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Domgermain

commune française du département de Meurthe-et-Moselle

Domgermain
Domgermain
Blason de Domgermain
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Toul
Canton Toul
Intercommunalité Communauté de communes Terres Touloises
Maire
Mandat
Fabrice Chartreux
2014-2020
Code postal 54119
Code commune 54162
Démographie
Population
municipale
1 198 hab. (2016 en diminution de 6,77 % par rapport à 2011)
Densité 92 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 38′ 36″ nord, 5° 49′ 36″ est
Altitude Min. 219 m
Max. 414 m
Superficie 13,09 km2
Localisation

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Domgermain

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Domgermain

Domgermain est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

GéographieModifier

Le bourg de Domgermain se situe en bas du talus de la ligne des côtes de Meuse, à une altitude compris entre 340 et 250 m. Comme la commune voisine de Charmes-la-Côte, son ban communal comporte deux extensions au nord-est et au sud-ouest : La forêt de Domgermain, sur le plateau dominant (Section cadastrale 0E - alt. env 415 m) et la plaine de Choloy Section ZB, aujourd'hui coupée du bourg historique par la liaison N4-A31. Le tout porte sa surface à 1310 hectares.

Le territoire est délimité au sud par le ruisseau de la Queue-du-Mont[1] qui se jettera ensuite dans la Moselle par le ruisseau de Gare-le-Cou. Il est également arrosé par les eaux de la Locher[2] et ses affluents (parfois de régimes intermittents) au nord . La Locher a sa source au lieu-dit « La planture ».

Le ruisseau de Met-Fontaine prend sa source sur le plateau au-dessus du Bourg et rejoint la Moselle par le petit Ingressin[3] (Choloy) son vallon sépare la partie boisé du coteau qui ensère le village.

Village autrefois de tradition viticole, et qui a pu exploiter ses ressources forestières, dont la trace actuelle réside dans ses chemin d'exploitation rectilignes, Domgermain s'est doté d'une zone d'activité[4] de 2,6 hectares (Zone cadastrale ZD) en contrebas d'une voie ferrée.

Domgermain fait partie du vignoble des côtes-de-toul.

 
Domgermain (Ban communal partiel).

ToponymieModifier

Anciennes mentions : Ecclesia Domni Germani en 885 (H. T. p. 5), Villa que Domni Germani en 885 (H. T. p. 5), Villa que Domni Germani dicitur au xe siècle (Hist. épiscopale de Toul)[5].

Le toponyme, apparu en 885, vient du latin médiéval Domnus Germanus, où dom(i)nus (lat.), littéralement seigneur, maître, désigne le saint[6]. Ce type de toponyme, qui fait d'un saint le maître et le protecteur d'un lieu et de ses habitants, est particulièrement fréquent au Haut Moyen Âge.

HistoireModifier

La légende donne à ce village une origine miraculeuse[7]. Saint-Loup de Troyes , évêque de Mâcon passa par Toul accompagné de saint Germain. Celui-ci attirait une foule nombreuse. Il planta en terre son bâton de coudrier pour se mettre à prêcher, et on raconte que le bâton prit racine et devint un arbre. Ce lieu fut appelé la crosse ou la béquille de Saint-Germain. Ce serait l'origine de la fondation d'une abbaye sous le nom de Saint-Germain.

En 1581, les habitants obtinrent la permission de faire un chemin pour conduire leurs bestiaux au lieu-dit "Bois-le-Comte" .(48° 39′ 34″ N, 5° 51′ 08″ E)

Cette décision explique l'enclave de Choloy pour cette commune, au nord, vers Toul.

En 1597 le duc Charles III de Lorraine vendit la seigneurie de Domgermain à Louis de Vigneule, seigneur du Mesnil[8].

La carte archéologique de Gaule[9], département 54, indique pour cette commune :

  • La présence d'une nécropole et de construction aux lieux-dits "le cimetière des moines" et "le bois des moines" [10];
  • Le chemin dit "De Brabant" (de Foug à Domgermain ?) au Nord de la commune[11].

Des recherches[12] sur la commune Voisine de Choloy-Ménillot , à l'occasion de travaux routiers, ont confirmé la présence d'une voie antique différente de la voie romaine Toul-Langres (D 960)

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1985 mars 2008 Guy Vercelot    
mars 2008 2014 Michel George    
2014 En cours Fabrice Chartreux   Industriel
Président de la Communauté de communes

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[14].

En 2016, la commune comptait 1 198 habitants[Note 1], en diminution de 6,77 % par rapport à 2011 (Meurthe-et-Moselle : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0501 0691 1111 1161 1441 2561 2361 2381 205
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 0931 1431 0531 3061 1011 0611 0201 046992
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 0211 009854732736713679781794
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
7567359121 0021 0841 2341 2551 2761 239
2016 - - - - - - - -
1 198--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

Les historiens s'accordent à décrire une économie essentiellement agricole et viticole , au XIXe siècle:  

« Surf. territ. : 565 hect. en terres lab., 113 en prés, 223 en vignes, 451 en bois, plus 36 hectares dans le département de la Meuse, 34 en potagers et vergers, 99 en pâture, etc. L'hectare semé en blé peut rapporter de 14 à 15 hectol., en avoine de 20 à 24 ; planté en vignes de 40 à 50 ; mais depuis 6 à 7 ans, la plus forte et la meilleure partie du vignoble est ravagée par la pyrole. Porcs, moutons, ânes, vaches, chevaux. Culture principale : la vigne et les légumes. tuilerie, four à chaux , deux huileries »[17],[18]

Mais l'artisanat local de fabrication de tuiles y était présent[19].

Secteur primaire ou AgricultureModifier

Le secteur primaire comprend, outre les exploitations agricoles et les élevages, les établissements liés à l’exploitation de la forêt et les pêcheurs.

D'après le recensement agricole 2010 du Ministère de l'agriculture (Agreste[20]), la commune de Domgermain était majoritairement orientée [Note 2] sur la polyculture et le poly - élevage (auparavant même production ) sur une surface agricole utilisée[Note 3] d'environ 355 hectares (surface cultivable communale) quasi stable depuis 1988 - Le cheptel en unité de gros bétail a fluctué entre 350 et 321 entre 1988 et 2010. Il n'y avait plus que 10 (13 auparavant) exploitation(s) agricole(s) ayant leur siège dans la commune employant 14 unité(s) de travail[Note 4]. (16 auparavant)

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Article détaillé : Fort de Domgermain.

Ancien fort XIXe dominant le village.

L'ancienne faïencerie du Bois-le-ComteModifier

Claude François (ou Le François), maître-faïencier, exploitait en 1742 la faïencerie du Bois-le-Comte. L'atelier est abandonné au profit de l'atelier de Bellevue à Toul, faïencerie fondée en 1756 ou en 1758 par Charles Le François, son fils.

Monuments aux MortsModifier

 
Monument aux morts de Domgermain.

Le monument aux morts de DOMGERMAIN en mémoire des morts des deux guerres 1914-1918 et 1939-1945 est situé près de l'église Saint-Maurice.

Édifices religieuxModifier

L'église Saint-Maurice et son orgueModifier

Sous le patronage de saint Maurice, l'église d'aujourd'hui a été élevée à l'intérieur du village vers 1732-1734, se substituant alors à l’église médiévale, située à l’extérieur.

 
L'église Saint-Maurice de Domgermain.

Son orgue, à l'arrière de la nef, est particulièrement remarquable. L'instrument de musique provient de l'ancienne chapelle du couvent des Cordeliers de Toul. Devenus « biens nationaux », les biens mobiliers des communautés religieuses de Toul supprimées ont été vendus le 10 avril 1793 aux communes du Toulois pour leurs églises paroissiales. C’est ainsi que les orgues des Cordeliers ont été vendues à Domgermain pour 150 livres. L'instrument, selon une inscription manuscrite datée du 12 mars 1720 et collée dans le sommier du grand orgue, a été réalisé par « Charles Cachet, facteur résidant à présent à Toul, sous le gardiennat du révérend Perre Barthélémy, gardien du couvent de Toul ». Une réparation a été effectuée par Georges Küttinger de Nancy en 1775, comme l’indique une autre inscription dans l’instrument. Le transfert de l’orgue à Domgermain en 1793 a entraîné quelques modifications dans les buffets du grand orgue et du positif. Au XIXe siècle, l’instrument de musique a été entretenu et modifié par les Cuvillier, facteurs à Nancy, et des travaux ont été à nouveau entrepris en 1968 par Georges Nehlig. Grâce aux efforts conjoints de l’Association des Amis de l’Orgue de Domgermain, fondée en 1980, et de la Municipalité, l'orgue a été complètement restauré, par Didier Chanon, et inauguré en 1994 par des concerts de Michel Chapuis et Jean-Charles Ablitzer. Avec ses dix neuf jeux répartis sur les trois claviers et son pédalier en tirasse, l’instrument restauré est idéal pour la musique française de la fin du XVIIe siècle et du début du XVIIIe siècle.

Un tableau de François Senémont orne encore le chœur de l'église. L'œuvre, de grandes dimensions, représente l'Ascension du Christ.

La chapelle Saint-MauriceModifier

La chapelle Saint-Maurice est l'ancienne église de Domgermain, datant du XVe siècle. Y sont conservés une Vierge de Pitié et un saint Nicolas, statues du XVe siècle. La chapelle champêtre Saint-Maurice, sise chemin rural de Saint-Maurice, est inscrite en totalité, avec ses peintures murales au titre des monuments historiques par arrêté du [21].


Personnalités liées à la communeModifier

  • Jean Gilbert était archer des Gardes de l'évêque de Toul, monseigneur Jean des Porcelets de Maillane (1581-1624). On le nomme le « Capitaine Lépinette ». Jean Gilbert épouse en 1610, en secondes noces, Janne, veuve du sieur Du Plessis de Vaucouleurs.

HéraldiqueModifier

  Blason Blasonnement : de gueules à l'orgue d'or au chef cousu d'azur chargé d'un âne d'argent issant de la partition.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • G. Hamm, Carte Archéologique de la Gaule. 54. La Meurthe-et-Moselle, Paris, 2005.

Sur l'orgueModifier

  • Orgues de Lorraine : Meurthe-et-Moselle, dir. Christian Lutz et René Depoutot, Metz : ASSERCAM et éd. Serpenoises, 1990.
  • Damien Vaisse et Philippe Lecler, « La renaissance de l’orgue de Domgermain : autour d’un enregistrement de Jean-Charles Ablitzer », Études touloises, no 117, 2006, p. 16-22.
  • Jean-Charles Ablitzer, Noëls et Magnificat de Jean-François Dandrieu, joués sur l'orgue de Domgermain (CD musical, label ILD, 2004).
  • Pascal Vigneron, Le livre d'orgue de Jean Baptiste Nôtre, joués sur l'orgue de Toul et de Domgermain (CD, label Quantum, 2012).
  • Pascal Vigneron, Les orgues de Meurthe et Moselle, Vol. 1, Claude Balbastre, variations sur les Marseillois jouées sur l'orgue de Domgermain (CD, label Quantum, 2012).

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
  2. Orientation technico-économique de la commune :  production dominante de la commune, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel de l'ensemble des exploitations agricoles de la commune à la production brute standard.
  3. Superficie agricole utilisée : superficies des terres labourables, superficies des cultures permanentes, superficies toujours en herbe, superficies de légumes, fleurs et autres superficies cultivées de l'exploitation agricole.
  4. Unité de travail annuel : mesure  en équivalent temps complet du volume de travail fourni par toutes les personnes intervenant sur l'exploitation. Cette notion est une estimation du volume de travail utilisé comme moyen de production et non une mesure de l'emploi sur les exploitations agricoles.

RéférencesModifier

  1. « Sandre Portail national d'accès aux référentiels sur l'eau | Fiche cours d'eau », sur services.sandre.eaufrance.fr (consulté le 7 janvier 2019) : « Ruisseau de la Queue (A5700300) »
  2. « Sandre Portail national d'accès aux référentiels sur l'eau | Fiche cours d'eau », sur services.sandre.eaufrance.fr (consulté le 7 janvier 2019) : « Ruisseau de Locher (A5700340) »
  3. « Sandre Portail national d'accès aux référentiels sur l'eau | Fiche cours d'eau », sur services.sandre.eaufrance.fr (consulté le 7 janvier 2019) : « Le Petit Ingressin (A5720540) »
  4. « Atlas des Zones d'activité "terres de Lorraine" », sur developpement.terresdelorraine.org (consulté le 7 janvier 2019)
  5. Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, Paris, Imprimerie impériale, 1862
  6. Aude Wirth, Les Noms de lieux de Meurthe-et-Moselle, Dictionnaire étymologique, Haroué, Gérard Louis, .
  7. Henri Lepage, Le Département de la Meurthe. Statistique historique et administrative, (lire en ligne), p. 160
  8. Le département de la Meurthe : statistique historique et administrative , Deuxième partie, Peiffer, (lire en ligne)
  9. Académie des inscriptions & belles-lettres (France), Carte archéologique de la Gaule romaine. (Forma orbis romani.) Dressée sous la direction de M. Adrien Blanchet (sous la direction de M. Albert Grenier, avec la collaboration de M.P.-M. Duval). [With plates and maps.]., 1931- (OCLC 562986427, lire en ligne)
  10. Société d'archéologie lorraine Auteur du texte, « Revue historique de la Lorraine / publiée tous les deux mois par la Société d'archéologie lorraine et du Musée historique lorrain », sur Gallica, (consulté le 7 janvier 2019), p. 126
  11. Jules (18-1921) Auteur du texte Beaupré, Répertoire archéologique pour le département de Meurthe-et-Moselle, époques préhistoriques, gallo-romaines, mérovingiennes , par le Cte J. Beaupré,..., (lire en ligne), p. 56
  12. « Bulletin des Académie et Société Lorraines des Sciences: 1993, 32, n 3 - PDF », sur docplayer.fr (consulté le 7 janvier 2019)
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  17. Grosse, E., Dictionnaire statistique du departement de la meurthe : contenant une introduction historique ..., Nabu Press, (ISBN 1-278-24895-1 et 978-1-278-24895-0, OCLC 936241814, lire en ligne)
  18. Le département de la Meurthe. Deuxième partie : statistique historique et administrative / publ... par Henri Lepage, (lire en ligne), p. 160
  19. Abel LIEGER et Pascal THIEBAUT, « Tuileries et tuiliers d'autrefois (partie 2) », sur Etudes touloises.fr, Etudes touloises, (consulté le 2 décembre 19) : « Tuilerie "Bois-le-Comte", 200 m ouest du village. »
  20. « Ministère de l'agriculture et de l'alimentation - agreste - La statistique, l'évaluation et la prospective agricole - Résultats - Données chiffrées », sur agreste.agriculture.gouv.fr (consulté le 28 novembre 2019) : « Principaux résultats par commune (Zip : 4.4 Mo) - 26/04/2012 - http://agreste.agriculture.gouv.fr/IMG/zip/Donnees_principales__commune.zip »
  21. « La chapelle Saint-Maurice », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture