].

ToponymieModifier

La dénomination Gondri-curtis figure dans une bulle de Léon IX de 1051 en faveur du chapitre de Saint-Dié, et la forme de Gondrici-curtis, dans un diplôme de la comtesse Sophie (1078-1093), en faveur de l'abbaye de Saint-Mihiel. Au cours des siècles, d'autres variantes du toponyme sont apparues, parmi lesquelles Gundricurtis, Gondricurt (diplôme de Ricuin, évêque de Toul de 1112), Gondricort (Cartulaire de Jeand'heurs de 1140), Gundricurt (diplôme d'Henri, évêque de Toul de 1151), Gondrecuria (donation de Philippe le Bel de 1307), Gondricuria (Regestrum Tullensis dioecesis beneficiorum de 1402), Gondrecour (Carte des États du duc de Lorraine de 1700), Gondoini-curtis (carte du Toulois de 1707)[2].

HistoireModifier

Le site est déjà occupé au néolithique. Un biface, silex taillé de la période du Solutréen, visible au musée de Nancy a été trouvé par un chasseur dans un champ labouré de la commune.

Selon la tradition, Gondrecourt a été fondée par Gondoin ou Gondulphe, comte d'Ornois, seigneur de Meuse, père du 17e évêque de Toul, saint Leudin-Bodon, et sainte Salaberge au VIIe siècle[2]. Deux nécropoles de cette époque ont été effectivement découvertes.

Après avoir eu originairement ses seigneurs particuliers et avoir été ensuite réunie à la Champagne[3], la terre de Gondrecourt fut donnée en 1307, avec ses dépendances à Édouard Ier, comte de Bar, par Philippe le Bel, à la sollicitation d'Édouard, roi d'Angleterre, oncle du comte[2]. Depuis cette époque, Gondrecourt, comme tous les domaines féodaux de quelque importance, fut souvent revendiquée par les rois de France et les feudataires. Tour à tour, cette ville subit le joug des seigneurs que les uns ou les autres lui octroyèrent, sans oser se plaindre de changements successifs qui ne modifiaient en rien sa misère ni son bien-être.

C'est ainsi qu'on voit à diverses époques la seigneurie de Gondrecourt possédée par les Rinel, les comtes de Bar, les ducs de Lorraine, les Armoises, les ducs de Bourgogne, les sires d'Anglure, le maréchal de l'Hospital, etc. Les ducs de Bar, qui en furent le plus longtemps les possesseurs, lui accordèrent, entre autres privilèges, celui de recevoir de leur autorité la justice sur les lieux. Aussi y eut-il un bailliage sédentaire à Gondrecourt jusqu'en 1711, époque à laquelle il fut réuni à celui de Lamarche. La destinée de Gondrecourt fut triste pendant tout le régime féodal et ses fastes ne se composent guère que de calamités. En 1368, les Messins vinrent l'assiéger et s'en emparèrent. Colart des Armoises et le comte de Saint-Pol, qui l'avaient vaillamment défendue, furent ou décapités ou pendus, avec treize autres gentilshommes des plus marquants.

Aux XIVe et XVe siècles, dans ces temps malheureux où tant de brigands ennemis ou alliés parcouraient la Lorraine en dévastateurs, Gondrecourt, médiocrement défendue par son enceinte de murailles, ne pouvait résister à la féroce cupidité de ces aventuriers. Aussi fut-il souvent pris, repris, saccagé et incendié.

Après avoir envahi le Barrois, le roi Louis XIII de France en fit entièrement démanteler les fortifications (1633-1634)[1].

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Depuis 1822-1823, la paroisse de Gondrecourt relève du diocèse de Verdun et de l'archiprêtré de Commercy et demeure chef-lieu du doyenné, dont la circonscription est la même que celle du canton[4].

Pendant la Première guerre mondiale, la commune abrita un camp d'entraînement et un hôpital de campagne de l'armée américaine.

Le 1er janvier 1973 (arrêté préfectoral en date du 1er décembre 1972), les communes de Luméville-en-Ornois[5] et Tourailles-sous-Bois[6] fusionnent avec Gondrecourt-le-Château sous le régime de la fusion-association[7].

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1965 1994 André Droitcourt UDF Directeur de société
Conseiller général du canton de Gondrecourt-le-Château (1973-1993)
Député suppléant de Gérard Longuet (1993-1997)
1994 mars 2001 Gisèle Nuss UDF Secrétaire
mars 2001 décembre 2003 Jacques Colas   Retraité militaire
janvier 2004 En cours
(au 18 février 2015)
Stéphane Martin LR Sans profession
Président de la CC Haute-Saulx et Perthois-Val d'Ornois (depuis 2014)

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[9].

En 2016, la commune comptait 1 087 habitants[Note 1], en diminution de 7,49 % par rapport à 2011 (Meuse : -2,33 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2001 1391 2251 2101 3361 4461 6811 7451 692
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6331 7661 7121 7251 8221 7111 7191 9981 611
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5341 4161 3831 2801 2491 1941 1741 1591 049
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 0881 1181 4551 5941 6221 3771 2741 1751 087
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

Le village est un petit centre de services pour le Sud meusien. Cent dix établissements y sont recensés, pour un total d'environ 450 emplois. Il comporte notamment un assureur, une banque, un restaurant, une poste, un collège, trois médecins, un dentiste, un cabinet d'infirmières, ainsi que quelques commerces de proximité : supérette, boulangerie, TV-Hifi, coiffeur et un garage automobiles. Le principal employeur est la maison de retraite locale, avec une centaine d'emplois, le premier employeur privé étant un transporteur (35 emplois). La municipalité emploie quant à elle une vingtaine de personnes.
Le village a beaucoup souffert de l'effondrement de la filière bois-ameublement, qui a compté pourtant plusieurs centaines d'emplois dans les années 1960. L'implantation à proximité du Laboratoire de Bure a permis, grâce à des subventions de l'ANDRA, de redynamiser le canton.

Culture locale et patrimoineModifier

HéraldiqueModifier

  Blason D'or à la croix dentelée de sable[12].
Détails
il s'agit des armoiries de Gondrecourt d'apres l'Armorial de Lorraine[12].

Lieux et monumentsModifier

 
L'église de la Nativité-de-la-Vierge.
  • L'église de la Nativité-de-la-Vierge de Gondrecourt-le-Château : Église (XIe siècle). Chaque époque lui a apporté sa marque (voûtes du XIIIe s., chœur du XVe s., etc.). Elle renferme des merveilles : autel à baldaquin, mise au tombeau monumentale, baptistère, sculptures, vitraux, peintures...
  • L'église de l'Assomption de Luméville-en-Ornois.
  • L'église Saint-Michel de Tourailles-sous-Bois.
  • Tour de Gondrecourt : tour ronde (XVe siècle).
  • Habitations remarquables place de la Halle (ville haute).
  • Temple protestant situé 15 place de l’Hôtel-de-Ville.

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Équipements culturelsModifier

 
Plan de la forêt.

Médiathèque

  • Musée lorrain du Cheval.

Patrimoine naturelModifier

  • La forêt de Gondrecourt-le-Château, d'environ 1063 hectares.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Louis Jacquinot (1898-1993), homme politique et ancien ministre.
  • Fernand Braudel (1902-1985), historien, né à Luméville-en-Ornois, consacre quelques pages de son livre L'identité de la France au rôle économique de Gondrecourt dans son canton.
  • Fernand Fleuret (1883-1945), écrivain et poète, né à Gondrecourt le 1er avril 1883.
  • André Droitcourt (1932-2009), maire de Gondrecourt-le-Château de 1965 à 1994, député de la Meuse de 1993 à 1997 (suppléant de Gérard Longuet).
  • Simon Godchot, colonel et écrivain y est né le 14 avril 1858 ; il décède à Nice en 1940. Officier de la Légion d'honneur.

Durant la Première Guerre mondiale, le général Pétain y a effectué une prise d'armes avec remise de décorations.

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

  • Gondrecourt-le-Château - Aux sources de l'Ornain, 96 pages, édité par la Ville de Gondrecourt, Maury Imprimeur, 2007.
  • Fernand Braudel, L'identité de la France : Espace et Histoire, Paris, Arthaud-Flammarion, , 367 p. (ISBN 2-70030411-X)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. a et b FiloSoft
  2. a b et c Gondrecourt-le-Château, inventaire topographique, 1981, p. 187 (ISBN 2-11-080752-0)
  3. Il relevait du présidial et des coutumes de Sens et appartenait à divers seigneurs vassaux dont Gui de Plancy, Joffroi de Vaudémont et Jean de Joinville.
  4. Gondrecourt-le-Château, inventaire topographique, 1981, p. 189 (ISBN 2-11-080752-0)
  5. Gondrecourt-le-Château, inventaire topographique, 1981, p. 241 (ISBN 2-11-080752-0)
  6. Gondrecourt-le-Château, inventaire topographique, 1981, p. 275 (ISBN 2-11-080752-0)
  7. http://www.insee.fr/fr/methodes/nomenclatures/cog/fichecommunale.asp?codedep=55&codecom=215
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  12. a et b Félix Liénard, Dictionnaire topographique du département de la Meuse, 1872.