Tullum Leucorum

cité romaine des Leuques actuellement sous la ville de Toul

Tullum Leucorum
Tullio
Image illustrative de l’article Tullum Leucorum
Enceinte gallo-romaine de la ville.
Localisation
Pays Drapeau de l'Empire romain Empire romain
Province romaine Haut-Empire : Gaule belgique
Bas-Empire : Belgique première
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Commune Toul
Coordonnées 48° 40′ 30″ nord, 5° 53′ 30″ est
Géolocalisation sur la carte : Empire romain
(Voir situation sur carte : Empire romain)
Tullum Leucorum
Tullum Leucorum
Histoire
Époque Antiquité (Empire romain)

Tullum Leucorum (ou Tullum) est le nom du site gaulois qui est devenu une cité de l'Empire romain. C'est aujourd'hui la ville de Toul (Meurthe-et-Moselle).

HistoireModifier

Fondation de Tullum LeucorumModifier

La fondation de Tullum Leucorum serait lié à l'obtention d'un droit de cité du peuple gaulois des Leuques par les Romains. Ceux-ci avaient pour voisins les Médiomatriques, les Lingons et les Séquanes.

Les Leucques ne sont cités qu’une seule fois dans la guerre des Gaules : avec les Séquanes et les Lingons, ils fournirent du blé à Jules César lorsque l’armée romaine s’arrêta à Vesontio (Besançon) pour se ravitailler avant d’affronter les Germains d’Arioviste (58 av. J.-C.)[1].

Les Leucques avaient fondé avant la guerre des Gaules l'oppidum de Boviolles et contribuèrent à fonder la ville de Nasium après la conquête romaine. Plus d'un siècle et demi après la conquête romaine de César, il est possible qu'ils aient contribué à l'édification de Tullum Leucorum administrée initialement par des Romains.

Apollogranum, création plus méridionale des légions romaines et de leurs troupes auxiliaires à la fin du Ier siècle, apparaît mieux placée aux carrefours des voies de terre. À vocation militaire, elle devint une place commerciale et religieuse rivale. Mais elle déclina pendant les terribles guerres du IVe siècle et au Ve siècle.

 
Tullio, grand carré sur la table de Peutinger.

Diffusion du christianisme au Bas-EmpireModifier

Pendant ces temps troublés le christianisme se diffusa dans la Gaule du nord-est. Tullum partagea avec Grand au IVe siècle le siège d’un évêché itinérant. Saint Mansuy devint le premier évêque à demeure. À l’arrivée des premiers Francs après 456, la cité, commandant à un vaste diocèse dans la province ecclésiastique de Trêves, était gouvernée par son évêque et une bande de barbari, c'est-à-dire une troupe de soldats.

Loup de Troyes (saint Loup serait né vers 395 aux alentours de Toul.

Toul sous les premiers mérovingiensModifier

À la suite de la bataille de Tolbiac, le roi Clovis se serait arrêté à Toul et aurait appris les rudiments du christianisme auprès d'un prêtre, le futur saint Waast. Plus sûrement, le roi mérovingien aurait entériné la création d'un vaste comté dans cette marche de l'est, appelée à se nommer royaume d'Austrasie au VIIe siècle. Toul est également la patrie d'adoption de

ArchéologieModifier

Une bataille décisive et fratricide entre les rejetons de Childéric II se livre aux abords de Tullum en 612. Les guerriers de Thierry II roi de Bourgondie, bénéficiant de la complicité des leudes austrasiens, écrasent les troupes fidèles de son frère Thibert, roi d'Austrasie. Un atelier monétaire et la délégation de fonctions régaliennes caractérisent la Tullo civitas mérovingienne puis carolingienne.

VestigesModifier

BibliographieModifier

  • G. Hamm, Carte Archéologique de la Gaule. 54. La Meurthe-et-Moselle, Paris, 2005.
  • Gérard Moitrieux, avec la collaboration de Jean-Noël Castorio, Le Nouvel Espérandieu, tome III, Recueil Général des sculptures sur pierre de la Gaule, Toul et la cité des Leuques, Paris, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 2011. G. Hamm

Articles connexesModifier

RéférencesModifier

RéférencesModifier

  1. César, De Bello Gallico, I, 40