Saxon-Sion

commune française du département de Meurthe-et-Moselle

Saxon-Sion
Saxon-Sion
Basilique Notre-Dame de Sion
sur la colline de Sion-Vaudémont
Logo monument historique Inscrit MH (2003)[1].
Blason de Saxon-Sion
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Nancy
Intercommunalité Communauté de communes du pays du Saintois
Maire
Mandat
Francine Parisot
2020-2026
Code postal 54330
Code commune 54497
Démographie
Population
municipale
107 hab. (2018 en augmentation de 35,44 % par rapport à 2013)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 25′ 36″ nord, 6° 04′ 47″ est
Altitude Min. 302 m
Max. 528 m
Superficie 6,25 km2
Élections
Départementales Canton de Meine au Saintois
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Saxon-Sion

Saxon-Sion est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est.

GéographieModifier

ToponymieModifier

SaxonModifier

En lorrain : Sachon[2].

Anciennes mentions : Saisons (1174), Saysons (1178), Soisons (1276), Saison (1397), Soixon (1496)[3], Saxon ou Sexon (1840)[4].

Ce nom pourrait provenir de celui des Saxons, dont un groupe a pu venir s'installer sur le site à la fin de la période gallo-romaine ou après la chute de l'Empire romain[5]. Une nécropole mérovingienne de la fin de l'Empire a d'ailleurs été retrouvée aux abords de Sion et selon Charles Cournault, archéologue du XIXe siècle, une autre nécropole mérovingienne se trouverait précisément sur le site de Saxon[6].

SionModifier

Anciennes mentions : Sointense (VIe siècle), Suentisium en 870, Soentensi en 877[7]. Ce nom est à rapprocher de celui du Saintois, ancien pagus Sugentensis en 709, puis pago Sungentensi en 800[8].

Le Saintois est donc littéralement le « pays de Sion », mais il n'y a aucune certitude sur l'étymologie des noms Sointense et Sugentensis.

Xavier Delamarre (op. cit.) propose une construction sur le nom de personne gaulois Sugentos (Sion serait alors le domaine de Sugentos), tandis que Jacques Lacroix[9], s'appuyant sur des toponymes similaires concernant des sites perchés en position dominante, comme Suin, ancien Seudonense puis Seduno en Saône-et-Loire et Sion, ancien Sedunum (mais probablement issu du nom du peuple, les Seduni), propose un modèle Sego-dunum, la « Forteresse de la Victoire », qui était aussi l'ancien nom de Rodez. Cette hypothèse, qui reste à confirmer, serait très cohérente avec l'histoire du site, les Celtes y ayant très anciennement installé un oppidum puissant, notamment à l'époque des « princes celtes » au VIIe siècle av. J.-C.. L'évolution de la forme Segodunum au Sion actuel serait d'ailleurs exactement similaire à celle ayant mené de Lug(u)dunum à Lyon (dont le y, non étymologique, est pour distinguer la ville du nom de l'animal).

HistoireModifier

  • Occupée dès le néolithique.
  • Un habitat permanent est attesté au XIVe siècle avant notre ère, qui commerce avec le bassin méditerranéen.
  • Les Celtes y vénèrent Rosmerta. Le site de Sion devient un oppidum de la cité des Leuques.
  • Lors de la Pax Romana, un important vicus se développe. Le culte de Rosmerta y est associé à celui de Mercure.
  • L'arrivée du christianisme fit doucement transposer le culte important d'une déesse en celui de la Vierge Marie.
  • Les chrétiens y firent leur apparition au Ve siècle et, en 986, une communauté de chanoines y assurait le culte de la Vierge.
  • À partir de 1070, Sion devint un important centre de pèlerinage.
  • Fondation d'une confrérie de chevaliers de Notre-Dame en 1393, puis d'un couvent de franciscains tiercelins en 1627.
  • En 1669, Notre-Dame de Sion fut proclamée souveraine de la Couronne de Lorraine.
  • Les religieux, expulsés en 1792, furent remplacés en 1837 par la communauté organisée par les frères Baillard, bientôt considérés comme schismatiques.
  • Les oblats de Marie assurent le culte depuis 1853.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1988 ? Bernard Parisot    
mars 2001 En cours
(au 26 mai 2020)
Francine Parisot [10]
Réélue pour le mandat 2020-2026
   

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[12].

En 2018, la commune comptait 107 habitants[Note 1], en augmentation de 35,44 % par rapport à 2013 (Meurthe-et-Moselle : +0,34 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
205241274251270325384324283
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
258258260313309291357311297
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
156153116110145128109102114
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017
8896848080717075102
2018 - - - - - - - -
107--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivitésModifier

Le , l'écrivain Marek Halter reçoit, lors du festival Festi-Livre de Saxon-Sion, le prix Femmes de paix 2009 pour le récompenser de son œuvre consacrée aux femmes, notamment sa trilogie sur les femmes de la Bible traduite en 22 langues et best-seller.

ÉconomieModifier

La commune a été pendant 10 ans le siège du guide gastronomique Le Bottin Gourmand, avant son rachat en 2010[15].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Édifices civilsModifier

  • Saxon-Sion possède sur son territoire la colline de Sion qui a inspiré Maurice Barrès pour son roman La colline inspirée. Un culte marial très ancien est célébré sur la colline, sur laquelle a été édifiée la basilique Notre-Dame de Sion.
  • Monument Barrès.
  • Nombreux vestiges de substructions de l'âge du Fer et surtout de l'époque gallo-romaine ; nombreux éléments de mobilier aux musées de Nancy et d'Epinal.
  • Site archéologique de la colline de Sion, objet d’une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du [16].
 
Chemin archéologique
  • Vestiges d'un château dans la rue Haute.
  • Mémorial des Alsaciens et des Lorrains : ex-voto patriotique (1870/1918/1945).

Édifices religieuxModifier

  • Basilique Notre-Dame de Sion anciennement Église paroissiale de la Nativité de la Vierge ; couvent des Tiercelins[17], actuellement de missionnaires oblats de Marie-Immaculée, mentionnée en 1065 : elle dépend alors de la Collégiale Saint-Gengoult de Toul ; chœur reconstruit dans le premier tiers du XIVe siècle ; réparée en 1500 et 1505 ; toitures de la nef et du chœur, façade occidentale restaurées en 1627 ; sacristie construite de 1628 à 1630 ; fenêtres du chœur repercées en 1687 ; nef agrandie en 1741, date portée, 2e sacristie construite en 1741 ; tour clocher et 1re travée de la nef construites de 1858 à 1869 ; chapelle absidale construite en 1870 ; exhaussement des murs gouttereaux en 1871 ; intérieur restauré en 1923 ; chœur restauré en 1965, 1966 ; restauration générale en 1988. Couvent fondé le 24 avril 1626 par le duc de Lorraine François II ; corps sud et est construits en 1626, 1627 ; détruits en 1627 par un ouragan, reconstruits en 1629 ; corps nord construit en 1663 pour Charles IV et sa cour ; charpente réparée en 1694 ; corps est reconstruit en 1837, 1838 pour les frères Baillard, nouveaux propriétaires ; racheté en 1868 par Mgr Foulon et donné aux missionnaires oblats de Marie-Immaculée. La totalité de la basilique plus les façades et les toitures de l'ancien couvent sont inscrites au titre des monuments historiques par arrêté du [1].
  • Éperon Saint-Joseph.
  • Chapelle ermitage des Clarisses.
  • Chapelle en plein air Notre-Dame-des-Lumières.
  • Chapelle Notre-Dame-de-Sion jouxtant la basilique.
  • Croix élevée en 1622 par Marguerite de Gonzague.
  • Sépulture des frères Baillard.

Personnalités liées à la communeModifier

Héraldique, logotype et deviseModifier

  Blasonnement :
D'azur à la croix patriarcale d'or, accostée de deux lettres S capitales affrontées d'argent
Commentaires : Du haut de la colline inspirée, Notre Dame protège la Lorraine. La croix de Lorraine est donc entourée des deux S, initiales de la commune. Ce blason se trouve au pied de la statue de Notre-Dame de Sion.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. a et b « Basilique et couvent », notice no PA54000059, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Henri Lepage, Dictionnaire géographique de la Meurthe, Nancy, 1860
  3. Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, 1862
  4. Aude Wirth, Les Noms de lieux de Meurthe-et-Moselle : Dictionnaire étymologique, Haroué, Gérard Louis, , 313 p. (ISBN 2-914554-43-5).
  5. Aude Wirth, Les Noms de lieux de Meurthe-et-Moselle : Dictionnaire étymologique, Haroué, Gérard Louis, , 313 p. (ISBN 2-914554-43-5).
  6. Gilles Hamm, Carte Archéologique de la Gaule : la Meurthe-et-Moselle, Académie des Inscriptions et Belles Lettres, 2004, 468 pages, (ISBN 2-87754-091-X), page 347.
  7. Aude Wirth, Les Noms de lieux de Meurthe-et-Moselle : Dictionnaire étymologique, Haroué, Gérard Louis, , 313 p. (ISBN 2-914554-43-5).
  8. Xavier Delamarre, Noms de lieux celtiques de l'Europe ancienne : -500 - +500, Paris, éditions Errance, , 383 p. (ISBN 978-2-87772-483-8).
  9. Jacques Lacroix, Les noms d'origine gauloise : La Gaule des combats, Paris, éditions Errance, , 240 p. (ISBN 2-87772-264-3), p. 196
  10. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 septembre 2020)
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  15. « « Le Bottin gourmand » s'est ancré en Lorraine », sur lesechos.fr, (consulté le 27 décembre 2017)
  16. « Site archéologique de la Colline de Sion », notice no PA00135415, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. Cédric ANDRIOT, « Les Tiercelins de Sion. Un ordre au service d'un Etat. », Annales de l'Est, no 2,‎ , p. 49-67