Réchauffement climatique

augmentation de la température moyenne des océans et de l'atmosphère à l'échelle mondiale
(Redirigé depuis Dérèglement climatique)

Le réchauffement climatique, ou réchauffement planétaire, est le phénomène actuellement observé d'augmentation des températures moyennes océaniques et atmosphériques, du fait d'émissions de gaz à effet de serre excessives. Ces émissions dépassent en effet la capacité d'absorption des océans et de la biosphère et augmentent l'effet de serre, lequel piège la chaleur à la surface terrestre.

En 1988, l'ONU forme le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) pour synthétiser les études scientifiques sur le climat. Dans son quatrième rapport datant de 2007, auquel ont participé plus de 2 500 scientifiques de 130 pays, le GIEC affirme que le réchauffement climatique depuis 1950 est « très probablement » dû à l'augmentation des gaz à effet de serre d'origine anthropique (liés aux activités humaines). Les conclusions du GIEC ont été approuvées par plus de quarante sociétés scientifiques et académies des sciences, y compris l'ensemble des académies nationales des sciences des grands pays industrialisés. Le degré de certitude est passé à « extrêmement probable » dans le cinquième rapport de 2014.

Les dernières projections du GIEC sont que la température de surface du globe pourrait croître de 1,1 à 6,4 °C supplémentaires au cours du XXIe siècle. Les différences entre projections viennent des sensibilités différentes des modèles pour les concentrations de gaz à effet de serre et des différents scénarios d'émissions futures. La plupart des études ont choisi 2100 comme horizon, mais le réchauffement devrait se poursuivre au-delà car, même si toutes les émissions s'arrêtaient soudainement, les océans ayant déjà stocké beaucoup de chaleur, des puits de carbone sont à restaurer, et la durée de vie du dioxyde de carbone et des autres gaz à effet de serre dans l'atmosphère est longue.

Des incertitudes subsistent sur l'ampleur et la géographie du réchauffement futur, du fait de la précision des modèles, de l'imprévisibilité du volcanisme, mais aussi des comportements étatiques et individuels (présents et futurs) variables. Les enjeux socioéconomiques, politiques, sanitaires, environnementaux, voire géopolitiques ou moraux, étant majeurs, ils suscitent des débats nombreux, à l'échelle internationale, ainsi que des controverses. Néanmoins, depuis 2000, un consensus émerge sur le fait que les effets du réchauffement se font déjà sentir de manière significative, qu'ils devraient s'accroître à moyen et long terme et qu'ils seraient irréversibles sauf actions concertées, locales aussi bien que planétaires.

Températures moyennes de l'air en surface de 2011 à 2020 par rapport à une moyenne de référence de 1951 à 1980.
Température observée par la NASA par rapport à la moyenne de 1850-1900 comme référence préindustrielle. Le principal facteur d'augmentation des températures mondiales à l'ère industrielle est l'activité humaine, les forces naturelles ajoutant de la variabilité[1].
L'énergie circule entre l'espace, l'atmosphère et la surface de la Terre. Les niveaux actuels de gaz à effet de serre provoquent un déséquilibre radiatif d'environ 0,9 W/m2[2].

Terminologie

Avant les années 1980, alors qu'il n'était pas encore clair que le réchauffement dû aux gaz à effet de serre dominerait le refroidissement induit par les aérosols, les scientifiques utilisaient souvent le terme de « modification climatique involontaire » pour désigner l'impact de l'homme sur le climat. Dans les années 1980, les termes de « réchauffement climatique » et de « changement climatique » ont été popularisés, le premier se référant uniquement à l'augmentation de la température à la surface de la Terre, tandis que le second décrit les variations du climat dus à des facteurs naturels ou humains[3],[4],[5]. Les deux termes sont souvent utilisés de manière interchangeable[6],[7],[8].

Dans ses rapports, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) parle en 2013 de « changements climatiques  » ou de « réchauffement du système climatique » et en 2018 de « réchauffement planétaire »[4]. Plusieurs scientifiques, politiciens et personnalités médiatiques ont adopté les termes « urgence climatique » ou « crise climatique » pour parler du changement climatique[9],[10].

Hausse de température observée

 
Reconstruction de la température de la surface du globe au cours des 2000 dernières années à l'aide de données indirectes provenant de cernes d'arbres, de coraux et de carottes de glace en bleu[11]. Les données d'observation directe sont en rouge[12].

De multiples ensembles de données instrumentales produites de manière indépendante montrent que le système climatique se réchauffe[N 1],[13], la décennie 2009-2018 étant plus chaude de 0,93 ± 0,07 °C que la référence préindustrielle (1850-1900)[14],[15]. Les températures de surface augmentent d'environ 0,2 °C par décennie[16], l'année 2020 atteignant une température de 1,2 °C au-dessus de l'ère préindustrielle[17]. Depuis 1950, le nombre de jours et de nuits froids a diminué, et le nombre de jours et de nuits chauds a augmenté[18].

Il y a eu peu de réchauffement net entre le 18e siècle et le milieu du 19e siècle. Les proxies climatiques, sources d'informations climatiques provenant d'archives naturelles telles que les arbres et les carottes de glace, montrent que des variations naturelles ont compensé les premiers effets de la révolution industrielle[19],[20]. Les enregistrements thermométriques ont commencé à fournir une couverture mondiale vers 1850[21]. Les schémas historiques de réchauffement et de refroidissement, tels que l'optimum climatique médiévale et le petit âge glaciaire, ne se sont pas produits au même moment dans différentes régions, mais les températures ont pu atteindre des niveaux aussi élevés que ceux de la fin du 20e siècle dans un ensemble limité de régions[22],[23]. Il y a eu des épisodes préhistoriques de réchauffement climatique, tels que le maximum thermique du passage Paléocène-Éocène[24]. Cependant, l'augmentation moderne observée de la température et des concentrations de CO2 a été si rapide que même les événements géophysiques abrupts qui ont eu lieu dans l'histoire de la Terre ne s'approchent pas des taux actuels[25].

 
Les données de la NASA[12] montrent que les températures à la surface des terres ont augmenté plus rapidement que celles des océans.

Les preuves de réchauffement fournies par les mesures de la température de l'air sont renforcées par un large éventail d'autres observations[26] : l'augmentation de la fréquence et de l'intensité des fortes précipitations, la fonte de la neige et de la glace terrestre, et l'augmentation de l'humidité atmosphérique[27],[28]. La flore et la faune ont également un comportement compatible avec le réchauffement ; par exemple, les plantes fleurissent plus tôt au printemps[29]. Un autre indicateur clé est le refroidissement de la haute atmosphère, qui démontre que les gaz à effet de serre piègent la chaleur près de la surface de la Terre et l'empêchent de rayonner dans l'espace[30].

Si les lieux de réchauffement varient, les tendances sont indépendants de l'endroit où les gaz à effet de serre sont émis, car les gaz persistent suffisamment longtemps pour se diffuser sur la planète. Depuis la période préindustrielle, les températures terrestres moyennes mondiales ont augmenté presque deux fois plus vite que les températures de surface moyennes mondiales[31]. Cela s'explique par la plus grande capacité thermique des océans, et par le fait que les océans perdent davantage de chaleur par évaporation[32]. Plus de 90 % du surplus d'énergie du système climatique a été stockée dans l'océan au cours des 50 dernières années ; le reste réchauffe l'atmosphère, fait fondre la glace et réchauffe les continents[33],[34].

L'hémisphère nord et le pôle nord se sont réchauffés beaucoup plus rapidement que le pôle sud et l'hémisphère sud. L'hémisphère nord possède non seulement beaucoup plus de terres, mais aussi plus de couverture neigeuse saisonnière et de banquise, en raison de la manière dont les masses terrestres sont disposées autour de l'océan Arctique. Comme ces surfaces passent de la réflexion d'une grande quantité de lumière à l'obscurité après la fonte de la glace, elles commencent à absorber plus de chaleur[35]. Les dépôts localisés de carbone noir sur la neige et la glace contribuent également au réchauffement de l'Arctique[36]. Les températures de l'Arctique ont augmenté et devraient continuer à augmenter au cours du 21e siècle à un rythme plus de deux fois supérieur à celui du reste du monde[37]. La fonte des glaciers et des couches de glace dans l'Arctique perturbe la circulation océanique, affaiblissant notamment le Gulf Stream, ce qui modifie davantage le climat[38].

Facteurs de l'augmentation récente de la température

 
Facteurs contribuant au changement climatique en 2011, tels que rapportés dans le cinquième rapport d'évaluation du GIEC.

Le système climatique connaît de lui-même divers cycles qui peuvent durer des années (comme l'El Niño – Oscillation australe), des décennies, voire des siècles[39],[40]. D'autres changements sont causés par un déséquilibre d'énergie externe au système climatique, mais pas toujours externe à la Terre[41]. Parmi les exemples de forçages externes figurent les changements de composition de l'atmosphère (par exemple, l'augmentation des concentrations de gaz à effet de serre), la luminosité solaire, les éruptions volcaniques et les variations de l’orbite de la Terre autour du Soleil[42].

Pour déterminer la contribution humaine au changement climatique, il faut exclure la variabilité climatique interne connue et les forçages externes naturels. Une approche clé consiste à déterminer des « empreintes digitales » uniques pour toutes les causes potentielles, puis à comparer ces empreintes avec les modèles de changement climatique observés[43],[44]. Par exemple, le forçage solaire peut être exclu en tant que cause majeure car son empreinte digitale concerne le réchauffement de l'ensemble de l'atmosphère, et seule la basse atmosphère s'est réchauffée, comme attendu de la part des gaz à effet de serre (qui piègent l'énergie thermique rayonnant de la surface)[45]. L'attribution du changement climatique récent montre que le principal moteur est l'élévation des gaz à effet de serre, mais que les aérosols ont également un effet important[46].

Gaz à effet de serre

 
Les concentrations de CO2 au cours des 800 000 dernières années, mesurée à partir de carottes de glace (bleu/vert) et directement (noir).

La Terre absorbe la lumière du soleil, puis la rayonne sous forme de chaleur. Les gaz à effet de serre présents dans l'atmosphère absorbent et réémettent le rayonnement infrarouge, ce qui ralentit la vitesse à laquelle il peut traverser l'atmosphère et s'échapper dans l'espace[47]. Avant la révolution industrielle, les quantités de gaz à effet de serre présentes à l'état naturel faisaient que l'air près de la surface était environ 33 °C plus chaud qu'il ne l'aurait été en leur absence[48],[49]. Bien que la vapeur d'eau (~50 %) et les nuages (~25 %) soient les principaux contributeurs à l'effet de serre, ils augmentent en fonction de la température et sont donc considérés comme des rétroactions. En revanche, les concentrations de gaz tels que le CO2 (~20%), l'ozone troposphérique[N 2],[50], les CFC et le protoxyde d'azote ne dépendent pas de la température et sont donc considérés comme des forçages externes[51],[52].

L'activité humaine depuis la révolution industrielle, principalement l'extraction et la combustion de combustibles fossiles (charbon, pétrole et gaz naturel)[53], a augmenté la quantité de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, entraînant un déséquilibre radiatif. En 2018, les concentrations de CO2 et de méthane avaient augmenté respectivement d'environ 45 % et 160 % depuis 1750[54]. Ces niveaux de CO2 sont beaucoup plus élevées qu'elles ne l'ont été à aucun moment au cours des 800 000 dernières années, période pour laquelle des données fiables ont été recueillies à partir de l'air emprisonné dans les carottes de glace[55]. Des preuves géologiques moins directes indiquent que les valeurs de CO2 n'ont pas été aussi élevées depuis des millions d'années[56].

 
Le Global Carbon Project montre comment les ajouts de CO2 depuis 1880 ont été causés par différentes sources qui se sont succédé.

En 2018, les émissions mondiales de gaz à effet de serre d'origine anthropique, à l'exclusion de celles liées au changement d'affectation des terres, équivalaient à 52 milliards de tonnes de CO2. Parmi ces émissions, 72 % étaient du CO2, 19 % de méthane, 6 % d'oxyde nitreux et 3 % de gaz fluorés (en)[57]. Les émissions de CO2 proviennent principalement de la combustion de combustibles fossiles pour fournir de l'énergie pour le transport, la fabrication, le chauffage et l'électricité[58]. Le reste des émissions de CO2 provient de la déforestation et des procédés industriels, comprenant le CO2 libéré par les réactions chimiques pour la fabrication du ciment, de l’acier, de l'aluminium et des engrais[59],[58],[60],[N 3],[61],[62]. Les émissions de méthane proviennent du bétail, du fumier, de la culture du riz, des décharges, des eaux usées, de l'extraction du charbon, ainsi que de l'extraction du pétrole et du gaz[60],[63],[N 4]. Les émissions d'oxyde nitreux proviennent en grande partie de la décomposition microbienne des engrais inorganiques et organiques[N 5],[64],[N 6],[65],[N 7],[66]. Du point de vue de la production, les principales sources d'émissions de gaz à effet de serre dans le monde sont estimées comme suit : électricité et chauffage (25 %), agriculture et sylviculture (24 %), industrie et fabrication (21 %), transport (14 %) et bâtiments (6 %)[65].

Malgré la contribution de la déforestation aux émissions de gaz à effet de serre, la surface terrestre de la Terre, en particulier ses forêts, reste un puits de carbone important pour le CO2. Les processus naturels, tels que la fixation du carbone dans le sol et la photosynthèse, font plus que compenser la contribution de la déforestation aux gaz à effet de serre. On estime que les puits de carbone à la surface terrestre éliminent environ 29 % des émissions mondiales annuelles de CO2[67]. L'océan constitue également un puits de carbone important grâce à un processus en deux étapes. Tout d'abord, le CO2 se dissout dans les eaux de surface. Ensuite, la circulation thermohaline le distribue dans les profondeurs de l'océan, où il s'accumule au fil du temps dans le cadre du cycle du carbone. Au cours des deux dernières décennies, les océans du monde ont absorbé 20 à 30 % des émissions des émissions de CO2[68].

Aérosols et nuages

La pollution atmosphérique, sous forme d'aérosols, ne pèse pas seulement sur la santé humaine, mais affecte également le climat à grande échelle[69],[70],[71]. De 1961 à 1990, une réduction progressive de la quantité de lumière solaire atteignant la surface de la Terre a été observée. Ce phénomène est connu sous le nom d'« assombrissement global »[72], et il est généralement attribué aux aérosols provenant de la combustion de biocarburants et de combustibles fossiles[73],[74]. L'élimination des aérosols par les précipitations donne aux aérosols troposphériques une durée de vie atmosphérique d'environ une semaine seulement, tandis que les aérosols stratosphériques peuvent rester dans l'atmosphère pendant quelques années[75]. À l'échelle mondiale, les aérosols ont diminué depuis 1990, ce qui signifie qu'ils ne masquent plus autant le réchauffement dû aux gaz à effet de serre[76],[74],[71].

En plus de leurs effets directs (diffusion et absorption du rayonnement solaire), les aérosols ont des effets indirects sur le bilan radiatif de la Terre. Les aérosols de sulfate agissent comme noyaux de condensation des nuages et conduisent ainsi à des nuages dont les gouttelettes sont plus nombreuses et plus petites. Ces nuages réfléchissent plus efficacement le rayonnement solaire que les nuages comportant des gouttelettes moins nombreuses et plus grosses[77]. Cet effet entraîne également une plus grande uniformité de la taille des gouttelettes, ce qui réduit la croissance des gouttes de pluie et rend les nuages plus réfléchissants pour la lumière solaire entrante[78]. Les effets indirects des aérosols constituent la plus grande incertitude en matière de forçage radiatif[79].

Alors que les aérosols limitent généralement le réchauffement climatique en réfléchissant la lumière du soleil, le carbone noir contenu dans la suie qui tombe sur la neige ou la glace peut contribuer au réchauffement climatique. Non seulement cela augmente l'absorption de la lumière solaire, mais cela augmente également la fonte et l'élévation du niveau de la mer[75],[80]. Limiter les nouveaux dépôts de carbone noir dans l'Arctique pourrait réduire le réchauffement climatique de 0,2 °C d'ici 2050[81].

Cause la plus probable

 
Comparaison des variations de température, observées et simulées, avec et sans facteurs anthropiques[82],[83] (par rapport à la moyenne de la période 1901-1950).

Selon les conclusions du rapport de 2001 des scientifiques du GIEC, la cause la plus probable de ce réchauffement dans la seconde moitié du XXe siècle est le « forçage anthropique », c’est-à-dire l’augmentation dans l’atmosphère des gaz à effet de serre résultant de l’activité humaine[84].

Le degré de certitude a augmenté dans les rapports 2007 puis 2013 du GIEC, qui qualifient de « très probable », puis d’« extrêmement probable » le fait que le réchauffement climatique soit dû à l’activité humaine[85],[86].

Selon les prévisions actuelles, le réchauffement planétaire se poursuivra au cours du XXIe siècle mais son amplitude est débattue : selon les hypothèses retenues et les modèles employés, les prévisions à l'horizon 2100 vont de 1,5 à 7 °C (Climeri-France, 2019)[87].

Autres causes mineures du réchauffement climatique

 
Un forçage radiatif positif est un renforcement de l’effet de serre et un réchauffement ; un forçage radiatif négatif entraîne un refroidissement (augmentation de l’albédo). Ceci correspond à des calculs tenant compte des concentrations dans l’atmosphère.

D'autres causes anthropogéniques ont été pointées par la communauté scientifique. Les effets de ces différents facteurs sont souvent moins bien connus comme en témoigne le graphique Composantes du forçage radiatif.

  • L'utilisation des terres a un effet sur l'albédo des surfaces concernées (c'est-à-dire le fait qu'elles renvoient plus ou moins d'énergie lumineuse par rapport à celle qui les atteint). Par exemple, les terres cultivées sont en général plus claires que les forêts[88] et donc réfléchissent plus la lumière.
  • Le trou de la couche d'ozone pourrait également avoir un effet important, mais qui reste encore très méconnu. En effet, l'ozone stratosphérique, en absorbant les rayons UV réchauffe la stratosphère ; l'absence d'ozone conduit donc à un refroidissement de la stratosphère qui provoquerait selon certaines analyses une augmentation de la hauteur de la tropopause, et un décalage de toute la circulation atmosphérique (cellule de Hadley, circulation d'humidité, circulation d'énergie) vers les pôles[89]. L'effet de ce changement de circulation est également discuté, mais il semblerait[90],[91] que le déplacement de la couverture nuageuse des storm tracks vers les pôles diminuerait l'albédo des latitudes moyennes et participerait donc au réchauffement climatique.
  • La mauvaise gestion des forêts peut avoir des conséquences sur la quantité de carbone puisée par celles-ci. Plusieurs études[92] montrent que l'efficacité du captage du carbone par les arbres dépend fortement de leur santé. Par exemple, certains facteurs (pollution atmosphérique, prolifération des parasites, vague de chaleur) peuvent affecter durablement la productivité primaire brute des arbres, c'est-à-dire la quantité de carbone captée. En 2003, en raison de la vague de chaleur et par conséquent de la pollution atmosphérique stagnante et de la prolifération des parasites des arbres, la productivité primaire brute a diminué de 8 % en France et de 15 % dans le nord de l'Italie. Ce déficit du puits de carbone aurait pu être réduit grâce à une meilleure gestion des forêts (mélange des essences d'arbres, espacement des arbres).

Réchauffement futur et budget carbone

 
Projections moyennes du modèle climatique pour 2081-2100 par rapport à 1986-2005, selon des scénarios d'émissions faibles et élevées[93].

Le réchauffement futur dépend de la force des réactions climatiques et des émissions de gaz à effet de serre[94]. Les réactions climatiques sont souvent estimées à l'aide de divers modèles climatiques, développés par de multiples institutions scientifiques[95]. Un modèle climatique est une représentation des processus physiques, chimiques et biologiques qui affectent le système climatique[96]. Les modèles incluent les changements de l'orbite de la Terre, les changements historiques de l'activité du Soleil et les forçages volcaniques[95]. Les modèles informatiques tentent de reproduire et de prévoir la circulation des océans, le cycle annuel des saisons et les flux de carbone entre la surface terrestre et l'atmosphère[95]. Les modèles prévoient des augmentations de température futures différentes pour des émissions données de gaz à effet de serre ; ils ne sont pas non plus tout à fait d'accord sur la force des différentes réactions de la sensibilité du climat et l'ampleur de l'inertie du système climatique (en)[97].

Le réalisme physique des modèles est testé en examinant leur capacité à simuler les climats contemporains ou passés[98]. Les modèles passés ont sous-estimé le taux de rétrécissement de l'Arctique (en)[99],[100] et le taux d'augmentation des précipitations[101]. L'élévation du niveau de la mer depuis 1990 a été sous-estimée dans les anciens modèles, mais les modèles plus récents concordent bien avec les observations[102],[103]. L'évaluation nationale du climat publiée par les États-Unis en 2017 note que « les modèles climatiques peuvent encore sous-estimer ou manquer des processus de réaction pertinents »[104].

Diverses scénarios Representative Concentration Pathway (RCP) peuvent être utilisées comme entrée pour les modèles climatiques : « un scénario strict d’atténuation (RCP2,6), deux scénarios intermédiaires (RCP4,5 et RCP6,0) et un scénario prévoyant des émissions [de gaz à effet de serre] très élevées (RCP8,5) »[105]. Les RCP ne prennent en compte que les concentrations de gaz à effet de serre et n'incluent donc pas la réponse du cycle du carbone. Les projections des modèles climatiques résumées dans le cinquième rapport d'évaluation du GIEC indiquent qu'au cours du 21e siècle, la température à la surface du globe devrait encore augmenter de 0,3 à 1,7 °C dans un scénario modéré, ou de 2,6 à 4,8 °C dans un scénario extrême, en fonction des futures émissions de gaz à effet de serre et de la réaction climatique[106].

 
Quatre scénarios possibles de concentration future, comprenant le CO2 et les gaz équivalents.

Un sous-ensemble de modèles climatiques (en) ajoute des facteurs sociétaux à un modèle climatique physique simple. Ces modèles simulent la façon dont la population, la croissance économique et la consommation d'énergie affectent le climat physique et interagissent avec lui. Grâce à ces informations, ces modèles peuvent produire des scénarios sur la façon dont les émissions de gaz à effet de serre peuvent varier à l'avenir. Ces résultats sont ensuite utilisés comme données d'entrée pour les modèles climatiques physiques afin de générer des projections de changement climatique[95]. Dans certains scénarios, les émissions continuent d'augmenter au cours du siècle, tandis que dans d'autres, elles diminuent[107],[108]. Les ressources en combustibles fossiles sont trop abondantes pour que l'on puisse compter sur une pénurie pour limiter les émissions de carbone au 21e siècle[109]. Les scénarios d'émissions peuvent être combinés avec la modélisation du cycle du carbone pour prédire comment les concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre pourraient évoluer à l'avenir[110]. Selon ces modèles combinés, d'ici 2100, la concentration atmosphérique de CO2 pourrait être de 380 comme de 1 400 ppm, selon le scénario socio-économique et le scénario d'atténuation[108],[111].

Le budget restant pour les émissions de carbone est déterminé par la modélisation du cycle du carbone et de la sensibilité du climat face aux gaz à effet de serre[112]. Selon le GIEC, le réchauffement de la planète peut être maintenu en dessous de 1,5 °C si les émissions après 2018 ne dépassent pas 420 ou 570 gigatonnes de CO2, dépendant de la définition exacte de la température mondiale. Cette quantité correspond à 10 à 13 ans d'émissions actuelles. De grandes incertitudes pèsent sur le budget carbone ; par exemple, il pourrait être inférieur de 100 gigatonnes de CO2 en raison de la libération de méthane par le pergélisol et les zones humides[113].

Impact

Environnemental

 
Reconstitution historique du niveau de la mer et projections jusqu'en 2100 publiées en 2017 par l'U.S. Global Change Research Program[114].

Les effets environnementaux du changement climatique sont vastes et profonds, et touchent les océans, la glace et les conditions météorologiques. Les changements peuvent se produire progressivement ou rapidement. Les preuves de ces effets proviennent de l'étude du changement climatique dans le passé, de la modélisation et des observations modernes[115],[116]. Depuis les années 1950, des sécheresses et des canicules sont apparues simultanément avec une fréquence croissante[117],[118]. Les événements extrêmement humides ou secs au cours de la période de mousson ont augmenté en Inde et en Asie de l'Est. Les précipitations maximales et la vitesse du vent des ouragans et des typhons sont probablement en augmentation[119].

Le niveau mondial de la mer s'élève en raison de la fonte des glaciers, de la fonte des calottes glaciaires du Groenland et de l'Antarctique, et de l'expansion thermique. Entre 1993 et 2017, le niveau de la mer a augmenté au fil du temps, avec une moyenne de 3,1 ± 0,3 mm par an[120]. Au cours du 21e siècle, le GIEC prévoit que dans un scénario d'émissions très élevées, le niveau de la mer pourrait s'élever de 61 à 110 cm[121]. L'augmentation de la chaleur des océans fragilise et menace de libérer les glaciers de l'Antarctique, ce qui risque d'entraîner une fonte importante de la calotte glaciaire[122] et rend possible une élévation du niveau de la mer de 2 mètres d'ici 2100 en cas d'émissions élevées[123].

Le changement climatique a entraîné des décennies de rétrécissement et d'amincissement de la glace de mer arctique (en), ce qui la rend vulnérable aux anomalies atmosphériques[124]. Alors que les étés sans glace devraient être rares à un niveau de réchauffement de 1,5 °C, ils devraient se produire une fois tous les trois à dix ans à un niveau de réchauffement de 2,0 °C[125]. Les concentrations atmosphériques plus élevées de CO2 atmosphérique ont entraîné des changements dans la chimie des océans. Une augmentation du CO2 dissous entraîne l'acidification des océans[126]. En outre, les niveaux d'oxygène diminuent car l'oxygène est moins soluble dans l'eau plus chaude[127], les zones mortes s'étendant en raison de la prolifération d'algues stimulée par des températures et des niveaux de CO2 plus élevés, par la désoxygénation des océans et par l'eutrophisation[128],[129].

Plus le réchauffement de la planète est important, plus le risque de franchir des points de basculement augmente[N 8],[130]. L'effondrement des calottes glaciaires de l'Antarctique occidental et du Groenland en est un exemple. Une augmentation de la température de 1,5 à 2,0 °C pourrait entraîner la fonte des calottes glaciaires, bien que l'échelle de temps de la fonte soit incertaine et dépende du réchauffement futur[131],[132]. Certains changements à grande échelle pourraient se produire sur une courte période, comme l'arrêt de la circulation thermohaline[133], qui déclencherait des changements climatiques majeurs dans l'Atlantique Nord, en Europe et en Amérique du Nord[134].

Les effets à long terme du changement climatique comprennent la poursuite de la fonte des glaces, le réchauffement des océans, l'élévation du niveau de la mer et l'acidification des océans. À l'échelle des siècles ou des millénaires, l'ampleur du changement climatique sera principalement déterminée par les émissions anthropiques de CO2. Cela est dû à la longue durée de vie du CO2 dans l'atmosphère[135],[136]. L'absorption du CO2 par les océans est suffisamment lente pour que l'acidification des océans se poursuive pendant des centaines ou des milliers d'années[137]. On estime que ces émissions ont prolongé la période interglaciaire actuelle d'au moins 100 000 ans[138]. L'élévation du niveau de la mer se poursuivra pendant de nombreux siècles, avec une augmentation estimée à 2,3 mètres par degré Celsius après 2000 ans[139],[140].

Nature et faune

Le réchauffement récent a poussé de nombreuses espèces terrestres et d'eau douce vers les pôles et vers des altitudes plus élevées[141]. L'augmentation du taux de CO2 dans l'atmosphère et l'allongement de la période de végétation ont entraîné un verdissement de la planète, tandis que les vagues de chaleur et la sécheresse ont réduit la productivité des écosystèmes dans certaines régions. L'équilibre futur de ces effets opposés n'est pas clair[142]. Le réchauffement climatique a contribué à l'expansion des zones climatiques plus sèches, comme l'expansion des déserts dans les régions subtropicales[31],[143]. L'ampleur et la vitesse du réchauffement climatique rendent plus probables les changements abrupts dans les écosystèmes[144]. Globalement, on s'attend à ce que le changement climatique entraîne l'extinction de nombreuses espèces[145].

Les océans se sont réchauffés plus lentement que la terre, mais les plantes et les animaux de l'océan ont migré vers les pôles plus froids plus rapidement que les espèces terrestres[146],[147]. Tout comme sur la terre, les vagues de chaleur dans l'océan sont plus fréquentes en raison du changement climatique, avec des effets néfastes sur un large éventail d'organismes tels que les coraux, les Laminariales et les oiseaux de mer[148]. L'acidification des océans (autre limite planétaire) a un impact sur les organismes qui produisent des coquilles et des squelettes, tels que les moules et les balanes, ainsi que sur les récifs coralliens ; ces derniers ont connu un blanchiment important après des vagues de chaleur[149]. L'efflorescence d'algues nuisibles favorisée par le changement climatique et l'eutrophisation provoque l'anoxie, la perturbation des réseaux alimentaires et la mortalité massive à grande échelle de la vie marine[128]. Les écosystèmes côtiers subissent un stress particulier, près de la moitié des zones humides ayant disparu en raison du changement climatique et d'autres impacts humains[150].

Impacts du changement climatique sur l'environnement

Humain

Les effets du changement climatique sur l'homme, principalement dus au réchauffement et à la modification des précipitations, ont été détectés dans le monde entier. Les impacts régionaux du changement climatique sont désormais observables sur tous les continents et dans toutes les régions océaniques[156], les régions moins développées et de faible latitude étant les plus exposées[157]. La production continue de gaz à effet de serre entraînera un réchauffement supplémentaire et des modifications durables du système climatique, avec des impacts potentiellement « graves, généralisés et irréversibles » pour les populations et les écosystèmes[158]. Les risques liés au changement climatique sont inégalement répartis, mais sont généralement plus importants pour les personnes défavorisées des pays en développement et des pays développés[159].

Alimentation et santé

Les effets sur la santé comprennent à la fois les effets directs des conditions météorologiques extrêmes, qui entraînent des blessures et des pertes de vie[160], et les effets indirects, tels que la malnutrition provoquée par les mauvaises récoltes[161],[162],[163]. Diverses maladies infectieuses se transmettent plus facilement dans un climat plus chaud, comme la dengue, qui affecte le plus gravement les enfants, et le paludisme[164]. Les jeunes enfants sont les plus vulnérables aux pénuries alimentaires et, avec les personnes âgées, aux chaleurs extrêmes[165]. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé qu'entre 2030 et 2050, le changement climatique devrait provoquer environ 250 000 décès supplémentaires par an dus à l'exposition à la chaleur des personnes âgées, à l'augmentation des maladies diarrhéiques, du paludisme, de la dengue, des inondations côtières et de la dénutrition infantile[166]. Plus de 500 000 décès supplémentaires d'adultes sont prévus chaque année d'ici à 2050 en raison de la réduction de la disponibilité et de la qualité des aliments[167],[168]. D'autres risques sanitaires majeurs associés au changement climatique concernent la qualité de l'air et de l'eau[169],[170]. L'OMS a classé les impacts humains du changement climatique comme la plus grande menace pour la santé mondiale au 21e siècle[171].

Le changement climatique affecte la sécurité alimentaire et a entraîné une réduction des rendements moyens mondiaux de maïs, de blé et de soja entre 1981 et 2010[172]. Le réchauffement futur pourrait réduire davantage les rendements mondiaux des principales cultures[173],[174]. La production agricole sera probablement affectée négativement dans les pays à faible latitude, tandis que les effets aux latitudes nord peuvent être positifs ou négatifs[175]. Jusqu'à 183 millions de personnes supplémentaires dans le monde, en particulier les personnes à faible revenu, risquent de souffrir de la faim en raison de ces effets[176]. Les effets du réchauffement sur les océans se répercutent sur les stocks de poissons, avec un déclin mondial du potentiel maximal de capture. Seuls les stocks polaires présentent un potentiel accru[177]. Les régions qui dépendent de l'eau des glaciers, les régions déjà sèches et les petites îles courent un risque accru de stress hydrique en raison du changement climatique[178],[179].

Moyens de subsistance

Les dommages économiques dus au changement climatique ont été sous-estimés et pourraient être graves, la probabilité d'événements désastreux n'étant pas négligeable[180],[181]. Le changement climatique a probablement déjà accru les inégalités économiques mondiales et devrait continuer à le faire[182],[183],[184]. La plupart des impacts graves sont attendus en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud-Est, où la pauvreté existante est déjà très forte[185]. La Banque mondiale estime que le changement climatique pourrait plonger plus de 120 millions de personnes dans la pauvreté d'ici 2030[186]. Il a été observé que les inégalités actuelles entre les hommes et les femmes, entre les riches et les pauvres et entre les différentes ethnies s'aggravaient en raison de la variabilité et du changement climatiques[185]. Une consultation d'experts a conclu que le rôle du changement climatique dans les conflits armés était faible par rapport à des facteurs tels que les inégalités socio-économiques et les ressources des États, mais que le réchauffement futur entraînera des risques accrus[187].

Les îles de faible altitude et les communautés côtières sont menacées par les dangers posés par l'élévation du niveau de la mer, tels que les inondations et les submersions permanentes[188]. Cela pourrait conduire à l'apatridie pour les populations des nations insulaires, telles que les Maldives et Tuvalu[189]. Dans certaines régions, l'élévation de la température et de l'humidité pourrait être trop importante pour que les humains puissent s'y adapter[190]. Dans le pire des cas, les modèles prévoient que près d'un tiers de l'humanité pourrait vivre dans des climats extrêmement chauds et inhabitables, semblables au climat actuel que l'on trouve principalement dans le Sahara[191]. Ces facteurs, auxquels s'ajoutent des conditions météorologiques extrêmes, peuvent entraîner des migrations environnementales, tant à l'intérieur des pays qu'entre eux[192]. On s'attend à ce que les déplacements de population augmentent en raison de la fréquence accrue des conditions météorologiques extrêmes, de l'élévation du niveau de la mer et des conflits découlant d'une concurrence accrue pour les ressources naturelles. Le changement climatique peut également accroître les vulnérabilités, conduisant à des populations piégées dans certaines régions qui ne sont pas en mesure de se déplacer en raison d'un manque de ressources[193],[194].

Impacts du changement climatique sur les personnes

Réponses face à la menace climatique

La réalité du risque et du phénomène fait maintenant presque consensus. L'auteur du rapport Stern, Nicholas Stern, en 2006, reconnaissait lui-même avoir sous-estimé l’ampleur du problème[200],[201] : « La croissance des émissions de CO2 est beaucoup plus forte que prévu, les capacités d’absorption de la Planète se réduisent et la vitesse des changements climatiques est plus rapide qu’envisagé. »

Face au problème, trois approches se complètent : lutte contre les émissions de gaz à effet de serre (mitigation), puits de carbone dont le développement massif pourrait donner lieu a une restauration du climat, et adaptation.

L'effort international a d'abord visé à réduire le CO2 (gaz à longue durée de vie), alors qu'une action urgente sur les polluants à courte durée (dont le méthane, l'ozone troposphérique et le carbone noir) pourrait mieux réduire le réchauffement de l'Arctique[202]. La réduction du CO2 est importante également, mais ses effets se feront sentir à plus long terme (après 2100).

L'Observatoire mondial de l'action climatique non-étatique publie un rapport annuel qui fait le point sur les actions par secteur et par territoires. L'édition 2018 se concentre sur « l'implication des acteurs de la finance (investissement, banque et assurance) »[203].

La prospective éclaire les gouvernements, entreprises et individus, qui, grâce à la connaissance des tendances générales, peuvent prendre des décisions politiques et stratégiques plus pertinentes pour limiter les impacts du changement climatique. Les rapports du GIEC sont la principale base d'information et de discussions, notamment dans le cadre du protocole de Kyoto et de ses suites (Bali, , etc.). L'augmentation prévue de 1,5 à 7 °C pour le siècle à venir pourrait être moindre si des mesures environnementales sévères étaient prises ou qu'un réel compétiteur aux énergies fossiles émergeait. En dépit des succès dans le secteur des énergies renouvelables, du nucléaire et surtout d'un changement de mode de vie et de consommation, la recherche n'a pas encore offert d'alternative à court terme aux carburants fossiles. Énergie éolienne, énergie hydroélectrique, énergie géothermique, énergie solaire, méthanisation, énergie hydrolienne, pile à combustible, énergie nucléaire, stockage géologique du dioxyde de carbone sont néanmoins en rapide développement. En outre, le gisement d'économies d'énergie — les négawatts — est encore considérable. Pour certains scientifiques, il n'est pas possible de répondre aux objectifs de réduction des émissions de CO2 sans développer l'énergie nucléaire[204],[205].

Le réchauffement climatique pourrait se traduire par une météo plus instable (vagues de chaleur ou de froid, inondations ou sécheresse, tempêtes et cyclones tropicaux)[206]. De plus, d'après le GIEC, la capacité à s'adapter naturellement de nombreux écosystèmes sera probablement dépassée, causant une extinction des espèces, par la combinaison[207] sans précédent de :

En raison de l'inertie thermique du système, et des rétroactions positives, même si l'on arrêtait d'émettre des gaz à effet de serre, les températures continueraient d'augmenter, et le niveau des océans de s'élever au cours des siècles prochains[208].

Protocole de Kyoto

La convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques est signée en 1992 lors du sommet de la Terre à Rio de Janeiro. Elle entre en vigueur le . Les signataires de cette convention se fixent comme objectif de stabiliser la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère à « un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du climat »[209]. Les pays développés ont comme objectif de ramener leurs émissions de gaz à effet de serre en 2010 au niveau de 1990[210], cet objectif n'étant pas légalement contraignant[211].

En 1997, les signataires de la convention cadre adoptent le protocole de Kyoto, dont la nouveauté consiste à établir des engagements de réduction contraignants pour les pays dits de l'annexe B (pays industrialisés et en transition) et à mettre en place des mécanismes dits « de flexibilité » (marché de permis, mise en œuvre conjointe et mécanisme de développement propre) pour remplir cet engagement[212]. Le protocole de Kyoto entre en vigueur le à la suite de sa ratification par la Russie[213].

En , le protocole de Kyoto est ratifié par 156 États[214]. Les États-Unis et l'Australie (voir ci-dessous) n'en sont pas signataires. Les États-Unis sont pourtant le deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre, pour 20 %[215]. Les pays de l'annexe B se sont engagés à réduire leurs émissions de six gaz à effet de serre (CO2, CH4, N2O, SF6, HFC, PFC) de 5,2 % en 2008-2012 par rapport au niveau de 1990.

En Australie, après la victoire des travaillistes aux élections législatives du , le nouveau premier ministre Kevin Rudd annonce avoir ratifié le protocole de Kyoto[216].

Union européenne

L'Union européenne a lancé en 2005 le système communautaire d'échange de quotas d'émission, 1er marché de « permis contraignant » au niveau mondial.

En , le Comité économique et social européen (CESE) active son Observatoire du développement durable (ODD)[217]. La Commission européenne publie le un « Livre vert » sur l'adaptation au changement climatique de l'Union européenne[218]. Il prône à la fois l'adaptation et l'atténuation, l'amélioration des connaissances (y compris sur les besoins et coûts d’adaptation (voir le 7e programme-cadre de recherche de l’UE, 2007-2013), l’élaboration de stratégies et d’échanges de bonnes pratiques entre pays, de nouveaux produits assurantiels (« dérivés climatiques », « obligations catastrophe », l’adaptation des marchés européens des assurances (voir directive « Solvabilité II ») et des fonds « catastrophes naturelles » ainsi que des politiques agriculture et pêche, avec le développement d’une solidarité interne à l’UE et avec les pays extérieurs touchés. Cinquante millions d'euros sont réservés par la Commission pour 2007-2010, pour favoriser le dialogue et l’aide à des mesures d’atténuation et d’adaptation ciblées, dans les pays pauvres.

L'UE disposait en 2006 de 66 % de la puissance mondiale installée en éolien terrestre et en mer, devant les États-Unis (16 %), l’Inde (8 %) et le Japon (2 %), et d'un tiers[219][réf. incomplète] du parc nucléaire mondial. Cela la rend moins dépendante des énergies fossiles que la Chine et les États-Unis. L'UE encourage aussi tous les acteurs à préparer leur adaptation au changement climatique[220].

La France a publié une « Stratégie nationale d’adaptation au changement climatique » en [N 9][réf. incomplète] et envisageait une gouvernance adaptée[221], notamment dans le cadre du Grenelle Environnement. En , la France a publié le premier « Plan national d’adaptation au changement climatique ». Il prévoit 80 actions débouchant sur 230 mesures concrètes dont le coût est estimé à 171 millions d'euros[222]. L'Institut national de la recherche agronomique a créé un métaprogramme d'adaptation au changement climatique de l'agriculture et de la forêt (ACCAF)[223].

La Directive sur le système européen d'échange de droits d'émission devait être modifiée en 2008, pour inclure notamment les émissions de l'aviation. Cela a été refusé par le Conseil mais devrait être tout de même inclus d'ici 2012[224].

En 2008, la proposition sur les limites d'émission des voitures (130 g de CO2 par km[225]) a été validée par le Parlement européen au second semestre 2008[226]. De nouvelles mesures doivent être prises afin de ramener ce taux d'émission à 120 g de CO2 par km[réf. nécessaire].

Régions et collectivités d'Europe et des États-Unis pourraient coopérer pour le climat. Ainsi Mercedes Bresso, présidente du Comité européen des régions, et Elisabeth B. Kautz, présidente de la Conférence des maires américains (organisation officielle des maires des quelque 1 200 villes de plus de 30 000 habitants que comptent les États-Unis, qui est une sorte d'équivalent de la Convention des maires européenne, laquelle rassemble en 2010 100 régions et 2 000 villes, dont 25 capitales), ont signé le un « Mémorandum d'entente et de coopération » pour lutter contre le changement climatique[227][réf. incomplète].

Engagements conjoints des États-Unis et de la Chine en 2014

Pour la première fois, les États-Unis et la Chine ont annoncé le , en marge du Forum Asie-Pacifique (APEC), s’être fixé des objectifs concernant leurs émissions de gaz à effet de serre. Dans la perspective de la réunion de Paris, qui devait permettre à la communauté internationale de trouver en 2015 un terrain d’entente afin de limiter le réchauffement climatique à une hausse de °C, Pékin s’est engagé à atteindre son pic d’émissions de gaz à effet de serre « autour de 2030 », ajoutant qu’elle « essaierait » d’y arriver plus tôt. C’est la première fois que la deuxième puissance économique mondiale, qui est le premier émetteur mondial de gaz à effet de serre, se fixe un objectif relatif à son pic d’émissions. Les États-Unis s’engagent de leur côté à réduire de 26 à 28 % leurs émissions en 2025 par rapport au niveau de 2005. De fait, aucun accord mondial sur le climat ne pourra se faire sans ces deux pays, dont les émissions représentent 45 % du total planétaire[228].

Accord de Paris sur le climat en 2015

L'accord de Paris sur le climat, approuvé par l'ensemble des 195 délégations le et entré en vigueur le , est le premier accord mondial sur le climat. Il se veut empreint de pragmatisme à l'anglo-saxonne : c'est une déclaration d'intention, sans aucune mesure coercitive - ni amendes ni mesure de rétorsion (le protocole de Kyoto en prévoyait, mais sans succès[réf. nécessaire]). Pour être efficace, l’accord tente le pari de la transparence. Plus qu’un devoir, il établit une obligation à laquelle chaque pays aura à se plier en soumettant régulièrement ses objectifs de réduction d’émission de gaz à effet de serre à des grilles de renseignements et d’analyses communément partagées et compréhensibles par tous[229]. L'accord prévoit de contenir d'ici à 2100 le réchauffement climatique « bien en dessous de °C par rapport aux niveaux préindustriels » et si possible de viser à « poursuivre les efforts pour limiter la hausse des températures à 1,5 °C »[230].

Accord mondial pour l'élimination des hydrofluorocarbures en 2016

L'accord mondial pour l'élimination des hydrofluorocarbures (HFC), signé à Kigali le par les 197 pays qui sont partie prenante au protocole de Montréal de 1987 sur la protection de la couche d'ozone, fixe un calendrier pour l'élimination progressive des utilisations de ce gaz dont le pouvoir réchauffant est 14 000 fois supérieur à celle du CO2, si bien que 9 à 19 % des émissions de GES (en équivalent CO2) pourraient lui être imputées d'ici à 2050. Leur élimination progressive permettrait d'éviter jusqu'à 0,1 °C de réchauffement des températures d'ici à cette date et 0,5 °C d'ici à 2100.

Cet accord est plus contraignant que l'accord de Paris sur le climat, puisqu'il prévoit des sanctions en cas de non-respect des engagements :

  • les pays développés doivent réduire leur consommation de 10 % d'ici à 2019 par rapport aux niveaux de 2011-2013, puis atteindre 85 % de baisse d'ici à 2036 ;
  • les pays en voie de développement, dont la Chine, premier producteur mondial de HFC, et les pays africains, entameront leur transition, un peu plus tard, en 2024 et réduiront leur consommation de 80 % d'ici à 2045 ;
  • un troisième groupe de pays comportant l'Inde, le Pakistan, l'Iran, l'Irak et les pays du Golfe commencera à s'exécuter en 2028 pour atteindre 85 % de baisse en 2047[231],[232].

Déclarations reconnaissant l'urgence climatique

En septembre 2019, répondant à la perception de plus en plus partagée dans le monde que l'humanité et les autres espèces sont crucialement confrontées à une grave crise climatique, neuf pays (dont le Royaume-Uni, la France et l'Argentine) ont fait une déclaration nationale sur l'urgence climatique[Laquelle ?][réf. nécessaire] (déclaration déjà faite dans 983 juridictions et administrations locales de 18 pays couvrant 212 millions de citoyens)[233],[234].

Juste avant l'ouverture, le 23 septembre, du sommet des Nations unies sur le climat (qui coïncide avec une semaine de grève mondiale organisée par des militants du climat), de grands organes de presse annoncent lancer l'initiative « Covering Climate Now » (« Couvrons le Climat maintenant »), avec comme slogan « Agissez maintenant et évitez une crise climatique ». Ils constatent que comme pour la biodiversité, les scientifiques n'arrivent pas à se faire entendre des décideurs et semblent condamnés à contempler l'effondrement des écosystèmes et le réchauffement du climat[235]. « L'histoire des politiciens et du changement climatique est en partie celle de décideurs qui repoussent des choix difficiles. Mais cela ne peut plus durer », commente la revue Nature, qui, avec d’autres publications scientifiques, a rejoint l’initiative « Covering Climate Now »[236]. Mi-septembre, plus de 250 grands médias mondiaux (audience combinée : plus d'un milliard de personnes) décident de collaborer, durant une semaine, pour attirer l’attention sur la nécessité d’une action urgente pour le climat[235].

États-Unis

Deuxième pays pollueur derrière la Chine[237], les États-Unis, via l’administration de George W. Bush, refusent de présenter de nouveau en le traité[Lequel ?] pour ratification, considérant celui-ci comme un frein pour l’économie nationale et le fait que le combat contre le réchauffement climatique doit se faire non pas avec une simple réduction des gaz à effet de serre, mais par une meilleure gestion de leur émission. De grandes entreprises pétrolières comme Exxon semblent avoir influencé significativement cette non adhésion des États-Unis[238].

De nombreux États, telle la Californie, ont néanmoins pris des mesures fédérales de restriction sur les gaz à effet de serre[réf. nécessaire].

Stratégies de lutte contre le réchauffement climatique

Une note publiée en 2015 par la Banque mondiale synthétise les grandes lignes des choix stratégiques nécessaires, à partir des travaux du GIEC, en soulignant que pour atteindre l'objectif de limitation du réchauffement climatique au-dessous de °C, les émissions de gaz à effet de serre doivent être réduites à zéro avant 2100 ; tant que nous émettrons plus que nous capturerons ou compenserons par des puits de carbone tels que les forêts, la concentration de CO2 augmentera et la température s'élèvera. Les trajectoires techniquement réalisables pour atteindre la neutralité carbone reposent sur quatre piliers[239] :

  1. ramener l'intensité carbone de la production mondiale d'électricité à un niveau proche de zéro dès 2050, en particulier dans les pays à hauts revenus et dans les pays émergents, en remplaçant les énergies fossiles par les énergies renouvelables et le nucléaire ou en neutralisant leurs émissions par la capture et séquestration du CO2 (CCS) ; la biomasse couplée avec la CCS permettent même d'obtenir des émissions nettes négatives ; la séquestration massive du carbone est proposée par les promoteurs de la restauration climatique ;
  2. basculer des énergies fossiles vers l'électricité à bas carbone pour réduire massivement les émissions dans les secteurs à forte intensité énergétique : transports, bâtiments, industrie ; les véhicules électriques ou hybrides rechargeables, les pompes à chaleur, les fours et chaudières électriques ont une efficacité énergétique bien supérieure à celle de leurs homologues à énergies fossiles et sont un moyen efficace pour abaisser rapidement les émissions ;
  3. améliorer l'efficacité énergétique permet de réduire les émissions, faciliter le basculement vers l'électricité et réduire les coûts énergétiques, y compris dans l'agriculture (réduction des déchets par leur utilisation énergétique, utilisation du bois dans le bâtiment, etc.) et l'alimentation (basculement vers des produits à bas carbone, libération de terres) ;
  4. mieux gérer les sols : les secteurs agricole et forestier devraient atteindre la neutralité carbone dès 2030, en développant les puits de carbone par la reforestation et en évoluant vers des pratiques moins émissives.

Les auteurs mettent en garde contre les choix fondés seulement sur les coûts et sur les bénéfices à court terme, qui peuvent mener à des impasses coûteuses à long terme ; par exemple, l'expansion urbaine à faible densité non planifiée, la destruction de forêts ou le choix de remplacer le charbon par le gaz plutôt que par les énergies renouvelables.

Mesures individuelles de lutte contre le réchauffement climatique

En dehors de mesures collectives, des personnalités ont esquissé les gestes quotidiens à mettre en œuvre, dès aujourd'hui, pour limiter le réchauffement climatique comme Jean-Marc Jancovici[240] ou Al Gore[241].

Quelques mesures relèvent des économies d'énergie, en particulier des énergies fossiles (voir efficacité énergétique dans les transports) :

  • éviter de prendre l'avion[242]. Un kilomètre en avion long-courrier émet 60 g d'équivalent carbone par personne[243] ; un voyage intercontinental représente près des 500 kg d'équivalent carbone. A fortiori, pour les voyages court-courrier (100 g d'équivalent carbone par kilomètre et par personne), préférer le train ;
  • utiliser le moins possible les véhicules automobiles (préférer la bicyclette ou les transports en commun chaque fois que possible). Une voiture émet entre 100 et 250 g d'équivalent CO2 par km parcouru, soit entre 30 et 70 g d'équivalent carbone. 20 000 km/an représentent entre 600 et 1 400 kg d'équivalent carbone. Si une automobile est nécessaire, choisir le modèle le moins polluant et le plus efficace possible[244] ;
  • atteindre une isolation optimale des bâtiments, au mieux par le recours à l'architecture bioclimatique qui réduit au maximum les besoins de chauffage (15 kWh/m2/an, les anciennes maisons étant à 450 kWh/m2/an) et supprime le besoin de climatisation active, tout en améliorant le confort de vie.

Politiques de développement durable

La résolution du problème du réchauffement climatique implique de prendre en considération non seulement les paramètres qui interviennent directement dans le réchauffement, à savoir les émissions de gaz à effet de serre, mais également l'ensemble des informations environnementales, ainsi que des indicateurs sociaux et économiques, selon les principes élaborés au sommet de la Terre de Rio de Janeiro en , qui a identifié trois piliers dans le développement durable : environnement, social, et économique.

La réponse des États se fait donc aujourd'hui au travers de stratégies nationales de développement durable, celles des collectivités au travers d'agenda 21, et celles des entreprises au travers de la responsabilité sociétale des entreprises.

Le développement durable relève de programmes transversaux dans les organisations[245]. Chaque domaine est appelé à apporter une contribution à l'effort commun. L'informatique par exemple, loin d'être virtuelle ou immatérielle, apparaît comme un secteur émetteur de gaz à effet de serre[N 10]. Selon Jean-Marc Jancovici, la dématérialisation n'a pas apporté jusqu'à présent de solution au problème du réchauffement climatique, puisqu'on constate une corrélation entre les flux d'information et les flux physiques[246]. Il est donc nécessaire que le secteur de l'informatique se fixe des objectifs en matière de développement durable. C'est ce qui a été fait avec la création en 2007, par Google et le WWF de la Climate Savers Computing Initiative, initiative commune à plusieurs constructeurs informatiques pour réduire de moitié la consommation d'énergie des ordinateurs d'ici 2010.

Mouvements religieux

Prenant acte de ce que le réchauffement climatique fait l'objet d'un consensus scientifique, le pape François a publié en mai 2015, en vue de la Conférence de Paris sur le climat, l'encyclique Laudato si'. Considérant le climat comme un « bien commun », il affirme que « l'humanité est appelée à prendre conscience de la nécessité de réaliser des changements de style de vie, de production et de consommation, pour combattre ce réchauffement ou, tout au moins, les causes humaines qui le provoquent ou l’accentuent ». Il souligne que « le changement climatique est un problème global aux graves répercussions environnementales, sociales, économiques, distributives ainsi que politiques, et constitue l’un des principaux défis actuels pour l’humanité. Les pires conséquences retomberont probablement au cours des prochaines décennies sur les pays en développement ». Cela pose des problèmes de justice environnementale, du fait que « beaucoup de pauvres vivent dans des endroits particulièrement affectés par des phénomènes liés au réchauffement »[247]. Loin de se limiter au problème du réchauffement climatique, l'encyclique aborde les dimensions environnementales, sociales et économiques dans leur ensemble, considérant la « sauvegarde de la Création » comme une problématique planétaire.

Le , lors d'une conférence au monastère d’Utstein, en Norvège, le patriarche Bartholomée Ier de Constantinople a attiré l’attention sur les « racines éthiques et spirituelles des problèmes environnementaux qui demandent que nous trouvions des solutions non seulement grâce à la technique, mais encore à travers un changement de la part de l’être humain, parce qu’autrement nous affronterions uniquement les symptômes »[248].

Les chrétiens sont invités à prier pour la sauvegarde de la Création. C'est le cas pour les orthodoxes, à l'instigation du patriarche Dimitrios Ier de Constantinople depuis 1989, puis pour les catholiques, le pape François ayant institué une journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création en 2015, choisissant la date du déjà retenue par les orthodoxes. Les protestants se joignent également à ces initiatives, dans le cadre du « Temps de la Création », période allant du 1er septembre au 4 octobre[249].

Étant donné la dimension œcuménique et même inter-religieuse du problème, le Conseil œcuménique des Églises appelle les chrétiens et les fidèles d'autres religions à jeûner pour le climat le premier jour de chaque mois[250].

Consensus scientifique et société

Consensus scientifique

 
Les enquêtes sur l'opinion des scientifiques sur le changement climatique (en) parmi les experts du climat (2010-2015) reflètent que le niveau de consensus est en corrélation avec l'expertise en science du climat[251].

Il existe un très large consensus scientifique sur le fait que les températures à la surface du globe ont augmenté au cours des dernières décennies et que cette tendance est principalement causée par les émissions de gaz à effet de serre d'origine humaine, 90 à 100 % (selon la question exacte, le moment et la méthode d'échantillonnage) des climatologues publiés étant d'accord[252],[253]. Le consensus est passé à 100 % parmi les chercheurs scientifiques sur le réchauffement climatique anthropique en 2019[254]. Aucun organisme scientifique national ou international n'est en désaccord avec ce point de vue[255],[256],[257]. Le consensus s'est également développé sur le fait qu'une certaine forme d'action devrait être prise pour protéger les gens contre les impacts du changement climatique, et les académies nationales des sciences ont appelé les dirigeants mondiaux à réduire les émissions mondiales[258].

La discussion scientifique a lieu dans des articles de journaux qui sont examinés par des pairs, que les scientifiques soumettent à une évaluation tous les deux ans dans les rapports du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC)[259]. En 2013, le cinquième rapport d'évaluation du GIEC déclare : « il est extrêmement probable que l'influence humaine a été la cause dominante du réchauffement observé depuis le milieu du 20e siècle »[260]. Leur rapport de 2018 exprime le consensus scientifique comme suit : « l'influence humaine sur le climat est la cause dominante du réchauffement observé depuis le milieu du 20e siècle »[261]. Les scientifiques ont émis deux avertissements à l'humanité, en 2017 et 2019, exprimant leur inquiétude quant à la trajectoire actuelle d'un changement climatique potentiellement catastrophique, et aux souffrances humaines innombrables qui en découleraient[262],[263],[264].

Opinion publique

 
Une enfant tenant une pancarte lors de la marche pour le climat à Paris, le 8 septembre 2018.

Le changement climatique attire l'attention du public international dès la fin des années 1980[265]. En raison d'une couverture médiatique confuse au début des années 1990, la compréhension du réchauffement climatique a souvent été brouillée avec d'autres problèmes environnementaux comme la destruction de la couche d'ozone[266],[267]. Dans la culture populaire (en), le premier film à toucher un public de masse sur le sujet a été Le jour d'après en 2004, suivi quelques années plus tard par le documentaire d'Al Gore Une vérité qui dérange. Les livres, récits et films sur le changement climatique relèvent du genre de la climate fiction[265].

Des différences régionales significatives existent à la fois dans la préoccupation du public et dans sa compréhension du changement climatique. En 2015, une médiane de 54 % des personnes interrogées considéraient qu'il s'agissait d'un « problème très grave », mais les Américains et les Chinois (dont les économies sont responsables des plus grandes émissions annuelles de CO2) étaient parmi les moins préoccupés[268]. Une enquête de 2018 a révélé une préoccupation accrue à l'échelle mondiale sur la question par rapport à 2013 dans la plupart des pays. Les personnes plus instruites et, dans certains pays, les femmes et les jeunes seraient plus susceptibles à considérer le changement climatique comme une menace sérieuse[269].

Déni et désinformation

 
Une approche trompeuse consiste à faire du Cherry picking de données sur de courtes périodes pour affirmer faussement que les températures moyennes mondiales n'augmentent pas. Les lignes de tendance bleues montrent les contre-tendances à court terme qui masquent les tendances au réchauffement à plus long terme (lignes de tendance rouges). Les points bleus indiquent ce que l'on appelle la pause du réchauffement climatique (en)[270].

Le débat public sur le changement climatique est fortement affecté par le déni du réchauffement climatique et la désinformation, qui ont pris naissance aux États-Unis et se sont depuis répandus dans d'autres pays, notamment au Canada et en Australie. Les acteurs à l'origine du déni du changement climatique forment une coalition bien financée et relativement coordonnée de sociétés de combustibles fossiles, de groupes industriels, de groupes de réflexion conservateurs et de scientifiques anticonformistes[271],[272]. Comme l'industrie du tabac avant eux (en), la principale stratégie de ces groupes a été de semer le doute sur les données et les résultats scientifiques[273],[272]. Beaucoup de ceux qui nient, rejettent ou ont des doutes injustifiés sur le consensus scientifique sur le changement climatique anthropique sont étiquetés comme « sceptiques du changement climatique » ou « climatosceptiques », ce qui, selon plusieurs scientifiques, est une erreur d'appellation[272].

Il existe différentes variantes du déni climatique : certains nient tout réchauffement, d'autres reconnaissent le réchauffement mais l'attribuent à des influences naturelles, et d'autres encore minimisent les impacts négatifs du changement climatique[272]. La fabrication de l'incertitude sur la science s'est ensuite transformée en une controverse fabriquée : créer la croyance qu'il existe une incertitude significative sur le changement climatique au sein de la communauté scientifique afin de retarder les changements de politique[274]. Les stratégies visant à promouvoir ces idées comprennent la critique des institutions scientifiques[275] et la remise en question des motivations des scientifiques individuels[272]. Une chambre d'écho de blogs et de médias négationnistes renforce encore l'incompréhension du changement climatique[276].

Protestations et litiges

Les protestations contre le changement climatique ont gagné en popularité dans les années 2010 sous la forme de manifestations publiques[277], de désinvestissement des énergies fossiles et de poursuites judiciaires[278]. Dans le cadre de la grève étudiante pour le climat, des jeunes du monde entier ont protesté en séchant les cours, inspirés par l'adolescente suédoise Greta Thunberg[279],[280]. Des actions de désobéissance civile de masse menées par des groupes comme Extinction Rebellion ont protesté en provoquant des perturbations[281]. Les litiges sont de plus en plus utilisés comme outil pour renforcer l'action climatique, avec de nombreuses poursuites visant les gouvernements pour exiger qu'ils prennent des mesures ambitieuses ou qu'ils appliquent les lois existantes concernant le changement climatique[282]. Les poursuites contre les entreprises de combustibles fossiles, de la part de militants, d'actionnaires et d'investisseurs, visent généralement à obtenir une compensation pour les pertes et les dommages causés par le réchauffement climatique[283].

Découverte

 
Le spectrophotomètre de John Tyndall (dessin de 1861) mesure la quantité de rayonnement infrarouge absorbée et émise par différents gaz remplissant son tube central.

Pour expliquer pourquoi la température de la Terre était plus élevée que prévu en ne considérant que le rayonnement solaire entrant, Joseph Fourier propose l'existence d'un effet de serre. L'énergie solaire atteint la surface car l'atmosphère est transparente au rayonnement solaire. La surface réchauffée émet un rayonnement infrarouge, mais l'atmosphère est relativement opaque aux infrarouges et ralentit l'émission d'énergie, ce qui réchauffe la planète[284]. Dès 1859[285], John Tyndall établit que l'azote et l'oxygène (99 % de l'air sec) sont transparents aux infrarouges, mais que la vapeur d'eau et les traces de certains gaz (notamment le méthane et le dioxyde de carbone) absorbent les infrarouges et, lorsqu'ils sont réchauffés, émettent un rayonnement infrarouge. La modification des concentrations de ces gaz pourrait avoir provoqué « toutes les mutations du climat que les recherches des géologues révèlent », y compris les périodes glaciaires[286],[287],[N 11].

Svante August Arrhenius remarque que la vapeur d'eau dans l'air varie continuellement, mais que le taux de dioxyde de carbone (CO2) est déterminé par des processus géologiques sur le long terme. À la fin d'une période glaciaire, le réchauffement dû à l'augmentation du CO2 augmenterait ainsi la quantité de vapeur d'eau, amplifiant son effet dans un processus rétroactif. En 1896, il publie le premier modèle climatique de ce type, montrant qu'une réduction de moitié du CO2 aurait pu provoquer la chute de température à l'origine de la période glaciaire. Arrhenius a calculé que l'augmentation de température attendue d'un doublement du CO2 d'environ 5 à 6 °C[289]. D'autres scientifiques sont initialement sceptiques et pensent que l'effet de serre était saturé et que l'ajout de CO2 ne ferait aucune différence. Ils pensent alors que le climat s'autorégulerait[290],[291]. À partir de 1938, Guy Stewart Callendar publie des preuves que le climat se réchauffe et que les niveaux de CO2 augmentent[292],[293], mais ses calculs rencontrent les mêmes objections[290],[291].

Dans les années 1950, Gilbert Plass crée un modèle informatique détaillé qui inclue différentes couches atmosphériques et le spectre infrarouge et constate que l'augmentation des niveaux de CO2 entraînerait un réchauffement. Au cours de la même décennie, Hans Suess trouve des preuves que les niveaux de CO2 a augmenté, Roger Revelle montre que les océans n'absorberaient pas cette augmentation et, ensemble, ils aident Charles David Keeling à établir un historique de l'augmentation continue, appelé la courbe de Keeling[290],[291]. Le public est dès lors alerté[294], et les dangers sont soulignés lors du témoignage de James Hansen au Congrès en 1988[295]. Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat est créé en 1988 pour fournir des conseils officiels aux gouvernements du monde entier et donner une impulsion à la recherche interdisciplinaire[296].

Annexes

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes

Notions générales

Événements liés au dérèglement climatique

Bibliographie

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Rapports du GIEC

Cinquième rapport d'évaluation du GIEC
  • (en) GIEC, Climate Change 2013: The Physical Science Basis, Cambridge et New York, Cambridge University Press, coll. « Contribution of Working Group I to the Fifth Assessment Report of the Intergovernmental Panel on Climate Change », (ISBN 978-1-107-05799-9, lire en ligne) :
    • GIEC, « Résumé à l’intention des décideurs, Résumé technique et Foire aux questions », dans Changement climatique 2013 : Les éléments scientifiques, Genève, coll. « Contribution du groupe de travail I au cinquième rapport d'évaluation du groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat », , 204 p. (ISBN 978-92-9169-238-5, lire en ligne).  
    • (en) D. L. Hartmann, A. M. G. Klein Tank, M. Rusticucci, L. V. Alexander, S. Brönnimann, Y. Charabi, F. J. Dentener, E. J. Dlugokencky, D. R. Easterling, A. Kaplan, B. J. Soden, P. W. Thorne, M. Wild et P. M. Zhai, « Chapter 2: Observations: Atmosphere and Surface », dans Climate Change 2013: The Physical Science Basis, , 159-254 p. (lire en ligne).  
    • (en) M. Collins, R. Knutti, J. M. Arblaster, J.-L. Dufresne, T. Fichefet, P. Friedlingstein, X. Gao, W. J. Gutowski, T. Johns, G. Krinner, M. Shongwe, C. Tebaldi, A. J. Weaver et M. Wehner, « Chapter 12: Long-term Climate Change: Projections, Commitments and Irreversibility », dans Climate Change 2013: The Physical Science Basis, , 1029-1136 p. (lire en ligne).  
  • GIEC, Changement climatique 2014 : Rapport de synthèse, Genève, coll. « Contribution des Groupes de travail I, II et III au cinquième Rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat », , 161 p. (ISBN 978-92-9169-243-9, lire en ligne).  
  • (en) GIEC, Climate Change 2014: Impacts, Adaptation, and Vulnerability. Part A: Global and Sectoral Aspects, Cambridge University Press, coll. « Contribution of Working Group II to the Fifth Assessment Report of the Intergovernmental Panel on Climate Change », (ISBN 978-1-107-05807-1) :
    • (en) K. R. Smith, A. Woodward, D. Campbell-Lendrum, D. D. Chadee, Y. Honda, Q. Lui, J. M. Olwoch, B. Revich et R. Sauerborn, « Chapter 11: Human Health: Impacts, Adaptation, and Co-Benefits », dans Climate Change 2014: Impacts, Adaptation, and Vulnerability. Part A: Global and Sectoral Aspects, , 709-754 p. (lire en ligne).  
Rapport spécial : Réchauffement planétaire de 1,5 °C
  • GIEC, Global Warming of 1.5°C. An IPCC Special Report on the impacts of global warming of 1.5°C above pre-industrial levels and related global greenhouse gas emission pathways, in the context of strengthening the global response to the threat of climate change, sustainable development, and efforts to eradicate poverty, (lire en ligne) :
    • GIEC, Résumé à l’intention des décideurs, (ISBN 978-92-9169-251-4, lire en ligne), p. 3-26.  
    • (en) M. R. Allen, O. P. Dube, W. Solecki, F. Aragón-Durand, W. Cramer, S. Humphreys, M. Kainuma, J. Kala, N. Mahowald, Y. Mulugetta, R. Perez, M. Wairiu et K. Zickfeld, « Chapter 1: Framing and Context », dans Global Warming of 1.5°C, , 49-91 p. (lire en ligne).  
    • (en) O. Hoegh-Guldberg, D. Jacob, M. Taylor, M. Bindi, S. Brown, I. Camilloni, A. Diedhiou, R. Djalante, K. L. Ebi, F. Engelbrecht, J. Guiot, Y. Hijioka, S. Mehrotra, A. Payne, S. I. Seneviratne, A. Thomas, R. Warren et G. Zhou, « Chapter 3: Impacts of 1.5ºC Global Warming on Natural and Human Systems », dans Global Warming of 1.5°C, , 175-311 p. (lire en ligne).  
Rapport spécial : Changement climatique et terres émergées
  • (en) GIEC, IPCC Special Report on Climate Change, Desertification, Land Degradation, Sustainable Land Management, Food Security, and Greenhouse gas fluxes in Terrestrial Ecosystems, In press, (lire en ligne) :
    • GIEC, « Résumé à l’intention des décideurs », dans Rapport spécial : Changement climatique et terres émergées, (ISBN 978-92-9169-254-5, lire en ligne), p. 3-36.  
    • (en) C. Mbow, C. Rosenzweig, L. G. Barioni, T. Benton, M. Herrero, M. V. Krishnapillai, E. Liwenga, P. Pradhan, M. G. Rivera-Ferre, T. Sapkota, F. N. Tubiello et Y. Xu, « Chapter 5: Food Security », dans IPCC Special Report on Climate Change, Desertification, Land Degradation, Sustainable Land Management, Food Security, and Greenhouse gas fluxes in Terrestrial Ecosystems, , 437-550 p. (lire en ligne).  
Rapport spécial : L'océan et la cryosphère dans le contexte du changement climatique
  • (en) GIEC, IPCC Special Report on the Ocean and Cryosphere in a Changing Climate, In press, (lire en ligne) :
    • GIEC, « Résumé à l’intention des décideurs », dans Rapport spécial : L’océan et la cryosphère dans le contexte du changement climatique, (ISBN 978-92-9169-255-2, lire en ligne), p. 1-33.  
    • (en) G. Jia, E. Shevliakova, P. E. Artaxo, N. De Noblet-Ducoudré, R. Houghton, J. House, K. Kitajima, C. Lennard, A. Popp, A. Sirin, R. Sukumar et L. Verchot, « Chapter 2: Land-Climate Interactions », dans IPCC Special Report on the Ocean and Cryosphere in a Changing Climate, (lire en ligne), p. 131-247.  
    • (en) M. Oppenheimer, B. Glavovic, J. Hinkel, R. van de Wal, A. K. Magnan, A. Abd-Elgawad, R. Cai, M. Cifuentes-Jara, R. M. Deconto, T. Ghosh, J. Hay, F. Isla, B. Marzeion, B. Meyssignac et Z. Sebesvari, « Chapter 4: Sea Level Rise and Implications for Low Lying Islands, Coasts and Communities », dans IPCC Special Report on the Ocean and Cryosphere in a Changing Climate, , 321-445 p. (lire en ligne).  
    • (en) N. L. Bindoff, W. W. L. Cheung, J. G. Kairo, J. Arístegui, V. A. Guinder, R. Hallberg, N. J. M. Hilmi, N. Jiao, Md S. Karim, L. Levin, S. O'Donoghue, S. R. Purca Cuicapusa, B. Rinkevich, T. Suga, A. Tagliabue et P. Williamson, « Chapter 5: Changing Ocean, Marine Ecosystems, and Dependent Communities », dans IPCC Special Report on the Ocean and Cryosphere in a Changing Climate, , 447-587 p. (lire en ligne).  

En français

En anglais

Sources évaluées par les pairs
  • (en) Karin Edvardsson Björnberg, Mikael Karlsson, Michael Gilek et Sven Ove Hansson, « Climate and environmental science denial: A review of the scientific literature published in 1990–2015 », Journal of Cleaner Production, vol. 167,‎ , p. 229–241 (ISSN 0959-6526, DOI 10.1016/j.jclepro.2017.08.066, lire en ligne).  
  • (en) John Cook, Naomi Oreskes, Peter T. Doran, William R. L. Anderegg et Bart Verheggen, « Consensus on consensus: a synthesis of consensus estimates on human-caused global warming », Environmental Research Letters, vol. 11, no 4,‎ , p. 048002 (DOI 10.1088/1748-9326/11/4/048002, Bibcode 2016ERL....11d8002C).  
  • (en) A. Haines et K. Ebi, « The Imperative for Climate Action to Protect Health », New England Journal of Medicine, vol. 380, no 3,‎ , p. 263-273 (PMID 30650330, DOI 10.1056/NEJMra1807873, S2CID 58662802, lire en ligne).  
  • (en) Tom Matthews, « Humid heat and climate change », Progress in Physical Geography: Earth and Environment, vol. 42, no 3,‎ , p. 391-405 (DOI 10.1177/0309133318776490, lire en ligne).  
  • (en) U.S. Global Change Research Program, Climate Science Special Report: Fourth National Climate Assessment, Volume I, Washington, D.C., (DOI 10.7930/J0J964J6, lire en ligne)
    • (en) D. W. Fahey, S. J. Doherty, K. A. Hibbard, A. Romanou et P. C. Taylor, « Chapter 2: Physical Drivers of Climate Change », dans Climate Science Special Report: Fourth National Climate Assessment, Volume I, .  
    • (en) R. E. Kopp, K. Hayhoe, D. R. Easterling, T. Hall, R. Horton, K. E. Kunkel et A. N. LeGrande, « Chapter 15: Potential Surprises: Compound Extremes and Tipping Elements », dans Climate Science Special Report: Fourth National Climate Assessment, Volume I, (lire en ligne).  
  • (en) Nick Watts, Markus Amann, Nigel Arnell, Sonja Ayeb-Karlsson, Kristine Belesova, Maxwell Boykoff, Peter Byass, Wenjia Cai, Diarmid Campbell-Lendrum, Stuart Capstick et Jonathan Chambers, « The 2019 report of The Lancet Countdown on health and climate change: ensuring that the health of a child born today is not defined by a changing climate », The Lancet, vol. 394, no 10211,‎ , p. 1836-1878 (ISSN 0140-6736, PMID 31733928, DOI 10.1016/S0140-6736(19)32596-6, lire en ligne).  
Livres, rapports et documents juridiques
  • (en) David Archer et Raymond Pierrehumbert, The Warming Papers: The Scientific Foundation for the Climate Change Forecast, John Wiley & Sons, (ISBN 978-1-118-68733-8, lire en ligne).  
  • (en) Riley E. Dunlap et Aaron M. McCright, The Oxford Handbook of Climate Change and Society, Oxford University Press, , 144-160 p. (ISBN 978-0199566600), « Chapter 10: Organized climate change denial ».  
  • (en) J. G. J. Olivier et J. A. H. W. Peters, Trends in global CO2 and total greenhouse gas emissions, The Hague, PBL Netherlands Environmental Assessment Agency, (lire en ligne).  

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. L’U.S. Global Change Research Program, l'Académie nationale des sciences et le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) ont tous conclu indépendamment que le réchauffement du système climatique au cours des dernières décennies est « sans équivoque ». Cette conclusion n'est pas tirée d'une seule source de données, mais repose sur de multiples sources de preuves, notamment trois ensembles de données sur les températures mondiales montrant des tendances au réchauffement presque identiques, ainsi que de nombreux autres indicateurs indépendants du réchauffement climatique (par exemple, l'élévation du niveau de la mer ou la diminution de la glace de mer arctique).
  2. L'ozone agit comme un gaz à effet de serre dans la couche la plus basse de l'atmosphère, la troposphère (par opposition à la couche d'ozone stratosphérique).
  3. Les émissions de gaz à effet de serre de l'industrie proviennent principalement de la combustion de combustibles fossiles pour produire de l'énergie, ainsi que des émissions de gaz à effet de serre résultant de certaines réactions chimiques nécessaires à la production de biens à partir de matières premières[60].
  4. Estimation des émissions mondiales de méthane anthropique par source, 2020 : Fermentation entérique (27 %), gestion du fumier (3 %), exploitation du charbon (9 %), déchets solides municipaux (11 %), pétrole et gaz (24 %), eaux usées (7 %), riziculture (7 %)[63].
  5. Le protoxyde d'azote est produit par des microbes dans presque tous les sols. En agriculture, le N2O est principalement émis par les sols fertilisés et les déchets animaux, partout où l'azote (N) est facilement disponible.[64].
  6. Les activités agricoles, telles que l'utilisation d'engrais, sont la principale source d'émissions de N2O[65].
  7. 2,0 % de l'azote du fumier et 2,5 % de l'azote des engrais ont été convertis en protoxyde d'azote entre 1860 et 2005 ; ces pourcentages expliquent l'ensemble de l'augmentation des concentrations de protoxyde d'azote au cours de cette période[66].
  8. Les points de basculement représentent des seuils au-delà desquels certains impacts ne peuvent plus être évités même si les températures sont réduites
  9. Stratégie publiée par l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique.
  10. Voir l'article informatique verte.
  11. En 1856, Eunice Newton Foote fait des expériences en utilisant des cylindres de verre remplis de différents gaz chauffés par la lumière du soleil, mais son appareil ne pouvait pas distinguer l'effet de serre infrarouge. Elle a constaté que l'air humide se réchauffait plus que l'air sec et que le CO2 se réchauffait le plus. Elle en a donc conclu que des niveaux plus élevés de ce gaz dans le passé auraient fait augmenter les températures[288].

Références

  1. (en) T. Knutson, J. P. Kossin, C. Mears, J. Perlwitz et M. F. Wehner, « Chapter 3: Detection and Attribution of Climate Change », dans Climate Science Special Report: Fourth National Climate Assessment, Volume I, (lire en ligne)
  2. (en) Kevin E. Trenberth et John T. Fasullo, « Insights into Earth's Energy Imbalance from Multiple Sources », Journal of Climate, vol. 29, no 20,‎ , p. 7495-7505 (DOI 10.1175/JCLI-D-16-0339.1, Bibcode 2016JCli...29.7495T)
  3. (en) Erik M. Conway, « What's in a Name? Global Warming vs. Climate Change », NASA, .
  4. a et b Nelly Lesage, « Pourquoi il ne faut pas parler de « réchauffement climatique » mais de « changement climatique » », sur Numerama, (consulté le 2 juin 2021)
  5. (en) NOAA, « What's the difference between global warming and climate change? », (consulté le 9 janvier 2021).
  6. (en) « Overview: Weather, Global Warming and Climate Change », sur Climate Change: Vital Signs of the Planet, (consulté le 14 juillet 2020).
  7. (en) Holly Shaftel, « What's in a name? Weather, global warming and climate change », sur NASA Climate Change: Vital Signs of the Planet, (consulté le 12 octobre 2018).
  8. (en) Paul Colford, « An addition to AP Stylebook entry on global warming », sur AP Style Blog, (consulté le 6 novembre 2019).
  9. (en) Patrick Hodder et Brian Martin, « Climate Crisis? The Politics of Emergency Framing », Economic and Political Weekly, vol. 44, no 36,‎ , p. 53-60 (ISSN 0012-9976, JSTOR 25663518).
  10. (en) Sara Rigby, « Climate change: should we change the terminology? », sur BBC Science Focus Magazine, (consulté le 24 mars 2020).
  11. Neukom et al. 2019.
  12. a et b (en) « Global Annual Mean Surface Air Temperature Change », NASA (consulté le 23 février 2020)
  13. (en) « Myths vs. Facts: Denial of Petitions for Reconsideration of the Endangerment and Cause or Contribute Findings for Greenhouse Gases under Section 202(a) of the Clean Air Act », U.S. Environmental Protection Agency, (consulté le 7 août 2017)
  14. GIEC RS15 Résumé à l’intention des décideurs 2018, p. 6.
  15. (en) Organisation météorologique mondiale, WMO Statement on the State of the Global Climate in 2018, Genève, coll. « WMO-No. 1233 », (ISBN 978-92-63-11233-0, lire en ligne), p. 6
  16. GIEC SR15 Ch1 2018, p. 81.
  17. (en) « The State of the Global Climate 2020 », sur World Meteorological Organization, (consulté le 3 mars 2021)
  18. GIEC AR5 WG1 Ch2 2013, p. 162.
  19. GIEC SR15 Ch1 2018, p. 57.
  20. Hawkins et al. 2017, p. 1844.
  21. GIEC RE5 GT1 Résumé à l’intention des décideurs, Résumé technique et Foire aux questions 2013, B., p. 4.
  22. GIEC AR5 WG1 Ch5 2013, p. 386.
  23. Neukom et al. 2019.
  24. GIEC AR5 WG1 Ch5 2013.
  25. GIEC SR15 Ch1 2018, p. 54.
  26. Kennedy et al. 2010, p. S26.
  27. Kennedy et al. 2010, p. S26, S59-S60.
  28. (en) D. J. Wuebbles, D. R. Easterling, K. Hayhoe, T. Knutson, R. E. Kopp, J. P. Kossin, K. E. Kunkel, LeGran-de, A. N., C. Mears, W. V. Sweet, P. C. Taylor, R. S. Vose et M. F. Wehne, « Chapter 1: Our Globally Changing Climate », dans Climate Science Special Report: Fourth National Climate Assessment, Volume I, (lire en ligne)
  29. GIEC AR4 WG2 Ch1 2007, Sec. 1.3.5.1, p. 99.
  30. « Global Warming », Jet Propulsion Laboratory (consulté le 11 septembre 2020) : « Satellite measurements show warming in the troposphere but cooling in the stratosphere. This vertical pattern is consistent with global warming due to increasing greenhouse gases but inconsistent with warming from natural causes. »
  31. a et b GIEC RSCCTE Résumé à l’intention des décideurs 2019, p. 7.
  32. (en) Rowan T. Sutton, Buwen Dong et Jonathan M. Gregory, « Land/sea warming ratio in response to climate change: IPCC AR4 model results and comparison with observations », Geophysical Research Letters, vol. 34, no 2,‎ , p. L02701 (DOI 10.1029/2006GL028164, Bibcode 2007GeoRL..3402701S).
  33. « Climate Change: Ocean Heat Content » [archive du ], NOAA, (consulté le 20 février 2019)
  34. (en) M. Rhein, S. R. Rintoul, S. Aoki, E. Campos, D. Chambers, R. A. Feely, S. Gulev, G. C. Johnson, S. A. Josey, A. Kostianoy, C. Mauritzen, D. Roemmich, L. D. Talley et F. Wang, « Chapter 3: Observations: Ocean », dans Climate Change 2013: The Physical Science Basis, , 255–315 p.
  35. (en) National Oceanic and Atmospheric Administration, « Polar Opposites: the Arctic and Antarctic », (consulté le 20 février 2019).
  36. (en) Environmental Protection Agency, « Methane and Black Carbon Impacts on the Arctic: Communicating the Science », (consulté le 27 février 2019).
  37. GIEC AR5 WG1 Ch12 2013, p. 1062.
  38. (en) Michael Carlowicz, « Watery heatwave cooks the Gulf of Maine », NASA's Earth Observatory,
  39. (en) Thomas L. Delworth et Fanrong Zeng, « Multicentennial variability of the Atlantic meridional overturning circulation and its climatic influence in a 4000 year simulation of the GFDL CM2.1 climate model », Geophysical Research Letters, vol. 39, no 13,‎ , p. 5 (ISSN 1944-8007, DOI 10.1029/2012GL052107, Bibcode 2012GeoRL..3913702D).
  40. (en) Christian L. E. Franzke, Susana Barbosa, Richard Blender, Hege-Beate Fredriksen, Thomas Laepple, Fabrice Lambert, Tine Nilsen, Kristoffer Rypdal, Martin Rypdal, Manuel G. Scotto et Stéphane Vannitsem, « The Structure of Climate Variability Across Scales », Reviews of Geophysics, vol. 58, no 2,‎ , e2019RG000657 (ISSN 1944-9208, DOI 10.1029/2019RG000657, Bibcode 2020RvGeo..5800657F).
  41. (en) National Research Council, Climate Change: Evidence, Impacts, and Choices, (lire en ligne).
  42. GIEC RE5 GT1 Ch10 2013, p. 916.
  43. (en) T. Knutson, In USGCRP2017, , « Appendix C: Detection and attribution methodologies overview. ».
  44. GIEC RE5 GT1 Ch10 2013, p. 875-876.
  45. (en) USGCRP, Global Climate Change Impacts in the United States, Cambridge University Press, (ISBN 978-0-521-14407-0, lire en ligne).
  46. GIEC RE5 GT1 Résumé à l’intention des décideurs, Résumé technique et Foire aux questions 2013, p. 13-14.
  47. (en) NASA, « The Causes of Climate Change », sur Climate Change: Vital Signs of the Planet (consulté le 8 mai 2019).
  48. (en) H. Le Treut, R. Somerville, U. Cubasch, Y. Ding, C. Mauritzen, A. Mokssit, T. Peterson et M. Prather, « Chapter 1: Historical Overview of Climate Change Science », dans Climate Change 2007: The Physical Science Basis, (lire en ligne), FAQ1.1.
  49. (en) American Chemical Society, « What Is the Greenhouse Effect? » (consulté le 26 mai 2019).
  50. (en) Bin Wang, Herman H. Shugart et Manuel T. Lerdau, « Sensitivity of global greenhouse gas budgets to tropospheric ozone pollution mediated by the biosphere », Environmental Research Letters, vol. 12, no 8,‎ , p. 084001 (ISSN 1748-9326, DOI 10.1088/1748-9326/aa7885, Bibcode 2017ERL....12h4001W).
  51. (en) Gavin A. Schmidt, Reto A. Ruedy, Ron L. Miller et Andy A. Lacis, « Attribution of the present-day total greenhouse effect », Journal of Geophysical Research: Atmospheres, vol. 115, no D20,‎ , D20106 (ISSN 2156-2202, DOI 10.1029/2010JD014287, Bibcode 2010JGRD..11520106S).
  52. (en) John Walsh, Donald Wuebbles, Katherine Hayhoe, Kossin Kossin, Kenneth Kunkel et Graeme Stephens, Climate Change Impacts in the United States: The Third National Climate Assessment, US National Climate Assessment, , « Appendix 3: Climate Science Supplement ».
  53. (en) Jonathan Watts, « Oil and gas firms 'have had far worse climate impact than thought' », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  54. (en) World Meteorological Organization, WMO Statement on the State of the Global Climate in 2019, Geneva, coll. « WMO-No. 1248 », (ISBN 978-92-63-11248-4, lire en ligne).
  55. (en) Urs Siegenthaler, Thomas F. Stocker, Eric Monnin, Dieter Lüthi et Jakob Schwander, « Stable Carbon Cycle–Climate Relationship During the Late Pleistocene », Science, vol. 310, no 5752,‎ , p. 1313–1317 (PMID 16311332, DOI 10.1126/science.1120130, Bibcode 2005Sci...310.1313S, lire en ligne).
  56. (en) Jonathan Amos, « Carbon dioxide passes symbolic mark », BBC,‎ (lire en ligne, consulté le 27 mai 2013)
  57. Olivier et Peters 2019, p. 14, 16-17, 23.
  58. a et b (en) Hannah Ritchie, « Sector by sector: where do global greenhouse gas emissions come from? », sur Our World in Data, (consulté le 28 octobre 2020).
  59. Olivier et Peters 2019, p. 17.
  60. a b et c (en) Environmental Protection Agency, « Overview of Greenhouse Gases », (consulté le 15 septembre 2020).
  61. (en-GB) « Extracting iron - Redox, extraction of iron and transition metals - GCSE Chemistry (Single Science) Revision - WJEC », sur BBC Bitesize (consulté le 2 juin 2021)
  62. (en) H. Kvande, « The Aluminum Smelting Process », Journal of Occupational and Environmental Medicine, vol. 56, no 5 Suppl,‎ , S2–S4 (PMID 24806722, PMCID 4131936, DOI 10.1097/JOM.0000000000000154)
  63. a et b (en) Global Methane Initiative, Global Methane Emissions and Mitigation Opportunities, Global Methane Initiative, (lire en ligne)
  64. a et b (en) Neville Millar, Julie Doll et G. Robertson, Management of nitrogen fertilizer to reduce nitrous oxide (N2O) emissions from field crops, Michigan State University, (lire en ligne).
  65. a b et c (en) Environmental Protection Agency, « Global Greenhouse Gas Emissions Data », (consulté le 8 août 2020).
  66. a et b (en) Eric Davidson, « The contribution of manure and fertilizer nitrogen to atmospheric nitrous oxide since 1860 », Nature Geoscience, vol. 2,‎ , p. 659–662 (DOI 10.1016/j.chemer.2016.04.002, lire en ligne).
  67. GIEC RSCCTE Résumé à l’intention des décideurs 2019, p. 12.
  68. GIEC SRCCL Ch5 2019, p. 450.
  69. (en) Jim Haywood, Climate Change: Observed Impacts on Planet Earth, Elsevier, (ISBN 978-0-444-63524-2), « Chapter 27 – Atmospheric Aerosols and Their Role in Climate Change ».
  70. (en) V. Faye McNeill, « Atmospheric Aerosols: Clouds, Chemistry, and Climate », Annual Review of Chemical and Biomolecular Engineering, vol. 8, no 1,‎ , p. 427-444 (ISSN 1947-5438, PMID 28415861, DOI 10.1146/annurev-chembioeng-060816-101538).
  71. a et b (en) B. H. Samset, M. Sand, C. J. Smith, S. E. Bauer, P. M. Forster, J. S. Fuglestvedt, S. Osprey et C.-F. Schleussner, « Climate Impacts From a Removal of Anthropogenic Aerosol Emissions », Geophysical Research Letters, vol. 45, no 2,‎ , p. 1020-1029 (ISSN 1944-8007, PMID 32801404, PMCID 7427631, DOI 10.1002/2017GL076079, Bibcode 2018GeoRL..45.1020S, lire en ligne).
  72. GIEC AR5 WG1 Ch2 2013, p. 183.
  73. (en) Yanyi He, Kaicun Wang, Chunlüe Zhou et Martin Wild, « A Revisit of Global Dimming and Brightening Based on the Sunshine Duration », Geophysical Research Letters, vol. 45, no 9,‎ , p. 4281-4289 (ISSN 1944-8007, DOI 10.1029/2018GL077424, Bibcode 2018GeoRL..45.4281H).
  74. a et b (en) T. Storelvmo, P. C. B. Phillips, U. Lohmann, T. Leirvik et M. Wild, « Disentangling greenhouse warming and aerosol cooling to reveal Earth's climate sensitivity », Nature Geoscience, vol. 9, no 4,‎ , p. 286–289 (ISSN 1752-0908, DOI 10.1038/ngeo2670, Bibcode 2016NatGe...9..286S, lire en ligne).
  75. a et b (en) V. Ramanathan et G. Carmichael, « Global and Regional Climate Changes due to Black Carbon », Nature Geoscience, vol. 1, no 4,‎ , p. 221-227 (DOI 10.1038/ngeo156, Bibcode 2008NatGe...1..221R, lire en ligne).
  76. M. Wild, Hans Gilgen, Andreas Roesch, Atsumu Ohmura et Charles Long, « From Dimming to Brightening: Decadal Changes in Solar Radiation at Earth's Surface », Science, vol. 308, no 5723,‎ , p. 847-850 (PMID 15879214, DOI 10.1126/science.1103215, Bibcode 2005Sci...308..847W, S2CID 13124021).
  77. (en) S. Twomey, « The Influence of Pollution on the Shortwave Albedo of Clouds », J. Atmos. Sci., vol. 34, no 7,‎ , p. 1149-1152 (ISSN 1520-0469, DOI 10.1175/1520-0469(1977)034<1149:TIOPOT>2.0.CO;2, Bibcode 1977JAtS...34.1149T).
  78. (en) Bruce A. Albrecht, « Aerosols, Cloud Microphysics, and Fractional Cloudiness », Science, vol. 245, no 4923,‎ , p. 1227-1239 (PMID 17747885, DOI 10.1126/science.245.4923.1227, Bibcode 1989Sci...245.1227A, S2CID 46152332).
  79. USGCRP Chapter 2 2017, p. 78.
  80. (nl) Documentary Sea Blind [Dutch Television] () RIVM: Netherlands National Institute for Public Health and the Environment. Consulté le ..
  81. (en) M. Sand, T. K. Berntsen, K. von Salzen, M. G. Flanner, J. Langner et D. G. Victor, « Response of Arctic temperature to changes in emissions of short-lived climate forcers », Nature, vol. 6, no 3,‎ , p. 286–289 (DOI 10.1038/nclimate2880).
  82. (en) GIEC, « Understanding and Attributing Climate Change », dans Climate Change 2007: The Physical Science Basis. Contribution of Working Group I to the Fourth Assessment Report of the Intergovernmental Panel on Climate Change, Cambridge University Press, , 663-745 p. (lire en ligne [PDF]), p. 684 (Figure 9.5).
  83. GIEC, « Changements climatiques 2013 Les éléments scientifiques »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) [PDF], p. 60, Figure RT.9.
  84. (en) Working Group I, TAR Climate Change 2001: The Scientific Basis, GIEC, , 893 p., pdf (présentation en ligne, lire en ligne), p. 731.

    « Most of the discussion in this section has been concerned with evidence relating to a human effect on late 20th century climate. The observed global mean surface temperature record shows two main periods of warming. Some studies detect a solar influence on surface temperature over the prénom five decades of the century, with perhaps a small additional warming due to increases in greenhouse gases. One study suggests that the early warming could be due to a combination of anthropogenic effects and a highly unusual internal variation. Thus the early century warming could be due to some combination of natural internal variability, changes in solar irradiance and some anthropogenic influence. The additional warming in the second half-century is most likely to be due to a substantial warming due to increases in greenhouse gases, partially offset by cooling due to aerosols, and perhaps by cooling due to natural factors towards the end of the period. »

  85. p. 49 : « L’essentiel de l’élévation de la température moyenne du globe observée depuis le milieu du XXe siècle est très probablement attribuable à la hausse des concentrations de GES anthropiques. »
    Le rapport précédent employait encore le mot « probablement ». Le même texte, p. 37, précise les termes utilisés pour indiquer le degré de certitude estimé, selon les experts, d’une donnée ou d’un résultat : « pratiquement certain (probabilité supérieure à 99 %) ; extrêmement probable (probabilité supérieure à 95 %) ; très probable (probabilité supérieure à 90 %) ; probable (probabilité supérieure à 66 %) ; plus probable qu’improbable (probabilité supérieure à 50 %) ; à peu près aussi probable qu’improbable (probabilité de 33 à 66 %) ; improbable (probabilité inférieure à 33 %) ; très improbable (probabilité inférieure à 10 %) ; extrêmement improbable (probabilité inférieure à 5 %) ; exceptionnellement improbable (probabilité inférieure à 1 %). » Ainsi, l’évaluation de la part des activités humaines dans le changement climatique a augmenté entre 2001 et 2007, puisque dans le rapport de 2001, ce rôle n’était qualifié que de « probable » (likely). Voir le troisième rapport d'évaluation du GIEC.
  86. (en) « The IPCC 4th Assessment Report is coming out A picture of climate change the current state of understanding » [PDF], GIEC (IPCC en anglais), (consulté le 30 juillet 2008).
  87. « Les deux modèles de climat français s'accordent pour simuler un réchauffement prononcé », sur CNRS, (consulté le 20 janvier 2020).
  88. (en) « summary for policy makers ; Contribution of Working Group I to the Fifth Assessment Report of the Intergovernmental Panel on Climate Change », IPCC,‎
  89. (en) Seok-Woo Son et al., « Ozone hole and Southern Hemisphere climate change », Geophysical Research letter,‎
  90. (en) Kevin Michael Grise, « Understanding the varied influence of the mid-latitude jet on clouds and cloud-radiative effects in observations and global climate models. », Journal of Climate Science,‎
  91. Kate Marvel, « Les nuages, amplificateurs du réchauffement », Pour la science, no 484,‎ , p. 50-56.
  92. (en) Ph. Ciais, « Europe-wide reduction in primary productivity caused by the heat and drought in 2003 », nature,‎
  93. GIEC RSY RE5 2015, Figure RID.7 a), p. 12.
  94. (en) Eric W. Wolff, John G. Shepherd, Emily Shuckburgh et Andrew J. Watson, « Feedbacks on climate in the Earth system: introduction », Philosophical Transactions of the Royal Society A: Mathematical, Physical and Engineering Sciences, vol. 373, no 2054,‎ , p. 20140428 (PMID 26438277, PMCID 4608041, DOI 10.1098/rsta.2014.0428, Bibcode 2015RSPTA.37340428W).
  95. a b c et d (en) Robert M. McSweeney et Zeke Hausfather, « Q&A: How do climate models work? », sur Carbon Brief, (consulté le 2 mars 2019)
  96. GIEC RSY RE5 2015, p. 138.
  97. (en) Peter A. Stott et J. A. Kettleborough, « Origins and estimates of uncertainty in predictions of twenty-first century temperature rise », Nature, vol. 416, no 6882,‎ , p. 723-726 (ISSN 1476-4687, PMID 11961551, DOI 10.1038/416723a, Bibcode 2002Natur.416..723S, S2CID 4326593).
  98. (en) D. A. Randall, R. A. Wood, S. Bony, R. Colman, T. Fichefet, J. Fyfe, V. Kattsov, A. Pitman, J. Shukla, J. Srinivasan, R. J. Stouffer, A. Sumi et K. E. Taylor, « Chapter 8: Climate Models and their Evaluation », dans Climate Change 2007: The Physical Science Basis, , 589-662 p. (lire en ligne), FAQ 8.1..
  99. (en) J. Stroeve, Marika M. Holland, Walt Meier, Ted Scambos et Mark Serreze, « Arctic sea ice decline: Faster than forecast », Geophysical Research Letters, vol. 34, no 9,‎ , p. L09501 (DOI 10.1029/2007GL029703, Bibcode 2007GeoRL..3409501S).
  100. (en) Craig Welch, « Arctic permafrost is thawing fast. That affects us all. », sur National Geographic, (consulté le 25 août 2019)
  101. (en) Beate G. Liepert et Michael Previdi, « Do Models and Observations Disagree on the Rainfall Response to Global Warming? », Journal of Climate, vol. 22, no 11,‎ , p. 3156-3166 (DOI 10.1175/2008JCLI2472.1, Bibcode 2009JCli...22.3156L, lire en ligne)
  102. Stefan Rahmstorf, Anny Cazenave, John A. Church, James E. Hansen, Ralph F. Keeling, David E. Parker et Richard C. J. Somerville, « Recent Climate Observations Compared to Projections », Science, vol. 316, no 5825,‎ , p. 709 (PMID 17272686, DOI 10.1126/science.1136843, Bibcode 2007Sci...316..709R, lire en ligne).
  103. (en) G. T. Mitchum, D. Masters, B. D. Hamlington, J. T. Fasullo, B. D. Beckley et R. S. Nerem, « Climate-change–driven accelerated sea-level rise detected in the altimeter era », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 115, no 9,‎ , p. 2022–2025 (ISSN 0027-8424, PMID 29440401, PMCID 5834701, DOI 10.1073/pnas.1717312115, Bibcode 2018PNAS..115.2022N).
  104. USGCRP Chapter 15 2017.
  105. GIEC RSY RE5 2015, Encadré 2.2, p. 61.
  106. GIEC RE5 GT1 Résumé à l’intention des décideurs, Résumé technique et Foire aux questions 2013, p. 20, 57-58.
  107. (en) Keywan Riahi, Detlef P. van Vuuren, Elmar Kriegler, Jae Edmonds, Brian C. O’Neill, Shinichiro Fujimori, Nico Bauer, Katherine Calvin et Rob Dellink, « The Shared Socioeconomic Pathways and their energy, land use, and greenhouse gas emissions implications: An overview », Global Environmental Change, vol. 42,‎ , p. 153-168 (ISSN 0959-3780, DOI 10.1016/j.gloenvcha.2016.05.009).
  108. a et b (en) Zeke Hausfather, « Explainer: How 'Shared Socioeconomic Pathways' explore future climate change », sur Carbon Brief, (consulté le 20 juillet 2019).
  109. (en) G. Blanco, R. Gerlagh, S. Suh, J. Barrett, H. C. de Coninck, C. F. Diaz Morejon, R. Mathur, N. Nakicenovic, A. Ofosu Ahenkora, J. Pan, H. Pathak, J. Rice, R. Richels, S. J. Smith, D. I. Stern, F. L. Toth et P. Zhou, « Chapter 5: Drivers, Trends and Mitigation », dans Climate Change 2014: Mitigation of Climate Change, , 351-411 p. (lire en ligne)
  110. (en) H. Damon Matthews, Nathan P. Gillett, Peter A. Stott et Kirsten Zickfeld, « The proportionality of global warming to cumulative carbon emissions », Nature, vol. 459, no 7248,‎ , p. 829-832 (ISSN 1476-4687, PMID 19516338, DOI 10.1038/nature08047, Bibcode 2009Natur.459..829M, S2CID 4423773).
  111. (en) Malte Meinshausen, Achieving the Paris Climate Agreement Goals, Springer International Publishing, (ISBN 978-3-030-05843-2, DOI 10.1007/978-3-030-05843-2_12), « Implications of the Developed Scenarios for Climate Change », p. 459-469.
  112. (en) Joeri Rogelj, Piers M. Forster, Elmar Kriegler, Christopher J. Smith et Roland Séférian, « Estimating and tracking the remaining carbon budget for stringent climate targets », Nature, vol. 571, no 7765,‎ , p. 335-342 (ISSN 1476-4687, PMID 31316194, DOI 10.1038/s41586-019-1368-z, Bibcode 2019Natur.571..335R, lire en ligne).
  113. GIEC RS15 Résumé à l’intention des décideurs 2018, p. 14.
  114. (en) NOAA, « January 2017 analysis from NOAA: Global and Regional Sea Level Rise Scenarios for the United States » (consulté le 7 février 2019).
  115. (en) James Hansen, Makiko Sato, Paul Hearty, Reto Ruedy, Maxwell Kelley, Valerie Masson-Delmotte, Gary Russell, George Tselioudis, Junji Cao, Eric Rignot et Isabella Velicogna, « Ice melt, sea level rise and superstorms: evidence from paleoclimate data, climate modeling, and modern observations that 2 °C global warming could be dangerous », Atmospheric Chemistry and Physics, vol. 16, no 6,‎ , p. 3761–3812 (ISSN 1680-7316, DOI 10.5194/acp-16-3761-2016, Bibcode 2016ACP....16.3761H, arXiv 1602.01393, lire en ligne).
  116. (en) Scott L. Wing, « Studying the Climate of the Past Is Essential for Preparing for Today's Rapidly Changing Climate », sur Smithsonian, (consulté le 8 novembre 2019).
  117. (en) Stephanie Paige Ogburn, « Indian Monsoons Are Becoming More Extreme », Scientific American,‎ (lire en ligne).
  118. (en) Claire Burke et Peter Stott, « Impact of Anthropogenic Climate Change on the East Asian Summer Monsoon », Journal of Climate, vol. 30, no 14,‎ , p. 5205-5220 (ISSN 0894-8755, DOI 10.1175/JCLI-D-16-0892.1, Bibcode 2017JCli...30.5205B, arXiv 1704.00563).
  119. (en) J. P. Kossin, T. Hall, T. Knutson, K. E. Kunkel, R. J. Trapp, D. E. Waliser et M. F. Wehner, « Chapter 9: Extreme Storms », dans Climate Science Special Report: Fourth National Climate Assessment, Volume I, (lire en ligne).
  120. (en) WCRP Global Sea Level Budget Group, « Global sea-level budget 1993–present », Earth System Science Data, vol. 10, no 3,‎ , p. 1551–1590 (ISSN 1866-3508, DOI 10.5194/essd-10-1551-2018, Bibcode 2018ESSD...10.1551W).
  121. GIEC SROCC Ch4 2019, p. 324.
  122. (en) Robert M. DeConto et David Pollard, « Contribution of Antarctica to past and future sea-level rise », Nature, vol. 531, no 7596,‎ , p. 591-597 (ISSN 1476-4687, PMID 27029274, DOI 10.1038/nature17145, Bibcode 2016Natur.531..591D).
  123. (en) Jonathan L. Bamber, Michael Oppenheimer, Robert E. Kopp, Willy P. Aspinall et Roger M. Cooke, « Ice sheet contributions to future sea-level rise from structured expert judgment », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 116, no 23,‎ , p. 11195-11200 (ISSN 0027-8424, PMID 31110015, PMCID 6561295, DOI 10.1073/pnas.1817205116, Bibcode 2019PNAS..11611195B).
  124. (en) Jinlun Zhang, Ron Lindsay, Mike Steele et Axel Schweiger, « What drove the dramatic arctic sea ice retreat during summer 2007? », Geophysical Research Letters, vol. 35,‎ , p. 1–5 (DOI 10.1029/2008gl034005, Bibcode 2008GeoRL..3511505Z).
  125. GIEC RSOCC Résumé à l’intention des décideurs 2019, B1.7, p. 18.
  126. (en) Scott C. Doney, Victoria J. Fabry, Richard A. Feely et Joan A. Kleypas, « Ocean Acidification: The Other CO2 Problem », Annual Review of Marine Science, vol. 1, no 1,‎ , p. 169-192 (PMID 21141034, DOI 10.1146/annurev.marine.010908.163834, Bibcode 2009ARMS....1..169D).
  127. (en) Curtis Deutsch, Holger Brix, Taka Ito, Hartmut Frenzel et LuAnne Thompson, « Climate-Forced Variability of Ocean Hypoxia », Science, vol. 333, no 6040,‎ , p. 336-339 (PMID 21659566, DOI 10.1126/science.1202422, Bibcode 2011Sci...333..336D, lire en ligne).
  128. a et b GIEC SROCC Ch5 2019, p. 510.
  129. (en) « Climate Change and Harmful Algal Blooms », EPA (consulté le 11 septembre 2020).
  130. GIEC SR15 Ch3 2018, p. 283.
  131. (en) « Tipping points in Antarctic and Greenland ice sheets », sur NESSC, (consulté le 25 février 2019)
  132. GIEC RS15 Résumé à l’intention des décideurs 2018, p. 10.
  133. (en) P. U. Clark, A. J. Weaver, E. Brook, E. R. Cook, T. L. Delworth et K. Steffen, Abrupt Climate Change. A Report by the U.S. Climate Change Science Program and the Subcommittee on Global Change Research, Reston, VA, U.S. Geological Survey, (lire en ligne), « Executive Summary ».
  134. (en) Wei Liu, Shang-Ping Xie, Zhengyu Liu et Jiang Zhu, « Overlooked possibility of a collapsed Atlantic Meridional Overturning Circulation in warming climate », Science Advances, vol. 3,‎ , e1601666 (PMID 28070560, PMCID 5217057, DOI 10.1126/sciadv.1601666, Bibcode 2017SciA....3E1666L).
  135. (en) National Research Council, Climate Stabilization Targets: Emissions, Concentrations, and Impacts over Decades to Millennia, Washington, National Academies Press, (ISBN 978-0-309-15176-4, DOI 10.17226/12877, lire en ligne).
  136. GIEC AR5 WG1 Ch12 2013, FAQ 12.3, p. 88-89.
  137. GIEC AR5 WG1 Ch12 2013, p. 1112.
  138. (en) Michel Crucifix, « Earth's narrow escape from a big freeze », Nature, vol. 529, no 7585,‎ , p. 162-163 (ISSN 1476-4687, PMID 26762453, DOI 10.1038/529162a)
  139. (en) Joel B. Smith, Stephen H. Schneider, Michael Oppenheimer, Gary W. Yohe, William Hare, Michael D. Mastrandrea, Anand Patwardhan, Ian Burton, Jan Corfee-Morlot, Chris H. D. Magadza, Hans-Martin Füssel, A. Barrie Pittock, Atiq Rahman, Avelino Suarez et Jean-Pascal van Ypersele, « Assessing dangerous climate change through an update of the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) 'reasons for concern' », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 106, no 11,‎ , p. 4133-4137 (PMID 19251662, PMCID 2648893, DOI 10.1073/pnas.0812355106, Bibcode 2009PNAS..106.4133S).
  140. (en) Anders Levermann, Peter U. Clark, Ben Marzeion, Glenn A. Milne, David Pollard, Valentina Radic et Alexander Robinson, « The multimillennial sea-level commitment of global warming », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 110, no 34,‎ , p. 13745-13750 (ISSN 0027-8424, PMID 23858443, PMCID 3752235, DOI 10.1073/pnas.1219414110, Bibcode 2013PNAS..11013745L).
  141. GIEC SR15 Ch3 2018, p. 218.
  142. GIEC SRCCL Ch2 2019, p. 133.
  143. (en) Ning Zeng et Jinho Yoon, « Expansion of the world's deserts due to vegetation-albedo feedback under global warming », Geophysical Research Letters, vol. 36, no 17,‎ , p. L17401 (ISSN 1944-8007, DOI 10.1029/2009GL039699, Bibcode 2009GeoRL..3617401Z).
  144. (en) Monica G. Turner, W. John Calder, Graeme S. Cumming, Terry P. Hughes, Anke Jentsch, Shannon L. LaDeau, Timothy M. Lenton, Bryan N. Shuman, Merritt R. Turetsky, Zak Ratajczak et John W. Williams, « Climate change, ecosystems and abrupt change: science priorities », Philosophical Transactions of the Royal Society B, vol. 375, no 1794,‎ (PMID 31983326, PMCID 7017767, DOI 10.1098/rstb.2019.0105)
  145. (en) Mark C. Urban, « Accelerating extinction risk from climate change », Science, vol. 348, no 6234,‎ , p. 571–573 (ISSN 0036-8075, PMID 25931559, DOI 10.1126/science.aaa4984, Bibcode 2015Sci...348..571U, lire en ligne).
  146. (en) Elvira S. Poloczanska, Christopher J. Brown, William J. Sydeman, Wolfgang Kiessling et David Schoeman, « Global imprint of climate change on marine life », Nature Climate Change, vol. 3, no 10,‎ , p. 919–925 (ISSN 1758-6798, DOI 10.1038/nclimate1958, Bibcode 2013NatCC...3..919P, lire en ligne).
  147. (en) Jonathan Lenoir, Romain Bertrand, Lise Comte, Luana Bourgeaud, Tarek Hattab, Jérôme Murienne et Gaël Grenouillet, « Species better track climate warming in the oceans than on land », Nature Ecology & Evolution, vol. 4, no 8,‎ , p. 1044–1059 (ISSN 2397-334X, PMID 32451428, DOI 10.1038/s41559-020-1198-2, S2CID 218879068, lire en ligne).
  148. (en) Dan A. Smale, Thomas Wernberg, Eric C. J. Oliver, Mads Thomsen et Ben P. Harvey, « Marine heatwaves threaten global biodiversity and the provision of ecosystem services », Nature Climate Change, vol. 9, no 4,‎ , p. 306–312 (ISSN 1758-6798, DOI 10.1038/s41558-019-0412-1, Bibcode 2019NatCC...9..306S, S2CID 91471054, lire en ligne).
  149. GIEC RSOCC Résumé à l’intention des décideurs 2019, A.6.4, p. 13.
  150. GIEC SROCC Ch5 2019, p. 451.
  151. (en) « Coral Reef Risk Outlook », National Oceanic and Atmospheric Administration (consulté le 4 avril 2020).
  152. (en) Daisy Dunne, Josh Gabbatiss et Robert Mcsweeny, « Media reaction: Australia's bushfires and climate change », sur Carbon Brief, (consulté le 11 janvier 2020).
  153. (en) Merritt R. Turetsky, Benjamin W. Abbott, Miriam C. Jones, Katey Walter Anthony, Charles Koven, Peter Kuhry, David M. Lawrence, Carolyn Gibson et A. Britta K. Sannel, « Permafrost collapse is accelerating carbon release », Nature, vol. 569, no 7754,‎ , p. 32–34 (PMID 31040419, DOI 10.1038/d41586-019-01313-4, Bibcode 2019Natur.569...32T).
  154. (en) J. N. Larsen, O. A. Anisimov, A. Constable, A. B. Hollowed, N. Maynard, P. Prestrud, T. D. Prowse et J. M. R. Stone, « Chapter 28: Polar Regions », dans Climate Change 2014: Impacts, Adaptation, and Vulnerability. Part B: Regional Aspects, , 1596 p. (lire en ligne).
  155. (en) « What a changing climate means for Rocky Mountain National Park », National Park Service (consulté le 9 avril 2020).
  156. (en) W. Cramer, G. W. Yohe, M. Auffhammer, C. Huggel, U. Molau, M. A. F. da Silva Dias, A. Solow, D. A. Stone et L. Tibig, « Chapter 18: Detection and Attribution of Observed Impacts », dans Climate Change 2014: Impacts, Adaptation, and Vulnerability. Part A: Global and Sectoral Aspects., , 983, 1008 p. (lire en ligne).
  157. (en) M. Oppenheimer, M. Campos, R. Warren, J. Birkmann, G. Luber, B. O'Neill et K. Takahashi, « Chapter 19: Emergent Risks and Key Vulnerabilities », dans Climate Change 2014: Impacts, Adaptation, and Vulnerability. Part A: Global and Sectoral Aspects, , 1077 p. (lire en ligne).
  158. GIEC RSY RE5 2015, Avant-propos, p. v.
  159. GIEC RSY RE5 2015, RID 2.3, p. 13.
  160. GIEC AR5 WG2 Ch11 2014, p. 720-723.
  161. (en) Anthony Costello, Mustafa Abbas, Adriana Allen, Sarah Ball, Sarah Bell, Richard Bellamy, Sharon Friel, Nora Groce, Anne Johnson, Maria Kett, Maria Lee, Caren Levy, Mark Maslin, David McCoy, Bill McGuire, Hugh Montgomery, David Napier, Christina Pagel, Jinesh Patel, Jose Antonio Puppim de Oliveira, Nanneke Redclift, Hannah Rees, Daniel Rogger, Joanne Scott, Judith Stephenson, John Twigg, Jonathan Wolff et Craig Patterson, « Managing the health effects of climate change », The Lancet, vol. 373, no 9676,‎ , p. 1693–1733 (PMID 19447250, DOI 10.1016/S0140-6736(09)60935-1, lire en ligne[archive du ]).
  162. (en) Nick Watts, W Neil Adger, Paolo Agnolucci, Jason Blackstock, Peter Byass, Wenjia Cai, Sarah Chaytor, Tim Colbourn, Mat Collins, Adam Cooper, Peter M Cox, Joanna Depledge, Paul Drummond, Paul Ekins, Victor Galaz, Delia Grace, Hilary Graham, Michael Grubb, Andy Haines, Ian Hamilton, Alasdair Hunter, Xujia Jiang, Moxuan Li, Ilan Kelman, Lu Liang, Melissa Lott, Robert Lowe, Yong Luo, Georgina Mace, Mark Maslin, Maria Nilsson, Tadj Oreszczyn, Steve Pye, Tara Quinn, My Svensdotter, Sergey Venevsky, Koko Warner, Bing Xu, Jun Yang, Yongyuan Yin, Chaoqing Yu, Qiang Zhang, Peng Gong, Hugh Montgomery et Anthony Costello, « Health and climate change: policy responses to protect public health », The Lancet, vol. 386, no 10006,‎ , p. 1861–1914 (PMID 26111439, DOI 10.1016/S0140-6736(15)60854-6, lire en ligne[archive du ]).
  163. GIEC AR5 WG2 Ch11 2014, p. 713.
  164. Watts et al. 2019, p. 1836, 1848.
  165. Watts et al. 2019, p. 1841, 1847.
  166. (en) Organisation mondiale de la santé, Quantitative risk assessment of the effects of climate change on selected causes of death, 2030s and 2050s, Genève, (ISBN 978-92-4-150769-1, lire en ligne).
  167. (en) M. Springmann, D. Mason-D’Croz, S. Robinson, T. Garnett, H. Godfray, D. Gollin, M. Rayner, P. Ballon et P. Scarborough., « Global and regional health effects of future food production under climate change: a modelling study », Lancet, vol. 387, no 10031,‎ , p. 1937–1946 (PMID 26947322, DOI 10.1016/S0140-6736(15)01156-3, lire en ligne).
  168. Haines et Ebi 2019.
  169. Haines et Ebi 2019, Figure 3.
  170. GIEC AR5 SYR 2014, SPM 2.3, p. 15.
  171. « WHO calls for urgent action to protect health from climate change – Sign the call », sur World Health Organization, (consulté le 2 septembre 2020).
  172. GIEC SRCCL Ch5 2019, p. 451.
  173. (en) C. Zhao, B. Liu, S. Piao, X. Wang, D. Lobell, Y. Huang, M. Huang et Y. Yao, « Temperature increase reduces global yields of major crops in four independent estimates », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 114, no 35,‎ , p. 9326–9331 (PMID 28811375, PMCID 5584412, DOI 10.1073/pnas.1701762114).
  174. GIEC SRCCL Ch5 2019, p. 439.
  175. (en) J. R. Porter, L. Xie, A. J. Challinor, K. Cochrane, S. M. Howden, M. M. Iqbal, D. B. Lobell et M. I. Travasso, « Chapter 7: Food Security and Food Production Systems », dans Climate Change 2014: Impacts, Adaptation, and Vulnerability. Part A: Global and Sectoral Aspects, , 488 p. (lire en ligne).
  176. GIEC SRCCL Ch5 2019, p. 462.
  177. GIEC SROCC Ch5 2019, p. 503.
  178. (en) S. Holding, D. M. Allen, S. Foster, A. Hsieh, J. Larocque, S. Klassen et C. Van Pelt, « Groundwater vulnerability on small islands », Nature Climate Change, vol. 6, no 12,‎ , p. 1100-1103 (ISSN 1758-6798, DOI 10.1038/nclimate3128, Bibcode 2016NatCC...6.1100H).
  179. (en) B. E. Jiménez Cisneros, T. Oki, N. W. Arnell, G. Benito, J. G. Cogley, P. Döll, T. Jiang et S. S. Mwakalila, « Chapter 3: Freshwater Resources », dans Climate Change 2014: Impacts, Adaptation, and Vulnerability. Part A: Global and Sectoral Aspects, , 229-269 p. (lire en ligne), p. 232-233.
  180. (en) Ruth DeFries, Ottmar Edenhofer, Alex Halliday et Geoffrey Heal, « The missing economic risks in assessments of climate change impacts », Grantham Research Institute on Climate Change and the Environment, London School of Economics and Political Science,‎ , p. 3 (lire en ligne).
  181. (en) Signe Krogstrup et William Oman, Macroeconomic and Financial Policies for Climate Change Mitigation: A Review of the Literature, coll. « IMF working papers », (ISBN 978-1-5135-1195-5, ISSN 1018-5941, DOI 10.5089/9781513511955.001, S2CID 203245445, lire en ligne), p. 10.
  182. (en) Noah S. Diffenbaugh et Marshall Burke, « Global warming has increased global economic inequality », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 116, no 20,‎ , p. 9808-9813 (ISSN 0027-8424, PMID 31010922, PMCID 6525504, DOI 10.1073/pnas.1816020116).
  183. (en) Dana Nuccitelli, « Climate change could impact the poor much more than previously thought », The Guardian,‎ (lire en ligne).
  184. (en) Marshall Burke, W. Matthew Davis et Noah S Diffenbaugh, « Large potential reduction in economic damages under UN mitigation targets », Nature, vol. 557, no 7706,‎ , p. 549-553 (ISSN 1476-4687, PMID 29795251, DOI 10.1038/s41586-018-0071-9, Bibcode 2018Natur.557..549B).
  185. a et b (en) L. Olsson, M. Opondo, P. Tschakert, A. Agrawal, S. H. Eriksen, S. Ma, L. N. Perch et S. A. Zakieldeen, « Chapter 13: Livelihoods and Poverty », dans Climate Change 2014: Impacts, Adaptation, and Vulnerability. Part A: Global and Sectoral Aspects, , 796-797 p. (lire en ligne).
  186. (en) Stephane Hallegatte, Mook Bangalore, Laura Bonzanigo, Marianne Fay, Tamaro Kane, Ulf Narloch, Julie Rozenberg, David Treguer et Adrien Vogt-Schilb, Shock Waves : Managing the Impacts of Climate Change on Poverty. Climate Change and Development, Washington, D.C., World Bank, (ISBN 978-1-4648-0674-2, DOI 10.1596/978-1-4648-0673-5, hdl 10986/22787, lire en ligne), p. 12.
  187. (en) Katharine J. Mach, Caroline M. Kraan, W. Neil Adger, Halvard Buhaug, Marshall Burke, James D. Fearon, Christopher B. Field, Cullen S. Hendrix, Jean-Francois Maystadt, John O’Loughlin et Philip Roessler, « Climate as a risk factor for armed conflict », Nature, vol. 571, no 7764,‎ , p. 193–197 (ISSN 1476-4687, PMID 31189956, DOI 10.1038/s41586-019-1300-6, Bibcode 2019Natur.571..193M, S2CID 186207310, lire en ligne).
  188. GIEC SROCC Ch4 2019, p. 328.
  189. (en) Susin Park, « Climate Change and the Risk of Statelessness: The Situation of Low-lying Island States », Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, (consulté le 13 avril 2012).
  190. Matthews 2018, p. 399.
  191. (en) S. Balsari, C. Dresser et J. Leaning, « Climate Change, Migration, and Civil Strife. », Curr Environ Health Rep, vol. 7, no 4,‎ , p. 404-414 (PMID 33048318, PMCID 7550406, DOI 10.1007/s40572-020-00291-4, lire en ligne).
  192. (en) Cristina Cattaneo, Michel Beine, Christiane J. Fröhlich, Dominic Kniveton, Inmaculada Martinez-Zarzoso, Marina Mastrorillo, Katrin Millock, Etienne Piguet et Benjamin Schraven, « Human Migration in the Era of Climate Change », Review of Environmental Economics and Policy, vol. 13, no 2,‎ , p. 189–206 (ISSN 1750-6816, DOI 10.1093/reep/rez008, lire en ligne).
  193. (en) Alex Flavell, « IOM outlook on migration, environment and climate change », Organisation internationale pour les migrations, Genève,‎ (ISBN 978-92-9068-703-0, OCLC 913058074, lire en ligne).
  194. (en) David J. Kaczan et Jennifer Orgill-Meyer, « The impact of climate change on migration: a synthesis of recent empirical insights », Climatic Change, vol. 158, no 3,‎ , p. 281-300 (DOI 10.1007/s10584-019-02560-0, Bibcode 2020ClCh..158..281K, lire en ligne, consulté le 9 février 2021).
  195. (en) Olivia Serdeczny, Sophie Adams, Florent Baarsch, Dim Coumou, Alexander Robinson, William Hare, Michiel Schaeffer, Mahé Perrette et Julia Reinhardt, « Climate change impacts in Sub-Saharan Africa: from physical changes to their social repercussions », Regional Environmental Change, vol. 17, no 6,‎ , p. 1585–1600 (ISSN 1436-378X, DOI 10.1007/s10113-015-0910-2, S2CID 3900505, lire en ligne).
  196. GIEC SRCCL Ch5 2019, p. 439, 464.
  197. (en) National Oceanic and Atmospheric Administration, « What is nuisance flooding? » (consulté le 8 avril 2020).
  198. (en) Russell Kabir, Hafiz T. A. Khan, Emma Ball et Khan Caldwell, « Climate Change Impact: The Experience of the Coastal Areas of Bangladesh Affected by Cyclones Sidr and Aila », Journal of Environmental and Public Health, vol. 2016,‎ , p. 9654753 (PMID 27867400, PMCID 5102735, DOI 10.1155/2016/9654753).
  199. (en) Ed Hawkins, Pablo Ortega, Emma Suckling, Andrew Schurer, Gabi Hegerl, Phil Jones, Manoj Joshi, Timothy J. Osborn, Valérie Masson-Delmotte, Juliette Mignot, Peter Thorne et Geert Jan van Oldenborgh, « Estimating Changes in Global Temperature since the Preindustrial Period », Bulletin of the American Meteorological Society, vol. 98, no 9,‎ , p. 1841-1856 (ISSN 0003-0007, DOI 10.1175/bams-d-16-0007.1, Bibcode 2017BAMS...98.1841H).
  200. (en) Sir Stern Nicolas, Review on the economics of climate change, Gouvernement britannique, (lire en ligne).
  201. (en) Reuters, « Climate Expert Stern Says Underestimated Problem »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Planetark.com, (consulté le 12 août 2008).
  202. (en) Atelier international de travail sur les polluants à courte durée de vie et le climat de l'Arctique, Oslo, Institut norvégien de recherche sur l'air (NILU), 5-7 novembre 2007 (lire en ligne).
    Il est conclu que réduire les polluants à courte durée de vie (méthane en particulier) serait quasi immédiatement efficace sur la fonte de l'arctique.
  203. Observatoire Mondial de l’action climatique non-étatique, Rapport annuel 2018, Climate Chance.
    Rapport reposant sur près de 1 000 documents et rapports mondiaux de think tanks, ONGs et OIG, de bases de données, de littérature scientifique et de presse spécialisée.
  204. (en) Ken Caldeira (Department of Global Ecology, Carnegie Institution), Kerry Emanuel (Massachusetts Institute of Technology), James Hansen (Columbia University Earth Institute), Tom Wigley (University of East Anglia et National Center for Atmospheric Research),To Those Influencing Environmental Policy But Opposed to Nuclear Power.
  205. Sans nucléaire on fait comment ?, Manicore.
  206. GIEC, « Synthesis Report »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 26 mars 2013).
  207. « Assessment Report (4e rapport) » [PDF], GIEC groupe II, , p. 37.
  208. « Arrêter les émissions de gaz à effet de serre ne suffira pas à stopper le changement climatique », Reporterre, .
  209. Texte de la Convention, UNFCC.
  210. Article 4.2 (b) : Article 4 de la Convention, UNFCC.
  211. Les parties s'engagent seulement à prendre les mesures nécessaires pour les atteindre (Article 4.2 (a), ces engagements devant être révisés par la 1re conférence des parties (Article 4.2 (d)).
  212. Le Protocole de Kyoto, UNFCC (consulté le ).
  213. État de la ratification, UNFCC (consulté le ).
  214. (en)Kyoto Protocol, Status of ratification, UNFCC [PDF].
  215. « Les émissions de CO2 ont encore augmenté de 3 % en 2007 », Greenunivers (consulté le 24 novembre 2008).
  216. L'Australie ratifie le protocole de Kyoto, Les Échos.
  217. Développement durable: le CESE répond au mandat donné par le Conseil européen par la création d'un Observatoire, Commission européenne.
  218. « Livre vert de la commission « Adaptation au changement climatique en Europe : les possibilités d’action de l’Union européenne »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) [PDF], sur Ministère de l'écologie (consulté le 26 mars 2013) (EC(2007) 849).
  219. Source : AIEA.
  220. Le Changement climatique - S'adapter pour survivre, Commission européenne, 22 février 2008.
  221. « Les enjeux du changement climatique. Quelle gouvernance pour le climat ? »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 26 mars 2013) .
  222. http://www.vie-publique.fr/actualite/alaune/changement-climatique-plan-national-adaptation.html.
  223. [1].
  224. Emissions aériennes: la commission de l'environnement adopte une ligne dure, europa.eu, (consulté le ).
  225. Limites d'émissions de CO2 des voitures neuves, Europa.eu, .
  226. Proposition de réglement du parlement européen et du conseil, ec.europa.eu.
  227. Conférence des maires américains, usmayors.org.
  228. Climat : Washington et Pékin envoient un signal de bonne volonté, Les Échos, .
  229. « L’accord fait le pari de la confiance et de la transparence », Les Échos, .
  230. Accord de Paris [PDF], Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, article 2, p. 24/40 (consulté le 2 novembre 2016).
  231. Climat : accord historique sur la fin des gaz HFC pour faire baisser l’effet de serre, Les Échos, .
  232. Climat : accord historique pour éliminer les gaz HFC, 14 000 fois plus puissant que le CO2, Le Monde, .
  233. (en) Cecelia Smith-Schoenwalder, « What's behind the climate emergency declarations », U.S. News & World Report.
  234. (en) Aidt Mik, Climate emergency declarations in 987 jurisdictions and local governments cover 212 million citizens, Climate Emergency Declaration, 4 septembre 2019.
  235. a et b (en) « Has Climate News Coverage Finally Turned a Corner? », sur DeSmog (consulté le 12 novembre 2019).
  236. (en) « Act now and avert a climate crisis », Nature, vol. 573,‎ , p. 309–309 (DOI 10.1038/d41586-019-02734-x, lire en ligne, consulté le 12 novembre 2019)
  237. « Les émissions de CO2 ont encore augmenté de 3 % en 2007 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 26 mars 2013).
  238. Charles-Elie Guzman, « Exxon accusé de crime contre la barrière de corail », sur up-magazine.info, .
  239. (en)Decarbonizing Development: Planning Ahead for a Future with Zero Emissions, Banque mondiale, 2015.
  240. À quoi ressemblerait un monde « énergétiquement vertueux » ?
  241. Une vérité qui dérange, film documentaire tiré de conférences d'Al Gore (site).
  242. L’Allemagne, les vacances et le CO2, Cécile Calla, Le Monde du , citant Manfred Stock.
  243. Faut-il souhaiter la croissance du trafic aérien ?
  244. « Car Labelling Ademe : Comparateur des véhicules neufs (énergie, CO2, polluants ...) », sur ADEME (consulté le 11 juillet 2015)
  245. Emmanuelle Raynaud, Florence Depoers, Caroline Gauthier, Jean-Pascal Gond, Grégory Schneider-Maunoury, Le développement durable au cœur de l'entreprise : pour une approche transversale du développement durable.
  246. La croissance économique « fait-elle de l'effet de serre » ? paragraphe Que peut-on espérer de la « dématérialisation de l'économie » ?
  247. Encyclique Laudato si' sur la sauvegarde de la maison commune.
  248. Laudato si', no 9.
  249. Un temps pour la Création 2016.
  250. Conseil œcuménique des Églises, Jeûne pour le climat.
  251. John Cook, Naomi Oreskes, Peter T. Doran, William R. L. Anderegg et Bart Verheggen, « Consensus on consensus: a synthesis of consensus estimates on human-caused global warming », Environmental Research Letters, vol. 11, no 4,‎ , p. 048002 (DOI 10.1088/1748-9326/11/4/048002, Bibcode 2016ERL....11d8002C).
  252. Cook et al. 2016.
  253. (en) « Scientific Consensus: Earth's Climate is Warming », NASA, .
  254. (en) James Powell, « Scientists Reach 100% Consensus on Anthropogenic Global Warming », Bulletin of Science, Technology & Society, vol. 37, no 4,‎ , p. 183-184 (DOI 10.1177/0270467619886266, lire en ligne, consulté le 15 novembre 2020).
  255. (en) NRC, « Understanding and Responding to Climate Change », Board on Atmospheric Sciences and Climate, US National Academy of Sciences, (consulté le 9 novembre 2010).
  256. (en) Naomi Oreskes, Climate Change: What It Means for Us, Our Children, and Our Grandchildren, The MIT Press, (ISBN 978-0-262-54193-0), « The scientific consensus on climate change: How do we know we're not wrong? ».
  257. (en) Peter Gleick, « Statements on Climate Change from Major Scientific Academies, Societies, and Associations (January 2017 update) », ScienceBlogs,‎ (lire en ligne, consulté le 2 avril 2020).
  258. (en) Academia Brasileira de Ciéncias (Brésil), Royal Society of Canada, Chinese Academy of Sciences, Académie des Sciences (France), Deutsche Akademie der Naturforscher Leopoldina (Allemagne), Indian National Science Academy, Accademia Nazionale dei Lincei (Italie), Science Council of Japan, Academia Mexicana de Ciencias, Russian Academy of Sciences, Academy of Science of South Africa, Royal Society (Royaume-Uni) et National Academy of Sciences (États-Unis), « G8+5 Academies' joint statement: Climate change and the transformation of energy technologies for a low carbon future », The National Academies of Sciences, Engineering, and Medicine, (consulté le 5 mai 2010).
  259. (en) Royal Society, Economic Affairs – Written Evidence, UK Parliament, coll. « The Economics of Climate Change, the Second Report of the 2005–2006 session, produced by the UK Parliament House of Lords Economics Affairs Select Committee », (lire en ligne).
  260. GIEC RE5 GT1 Résumé à l’intention des décideurs, Résumé technique et Foire aux questions 2013, D.3, p. 16.
  261. GIEC SR15 Ch1 2018, p. 53.
  262. (en) William J. Ripple, Christopher Wolf, Thomas M. Newsome, Mauro Galetti, Mohammed Alamgir, Eileen Crist, Mahmoud I. Mahmoud et William F. Laurance, « World Scientists' Warning to Humanity: A Second Notice », BioScience, vol. 67, no 12,‎ , p. 1026-1028 (DOI 10.1093/biosci/bix125)
  263. (en) William J. Ripple, Christopher Wolf, Thomas M. Newsome, Phoebe Barnard et William R. Moomaw, « World Scientists' Warning of a Climate Emergency », BioScience,‎ (DOI 10.1093/biosci/biz088)
  264. * (en) Charles Fletcher, Climate change : what the science tells us, Hoboken, NJ, John Wiley & Sons, Inc, (ISBN 978-1-118-79306-0, OCLC 1048028378), p. 9
  265. a et b (en) Spencer Weart, « The Public and Climate Change (cont. – since 1980) », dans The Discovery of Global warming, American Institute of Physics, (lire en ligne).
  266. (en) Peter Newell, Climate for Change: Non-State Actors and the Global Politics of the Greenhouse, Cambridge University Press, (ISBN 978-0-521-02123-4, lire en ligne), p. 80.
  267. (en) Sara Peach, « Yale Researcher Anthony Leiserowitz on Studying, Communicating with American Public », Yale Climate Connections, (consulté le 30 juillet 2018).
  268. (en) Pew Research Center, « Global Concern about Climate Change, Broad Support for Limiting Emissions », sur Pew Research Center, .
  269. (en-US) Moira Fagan et Christine Huang, « A look at how people around the world view climate change », sur Pew Research Center, (consulté le 19 décembre 2020)
  270. (en) Dawn Stover, « The global warming 'hiatus' », Bulletin of the Atomic Scientists,‎ (lire en ligne)
  271. Dunlap et McCright 2011, p. 144, 155.
  272. a b c d et e Björnberg et al. 2017.
  273. (en) Naomi Oreskes et Erik Conway, Merchants of Doubt: How a Handful of Scientists Obscured the Truth on Issues from Tobacco Smoke to Global Warming, first, (ISBN 978-1-59691-610-4)
  274. (en) Riley E. Dunlap et Aaron M. McCright, Climate Change and Society: Sociological Perspectives, Oxford University Press, , 300-332 p. (ISBN 978-0199356119), « Chapter 10: Challenging Climate Change: The Denial Countermovement ».
  275. Dunlap et McCright 2011, p. 146.
  276. (en) Jeffrey A. Harvey, Daphne Van den Berg, Jacintha Ellers, Remko Kampen, Thomas W. Crowther, Peter Roessingh, Bart Verheggen, Rascha J. M. Nuijten, Eric Post, Stephan Lewandowsky et Ian Stirling, « Internet Blogs, Polar Bears, and Climate-Change Denial by Proxy », BioScience, vol. 68, no 4,‎ , p. 281–287 (ISSN 0006-3568, PMID 29662248, PMCID 5894087, DOI 10.1093/biosci/bix133)
  277. (en) Nicholas Fandos, « Climate March Draws Thousands of Protesters Alarmed by Trump's Environmental Agenda », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 12 avril 2019)
  278. (en) Neil Gunningham, « Mobilising civil society: can the climate movement achieve transformational social change? », Interface: A Journal for and About Social Movements, vol. 10,‎ (lire en ligne, consulté le 12 avril 2019)
  279. (en) Damian Carrington, « School climate strikes: 1.4 million people took part, say campaigners », The Guardian,‎ (lire en ligne, consulté le 12 avril 2019)
  280. (en) Shelley Boulianne, Mireille Lalancette et David Ilkiw, « "School Strike 4 Climate": Social Media and the International Youth Protest on Climate Change », Media and Communication, vol. 8, no 2,‎ , p. 208-218 (ISSN 2183-2439, DOI 10.17645/mac.v8i2.2768, lire en ligne)
  281. (en) Irene Banos Ruiz, « Climate Action: Can We Change the Climate From the Grassroots Up? », Deutsche Welle, Ecowatch,‎ (lire en ligne, consulté le 23 juin 2019)
  282. (en) Kate Connolly, « 'Historic' German ruling says climate goals not tough enough », sur The Guardian, (consulté le 1er mai 2021)
  283. (en) Joana Setzer et Rebecca Byrnes, Global trends in climate change litigation: 2019 snapshot, London, the Grantham Research Institute on Climate Change and the Environment and the Centre for Climate Change Economics and Policy, (lire en ligne)
  284. Archer et Pierrehumbert 2013, p. 10-14.
  285. (en) John Tyndall, « On the Absorption and Radiation of Heat by Gases and Vapours, and on the Physical Connection of Radiation, Absorption, and Conduction », Philosophical Magazine, vol. 22,‎ , p. 169-194, 273-285 (lire en ligne).
  286. Archer et Pierrehumbert 2013, p. 39-42.
  287. (en) « On the Absorption and Radiation of Heat by Gases and Vapours, and on the Physical Connection of Radiation, Absorption, and Conduction », sur nsdl.library.cornell.edu (consulté le 17 juin 2021)
  288. (en) Amara Huddleston, « Happy 200th birthday to Eunice Foote, hidden climate science pioneer », sur NOAA Climate.gov, (consulté le 8 octobre 2019).
  289. (en) Andrei G. Lapenis, « Arrhenius and the Intergovernmental Panel on Climate Change », Eos, vol. 79, no 23,‎ , p. 271 (DOI 10.1029/98EO00206, Bibcode 1998EOSTr..79..271L).
  290. a b et c (en) Spencer Weart, « The Carbon Dioxide Greenhouse Effect », dans The Discovery of Global Warming, American Institute of Physics, (lire en ligne).
  291. a b et c « On the Influence of Carbonic Acid in the Air upon the Temperature of the Ground », sur nsdl.library.cornell.edu (consulté le 17 juin 2021).
  292. (en) G. S. Callendar, « The artificial production of carbon dioxide and its influence on temperature », Quarterly Journal of the Royal Meteorological Society, vol. 64, no 275,‎ , p. 223-240 (DOI 10.1002/qj.49706427503, Bibcode 1938QJRMS..64..223C).
  293. (en) James Rodger Fleming, The Callendar Effect: the life and work of Guy Stewart Callendar (1898–1964), Boston, American Meteorological Society, (ISBN 978-1-878220-76-9).
  294. (en) Spencer Weart, « The Public and Climate Change: Suspicions of a Human-Caused Greenhouse (1956–1969) », dans The Discovery of Global Warming, American Institute of Physics, (lire en ligne)
  295. (en) Spencer Weart, « The Public and Climate Change: The Summer of 1988 », dans The Discovery of Global Warming, American Institute of Physics, (lire en ligne).
  296. (en) Spencer Weart, « Rise of interdisciplinary research on climate », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 110,‎ , p. 3567 (PMID 22778431, PMCID 3586608, DOI 10.1073/pnas.1107482109).