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La chronologie des oscillations du Petit Âge glaciaire varie selon les études, mais toutes s'accordent sur une baisse générale de la température moyenne entre les années 1303 et 1860.
Explication détaillée du graphique (en).

Le Petit Âge glaciaire (PAG) est une période climatique froide survenue en Europe et en Amérique du Nord du début du XIVe à la fin du XIXe siècle approximativement. Elle porte plusieurs noms, dont « petit âge de glace », « petite période glaciaire » ou encore « petite glaciation »[N 1].

Elle se caractérise par des périodes d'avancées puis de maximum successifs des glaciers, auxquelles correspondent plusieurs minimums de températures moyennes très nets. Elle succède à l'optimum climatique médiéval (OCM), période plus chaude. Cependant, elle est contemporaine d'une série bien plus longue d'hivers froids, entre les XIIIe et XXe siècles. Le Petit Âge glaciaire a d'abord été considéré comme un phénomène global, mais une meilleure connaissance de l'optimum climatique médiéval est venue tempérer cette affirmation.

Ce terme est introduit de manière informelle en 1939 par le géologue François E. Matthes pour désigner la période qu'il venait de vivre à la fin du XIXe siècle[1].

Sommaire

Origine et persistanceModifier

 
Activité solaire depuis l'an 900, mesurée par la variation dans le bois de la quantité de carbone 14 (plus il y a d'activité solaire, moins il y a de carbone 14 produit dans l'atmosphère et le bois, les vents solaires perturbant les rayons cosmiques qui produisent le carbone 14).

Paramètres de MilankovitchModifier

Le forçage orbital dû aux cycles de l'orbite terrestre autour du Soleil a, pendant les deux mille dernières années, provoqué une tendance au refroidissement dans l'hémisphère Nord à long terme qui s'est poursuivie pendant la période médiévale et le Petit Âge glaciaire. La vitesse de refroidissement de l'Arctique est d'environ 0,02 degré Celsius par siècle. Cette tendance aurait pu être amenée à se poursuivre dans l'avenir conduisant à un véritable âge glaciaire, mais les relevés de température à partir du XXe siècle montrent une inversion soudaine de cette tendance, avec une hausse de températures mondiales attribuées aux gaz à effet de serre.

Activité volcaniqueModifier

Plusieurs théories ont été avancées pour expliquer l'existence et surtout la persistance du Petit Âge glaciaire. La première, fondée sur les découvertes réalisées en stratigraphie, relie le Petit Âge glaciaire des années 1800 à l'éruption très violente de plusieurs volcans, dont le Tambora. Il est en effet connu que les aérosols expulsés par un certain type de volcan peuvent nettement diminuer l'efficacité du rayonnement solaire. Le début du Petit Âge glaciaire au XIIIe siècle pourrait ainsi être lié, en partie, à un phénomène de forçage volcanique[2].

En 2013, une équipe scientifique française dirigée par Franck Lavigne estime, au regard des éléments analysés, que cette période de refroidissement serait causée par l'activité volcanique du volcan indonésien Samalas qui serait entré en éruption en 1257 lors d'une explosion qualifiée de méga-colossale[3],[4].

Diminution de l'activité solaireModifier

Article détaillé : Minimum de Maunder.

Une seconde explication, sans être nécessairement contradictoire, serait à trouver dans l'effet de l'activité du Soleil. Il semble qu'elle ait été particulièrement faible pendant une bonne partie de la période du Petit Âge glaciaire. Au cours de la période 1645-1715, dans le milieu du Petit Âge glaciaire, il y a eu une période de faible activité solaire connue sous le nom de minimum de Maunder. Le minimum de Spörer a également été identifié avec une période de refroidissement significatif entre 1460 et 1550. D'autres indicateurs de la faible activité solaire durant cette période sont les niveaux d'isotopes du carbone 14 et du béryllium 10. Dans une étude de Miller et al. (2012)[2], ils lient le Petit Âge glaciaire à « une longue période inhabituelle d'activité volcanique avec 4 grandes éruptions volcaniques tropicales riches en soufre explosif, chacune avec une charge globale de sulfate supérieure à 60 GT » et notent que « des changements importants dans l'irradiance solaire ne sont pas nécessaires ».

Dérive nord-AtlantiqueModifier

Une altération du Gulf Stream est parfois évoquée[Par qui ?] comme cause possible du Petit Âge glaciaire. Cette hypothèse n'est cependant pas probante.

Lien avec l'écroulement de la population américaine suite à l'arrivée des EuropéensModifier

D'après une étude menée par quatre géographes de l'University College de Londres et de l'université de Leeds[5], les pandémies décimant les peuples amérindiens (en), dont ils estiment la baisse des effectifs à 90 % en un siècle, passant de 60 millions à 6 millions, a entraîné l'abandon de terres sur lesquelles la nature a repris ses droits. Le retour de forêts et de savanes sur 56 millions d'hectares aurait provoqué par photosynthèse le retrait d'une quantité non négligeable de CO2 de l'atmosphère, 7 à 10 ppm soit l'équivalent de deux ans de rejets de CO2 à l'ère industrielle moderne[6]. Cette chute de la concentration en CO2, un gaz à effet de serre, aurait, selon les auteurs de cette étude, entraîné, entre autres facteurs, le Petit Âge glaciaire. Cette modification du taux atmosphérique de CO2 pourrait montrer que l'impact humain sur le climat précède l'ère industrielle[7].

Question des bornes temporellesModifier

Aucune date précise ne fait l'unanimité pour marquer le début du Petit Âge glaciaire : plusieurs événements, plus ou moins anciens, sont cités comme en faisant potentiellement partie, avant la date du premier minimum climatique avéré. À partir du XIIIe siècle, la banquise de l'Atlantique nord s'étend vers le sud, de même que les glaciers du Groenland. En 1315 débutent trois années de pluies torrentielles, point de départ d'une période météorologique mouvementée qui dure jusqu'au XIXe siècle[8]. L'avancement des glaciers est attesté en plusieurs régions du monde durant ces quelque cinq siècles, mais une reconstitution de leurs progressions à partir de mesures de terrain montre qu'elles sont finalement restées limitées entre 1600 et 1850. C'est surtout le retrait des glaciers au XXe siècle qui sera spectaculaire.

Quelques grands événements climatiques peuvent donc être soulignés comme des points de repère d'un Petit Âge glaciaire étendu du XIIIe siècle au milieu du XIXe siècle :

La fin du Petit Âge glaciaire est fixée au milieu du XIXe siècle.

D'après Emmanuel Le Roy Ladurie, l'un des précurseurs de l'étude de l'histoire du climat en France, il serait raisonnable de prendre comme limites du Petit Âge glaciaire en Europe d'une part le début du XIVe siècle (de nombreux étés frais et hivers rudes, plus nombreux qu'au XIIIe siècle, qui fait partie du Petit Optimum Médiéval), et d'autre part les années 1860. Les dernières découvertes semblent mettre en évidence trois phases particulièrement virulentes au sein du Petit Âge glaciaire : de 1303 à 1380, le dernier tiers du XVIe siècle et de 1815 à 1860[9].

Caractéristiques et impactsModifier

Le Petit Âge glaciaire correspond concrètement à un léger refroidissement climatique, de l'ordre de moins de 1 °C[8]. Cette diminution peut paraître faible mais elle était suffisante pour provoquer des hivers rigoureux et ralentir les activités humaines : notamment la production agricole, en particulier au XVIIe siècle. Des archives historiques ou commerciales, des peintures de l'époque témoignent d'hivers rudes et enneigés. En Savoie, on organise même des processions dans l'espoir de conjurer l'avancée des glaces. Le paroxysme de froid est atteint entre les années 1570 et 1730[10].

Hémisphère nordModifier

 
Vers le milieu du XIXe siècle, le glacier des Bossons est à son avancée maximale. Au début des années 2000, la limite de ce même glacier se trouve plus de 1 200 mètres en arrière[11].

Le Petit Âge glaciaire a surtout été décrit et commenté en Europe et en Amérique du Nord, bien que d'autres régions du monde aient été concernées. Au milieu du XVIIe siècle, les glaciers des Alpes suisses avancent rapidement, engloutissant fermes et villages. En Angleterre, la Tamise gèle (pour la première fois en 1607, pour la dernière fois en 1814) ; quand bien même certains aménagements urbains, des ponts notamment, aient pu favoriser le phénomène en entravant le flux des eaux, la fréquence de l'événement est un bon exemple de la persistance du refroidissement en Europe. De la même façon, les embâcles sont fréquents de presque toutes les rivières[12]. Les canaux et rivières des Pays-Bas se muent en glace lors de plusieurs hivers ; ainsi celui de 1794/1795, pendant lequel la cavalerie française menée par Jean-Charles Pichegru s'empare de la flotte hollandaise, prise dans les glaces. Lors de l'hiver de 1780, la zone fluviale de New York (New York Harbor) devient solide : on marche entre Manhattan et Staten Island ; les liaisons de commerce par voie maritime sont bloquées.

Sous Louis XIV, la Seine gèle à plusieurs reprises en hiver et on est obligé, à Paris, de débiter le vin des tonneaux à la hache. L'hiver 1709 est particulièrement glacial en France.

Tous ces hivers particulièrement rigoureux affectèrent plus ou moins directement et violemment la vie des populations.

Hémisphère sudModifier

Les analyses d'éléments de calotte corallienne prélevés au sud-est de la Nouvelle-Calédonie révèlent que le Petit Âge glaciaire a existé également dans le Pacifique sud-ouest tropical, avec un refroidissement moyen proche d’un degré Celsius. Elles montrent aussi que le phénomène El Niño n'aurait pourtant subi aucune variation de force ou de fréquence, même durant la période la plus froide[13].

Éléments historiques et culturelsModifier

Le Petit Âge glaciaire, comme l'optimum médiéval a eu un impact réel et prolongé sur les sociétés humaines, la faune et la flore de nombreux pays, surtout en Europe et en Amérique du Nord, de même que dans l'art (la peinture flamande et hollandaise ont été marquées par les paysages d'hiver enneigés aux canaux et fleuves gelés). Cette époque est par exemple, invoqué pour expliquer la disparition de la colonie norvégienne du Groenland. Certains hivers sont restés tristement célèbres par le nombre de morts recensés à cause du froid intense et des famines. Ainsi, sous le règne de Louis XIV, les années 1693 et 1694 voient mourir entre 1,5 et 2 millions de sujets français[14], et la fin du règne de Louis XIV a été sans doute accéléré par l'hiver 1709 (qui a connu sept vagues de froid dont la seconde fut selon Saint-Simon particulièrement dure[15](la température descend jusqu'à moins de -16°C, faisant perdre la plupart des fruitiers, noyers, oliviers et pieds de vigne. Néanmoins cet hiver a produit bien moins de mort que les précédents (grâce notamment à des semis autorisés d'orges au printemps, alors qu'on manquait de grain ; on a ensuite parlé du "miracle de l'orge" rapelle Ancouchka Vasak.

Adaptation des sociétés humainesModifier

A l'époque les vins et les récoltes se conservent mal (rarement plus d'un an). En période de grand froid les productions agricoles, des jardins individuels et des arbres fruitiers chutent très fortement, mais pas chaque hiver (Outre les températures, les dates de premières et de dernières gelées sont déterminantes pour les cultures). Parfois les moulins à eau ne sont plus utilisables (bloqués 3 mois par la glace en Moselle selon des témoignages d'époque), alors que les bateliers sont également fortement affectés par les périodes de gel. Ces communautés (notamment étudiés par une thèse pour la ville de Metz[16]). Ainsi apparait l'utilisation des skis, traineaux, raquettes et patins à glace qui permettaient des déplacements gratuits et rapides : jusqu'à 200 km par jour sur les canaux, lacs intérieurs note Metzger. Le vin se raréfie en Moselle, mais au profit de cervoises. C'est à cette époque qu'on invente le brise-glace (pour apporter de l'eau potable à Amsterdam) ; Via des données quantitatives, économiques, archives des lois, etc. les scientifiques d'aujourd'hui s'intéressent notamment à la résilience et à la vulnérabilité sociale au climat ; Laurent Litzenburger, auteur d'une thèse sur la vulnérabilité de Metz face au climat de la fin du Moyen-Âge [17]. note qu'à la fin du moyen-âge on ne commémore pas les victime, la tendance est plutôt à l'oubli et à la remise en route des activités humaines.

On manque de sources humaines précises et chiffrées sur la météorologie de la période médiévale (avant le siècle des lumière, on ne mesurait pas les température, mais les scientifiques traquent dans les textes les descriptions semi- ou quasi-objectives tels que dates de dates de vendanges, signalement et marques et dates, de gel de fleuves, de débâcle, de crues exceptionnelles (conservées par ex sur des ponts médiévaux). Les populations ont du trouver divers moyen d'adaptation à cette période froide, dont on trouve des indices ou preuves dans les archives.
Alors que la revue française La météorologie était encore fixiste[réf. nécessaire] (ne croyant pas au réchauffement du XXème siècle ni au recul des glaciers) Emmanuel Leroy-Ladurie a lancé la collecte aussi systématique que possible de données climato-historiques, ensuite mises en séries, un travail plus facile pour la Chine et l'Europe qui disposent de plus d'archives écrites anciennes[18]. Christian Pfister (élève de Leroy-Ladurie, à l'Université de berne, fait de même sur des séries depuis 30 ans sur la base d'une méthode standardisée, de manière à pouvoir comparer les sources écrites aux archives naturelles (dendroclimatologie, carottes glaciaires, récifs coralliens, sédiment lacustres). Par exemple un journal daté de la fin du 16ème indiquait la 1ère neige début octobre aux Pays-Bas, et un record a été signalé à l'époque : une gelée observée fin aout). Ces séries temporelles de données permettent aux historiens de mettre en relation des évènements historiques avec des épisodes climatologiques particuliers induisant notamment des disettes voire des famines qui elles-mêmes suscitent des frondes, voire des révolutions[19]. Le pasteur David Fabricius, durant 20 ans, note les changements du temps, avec plus de 100 mots pour désigner le froid. Et de 1580 à 1612 d'autres météophiles passionnés ont fait de même en archivant leurs observations météorologiques, parfois quotidiennes. On sait ainsi que le petit âge glaciaire n'a pas été homogène, avec un hyper petit âge glaciaire (de 1303 à 1860 selon Leroy-Ladurie, qui insiste néanmoins sur le fait que même au sein de cette période il y a eu des variations importantes). La population s'adapte : les moulins à vent remplacent les moulins à eau et de grands greniers sont construits et utilisés comme "banque alimentaire", mais les stocks doivent être vendus rapidement car le grain se conserve mal et ne fournissent que 2 à 3 mois de vivres lors des périodes les plus froides.

Les morts de famines ou de maladie sont nombreux, mais les collectivités et populations paysannes et urbaines s'adaptent peu à peu, par exemple en encourageant des moyens de substitution (ex moulin à vent plutôt que moulin à eau), en encourageant la culture du turneps ,(sorte de gros navet) pour nourrir les bestiaux. Mulhouse fin 18ème, suite à une inondation particulièrement grave en 1718, la municipalité a décidé de redonner de la place à un cours d'eau débordant fréquemment. A la suite de ces aléas, les physiocrates et philosophes font évoluer l'agronomie en y intégrant "les aléas du temps".

Les travaux des historiens du climat montrent que pour l'optimum climatique médiéval, tous comme pour le petit âge glaciaire, les températures moyennes de l'hémisphère nord, selon les archives naturelles, n'ont varié que de quelques dixièmes de degrés, mais localement (Pays-Bas notamment) les variations du niveau de la mer et du climat ont été bien plus marquées et ressenties.

Le Petit Âge glaciaire et les artsModifier

 
Pieter Brueghel l'Ancien (1525-1569), Le cycle des saisons : janvier, 1565.

Le Petit Âge glaciaire s'est bien sûr trouvé représenté en peinture, principalement à travers des tableaux de paysages. Un exemple fameux est à trouver chez Pieter Brueghel l'Ancien et son fils Pieter Bruegel le Jeune, peintres flamands de la Renaissance. La peinture européenne est d'ailleurs assez riche en ce qui concerne les illustrations des effets du Petit Âge glaciaire sur la vie quotidienne, que ce soit en ville ou dans les premières vallées habitées.

Dans son ouvrage Weather (1981), William James Burroughs analyse la représentation picturale de l'hiver. Il constate que la majeure partie des peintures traitant ce thème ont été produites entre 1565 et 1665, ce qui correspond à un déclin climatique enregistré dans les glaces à partir de 1550. Très peu de représentations hivernales ont été dénombrées avant cela. Il est probable que l'hiver particulièrement rude de 1565 ait inspiré de nombreux artistes et des représentations originales et que cette « mode » se soit étiolée à la faveur de la remontée des températures et du fait que le thème ait été suffisamment traité. On peut noter que toutes les peintures de Bruegel l'Ancien où la neige est souvent un élément central ont été réalisées en 1565. Son fils ayant fait de nombreuses copies des œuvres de son père, il est difficile de tirer des conclusions sur le climat de 1570 à 1600 à partir de ces seules peintures. Les thèmes du Petit Âge glaciaire apparaissent dans la peinture danoise après l'hiver de 1608. Entre 1627 et 1640, la production s'amoindrit, ce qui correspond à un réchauffement léger des températures. Par contre, le déclin final des peintures traitant de l'hiver ne coïncide pas avec une amélioration franche des conditions climatiques : Burroughs avance donc que l'effet de mode a joué, peut être notamment pour mettre en valeur une culture néerlandaise différente de la culture espagnole : 1565, l'hiver le plus sévère du 16ème siècle est montré par Brueghel avec notamment "les chasseurs dans la neige". De même en 1608 aux Pays-bas insiste-t-on sur le froid, la neige et la glace dans les tableaux, on a récemment montré que les peintures de grands maitres semblent avoir privilégié les périodes très froides pour en faire un style national alors que les sources historiques montrent qu'il y avait durant cette période aussi des hivers où les fleuves ne gelaient pas. A Metzger et T Martine parlent de géoclimatologie culturelle[20]Il semble y avoir eu une vogue de tableaux présentant les fêtes et le patinage hivernal aux Pays-Bas, peut être pour se différentier de l'envahisseur espagnol[21].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Dans les publications anglophones, l'abréviation LIA est fréquemment utilisée, pour Little Ice Age.

RéférencesModifier

  1. (en) F.E. Matthes, « Report of the committee on glaciers », Transactions of the American Geophysical Union, no 20,‎ , p. 518–523.
  2. a et b (en) Gifford H. Miller et al., « Abrupt onset of the Little Ice Age triggered by volcanism and sustained by sea-ice/ocean feedbacks », Geophysical Research Letters, vol. 39, no 2,‎ (DOI 10.1029/2011GL050168, lire en ligne, consulté le 26 juin 2018).
  3. (en) Franck Lavigne et al., « Source of the great A.D. 1257 mystery eruption unveiled, Samalas volcano, Rinjani Volcanic Complex, Indonesia », PNAS,‎ (lire en ligne, consulté le 26 juin 2018).
  4. Quentin Mauguit, « Petit Âge glaciaire : le puissant volcan en cause a été identifié », futura-sciences.com,‎ (lire en ligne, consulté le 26 juin 2018).
  5. Alexander Koch, Chris Brierley, Mark M. Maslin et Simon L. Lewis, « Earth system impacts of the European arrival and Great Dying in the Americas after 1492 », Quaternary Science Reviews, vol. 207,‎ , p. 13–36 (ISSN 0277-3791, DOI 10.1016/j.quascirev.2018.12.004, lire en ligne, consulté le 1er février 2019)
  6. (en) « American colonisation killed so many people it triggered climate change, study suggests », sur The Independent, (consulté le 1er février 2019)
  7. (en-GB) Oliver Milman, « European colonization of Americas killed so many it cooled Earth's climate », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le 1er février 2019)
  8. a et b Françoise Labalette, « Les terribles ravages du "grand hyver" », Historia, no 759,‎ , p. 47.
  9. Histoire Humaine et Comparée du Climat, 3 tomes prévus et antérieurement Histoire du Climat depuis l'an mil paru en 1967.
  10. Isabelle Roussel, Le changement climatique: Quand le climat nous pousse à changer d'ère, Presses Universitaires du Septentrion, (lire en ligne), p. 2018.
  11. « Évolution du glacier des Bossons », Thématiques - Géosciences, sur acces.inrp.fr (consulté le 26 mai 2018).
  12. Pierre Martin, Le climat dans tous ses états, De Boeck Supérieur, , p. 101.
  13. « El Ninõ insensible au Petit Âge glaciaire ? », sur futura-sciences.com, (consulté le 26 mai 2018).
  14. * Marcel Lachiver, Les années de misère : la famine au temps du Grand Roi : 1680-1720, Paris, Fayard, 1991 (ISBN 2-2130-2799-4).
  15. Saint-Simon L. de Rouvroy (1984) Mémoires, tome 3 (1707-1710), additions au Journal de Dangeau. Gallimard, Pleiade, Paris, 1650 p
  16. Litzenburger L (2011) La vulnérabilité urbaine: Metz et son climat à la fin du Moyen-Âge (Doctoral dissertation, Université Nancy 2).
  17. Litzenburger L (2011) La vulnérabilité urbaine: Metz et son climat à la fin du Moyen-Âge |Doctoral dissertation, Nancy 2
  18. Leroy-Ladurie A & Vasak A (2011). La dimension climatique de l'histoire. Le Débat, (2), 173-184.
  19. Ladurie, E. L. R. (2011). Révolutions, le déclic climatique. Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, (12), 22-22.
  20. Metzger, A., & Martine, T. (2016). Une géoclimatologie culturelle. Géographie et cultures, 93, 175-188.
  21. Metzger, A., & Tabeaud, M. (2015). Une géoclimatologie culturelle. Comparaison entre les paysages peints des Hollandais et des Espagnols au «Siècle d’or». Géographie et cultures, (93-94), 175-188.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • Pascal Acot, Histoire du climat : Du big bang aux catastrophes climatiques, Perrin, coll. « Tempus » (no 55), , 428 p., poche (ISBN 978-2-262-03028-5)
  • Le Roy Ladurie, E., & Vasak, A. (2010). Trente-trois questions sur l’histoire du climat. Pluriel, Paris.
  • Le Roy Ladurie, E., Javelle, J. P., & Rousseau, D. (2015). Sur l'histoire du climat en France: le XVIIIe siècle. Rubrique: Climatologie.

Liens externesModifier