Pandémie de Covid-19 en Italie

Pandémie de Covid-19 en Italie
COVID-19 Outbreak Cases in Italy (Density).svg
Provinces touchées par le virus. Cas confirmés :
  • 1 à 9
  • 10 à 99
  • 100 à 499
  • 500 à 999
  • 1000 à 9999
  • ≥10000
Maladie
Agent infectieux
Localisation
Date d'arrivée
Depuis le (2 mois et 4 jours)
Site web
Bilan
Cas confirmés
124 632 ()[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Cas soignés
20 996 ()[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Morts
15 362 ()[1]Voir et modifier les données sur Wikidata

La pandémie de Covid-19 en Italie se propage à partir du , lorsque deux touristes chinois sont testés positifs pour le SARS-CoV-2 à Rome[2]. Un groupe de cas de COVID-19 est ensuite détecté, à commencer par 16 cas confirmés en Lombardie le [3], 60 autres cas le 22 février et les premiers décès en Italie signalés le même jour. Au , il y avait 21 décès et 888 cas confirmés dans le pays[4],[5].

L'Italie a le deuxième plus grand nombre d'infections (derrière les États-Unis et devant la Chine) et le premier nombre de décès d'un pays. Plusieurs municipalités de l'Italie du Nord sont placées en quarantaine dès fin février. Fin février et début mars, ce pays est plus durement touché que partout ailleurs dans l'Union européenne (UE) par la Covid-19[6]. Pourtant c'était l'un des deux seuls pays d'Europe à suspendre tout vol direct à destination et en provenance de la république populaire de Chine et le premier à l'avoir fait, mais l'Union européenne a fait pression pour que les avions en provenance de Chine faisant escale à Francfort ou Roissy puissent pénétrer en Italie dès le 25 février, rendant inopérante la décision italienne[7].

Au , le nombre de personnes recensées positives à la maladie dans le pays s'élève à 9 172, parmi lesquelles 463 morts (dont 333 morts en Lombardie) et 724 guéris. Il est établi que 10 % des contaminés en Lombardie font partie du corps médical[8].

Le , tout le pays est placé en confinement : les déplacements sont limités dans le pays pour le travail, pour des soins de santé ou pour acheter de la nourriture et tout rassemblement est interdit sous peine d'amende ou de trois mois de prison[9]. La barre des 10 000 cas est dépassée avec 10 149 personnes infectées, dont 631 morts. La Lombardie compte 5 791 cas et 468 morts.

Le , la quarantaine nationale s'installe progressivement. On dénombre désormais 15 113 cas confirmés ainsi que 1 016 décès. Les autorités italiennes font savoir à leur population que le nombre réel de personnes infectées est beaucoup plus élevé, et ne peut être connu précisément. L'Italie affirme que le communiqué de l'Organisation mondiale de la santé annonçant que le monde est passé au stade de la pandémie, s'observe sur son territoire[pas clair]. Elle est devenue mi-mars le deuxième pays le plus touché par la COVID-19 après la Chine continentale, puis le premier pays, avant d'être dépassée par les États-Unis fin mars. Le nombre de morts en Italie (3 405 morts) dépasse le 19 mars celui enregistré en Chine (3 245 morts)[10].

Évolution de la diffusionModifier

Mise à jour à 19 h 0 le 22 mars 2020[11]
Région Cas confirmés Morts Guérisons
  Lombardie 37 298 3 456 5 865
 Émilie-Romagne 11 588 816 349
  Vénétie 7 497 169 309
  Piémont 7 092 283 10
  Marches 3 196 184 6
  Toscane 3 450 91 42
  Ligurie 2 696 171 143
  Trentin-Haut-Adige 2 394 58 41
  Latium 2 295 53 58
  Campanie 1 454 29 41
  Frioul-Vénétie Julienne 1 317 47 89
  Pouilles 1 334 31 7
  Sicile 1 250 8 26
  Abruzzes 1 017 33 15
  Ombrie 884 16 5
  Vallée d'Aoste 452 9 1
  Sardaigne 530 7 5
  Calabre 494 8 5
  Basilicate 151 0 0
  Molise 109 7 7
Total 86 498 5 476 7 024


Cas de COVID-19 recensés en Italie
(augmentation journalière en %)
    morts   guérisons   autres cas   

    Janv Janv Fév Fév Mars Mars Avr Avr

Date Nombre de cas
2
3 (+50 %)
3
1
20 (+567 %)
2
79 (+295 %)
3
152 (+92 %)
7
229 (+51 %)
10
322 (+41 %)
12
400 (+24 %)
14
650 (+63 %)
17
888 (+37 %)
21
1 128 (+27 %)
29
1 694 (+50 %)
41
2 036 (+20 %)
79
2 502 (+23 %)
107
3 089 (+23 %)
148
3 858 (+25 %)
197
4 636 (+20 %)
233
5 883 (+27 %)
366
7 375 (+25 %)
463
9 172 (+24 %)
631
10 149 (+11 %)
Début du confinement
827
12 464 (+23 %)
1 016
15 113 (+21 %)
1 266
17 660 (+17 %)
1 441
21 157 (+20 %)
1 809
24 747 (+17 %)
2 158
27 980 (+13 %)
2 503
31 506 (+13 %)
2 978
35 713 (+13 %)
3 405
41 035 (+15 %)
4 032
47 021 (+15 %)
4 825
53 578 (+14 %)
5 476
59 138 (+10 %)
6 077
63 927 (+8 %)
6 820
69 176 (+8 %)
7 503
74 386 (+8 %)
8 165
80 539 (+8 %)
9 134
86 498 (+7 %)
10 023
92 472 (+7 %)
10 779
97 689 (+6 %)
11 591
101 739 (+4 %)
12 428
105 792 (+4 %)
13 155
110 574 (+5 %)
13 915
115 242 (+4 %)
14 681
119 827 (+4 %)
15 362
124 632 (+4 %)

Source : rapport quotidien de la protection civile italienne (données à 18 h à partir du 24 février)[12], puis graphique mis à jour quotidiennement peu après 18 h à partir du [13].

* Nombre total de cas : morts, guéris et malades ; augmentation journalière en pourcentage.
Nombre de morts.

ChronologieModifier

 
Nombre de cas (bleu) et nombre de morts (rouge) en échelle logarithmique.
 
Évolution du nombre de cas détectés.

Le les premiers cas sont signalés en Italie à Rome, il s'agit d'un couple de touristes chinois arrivés dans le pays à l'aéroport de Milan cinq jours plus tôt[2].

Mais, il est probable que le virus a initialement circulé sans être détecté pendant plusieurs semaines par une autre chaîne d'infection[14].

À la mi-février, un homme malade de 38 ans cadre au sein de la société Unilever. Le , il avait dîné avec un collègue de travail de retour de Shanghai. Il est allé plusieurs fois voir son médecin de famille et son hôpital local, mais personne ne l'a examiné pour le virus parce qu'il n'était jamais allé en Chine auparavant. Il a infecté plusieurs personnes à son contact (sa compagne enceinte, des coéquipiers lors de parties de foot, des clients d'un bar) avant d'être isolé 36 heures plus tard, puis hospitalisé dans un état grave à Codogno. La presse italienne lui a donné le nom de « patient un »[15],[16].

Le 19 février, le club de football de l'Atalanta de Bergame joue le match de 8e de finale aller de la Ligue des champions contre le club espagnol du FC Valence au stade San Siro à Milan, devant 40 000 Bergamasques et 2 500 supporters espagnols. Avant la rencontre beaucoup d'entre eux se sont déplacés dans Milan buvant des verres ensemble autour de la piazza del Duomo, avant de rejoindre San Siro en métro. Dans un interview donné au Corriere dello Sport, Francesco Le Foche, médecin et immunologue à la Polyclinique Umberto I à Rome, considère que la tenue de ce match coïncide quelques jours plus tard au début de l'épidémie en Italie du Nord. Selon lui : « Il y a eu une expulsion rapide et importante de particules virales depuis les premières sorties d'air, comme la bouche et le nez. Des milliers de personnes, à deux centimètres l'une de l'autre, encore plus proches grâce à des manifestations compréhensibles de joie à travers les cris, les embrassades… Tout cela a favorisé la réplication virale ». La presse transalpine a donnée à cette rencontre sportive le nom de « match zéro »[17],[18].

Ce match fut "une occasion de forte diffusion du virus", selon le maire de Bergame Giorgio Gori et un "accélérateur de la propagation" selon Walter Ricciardi, représentant de l'Italie à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS)[19]. Une semaine après le match, le club de Valence annonçait 35% de cas positifs, celui Bergame se plaçait en quarantaine[20] et l'alerte était lancée par Massimo Galli, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital Sacco de Milan, tout en rappelant que l’épidémie avait commencé avant, dans les campagnes. Ses confrères Fabiano Di Marco[21] et Francesco Le Foche[22] dénoncent respectivement, une "bombe biologique"[23] et un "match-zéro" de l'épidémie en Italie[24]. Milan et Bergame sont ensuite les deux villes les plus impactées. Une semaine plus tard, le match de Ligue des champions qui voit l'Olympique lyonnais accueillir le 26 février la Juventus de Turin sera contesté par les maires de Décines et de Meyzieu, voisins du stade[25]. Le docteur Marcel Garrigou-Grandchamp, juridiste de la Fédération des Médecins de France, demande son report car la Juventus draine en réalités des supporters dans toute l’Italie, y compris en Lombardie[26]. Selon lui, une « explosion » des cas de Covid-19 a touché le Rhône, deux semaines après la rencontre OL Juventus[27]. "La France n’a pas su tirer les leçons de l’exemple Italien", dénonce-t-il[26].

Le deux personnes décèdent à Padoue et dans les environs de Crémone, le coronavirus est décelé par la suite et une dizaine de villes sont placées en quarantaine[28],[29],[30].

Le , 150 cas sont reconnus positifs, dont 112 en Lombardie[31].

Le 25 février, alors que l’Italie vient de confiner dix villes du nord, la revue Science estime que « le coronavirus semble impossible à arrêter ». [32],[33].

Le 25 février, plusieurs matchs de rugby du championnat italien sont annulés ou reprogrammés[34].

Sur les 428 cas reconnus en Italie au , huit sont mineurs (sept en Lombardie et un en Vénétie)[35].

Le , les régions contaminées sont par ordre d'importance la Lombardie, la Vénétie, l'Émilie-Romagne, le Latium, le Piémont, la Sicile, la Ligurie, la Toscane, les Marches, le Trentin-Haut-Adige et les Pouilles. L'Émilie-Romagne connaît son premier décès d'une personne atteinte par le coronavirus. Seules trois personnes sont en situation grave d'après les autorités.

Le , ce sont 50 cas positifs supplémentaires à déplorer dans une autre province que la Lombardie ou la Vénétie : l'Émilie-Romagne, portant le nombre de cas dans cette région à 97, dont 63 cas à Plaisance, 18 à Modène, 10 à Parme et 6 à Rimini[36].

Le au soir, l'Italie déclare 888 cas et 21 décès, le lendemain 1 128 cas et 29 décès.

Au , l'Italie dépasse la barre des 2 000 cas, avec 2 036 cas et 52 morts[37]. Deux jours plus tard, le pays dépasse la barre des 3 000 cas avec 3 089 cas et 107 décès.

  • Le 4 mars, après 107 décès, dans tout le pays fermeture des écoles et des universités, annulation des spectacles et événements sportifs, Rome a des airs de ville fantôme[38].
  • Le 4 mars, en Vénétie, la progression semble contenue, avec 360 cas et six morts, car le foyer épidémique de Vo Euganeo, près de Padoue, a été facile à isoler[38] mais en Lombardie (1 820 cas, 73 morts), un cas sur dix appartient au corps médical[38] et un élargissement de la « zone rouge » à la province de Bergame est envisagé[38]. Au centre de la « zone rouge », Codogno concentre la majorité des 544 cas d'Emilie-Romagne.
  • À partir du 6 au 20 mars, tous les habitants de Vo, symptômes ou pas, sont testés en deux vagues par une étude pilote de la Croix Rouge et de l'Université de Padoue[39].

Un premier cas est décelé au Vatican le 6 mars, alors que l'Italie compte 3 858 cas et 148 morts[40].

Le vers 22 heures, le Premier ministre annonce dans une allocution télévisée que tout le pays est placé en quarantaine à partir du 10 mars jusqu'au 3 avril[41].

Le à Codogno, ville de départ de l'épidémie (21 février), pour la première fois on n'enregistre aucun nouveau cas[42].

Le le gouvernement italien décide de fermer tous les commerces, à l'exception des pharmacies et des magasins d'alimentation[43]. Dans la soirée, le footballeur italien évoluant à la Juventus Football Club Daniele Rugani est testé positif au Covid-19. À la suite de cela, l’entièreté de l’équipe du FC Internazionale Milano est mise en quarantaine en raison du match entre ces deux équipes qui s’est déroulé quelques jours auparavant.

  • Le 19 mars, le nombre de morts en Italie (3 405 morts) dépasse celui enregistré en Chine (3 245 morts)[10]. Le même jour, le Corriere della Sera révèle que 200 000 masques commandés pour les hôpitaux italiens auprès d'entreprises turques sont bloqués depuis le 4 mars en douane du fait d'une décision du gouvernement turc[44].
  • Le vendredi 20 mars, Andrea Crisanti et Antonio Cassone présentent leur étude sur le succès du dépistage dans la ville de Vo: les 89 testés de la 1re vague ont guéri et les 6 de la vague suivante sont à l'isolement[39], ce qui amène l'OMS a demander un testage massif.

Diffusion dans d'autres pays depuis l'ItalieModifier

 
Pays avec des cas de COVID-19 liés au foyer italien.

[45]24 janvier

En France, trois premiers cas confirmés en france, deux à Paris et un à Bordeaux le 24/01/2020. Ces trois personnes ont séjourné en Chine. Il s'agirait t des premiers cas confirmés en Europe. (Journal le Monde du 24/01/2020).

Un médecin lombard de 69 ans, en vacances à Tenerife depuis le , est testé positif à l'hôpital universitaire Nuestra Señora de Candelaria, en Espagne. Toujours en Espagne, un homme de 25 ans de retour de vacances en Italie est déclaré positif dans les Asturies[46].

L'Algérie enregistre son premier cas de coronavirus contracté par un Italien arrivé dans ce pays le [47].

L'Autriche confirme ses deux premiers cas sur un jeune homme de 24 ans et sa compagne du même âge, originaires de Bergame et travaillant dans le Tyrol, revenus d'un séjour dans leur ville natale ; ils sont soignés à l'hôpital d'Innsbruck[48].

Le coronavirus est également confirmé pour la première fois en Croatie chez un homme qui a séjourné à Milan du au et qui est soigné à l'hôpital à Zagreb[49]. Le lendemain son frère jumeau est testé positif, ainsi qu'un homme ayant travaillé à Parme.

La Roumanie et la Suisse enregistrent leur premier cas ; pour la Roumanie, il s'agit d'un habitant de Bucarest revenu d'Italie trois semaines auparavant[50], tandis que pour le premier cas suisse, il s'agit d'un Tessinois d'une septantaine d'année 70 ans ayant séjourné en Lombardie[51].

En France, Un homme de 64 ans habitant de La Balme-de-Sillingy retournant d'un voyage en Lombardie le est testé positif au SARS-CoV-2 et soigné au Centre hospitalier Annecy Genevois (Epagny Metz-Tessy)[52],[53],[54]. Sa femme est également testée positive le lendemain et traitée dans le même hôpital[55]. Le lendemain, la fille du couple et un ami de la famille sont reconnus positifs.

Un homme de 36 ans ayant fait de multiples voyages en Lombardie est admis au nouvel hôpital civil de Strasbourg pour les mêmes symptômes[56],[57],[58]. Le même jour un premier cas de contamination est signalé par un hôpital de São Paulo (Brésil) sur un patient de 61 ans ayant récemment voyagé en Italie[59], tout comme la Grèce qui déclare également un premier cas sur une femme de 38 ans ayant voyagé récemment en Italie du Nord et qui a été hospitalisée à Thessalonique[60] ou la Macédoine du Nord enregistre aussi son premier cas chez une femme arrivée récemment d'Italie[61].

Un ressortissant italien travaillant à Lagos (Nigeria) est testé positif à son retour d'un séjour à Milan. C'est le premier cas détecté en Afrique subsaharienne[62]. Le même jour, les premiers cas au Danemark[63] et aux Pays-Bas[64] sont liés à des patients ayant effectué des séjours en Lombardie. Un premier cas est identifié à Saint-Marin, république enclavée en territoire italien[65]. Sept nouveaux cas en lien avec la pandémie en Italie sont annoncés en Suisse dans six nouveaux cantons[66],[67].

Un premier cas est enregistré en Lituanie chez une femme de 39 ans, rentrée de Vérone et qui a été placée en isolement à l'hôpital à Šiauliai[68]. Le même jour, un premier cas est détecté en Islande chez un patient de retour d'Italie, mais ayant séjourné « hors d'une zone à risque »[69].

Le Luxembourg recense son premier cas chez un patient âgé d'une quarantaine d'années qui avait séjourné en Italie, rentré par avion en passant par l'aéroport de Charleroi-Bruxelles-Sud (Belgique)[70], tandis qu'un premier cas est également annoncé en Irlande chez un patient de retour d'un voyage dans le nord de l'Italie[71].

Les trois premiers cas recensés en République tchèque sur des patients (deux hommes de nationalité tchèque et une femme de nationalité américaine) ont séjourné en Italie du Nord[72].

  • Le , la plupart des nouveaux cas de contamination enregistrés sont liés à l'Italie :
    • en Andorre, un premier cas est diagnostiqué chez un patient de 20 ans revenant de la péninsule[73] ;
    • l'un des deux cas annoncés au Portugal sur un patient de 60 ans revenait d'un voyage en Italie du Nord[74] ;
    • un premier cas est identifié en Jordanie chez un patient revenu d'Italie depuis une quinzaine de jours[75] ;
    • la Tunisie déclare son premier cas chez un ressortissant tunisien résidant en Italie[76] ;
    • au Maroc, le premier cas est observé chez un ressortissant marocain résidant en Italie[77].

AllemagneModifier

L'Allemagne est une zone vulnérable au coronavirus en provenance d'Italie. En seulement trois jours le nombre de cas positifs s'élève à 50. Le , il est confirmé qu'un homme de 25 ans de Göppingen, dans le Bade-Wurtemberg, récemment rentré de Milan, est testé positif au SARS-CoV-2 et soigné à la clinique d'Eichert[78],[79].

Le , la fiancée de 24 ans de ce jeune homme de Göppingen et son père de 60 ans, qui travaille comme médecin principal à l'hôpital universitaire de Tübingen, sont déclarés positifs et placés dans ce même hôpital de Tübingen[80]. Un homme de 32 ans de Rottweil, dans le Bade-Wurtemberg, qui a visité Codogno (ville mise en quarantaine, un des premiers foyers principaux en Italie) avec sa famille le , est déclaré positif et traité à l'isolement à l'hôpital[81].

SuisseModifier

Les huit premiers cas en Suisse ont tous un lien avec l'Italie. Le premier cas apparaît le , il s'agit d'un Tessinois d'une soixante-dizaine d'année ayant séjourné en Lombardie[51]. Au , sept nouveau cas sont dénombrés : un homme de 28 ans dans le canton de Genève revenant d'Italie, deux enfants milanais en séjour aux Grisons, une femme de 30 ans dans le canton de Zurich qui était à Milan une semaine auparavant, un homme de 26 ans dans le canton d'Argovie ayant séjourné à Vérone une semaine auparavant lors d'un voyage d'affaires, une femme à Bâle revenant d'un voyage à Milan, et un homme dans le canton de Vaud hospitalisé au CHUV, de nationalité française et habitant l'Ain[82], probablement contaminé dans les Dolomites en Italie du nord[66],[67].

Le , le premier cas dans le canton de Bâle-Campagne est un homme de 23 ans, partenaire de la jeune femme testée positive en ville de Bâle[83]. En Valais, un homme d’une trentaine d’années[84] a probablement été contaminé sur un chantier de construction au contact d'un frontalier de Domodossola (Italie)[85].

Le , le canton de Berne confirme le cas d’une femme de 21 ans revenue d’un voyage à Milan une semaine auparavant[86].

Le , le canton de Fribourg annonce qu'un homme de 30 ans a été testé positivement, il a probablement été infectée lors d'un voyage en Lombardie[87].

Courbe épidémique du virus Covid-19 en ItalieModifier

Cette courbe s'obtient en soustrayant au nombre de cas confirmés d'infection au SARS-COV-2 le nombre de décès ainsi que le nombre de guérisons.

 

Villes sous quarantaine dès la fin févrierModifier

Municipalités en quarantaine[88]
Commune Province Région Date de début Population
Bertonico Lodi Lombardie 22 février 2020 1 118
Casalpusterlengo Lodi Lombardie 22 février 2020 15 293
Castelgerundo Lodi Lombardie 22 février 2020 1 498
Castiglione d'Adda Lodi Lombardie 22 février 2020 4 646
Codogno Lodi Lombardie 22 février 2020 15 907
Fombio Lodi Lombardie 22 février 2020 2 317
Maleo Lodi Lombardie 22 février 2020 3 098
San Fiorano Lodi Lombardie 22 février 2020 1 839
Somaglia Lodi Lombardie 22 février 2020 3 837
Terranova dei Passerini Lodi Lombardie 22 février 2020 927
Padoue Vénétie 22 février 2020 3 305
Total en quarantaine 53 785

Mesures exceptionnellesModifier

Tous les établissements scolaires et les universités du pays ferment leurs portes à partir du par décision du conseil des ministres[89].

Quarantaine du 8 marsModifier

Dans la nuit de samedi à dimanche , le gouvernement italien a décrété la mise en quarantaine d’une grande partie du nord de l’Italie, au moins jusqu'au 3 avril, allant de Milan à Venise. Outre la Lombardie et sa métropole Milan, le décret concerne une partie de la Vénétie (région de Venise) et de l’Émilie-Romagne (région de Bologne), avec les villes de Parme et Rimini, ainsi que l’est du Piémont (région de Turin)[90]. À cette occasion, le Président du Conseil des ministres d'Italie Giuseppe Conte, qui a signé le décret[91];[92] organise une conférence de presse[93]. Cette zone concerne 15 millions de personnes, soit un quart de la population italienne.

Toutes les stations de ski sont obligées par ordonnance de la Protection civile de fermer à partir du 9 mars[94].

Quarantaine du 10 marsModifier

Tous les rassemblements sont interdits dans tout le pays à partir du 10 mars et le président du Conseil et son gouvernement demandent aux Italiens d'éviter les déplacements[95]. Les Italiens doivent rester à domicile et doivent justifier leur déplacement (le justificatif étant téléchargeable sur Internet) s'il y a lieu, notamment pour les déplacements strictement obligatoires pour le travail, pour des soins de santé ou pour acheter de la nourriture, sous peine d'amende et d'emprisonnement de trois mois[96]. La quarantaine concerne tout le pays, les mariages et les enterrements sont suspendus. Les gares et aéroports restent ouverts, le métro, le bus et le tramway continueront de circuler, mais de nombreuses correspondances sont supprimées et les horaires limités. Le trafic aérien à destination et en provenance de l'Italie est réduit.

Le 11 mars au soir, le gouvernement italien ordonne la fermeture de tous les commerces, à l’exception des magasins de première nécessité (alimentaires et pour la santé).

Tentatives d'explication de la rapidité de la diffusion du COVID-19 en ItalieModifier

Le "match zéro" entre Bergame et Valence le 19 février à MilanModifier

Tous les experts médicaux confirment que la diffusion du COVID-19 en Italie s'est fortement accélérée avant l'apparition du premier mort le 21 février en raison d'un événement survenu deux jours avant : le club de football de l'Atalanta de Bergame joue le match de 8e de finale aller de la Ligue des champions contre le club espagnol du FC Valence au stade San Siro, à Milan. Parmi les 45 792 spectateurs, des milliers de Milanais, les 2 500 supporters espagnols et 40 000 Bergamasques, dont le stade était trop petit pour accueillir la rencontre. Près d'un tiers des habitants a fait les 50 kilomètres en voitures ou autocars puis partagé des verres autour de la piazza del Duomo, avant de rejoindre San Siro en métro.

« Occasion de forte diffusion du virus », selon le maire de Bergame ou « accélérateur de la propagation » selon Walter Ricciardi, représentant de l'Italie à l'OMS[97], ce « match zéro », selon la presse transalpine[98],[99] coïncide avec le début de l'épidémie en Italie du Nord, selon Francesco Le Foche, immunologue à la Polyclinique Umberto I à Rome : « Il y a eu une expulsion rapide et importante de particules virales depuis les premières sorties d'air, comme la bouche et le nez. Des milliers de personnes, à deux centimètres l'une de l'autre, encore plus proches grâce à des manifestations compréhensibles de joie à travers les cris, les embrassades… Tout cela a favorisé la réplication virale »[100].

Une semaine après le match, le club de Valence annonce 35 % de cas positifs, celui Bergame se place en quarantaine[101] et l'alerte est lancée par Massimo Galli, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital Sacco de Milan, tout en rappelant que l’épidémie avait commencé avant, dans les campagnes. Ses confrères Fabiano Di Marco, responsable du département pneumologie de l’hôpital Jean XXIII de Bergame et Francesco Le Foche, immunologue à l’hôpital Umberto Ier dénoncent respectivement, une « bombe biologique »[102] et un « match-zéro » de l'épidémie à Bergame[103].

Le 23 février, l'hôpital d’Alzano, dans la banlieue de la ville, détecte deux cas mais sans les isoler[104]. Une semaine après la rencontre, Bergame est déjà le foyer le plus actif de l'épidémie en Lombardie[104] alors qu'elle ne faisait pas partie des premiers foyers détectés, fin février. Le 15 mars c’est la province qui compte le plus de cas : 3 416 sur les 24 000 du pays[105]. Toute la direction de l'hôpital et 30 % du personnel est testée positive[106]. Dans les deux provinces, Bergame et Milan, le nombre de cas a décollé dix jours après le match [107]. Avec 200 décès du coronavirus dans les hôpitaux de Bergame en mars[108] Bergame sera huit fois plus touché que la moyenne italienne et la ville aurait même subi une surmortalité estimée à 500 personnes[109] du fait de l'impossibilité de soigner la majorité des malades, ce qui cause un taux de mortalité très alarmant (8 à 10 %)[105], les données officielles ne sont que la partie visible de l’iceberg".. Selon Le Monde, le calendrier à Bergame « semble calqué sur celui de l’épidémie survenue dans le Haut-Rhin », en France[104]. Pour l'ensemble de la province de Bergame (un million d'habitants, 1,5 % de la population italienne, selon une enquête du journal L’Eco di Bergamo auprès des 243 municipalités le vrai bilan serait de 4 500 morts en un mois et pas de 2000, soit plus du tiers de toute l'Italie[110].

Du coup, une semaine plus tard, le match de Ligue des champions qui voit l'Olympique lyonnais accueillir le 26 février la Juventus de Turin sera contesté par les maires de Décines et de Meyzieu, voisins du stade. Le préfet autorise le match, considérant comme « à risque » les seuls habitants de Milan, en Lombardie, plus touchée par l'épidémie[25]. Le docteur Marcel Garrigou-Grandchamp, juridiste de la Fédération des Médecins de France, souligne que le club de Turin draine en réalités des supporters dans toute l’Italie, y compris en Lombardie[26]. Selon lui, une « explosion » des cas de Covid-19 a touché le Rhône, deux semaines après la rencontre, bien plus forte qu'en Isère et Haute-Savoie[27]. « La France n’a pas su tirer les leçons de l’exemple Italien », dénonce-t-il[26]. De son côté, l'Agence régionale de santé (ARS) a écarté l'hypothèse d'une corrélation entre la rencontre OL-Juventus et l'évolution de la pandémie dans le Rhône[27].

La présence chinoise en Italie du NordModifier

La présence chinoise en Italie du Nord, via les liens de sous-traitance industrielle, a parfois été évoquée, même si plusieurs groupes de chinois testés se sont tous révélés négatifs :

  • selon le journal The American Spectator, depuis trois décennies, de plus en plus d'investisseurs chinois avaient acheté des usines de textile et de maroquinerie dans le nord de l'Italie et y ont fait travailler des ouvriers chinois et des vols sans escale ont été établis entre la Chine et Rome. En 2010, il y aurait eu 60 000 Chinois à Prato, banlieue industrielle de Florence, dans le centre de l'Italie. Le journal se demande si des Chinois partis fêter en Chine le Nouvel An lunaire le 24 janvier ont pu transmettre le virus en revenant en Italie avec des symptômes bénins non détectés[111].
  • Selon le Dr Giorgio Palù, ancien président de la Société européenne et italienne de virologie et professeur de virologie et de microbiologie à l'université de Padoue « il y avait une possibilité d'isoler les gens venant de l'épicentre, en Chine. »[112] mais aussi d'appliquer un confinement plus strict, à la fois plus tôt et large, au lieu des onze communes concernées dès fin février.
  • Beaucoup plus tard, lors d'un point presse à Milan le 20 mars, le vice-président de la Croix-Rouge en Chine, Sun Shuopeng, a déploré que des « gens ne portent pas de masques » et soient « encore trop dehors », avec des mesures « pas assez strictes au regard de nos standards ». Cependant, les autorités lombardes ont demandé au gouvernement italien d'appliquer au plus vite le modèle chinois « sans quoi le nombre de contagions risque d'exploser à Milan, et avec lui le système sanitaire tout entier »[113].

Tentatives d'explication du taux de mortalitéModifier

L'Italie semble connaître un taux de mortalité des personnes touchées par le coronavirus supérieur aux autres pays (8,29 % en Italie pour 0,2 % en Allemagne au 20 mars 2020)[114],[115],[116],[117]. Plusieurs explications ont été avancées :

  • la démographie : l'Italie possède l'une des populations les plus âgées d'Europe et du monde, derrière le Japon, pourtant le Japon connaît très peu de morts de cette pandémie en proportion de sa population. En 2019, 23 % des résidents italiens étaient âgés de 65 ans ou plus contre 20,4 % en France, 18,8 % en Europe du Nord, 20,6 % en Europe de l’Ouest, 21,1 % en Europe du Sud. L'âge médian de la population est de 47,3 en 2020 contre 41 ans en France. 80 % des décès causés par le nouveau coronavirus concernant un âge minimum de 60 ans, la démographie est ainsi avancée comme le facteur essentiel[118] ;
  • cette pyramide des âges et le nombre de personnes atteintes souffrant de troubles graves occasionne une surcharge des infrastructures médicales dans les régions les plus touchées (comme en Lombardie)[118],[115]. Selon L'Obs et l'AFP, les médecins locaux témoignent qu'ils ne peuvent soigner tous les patients et se retrouvent à choisir qui soigner « en fonction de l'âge et l'état de santé »[118]. À la mi-mars, Giorgio Gori, maire de la ville de Bergame, dans le nord de l'Italie, déclare qu'il n'y a plus de place dans les unités de soins intensifs et qu'on laisse mourir les patients qui ne peuvent être traités[119] ;
  • l’Italie ne dispose que de 5 000 lits en soins intensifs contre 7 000 en France et 25 000 en Allemagne[117] ;
  • en dépit du nombre élevé de tests réalisés dans la péninsule (42 000 au 7 mars 2020), il est possible que les statistiques de mortalité soient biaisées par le fait que de nombreuses personnes présentant des symptômes plus bénins n'ont pas été testées et détectées, et de ce fait, ne sont pas incluses dans les statistiques ce qui aurait pour conséquence par la suite de relever le taux de mortalité[120] ;
  • d'autres facteurs sont encore évoqués : le ratio homme/femme parmi les personnes atteintes (selon les données de l'épidémie d'origine en Chine, le taux de mortalité global est de 4,7 % chez les hommes contre 2,8 % chez les femmes)[121], le taux de fumeurs parmi les personnes atteintes[121].

Chiffres et statistiquesModifier

Nombre de nouveaux cas de COVID-19 recensés par jour en Italie
Cumul du nombre de cas : 124 632 (au 4 avril)

 


Nombre de nouveaux décès de COVID-19 recensés par jour en Italie
Cumul du nombre de décès : 15 362 (au 4 avril)

 

Au 13 mars 2020, l’âge moyen des personnes décédées est de 80,3 ans ; seulement 25,8 % d'entre elles sont des femmes[122].

ImpactModifier

PolitiqueModifier

Le référendum constitutionnel de 2020 initialement prévu le est reporté à une date indéterminée par décision prise en conseil des ministres le . Ce référendum, qui vise à la réduction d'un tiers du nombre de parlementaires, est alors depuis plusieurs mois considéré comme l'une des raisons du maintien de la coalition au pouvoir, son application très probable rendant impossible la tenue d'élections anticipées avant l'été[123].

Fin mars, la presse italienne exprime sa colère à l'égard de l'Union européenne suite à la décision de celle-ci de reporter l'examen de mesures plus fortes contre les conséquences économiques de la pandémie de coronavirus. L'Italie attendait une plus grande solidarité financière alors que plusieurs pays, notamment l'Allemagne, refusent toute mutualisation des dettes de la zone euro et tout projet de « corona bonds » (des emprunts communs aux pays de la zone euro pour faire face à la crise)[124].

Le ministre italien des Affaires étrangères, Luigi Di Maio, a expliqué : « Nous attendons de la part de nos partenaires européens de la loyauté, nous attendons que l'Europe fasse sa part, parce que les belles paroles, on ne sait pas quoi en faire ». L'ancien président du Parlement européen, Antonio Tajani, membre du parti de centre droit Forza Italia a estimé qu' « une Europe lâche comme celle que nous avons vue hier, sera emportée par le coronavirus. Pendant que l'on meurt et que l'économie s'effondre, les décisions sont renvoyées à dans deux semaines. L'égoïsme masochiste des tenants de la rigueur, est myope et dangereux pour tous »[124].

ÉconomiqueModifier

Le 11 mars 2020 :

  • le gouvernement italien annonce une enveloppe de 25 milliards d'euros pour lutter contre l'épidémie de maladie à coronavirus. La moitié de cette somme sera mobilisée en urgence[125] ;
  • le constructeur italo-américain Fiat Chrysler Automobiles (FCA) ferme ses principaux sites en Italie afin de les désinfecter. Certaines usines seront fermées de manière temporaire. « La production sera notamment diminuée avec la présence d'équipes réduites sur les postes de travail » selon un communiqué du groupe[126] ;
  • l'Union européenne et l’Italie mobilisent 50 milliards d’euros[127].

SocialModifier

En mars 2020, à cause de la décision des autorités de suspendre les visites familiales en prison, et à cause de la crainte de la propagation du virus dans les centres pénitentiaires, des mutineries surviennent dans 27 centres pénitentiaires. Au moins six morts sont à déplorer parmi les détenus[128]. Selon La Repubblica, sept morts sont à déplorer depuis le début de la rébellion dimanche 8 mars 2020, qui a touché en premier les prisons de Bergame et de Modène. Des mutineries ont eu lieu aussi à Milan, Naples, Alexandrie, etc. Une cinquantaine de détenus se sont évadés de la prison de Foggia dans les Pouilles[129].

Comme le montrent de nombreux récits de citoyens confinés, la pandémie a également transformé les modes de sociabilité des Italiens[130].

XénophobieModifier

Aux États-UnisModifier

Le 5 mars 2020, le ministre des affaires étrangères italien Luigi Di Maio s'indigne sur les réseaux sociaux d'une cartographie diffusée par la chaîne CNN dépeignant l'Italie comme un vecteur de propagation du Covid-19 à travers le monde[131].

En FranceModifier

Le 29 février 2020, en Martinique, des manifestants ont essayé d'empêcher l’atterrissage d'un avion en provenance d'Italie. Par la suite, ces manifestants ont bloqué et vandalisé un bus de 70 touristes originaires d'Allemagne et de Belgique qui souhaitaient embarquer dans une croisière[132].

Une vidéo satirique intitulée « Corona Pizza » diffusée par Canal+ et qui tourne en dérision la pizza italienne et le risque potentiel d'attraper la COVID-19 par sa consommation provoque l'indignation du ministre des affaires étrangères italien Luigi Di Maio sur les réseaux sociaux. Celui-ci qualifie le sketch de « mauvais goût et inacceptable »[133].

Aides internationalesModifier

Le 12 mars, la Chine envoie en Italie une équipe médicale composée de neuf médecins et plusieurs tonnes de matériel sanitaire dont des ventilateurs, des appareils d'assistance respiratoire, des électrocardiographes et des dizaines de milliers de masques. Le 18 mars, douze médecins et infirmiers ainsi que dix-sept tonnes de matériel supplémentaires arrivent en Italie. Le président chinois Xi Jinping, lors d'une conversation téléphonique avec Giuseppe Conte, s'est dit prêt à envoyer d'avantage d'experts et de fournitures. La Chine annonce également l'envoi prochain de 100 000 masques de protection de haute technologie et de deux millions de masques médicaux ordinaires[113].

La Lombardie, qui critique le manque de solidarité de l'Union européenne, demande également de l'aide à Cuba et au Venezuela. Le ministère cubain des Affaires étrangères a répondu positivement et annoncé qu'il enverra « du personnel spécialisé dans le traitement des maladies contagieuses ». Le 21 mars, 65 médecins et infirmiers cubains, ayant notamment combattu l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest, arrivent à Milan[113].

Restrictions de voyageModifier

Le 24 février, un vol de l'Alitalia en provenance de Rome en direction de l'île Maurice est bloqué à l'aéroport de Plaisance par les autorités locales qui imposent soit une quarantaine soit le retour aux 212 passagers[134]. Finalement sur les 212 passagers, 172 reçoivent la permission de débarquer alors que 40 passagers originaires de Lombardie et de Vénétie sont contraints de retourner immédiatement en Italie[135]. De même un autocar intercité de FlixBus allant de Milan à Lyon est arrêté à la Gare de Lyon-Perrache afin de procéder à des contrôles sanitaires[136].

Le Brésil impose un contrôle sanitaire fait par un médecin à l'hôpital à tout voyageur suspect venant d'Italie[137]. L'Argentine, la France, la Croatie, l'Égypte, la Grèce, l'Irlande, Israël, la Lettonie, la Lituanie, l'Ukraine, la Serbie et l'Afrique du Sud publient des recommandations, graduées en une simple annulation des voyages scolaires (cas de la France) jusqu'à une quarantaine de quatorze jours pour les voyageurs arrivant de Lombardie et de Vénétie ; ces pays ne recommandent pas à leurs nationaux de se rendre dans les régions à risque[138],[139],[140],[141],[142],[143]. Une mission de l'OMS et de l'ECDC arrive en Italie pour contrôler les dépistages et les soins[144]. C'est alors que fin février la découverte d'un cas confirmé impliquant un ressortissant italien dans une hôtel des Canaries (l'hôtel H10 Costa Adeje Palace à Tenerife) produit une quarantaine imposée par les forces de l'ordre locales[145].

La directrice générale des ressources humaines du Parlement européen, Kristian Knudsen, demande que le personnel qui revient de zones affectées alors par le coronavirus (Italie du Nord, Chine, Singapour, Corée du Sud) se placent eux-mêmes à l'isolement à domicile et travaillent chez eux pendant quatorze jours[146],[147].

Le 25 février, le Royaume-Uni et Malte recommendent que les voyageurs de retour d'Italie se mettent d'eux-mêmes en quarantaine pendant quatorze jours à domicile et dissuadent leurs nationaux de se rendre dans les zones d'Italie affectées[5],[148],[149]. Malte oblige les passagers débarquant à l'aéroport international de Malte de se soumettre à un scan thermique pour mesurer la température, ainsi que pour les voyageurs arrivés par le port pour par les Virtu Ferries. La même chose est organisée à Marsa qui a des liaisons directes avec Pozzallo et Catane en Sicile[150]. En République tchèque, l'aéroport de Prague - Václav Havel met en place des portes d'arrivée spéciales et un screening des passagers venant d'Italie[151],[152]. Le Koweït, l'Irak, la Jordanie et les Seychelles suspendent tous les vols en provenance et en direction d'Italie[52],[153],[154]. La Bulgarie suspend à son tour les vols, mais d'abord ceux en provenance et en direction de Milan. L'Australie, l'Arabie saoudite, les Pays-Bas et les États-Unis dissuadent leurs nationaux de se rendre en Italie[52],[155].

Deux autocars de FlixBus, l'un voyageant de Lyon à Rijeka via Turin, l'autre de Turin à Zagreb, sont arrêtés à la frontière croate pendant quelques heures afin d'effectuer un contrôle sanitaire des passagers[5].

Goldman Sachs, Deloitte, Citigroup Inc, Crédit suisse, Lazard Capital Markets, Crédit agricole, Nomura, Banque populaire et BNP Paribas ordonne à ses salariés de retour d'Italie de travailler à domicile pendant au moins quatorze jours et de reporter tout voyage en Italie qui ne soit pas nécessaire[156],[157].

Le 26 février, la Russie, l'Espagne et la Turquie publient des recommandations pour dissuader leurs ressortissants de se rendre dans les zones à risque d'Italie[158], tandis que le Salvador interdit l'entrée sur son territoire de tout voyageur en provenance d'Italie[159].

Le 27 février, Israël interdit l'entrée aux étrangers provenant d'Italie. Ce même jour, 25 étrangers arrivés par un vol Ryanair de Bergame sont refoulés de l'aéroport Ramon. Les Israéliens doivent se soumettre quant à eux à une quarantaine[160],[161],[162]. Après s'être vu refuser le désembarquement à Ocho Rios (Jamaïque) et George Town, le 26 février, le navire de croisière MSC Meraviglia (MSC Cruises), peut finalement accoster à Cozumel au Mexique avec ses 4 500 passagers et 1 600 membres d'équipage, l'un d'entre eux ayant présenté des symptômes de grippe[163],[164],[165],[166]. Un autre navire de croisière italien, le Costa Favolosa, est interdit de débarquer à Tortola (Îles Vierges britanniques) et ne peut le faire finalement que le 26 février à Saint-Martin[167],[168].

Le 28 février 2020, l'Allemagne fait entrer de nouvelles mesures en vigueur concernant la sécurité sanitaire. Les voyageurs étrangers de différents pays (dont l'Italie) sont désormais obligés de montrer un certificat médical lorsqu'ils arrivent par mer ou par air. Les compagnies de train et d'autocar sont obligées de reporter aux autorités et à la police fédérale les cas de voyageurs présentant des symptômes, et la police a le droit désormais dans les 30 km à partir de la frontière d'effectuer des contrôles sanitaires[169].

le 29 février, les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies des États-Unis placent l'Italie au niveau 3 (à éviter pour les voyages non essentiels à cause de cas d'épidémie)[170]. Plusieurs sociétés, comme Amazon, Google, TD Bank Group, Banque Scotia, London Stock Exchange Group et Cargill, Inc. annulent les voyages d'affaires non essentiels en Italie[171].

Le 3 mars, l'Inde suspend tous les visas des ressortissants italiens, ainsi que les visas d'étrangers ayant été en Italie après le 1er février. Tous les voyageurs arrivant directement ou indirectement d'Italie doivent se soumettre à un contrôle sanitaire par screening[172].

Le 4 mars, la Thaïlande déclare que toute personne provenant d'Italie sera désormais soumise à une quarantaine de quatorze jours, sans exceptions[173].

Le 8 mars, la Roumanie impose une quarantaine de quatorze jours pour tout voyageur arrivant d'Italie par voie aérienne ou terrestre. De plus tous les vols en provenance ou en direction d'Italie sont annulés à partir du 9 mars[174].

Le 10 mars, la Slovénie ferme sa frontière avec l'Italie[175]. L'Autriche fait de même à l'exception de personnes présentant des documents médicaux devant traverser l'Autriche sans s'arrêter jusqu'en Allemagne[176]. Le dernier train traversant la frontière cesse de circuler le 11 mars.

Le 11 mars, neuf postes-frontières avec l'Italie ont été fermés par les autorités suisses pour canaliser le trafic frontalier et faciliter le contrôle vers les principaux passages frontières[177].

Le 13 mars, le gouvernement suisse réintroduit, au cas par cas, des contrôles Schengen à toutes ses frontières. Contrairement à ce qu'indique la carte ci-dessus, l’entrée en Suisse depuis l’Italie n'est autorisée qu’aux citoyens suisses, aux personnes ayant un permis de séjour, aux personnes voyageant en Suisse pour des raisons professionnelles, dont les nombreux frontaliers, ainsi qu’à celles ayant des raisons impérieuses d'entrer en Suisse depuis l’Italie. Le transit et le transport de marchandises restent autorisés. Cette restriction d’entrée est conforme à celle mise en place par le gouvernement italien. Outre protéger la population suisse et préserver les capacités du système de santé du pays, cette mesure permet aussi de renforcer l’efficacité de la réglementation italienne visant à freiner la propagation du virus[178].

À partir du 13 mars à minuit, l'entrée sur le territoire des États-Unis est interdit à toute personne ayant été, dans les quatorze jours précédents, présente dans l'espace Schengen, espace dont l'Italie fait partie.

Le 13 mars, la Tunisie ferme ses frontières maritimes et aériennes avec l'Italie[179].

Lien externeModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b et c « http://www.salute.gov.it/imgs/C_17_notizie_4399_0_file.pdf »
  2. a et b (it) « Coronavirus: Primi due casi in Italia », Corriere della sera, (consulté le 31 janvier 2020).
  3. « Coronavirus outbreak grows in northern Italy, 16 cases reported in one day », (consulté le 21 février 2020).
  4. (it) Online, « Coronavirus in Italia, i contagi sono più di 200: gli ultimi aggiornamenti », Corriere della Sera, (consulté le 24 février 2020).
  5. a b et c (it) « Coronavirus in Italia: aggiornamento ora per ora », la Repubblica, (consulté le 24 février 2020).
  6. Borrelli, « Politics goes viral as Italy struggles with outbreak », POLITICO, (consulté le 26 février 2020).
  7. Le Point, Les mesures mises en œuvre par la France sont offensantes
  8. France Info, Pourquoi l'Italie est-elle frappée si gravement, 6 mars 2020].
  9. Le Télégramme, L'Italie prend des mesures draconiennes, 9 mars 2020.
  10. a et b « Le point sur la pandémie », La Provence,‎ (lire en ligne).
  11. (it) Ministero della Salute, « Covid-19 - Situazione in Italia », sur www.salute.gov.it (consulté le 27 mars 2020).
  12. (it) « Comunicati stampa »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Protection civile en Italie.
  13. (it) « COVID-19 Italia - Monitoraggio della situazione », sur Protection civile en Italie (l'historique des chiffres peut être retrouvé en consultant les articles quotidiens sur le sujet publiés par le journal Corriere della Sera).
  14. (de) Julia Merlot, Warum gibt es in Italien so viele Infektionen?, spiegel.de, 11 mars 2020.
  15. « Coronavirus : en Italie, la traque impossible du patient zéro », sur LExpress.fr, (consulté le 28 mars 2020).
  16. (it) « Coronavirus, il “paziente 1” è uscito dalla terapia intensiva - La Stampa », sur lastampa.it, (consulté le 19 mars 2020).
  17. « Le "match zéro" du coronavirus : comment Atalanta - Valence est devenu une "bombe biologique" », sur Eurosport, (consulté le 27 mars 2020).
  18. « Atalanta-Valence, match zéro de l'épidémie de coronavirus en Italie? », sur www.20minutes.fr (consulté le 27 mars 2020).
  19. Déclaration sur Rai News 24, reprise par l'Agence France-Presse [1]
  20. Dépêche AFP du- 25 mars 2020 [2]
  21. responsable du département pneumologie de l’hôpital Jean XXIII de Bergame
  22. Immunologue à l’hôpital Umberto Ier
  23. Interview dans le Corriere della Sera reprise par l'AFP [3]
  24. Entretien au Corriere dello Sport, reprise par l'AFP [4]
  25. a et b Article dans Le Point du 2020 [5]
  26. a b c et d "Le foot accélérateur de l’épidémie de Covid-19" article publié le 31 mars 2020, par Marcel GARRIGOU-GRANDCHAMP sur le site de la Fédération des Médecins de France [6]
  27. a b et c Article dans le Dauphiné Libéré [7]
  28. « Épidémie de coronavirus: un premier mort recensé en Italie », sur BFMTV, (consulté le 22 février 2020).
  29. « Coronavirus : deux morts en Italie, une dizaine de villes barricadées », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 22 février 2020).
  30. (it) « Coronavirus in Italia: aggiornamento ora per ora », sur la Repubblica, (consulté le 22 février 2020).
  31. (it) « Coronavirus, terza vittima in Italia: è una donna ricoverata a Crema. 150 casi positivi. 112 solo in Lombardia », sur la Repubblica, (consulté le 23 février 2020).
  32. "« The coronavirus seems unstoppable. What should the world do now ? », Jon Cohen, Kai Kupferschmidt, Science, 25 février 2020 [8]
  33. "Savoir et prévoir Première chronologie de l’émergence du Covid-19", par Pascal Marichalar , dans la revue La Vie des idées le 25 mars [9]
  34. Dépêche AFP et article dans Le Figaro le 25 février 2020 [10]
  35. (it) Il Messaggero, article du 26 février 2020
  36. (it) Il Messaggero, article du 27 février 2020
  37. « En Italie, 52 personnes contaminées par le coronavirus sont mortes », Le Monde, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne, consulté le 4 mars 2020).
  38. a b c et d "Coronavirus : face à l’épidémie, l’Italie tout entière est à l’arrêt" par Jérôme Gautheret dans Le Monde du 5 mars 2020 [11]
  39. a et b "In one Italian town, we showed mass testing could eradicate the coronavirus" par Andrea Crisanti etAntonio Cassone dans le Guardian du 20 mars 2020 [12]
  40. Notizie Oggi, Coronavirus
  41. « Coronavirus : 60 millions d'Italiens placés en quarantaine », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  42. (it) zero-contagi-a-codogno-e-prima-volta
  43. « Coronavirus : l'Italie ferme tous les commerces, sauf pour l'alimentation et la santé », sur LExpress.fr, (consulté le 1er avril 2020).
  44. (it) Milena Gabanelli, Coronavirus, 200 mila mascherine per gli ospedali italiani bloccate ad Ankara da 15 giorni, corriere.it, 19 mars 2020.
  45. « Coronavirus : un troisième cas d’infection confirmé en France », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 4 avril 2020)
  46. (it) La Repubblica, Turista italiano positivo al test a Tenerife: mille in quarantena. Primo caso sospetto nelle Asturie, le 24 février 2020.
  47. (en) Algeria confirms first case of coronavirus - state TV|, le 25 février 2020.
  48. (de) ORF, Zwei Fälle in Tirol bestätigt, le 25 février 2020.
  49. (en) « Coronavirus latest news: disease spreads across Europe into Switzerland, Croatia and Austria », sur The Daily Telegraph, .
  50. (en) Reuters, Romania confirms first case of coronavirus - Realitatea TV, le 25 février 2020.
  51. a et b « Le Tessin a enregistré le premier cas de coronavirus en Suisse », RTS Info,‎ (lire en ligne).
  52. a b et c (it) La Repubblica, Coronavirus, dall'Italia si spande in Europa. Conte: "Inaccettabili limitazioni agli italiani". Ma molti Paesi prendono misure, le 25 février 2020.
  53. (en) Reuters, France reports two new coronavirus infections, one returning from Italy, le 25 février 2020.
  54. La Dépêche du Midi, DIRECT. Coronavirus : deux nouveaux cas identifiés en France, le 25 février 2020.
  55. Le Dauphiné libéré, Haute-Savoie. Coronavirus : l'épouse du patient hospitalisé à Annecy également infectée, le 26 février 2020.
  56. (en) Reuters, France reports second coronavirus death, Italian link in another case, le 26 février 2020.
  57. France 24, article du 26 février 2020
  58. « Santé. Un premier cas de coronavirus confirmé en Alsace », sur www.dna.fr (consulté le 26 février 2020).
  59. « Coronavirus-Le premier cas d'Amérique latine identifié au Brésil-sce », sur Boursorama, (consulté le 26 février 2020).
  60. Le Figaro avec AFP, « La Grèce annonce un premier cas de contamination au coronavirus », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 26 février 2020).
  61. « Coronavirus-Premier cas en Macédoine du Nord », sur Boursorama, (consulté le 26 février 2020).
  62. « Un cas de coronavirus à Lagos, mégalopole de 20 millions d'habitants », sur www.20minutes.fr (consulté le 28 février 2020).
  63. « Coronavirus: l’épidémie se propage dans le monde », sur Communes, régions, Belgique, monde, sports – Toute l'actu 24h/24 sur Lavenir.net (consulté le 27 février 2020).
  64. « Premier cas confirmé aux Pays-Bas », Le Soir,‎ (lire en ligne).
  65. (it) Roberto Masini, « Coronavirus, primo caso di contagio a San Marino: è un anziano », sur Corriere Romagna News, (consulté le 28 février 2020).
  66. a et b « Huit cas de coronavirus en Suisse, dont deux malades en Suisse romande », sur rts.ch, (consulté le 28 février 2020).
  67. a et b « Neuf cas détectés, dont un dans le canton de Vaud », 24 Heures,‎ (lire en ligne, consulté le 16 mars 2020).
  68. Le Figaro avec AFP, « Coronavirus : un premier cas en Lituanie », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 28 février 2020).
  69. « Coronavirus : premier cas annoncé en Islande », sur sudinfo.be, (consulté le 28 février 2020).
  70. « Coronavirus: premier cas confirmé au Luxembourg », Le Soir,‎ (lire en ligne, consulté le 29 février 2020).
  71. « Coronavirus: l’épidémie continue de progresser avec un premier cas en Irlande », sur Lavenir.net (consulté le 1er mars 2020).
  72. « Trois premiers cas de coronavirus en République tchèque: les contaminés ont tous séjourné récemment dans le nord de l’Italie », sur sudinfo.be, (consulté le 1er mars 2020).
  73. « Premier cas positif de coronavirus en Andorre », sur France 3 Occitanie (consulté le 2 mars 2020).
  74. (pt) « Dois casos positivos de coronavírus no Porto - JN », sur www.jn.pt (consulté le 2 mars 2020).
  75. « La Jordanie annonce le premier cas de contamination par le coronavirus sur son territoire », sur Gnet news, (consulté le 2 mars 2020).
  76. « La Tunisie annonce le premier cas de coronavirus », sur Kapitalis, (consulté le 2 mars 2020).
  77. « Coronavirus : Premier cas au Maroc », sur L'économiste, (consulté le 3 mars 2020).
  78. (en) Reuters, Man infected with coronavirus in Germany after Italy trip - state ministry, 25 février 2020.
  79. (de) Stuttgarter Zeitung, Ausbreitung des Coronavirus: Zwei Coronavirusfälle in Tübingen, 26 février 2020.
  80. (de) Südwest Presse, Coronavirus Tübingen: Zwei bestätigte Infektionen am Uniklinikum Tübingen, 26 février 2020.
  81. (de) Service de presse du ministère social de Bade-Wurtemberg, Neuer bestätigter Fall von Corona in Rottweil, 26 février 2020.
  82. Sébastien Colson, « Coronavirus : un habitant du Pays de Gex infecté sans gravité et hospitalisé à Lausanne », sur Le Dauphiné libéré, (consulté le 8 mars 2020).
  83. « Coronavirus: toutes les nouvelles du vendredi 28 février », La Côte,‎ 28 février 2020, 9h49 (lire en ligne, consulté le 17 mars 2020).
  84. « Valais: un premier cas de coronavirus détecté », Le Temps,‎ (lire en ligne, consulté le 17 mars 2020).
  85. Dimitri Mathey, « Coronavirus: le patient valaisan aurait été contaminé sur son lieu de travail », Le Nouvelliste,‎ (lire en ligne, consulté le 17 mars 2020).
  86. « Un premier cas de coronavirus décelé dans le canton de Berne », La Liberté,‎ (lire en ligne, consulté le 17 mars 2020).
  87. « Un premier cas de coronavirus en Gruyère », La Gruyère,‎ (lire en ligne, consulté le 17 mars 2020).
  88. (en) « What towns in Italy are on lockdown because of coronavirus? », sur Metro News, (consulté le 25 février 2020).
  89. « L'Italie va fermer toutes les écoles et universités jusqu'à mi-mars », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  90. Coronavirus: Milan et Venise mis en quarantaine en Italie Le HuffPost, 8 mars 2020.
  91. (it) Coronavirus, signature de Giuseppe Conte du décret du 8 mars 2020.
  92. (it) Décret du 8 mars 2020
  93. (it) Vidéo de la conférence de presse du Président du Conseil des ministres d'Italie Giuseppe Conte concernant le décret du 8 mars
  94. Nice-Matin, L'Italie ferme toutes ses stations de ski
  95. « L'Italie ordonne d'éviter les déplacements et interdit les rassemblements », sur Sud Ouest, .
  96. « Toute l'Italie placée en zone rouge », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  97. Déclaration sur Rai News 24, reprise par l'Agence France-Presse [13]
  98. « Le "match zéro" du coronavirus : comment Atalanta - Valence est devenu une "bombe biologique" », sur Eurosport, (consulté le 27 mars 2020).
  99. « Atalanta-Valence, match zéro de l'épidémie de coronavirus en Italie? », sur www.20minutes.fr (consulté le 27 mars 2020).
  100. Interview au Corriere dello Sport
  101. Dépêche AFP du- 25 mars 2020 [14]
  102. Interview au Corriere dello Sport reprise par l'AFP [15]
  103. Entretien au Corriere dello Sport, reprise par l'AFP [16]
  104. a b et c Le Monde du 2 avril 2020 [17]
  105. a et b Article de Jérôme Gautheret, Le Monde du 16 mars 2020 [18]
  106. Valérie Dupont le 24 mars 2020 TV5MONDE [19]
  107. Selon une étude coordonnée par les services de santé de Lombardie, citée par le quotidien Le Monde [20]
  108. « Italy’s Coronavirus Death Toll Is Far Higher Than Reported » par Margherita Stancati et Eric Sylvers, dans le Wall Street Journal le 1er avril 2020 [21]
  109. Article de Ryan Falley dans le Daily Mail du 2 avril 1980 [22]
  110. « Coronavirus en Italie : le vrai bilan serait de 4 500 morts en un mois à Bergame, et non de 2000 » par Aurélie Didier, RTBF le jeudi 2 avril 2020 [23]
  111. (en) Robert Stacy McCain, Coronavirus: The Price of Luxury, spectator.org, 20 mars 2020.
  112. (en) Barbie Latza Nadeau and Valentina Di Donato, Italian doctors hope for a sign the coronavirus lockdown is working, because there's no plan B, cnn.com, 19 mars 2020.
  113. a b et c « Coronavirus : la Lombardie demande l'aide de la Chine, de Cuba et du Vénézuela », sur Les Echos, .
  114. (en) Mélissa Godin, Why Is Italy's Coronavirus Outbreak So Bad?, time.com, 10 mars 2020.
  115. a et b (en) Robert Cuffe, « Coronavirus: Three reasons why the UK might not look like Italy », sur bbc.com, .
  116. (de) Pamela Dörhöfer, Coronavirus Sars-CoV-2: Sterberate in Italien wird immer höher - woran liegt das?, fr.de, 17 mars 2020.
  117. a et b Coronavirus. Cas confirmés, décès, létalité : pourquoi de telles différences d’un pays à l’autre ?, ouest-france.fr, 20 mars 2020.
  118. a b et c Marcus Dupont-Besnard, Coronavirus : pourquoi l’épidémie est-elle plus grave en Italie qu’en France ?, numerama.com, 11 mars 2020.
  119. (de) Coronavirus lässt in Italien Ärzte verzweifeln – Entscheidungen wie in Kriegszeiten, tagesspiegel.de, 12 mars 2020.
  120. (en) Rachael Rettner, Why are deaths from coronavirus so high in Italy?, livescience.com, 10 mars 2020.
  121. a et b (en) Kent Sepkowitz, Why South Korea has so few coronavirus deaths while Italy has so many, cnn.com, 17 mars 2020.
  122. (en) ‘Not a wave, a tsunami.’ Italy hospitals at virus limit, pbs.org, 13 mars 2020.
  123. (it) « Coronavirus, salta anche il referendum sul taglio dei parlamentari - Secolo d'Italia », sur Secolo d'Italia, secoloditalia, (consulté le 5 mars 2020).
  124. a et b « Virus : colère italienne contre l'UE », sur L'Orient-Le Jour, .
  125. « Rome annonce 25 milliards d'euros », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  126. « Fiat ferme ses sites », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  127. « Coronavirus: l’UE et l’Italie mobilisent à elles deux 50 milliards d’euros », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  128. « Coronavirus en Italie : mutineries dans les prisons, plusieurs morts, des dizaines d’évasions », sur leparisien.fr, (consulté le 9 mars 2020).
  129. Le point avec @AlbanMikoczy sur @InfoFrance2 pic.twitter.com/j4XNwyAfnk
  130. Sofia Scialoja, « Coronavirus en Italie : « la suspension temporaire de la société ouverte n’est pas la fin de l’ouverture ! » », sur Le Grand Continent, (consulté le 18 mars 2020).
  131. « Coronavirus: cette carte de CNN a fâché tout rouge l'Italie », sur Huffington Post (consulté le 6 mars 2020).
  132. Peggy Pinel-Fereol, « Après l'aéroport de Martinique, les activistes bloquent un bus de touristes », sur Martinique la 1ère (consulté le 3 mars 2020).
  133. « "Pizza Corona", la vidéo satirique de Groland qui indigne l’Italie », sur Sud Ouest (consulté le 8 mars 2020).
  134. Flavio Haver e Lorenzo Salvia, « Coronavirus, volo Alitalia con 300 persone a bordo fermo a Mauritius », sur Corriere della Sera, .
  135. (en) « UPDATE 1-Mauritius blocks some Italian visitors over coronavirus concerns -Alitalia », Reuters,‎ (lire en ligne, consulté le 11 mars 2020).
  136. (it) « Coronavirus, Flixbus arrivato da Milano confinato a stazione Lione », sur Askanews, (consulté le 11 mars 2020).
  137. « Brazil to Check Arrivals From Italy, France, Germany for Coronavirus Symptoms », sur Usnews.
  138. (en) srbija.gov.rs, « Foreign Ministry advises Serbian citizens against travelling to Italy », sur srbija.gov.rs (consulté le 11 mars 2020).
  139. « Coronavirus : la France prend des mesures de précaution pour les personnes revenant d'Italie », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 11 mars 2020).
  140. (en) Lillo Montalto Monella, « COVID-19 outbreak in Italy: What are other EU countries doing? », sur euronews, (consulté le 11 mars 2020).
  141. (it) « Coronavirus, sempre più paesi sconsigliano i viaggi in Italia: "Una mazzata per il turismo e il pil" », sur la Repubblica, (consulté le 24 février 2020).
  142. (lt) « Coronavirus: Lithuania may declare state emergency », sur lrt.lt, (consulté le 11 mars 2020).
  143. (it) Claudio Del Frate, « Ingressi vietati, quarantena e invito all'isolamento: le restrizioni imposte agli italiani all'estero », sur Corriere della Sera, (consulté le 11 mars 2020).
  144. (en) « Joint WHO and ECDC mission in Italy to support COVID-19 control and prevention efforts », sur euro.who.int, (consulté le 11 mars 2020).
  145. Laura Perez Maestro, Niamh Kennedy et Amy Woodyatt, « Tenerife hotel on partial lockdown as Italian tests positive for coronavirus », sur CNN (consulté le 11 mars 2020).
  146. Jillian Deutsch, « Parliament tells staff to stay home if they visited places hit by coronavirus », sur POLITICO, (consulté le 11 mars 2020).
  147. « Coronavirus, il racconto in prima persona di Bartolo: "Io, deputato europeo in quarantena, fuori dal Parlamento" », sur la Repubblica, .
  148. (en) « No coronavirus cases in Malta, Health Ministry says », sur MaltaToday.com.mt (consulté le 11 mars 2020).
  149. (en-GB) « New coronavirus advice for Britons back from Italy », BBC News,‎ (lire en ligne, consulté le 11 mars 2020).
  150. (en-GB) « No coronavirus cases in Malta but country is well prepared, say authorities », sur Times of Malta (consulté le 11 mars 2020).
  151. (en) « Coronavirus: Prague Airport designates special gates for arrivals from Italy », sur Radio Prague International (consulté le 11 mars 2020).
  152. (cs) « Letiště Praha má speciální brány pro přílety z Itálie | ČeskéNoviny.cz », sur www.ceskenoviny.cz (consulté le 11 mars 2020).
  153. (en) « Kuwait suspends flights to and from South Korea, Thailand, Italy over coronavirus fears », Reuters,‎ (lire en ligne, consulté le 25 février 2020).
  154. (it) « Coronavirus, ecco gli Stati dove gli italiani non possono viaggiare o hanno restrizioni », sur la Repubblica, (consulté le 11 mars 2020).
  155. Sarah Al-Arshani, « The US is telling Americans with preexisting conditions to avoid trips to Italy », sur Business Insider (consulté le 11 mars 2020).
  156. (en) « Goldman, Citi among banks curbing Italy trips over coronavirus fears - sources », Reuters,‎ (lire en ligne, consulté le 11 mars 2020).
  157. (en-GB) « Coronavirus: Deloitte Malta asks staff returning from Italy to work from home », sur Times of Malta (consulté en 2020-03-115).
  158. (en-GB) Laurence Dollimore, « Spain issues travel warning for Italy over coronavirus outbreak as it steps up protocols », sur Olive Press News Spain, (consulté le 11 mars 2020).
  159. (en) « El Salvador bars visitors from Italy and South Korea, citing coronavirus », Reuters,‎ (lire en ligne, consulté le 11 mars 2020).
  160. (en-US) T. O. I. staff, « Israeli diagnosed with virus after Italy trip; visitors from there to be barred », sur www.timesofisrael.com (consulté le 11 mars 2020).
  161. (en) « Dozens of travelers from Italy refused entry to Israel », sur ynetnews, (consulté le 11 mars 2020).
  162. « Coronavirus confirmed in Israeli who returned from Italy », sur The Jerusalem Post | JPost.com (consulté le 11 mars 2020).
  163. (en-US) Janine Puhak, « Cruise ship MSC Meraviglia turned away from two Caribbean ports amid coronavirus concerns », sur Fox News, (consulté le 11 mars 2020).
  164. (en) « Mexican port denies cruise ship permission to dock over coronavirus fears », Reuters,‎ (lire en ligne, consulté le 11 mars 2020).
  165. (en-US) Janine Puhak, « MSC cruise ship docks in Mexico following coronavirus scare; company says ill crew member diagnosed with flu », sur Fox News, (consulté le 11 mars 2020).
  166. « Cruise ship docks at Mexico's Cozumel amid virus fears », sur AP NEWS, (consulté le 11 mars 2020).
  167. (en-US) « Cruise Ship With Sick Passengers Denied to Dock in the British Virgin Islands », sur Cruise Hive, (consulté le 11 mars 2020).
  168. (en) « Italian cruise ship blocked from Tortola berths in St Maarten », sur www.loopcayman.com (consulté le 11 mars 2020).
  169. (en) « Germany enacts new health security measures against coronavirus infections », Reuters,‎ (lire en ligne, consulté le 11 mars 2020).
  170. « Coronavirus in Italy - Warning - Level 3, Avoid Nonessential Travel - Travel Health Notices | Travelers' Health | CDC », sur wwwnc.cdc.gov (consulté le 11 mars 2020).
  171. (en) « Amazon defers 'non-essential' moves even in U.S. as corporate travel bans spread », Reuters,‎ (lire en ligne, consulté le 11 mars 2020).
  172. « Advisory: Travel and Visa restrictions related to COVID-19 », .
  173. « "อนุทิน" เซ็นประกาศ สธ.กำหนด 9 ประเทศเป็นเขตติดโรคติดต่ออันตราย ทุกคนที่เดินทางมาต้องกักตัว 14 วัน สกัดโควิด-19 »,‎ .
  174. Ro Insider, « Update - Coronavirus: Romania suspends flights, buses and trains to Italy, additional measures in place », Romania-Insider,‎ (lire en ligne, consulté le 11 mars 2020).
  175. (de) ORF.at: Slowenien kündigt Schließung der Grenze zu Italien an, 10 mars 2020.
  176. (de) « Österreich will Einreisen aus Italien weitgehend stoppen », sur BR24, (consulté le 11 mars 2020).
  177. Neuf postes-frontières fermés au Tessin à cause du Covid-19, 11 mars. 2020, La Liberté.
  178. Mise en place des contrôles aux frontières prévus dans l’accord de Schengen, 15h31, 13 mars 2020, Le suivi de l'épidémie de coronavirus, Radio télévision suisse.
  179. « La Tunisie ferme ses frontières avec l’Italie et réduit ses liaisons avec certains pays », sur webmanagercenter.com, (consulté le 14 mars 2020).

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexesModifier