Marches

région d'Italie centrale

Marches
Drapeau de Marches
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Chef-lieu Ancône
Provinces 5
Communes 228
Président Luca Ceriscioli (PD)
NUTS 1 ITE (Italie centrale)
ISO 3166-2 IT-57
Démographie
Population 1 528 210 hab. (2018[1].)
Densité 163 hab./km2
Géographie
Superficie 940 138 ha = 9 401,38 km2
Localisation
Localisation de Marches
Liens
Site web regione.marche.it

Les Marches (en italien le Marche [ˈmarke]) sont une région d'Italie centrale dont le siège se situe à Ancône, et qui compte 1,528 210 millions d'habitants sur 9 401,38 km2 au [1].

Elle comprend cinq provinces, celle d’Ancône, de Macerata, de Pesaro-Urbino, de Ascoli Piceno et de Fermo.

HistoireModifier

Les Grecs fondent Ancône et s’établissent sur quelques territoires voisins au IVe siècle av. J.-C. Grecs et romains ont alors des échanges commerciaux. Ancône est ensuite annexée par les Romains au III°siècle. Les Marches sont envahies par le peuple gauloise des Sénons (qui fondent Senigallia, aujourd'hui jumelée avec Sens). Ils sont chassés par les Romains (vestiges en particulier à Fano et à Ancône) avec l'aide des Picéniens, qu'ils défont ensuite vers 300 av. J.-C.

 
Fragment de cratère attique, Ve siècle av. J.-C. (Pesaro).

On assiste après la chute de l'Empire romain d'Occident à l'invasion des Ostrogoths lors des migrations germaniques.

Au haut Moyen Âge, les villes d'Ancône, Fano, Pesaro, Rimini et Senigallia forment la Pentapole d'Italie, puis elles sont le théâtre des affrontements de deux maisons seigneuriales, les Malatesta, de Rimini, et les Montefeltro, d'Urbino[2].

Également, au IXe siècle, de nombreuses razzias le long des côtes de la part des Sarrazins expliquent l'installation de nombreux villages côtiers fortifiés sur les hauteurs notamment dans la moitié sud de la région.

De nombreuses communes libres se constituent au XIIe siècle. La région subit ensuite les luttes entre les Gibelins et les Guelfes. La République d'Ancône, république maritime importante, s'émancipe du marquisat d'Ancône et s'enrichit du commerce avec l'Orient, malgré la concurrence redoutable de Venise.

Les Marches font partie des États pontificaux entre 1532 et 1860[2].

À la suite de l'invasion française au début du XIXe siècle, et après quelques vicissitudes (création de la République Cisalpine, annexion à Naples, tentatives de Murat), le congrès de Vienne structure la région en cinq provinces (Ancône, Ascoli, Fermo, Macerata et Pesaro).

Une bataille décisive du Risorgimento eut lieu en 1860 à Castelfidardo, où Enrico Cialdini défit les troupes pontificales du général Lamoricière : elle permit l'union des territoires du Sud, libérés (ou conquis) par Garibaldi à ceux du Nord, dépendants de Vittorio Emmanuel[2].

GéographieModifier

 
Altimétrie des Marches.

La région relativement méconnue des Marches se situe au centre-est de l'Italie le long de l'Adriatique, entre la Romagne au nord, l'Ombrie et la Toscane à l'ouest et les Abruzzes au sud.

Elle est bordée par la dorsale de l'Apennin (Appennino Umbro) à l'ouest : l'altitude y varie de 1 702 m au monte Catria au centre-nord à 2 472 m dans les Monts Sibyllins au sud au monte Vettore.

Le paysage se compose de :

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AdministrationModifier

 
Les cinq provinces des Marches.

Au , la région des Marches est divisée en cinq provinces[2] :

NatureModifier

La région partage avec l'Ombrie le parc national des Monts Sibyllins[3], institué en 1993 et caractérisé par une grande variété de paysages et d’animaux.

Avec les Abruzzes et le Latium, Les Marches partage le parc national du Gran Sasso e Monti della Laga, institué en 1991[3].

La commune d'Arquata del Tronto est contenue au Nord et au Sud dans ces deux parcs[4].

Les Marches disposent également de quatre parcs régionaux :

 
Urbino en Hiver
  • parc régional du Mont Conero ;
  • parc naturel régional des Gorges de la Rossa et des Grottes de Frasassi[5] ;
  • parc naturel du Sasso Simone et Septmoncel ;
  • parc naturel régional du Mont San Bartolo.

Elles abritent six réserves naturelles dont trois nationales et trois régionales :

  • réserve naturelle nationale des Gorges du Furlo ;
  • réserve naturelle nationale de l'Abbaye de Fiastra ;
  • réserve naturelle nationale de la Montagne de Torricchio ;
  • réserve naturelle régionale du Mont San Vicino et du Mont Canfaito[6] ;
  • réserve naturelle régionale Ripa Bianca di Jesi ;
  • réserve naturelle régionale della Sentina[7].

Elles comptent 27 zones de protection spéciale Natura 2000[8].

DémographieModifier

Les Marches comptent 1 470 581 habitants dont la tranche d'âge se trouve en majorité entre 30 et 54 ans, aussi bien chez les hommes que chez les femmes (16 %). 9 % de la population est d'origine étrangère, et contribue à entretenir la jeunesse dans la région puisque 51 % des immigrés ont entre 15 et 39 ans. Parmi ces immigrés, plus de 58 % proviennent du continent européen et 21 % d'entre eux proviennent du continent africain, avec en majorité les nationalités albanaise, roumaine et marocaine.

PolitiqueModifier

Les Marches constituent l'un des bastions de la gauche italienne. À l'issue des élections régionales de 2010, le conseil régional des Marches est composé de quinze élus du Parti démocrate, douze élus du Peuple de la liberté, quatre élus de l'Italie des valeurs, trois élus de l'Union de Centre, deux élus de la Ligue du Nord, un élu de la Fédération de la gauche, un élu de l'Alliance réformiste, un élu de Gauche, écologie et liberté, un élu de l'Alliance pour l'Italie et un élu de la Fédération des verts.

ÉconomieModifier

L'économie de la région consiste principalement dans un éventail de PME industrielles distribuées sur l'ensemble du territoire. En pointe, on pourra signaler : l'industrie des chaussures, avec de nombreux emplacements dans les provinces de Macerata et d'Ascoli ; l'industrie des meubles et de la mécanique de Pesaro, les entreprises viticoles des Castelli de Jesi, patrie du verdicchio ; la grande industrie navale de Fano et Ancône ; et enfin, l'activité touristique, chaque année plus fructueuse grâce aux nombreux centres balnéaires et artistiques, qui attirent des touristes d'Italie et de toute l'Europe[2].

CultureModifier

La région des Marches a été, tout au long de son histoire, depuis les temps les plus reculés jusqu'à l’époque contemporaine, un territoire propice à l’Architecture, la Littérature, et à la production d’Œuvres de l’Art qui profitent aujourd’hui aux Musées du monde entier.

La quantité de musées et de bibliothèques rapportée au nombre des Villes de la région est la plus importante d’Italie .

L’ensemble de la région regorge de petites villes médiévales à fondation romaines que les habitant célèbrent par un nombre conséquent de fêtes et de reconstitutions historiques. Ces petites cités de briques ocre jaune - 28 villages sont recensés au titre des plus beaux villages d’Italie - sont pour la plupart cernées de remparts à l’intérieur desquelles rivalisent lieux commerçants et lieux de pouvoir, petites places traversées d’anciennes voies romaines et centrées de fontaines renaissantes, palais d’anciennes familles patriciennes, théâtres du Risorgimento, Édifices religieux et sièges ecclésiastiques de première importance.

Aussi la Cité idéale (réalisée sur le territoire et pour le territoire) pourrait servir d’emblème à cette région d’Italie centrale en ceci que l’Architecture et les fêtes annuelles qui la célèbrent, tout comme l'intérêt particulier apporté à son histoire et sa restauration, y créent un climat unique de bien-être et de savoir-vivre.


Personnalités nées dans les MarchesModifier

 
Armoiries de Sixte V figurant au plafond de l’escalier jouxtant la Chapelle Sixtine.

La région des Marches fut un pôle culturel et religieux majeur de l’Europe des XIII° au XVII°siècle, elle a en outre vu éclore des Génies comme le peintre renaissant Raphaël, l’Architecte et polymathe de la Renaissance Bramante, le compositeur baroque Pergolèse, le compositeur d'Opéra Gioachino Rossini, l’un des fondateurs du mouvement romantique Giacomo Leopardi, l’inventeur de l’Archéologie moderne Cyriaque d'Ancône mais également des figures historiques comme l’ami et rival de Jules César : Pompée, l'Empereur du saint Empire connu comme la Stupeur du Monde, Frédéric II de Hohenstaufen ainsi qu’un nombre important d’Artistes, écrivains, hommes politiques, scientifiques... Citons notamment :

Beaux-ArtsModifier

MusiqueModifier

Lettres et philosophieModifier

  • Giacomo Leopardi (1798 - 1837), précurseur du mouvement romantique et penseurs majeurs du XIXe siècle avec Schopenhauer et Kierkegaard[12].
  • Lucius Accius ( Pesaro -170 / Rome -86), auteur tragique et poète latin, contemporain de Cicéron.
  • Matteo Ricci (1552 - 1610), divulgateur de la culture occidentale en Chine et spécialiste de la civilisation orientale.
  • Cyriaque d'Ancône (1391 - 1452), Père fondateur de l’Archéologie moderne ;
  • Maria Montessori (1870 - 1952), pédagogue, connue pour ses écoles et sa méthode d’enseignement ;
  • Giacomo Torelli (1608-1678), scénographe et concepteur de machineries théâtrale connu dans l’Europe entière (auteur notamment du grand sorcier pour Louis XIII).

Politique et ReligionModifier

 
Polyptyque de la Madone et des Saints, 1348 env. Allegretto Nuzi, Fabriano.

ImagesModifier


Beaux-ArtsModifier

Exemples d’Œuvres d'Art conservées dans les MarchesModifier


Bien que la grande partie des œuvres d’art de la région peuple désormais les plus grands musées du monde entier (le Metropolitan Muséum et le Brooklin Museum de New York, le Chicago Art Institute, la National Gallery of Art de Washington, le Getty Center de Los Angeles, mais aussi les musées de Boston, de Honolulu, de Berlin, de Francfort, la National Gallery de Londres, le Prado à Madrid, les musées de Tokyo, Zurich, Budapest, en France : le Louvre à Paris, Musée Jacquemart-André, Musée du petit Palais d’Avignon, Musée des Beaux-Arts de Strasbourg, et la liste est encore longue...), les Marches, qui ne jouissent en contrepartie d’aucune véritable reconnaissance pour ce qu’elles ont apporté à la culture mondiale, conservent encore un discret patrimoine artistique, archéologique, architectural, religieux et culturel, qu’il s’agisse des vestiges de l’époque des colonies grecques, romaines, de l’architecture et de l’art gothique cistercien, de la Renaissance ou du Risorgimento.


Œuvres consignées hors des MarchesModifier

Peintres, musiciens et autres personnalités ayant oeuvré à l’essor culturel de la région.

Appartenant jadis aux états pontificaux, Les Marches portent également les traces du travail de célèbres peintres tels que Piero della Francesca, Paolo Uccello, Guido Reni, Lorenzo Lotto († Loreto), le Titien, Guercino, Orazzio Gentileschi, Carlo et Vittorio Crivelli, Luca Signorelli, Melozzo de Forlì, Pinturicchio, Palma le jeune, Antonio Solario, Justus van Gent, Giovanni Bellini, Giuliano da Maiano, Giuliano da Sangallo, Antonio da Sangallo le Jeune, Marino di Marco Cedrino, Claudio Ridolfi, Andrea Boscoli, Cristoforo Roncalli, Pietro Alemanno, Eusebio da san Giorgio, Bernardino di Mariotto.

ArchitectureModifier

Outre Fabriano, Ville membre du réseau des 116 villes créatives mondiales de l’UNESCO, et Urbino inscrite au patrimoine mondial de l’humanité. La petite région des Marches comptent 28 châteaux, 38 théâtres dont le fameux sferisterio de Macerata, 26 cités ceintes de remparts par les architectes renaissants de renom que sont Antonio da Sangallo le Jeune, Giuliano da Maiano ou Francesco di Giorgio Martini, plus de 90 musées, 46 abbayes, 183 sanctuaires et plusieurs milliers d’églises.

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Les Marches, pôle majeur de la Majolique européenne à la RenaissanceModifier

Les Majoliques d’Urbino et Casteldurante (actuelle Urbania) sont probablement les Majoliques les plus inventives de tous les temps. Déployant des trésors de sophistications ornementales, des thèmes mythologiques, religieux ou grivois, le savoir-faire des Marches a été exportée par la suite en France et aux Pays-bas. Un nombre impressionnant de faïences des Marches ornent les musées les plus prestigieux du monde entier.

Monuments et patrimoineModifier

Musées principauxModifier

Prédelle du Miracle de l’hostie profanée de Paolo Uccello à Urbino

Principaux Sites Archéologiques et Vestiges AntiquesModifier

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CommunesModifier

Les Communes principales, capitales des Provinces sont au nombre de six (avec Pesaro/Urbino) :

Villes d'artModifier



Plus beaux villages d'ItalieModifier

Villes fortifiéesModifier

Autres villes et villages d'intérêt²Modifier

TourismeModifier

Les Marches comportent 180 km de côtes, de nombreuses plages, 26 localités en bord de mer Adriatique, le port maritime d'Ancône et neuf ports de plaisance ; une chaîne montagneuse aux nombreux sommets supérieurs à 2 000 m, 35 pistes de ski réparties sur quatre stations, 500 places et plus de mille monuments significatifs ; une centaine de villes d'arts, 28 villages classés parmi les plus beaux Villages d'Italie par l’Association nationale italienne ANCI, des milliers d'églises, dont 200 romanes, et 163 sanctuaires, 34 sites archéologiques romains et médiévaux, 71 théâtres historiques ; la plus grande densité, en Italie, de musées et de pinacothèques (265 sur 265 communes), 315 bibliothèques qui gardent plus de quatre millions de livres ainsi que de nombreuses aires protégées dont 2 parcs nationaux, 4 réserves naturelles et 15 forêts domaniales.

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Festivals, événements culturelsModifier

Événements d’envergure nationale ou internationale :

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L’année des Marches est ponctuée par un grand nombre de fêtes religieuses, médiévales, de foires locales culturelles et culinaires. Beaucoup de communes de la région possède leur Palio, l’épreuve-phare de ces journées de fêtes se décline sous une forme spécifique pour chacune des villes de la région, lui conférant son identité-propre. Par exemple : La corsa del Drappo à Lorette est une course de côte pour chevaux, le Palio san Giovanni à Porto Recanati est une épreuve consistant à parcourir la Ville en portant un plateau rempli de poissons, le Palio storico dell'oca de Cagli est une course médiévales d’oies domestiques, le Palio delle Botti à Montefiore dell'Aso consiste à monter un tonneau de vin en haut de la ville, le quartier vainqueur remporte le droit de boire les tonneaux des adversaires.

En février, se déroulent le carnaval historique d'Offida et celui de Fano ; en avril, le Palio de la Grenouille à Fermignano ; en mai, le Palio de San Floriano di Jesi, le Palio di Maltignano, la Course de l’épée de Camerino, la Bataille de Tolentino ; en juin, le Carneval historique de Fossombrone, le Palio de San Giovanni de Porto Recanati, le Palio de San Giovanni Battista de Fabriano, L'Armée de Pentecôte de Monterubbiano, Mogliano 1744 à Mogliano; en juillet, les fêtes de La Comtesse del Pozzo della Polenta à Corinaldo, les fêtes de La Comtesse della Crescia d'Offagna, le Palio delle botti de Montefiore dell’Aso, la course des tours du Palio des Châteaux de San Severino, le siège du Château de Gradara, le Palio del somaro de Mercatello sul Metauro, La cacciata à Mondolfo, le Palio de l'œuf de Monte Cerignone, La fête des Noces de Camilla d'Aragon à Novilara près de Pesaro, le Palio dei conti Oliva de Piandimeleto, Fano des Césars, le Palio dei Terzieri à Montecassiano ; en août, la foire de la Vernaccia de Serrapetrona, le Palio du Duc d'Acquaviva Picena, Les fêtes de la Comtesse dello Stivale à Filottrano, le Palio des clochers de Castello di Precicchie, la foire de la Quintana de Ascoli, L’installation du Podestat de Castel di Lama, le Templaria Festival de Castignano, les jours d'Azzolino de Grottazzolina, La Cavalcata dell'Assunta de Fermo, les fêtes de la Comtesse del Secchio à Sant'Elpidio a Mare, le Tournoi Chevaleresque de Servigliano, la foire du château de Caldarola, Cingoli 1844 à Cingoli, le Palio de San Ginesio, La Disfida del Bracciale de Treia, les fêtes de la Comtesse des Cents Ducats de Montecosaro ; en septembre Matilica Municipium Romanum de Matelica, les fêtes de La Comtesse della Margutta à Corridonia.

ReligionModifier

 
Basilique de la Santa Casa (détail)
  • Le cœur religieux des Marches se situe sans aucun doute à Loreto, lieux originel du culte lié à la Sainte Maison de Lorette, dont les murs ont été témoins de l’Annonciation, et où l’on vénérait, depuis le Moyen Âge jusqu’en 1797, les saintes Reliques de la Vierge Marie. Parmi les personnalités liées au culte marial de Lorette figurent Érasme[18] qui composa une messe « à succès » en l’honneur de la Madonne de Lorette, Mozart composa après y avoir séjourner deux litanies lorétaines. Montaigne, qui y laissa un ex-voto assista au miracle de Michel Marteau. René Descartes s'y rendit également en pèlerinage en 1623 en action de grâce pour le songe qu'il rapporte dans les Olympiques[19], et qui est à l'origine de sa mathesis universelle. Lorette fut pendant plus d’un siècle le lieu du pèlerinage le plus important de la chrétienté après celui du saint Sépulcre à Jérusalem. Il provoqua ainsi l'afflux de pèlerins notamment les jours de fêtes mariales, de nombreux personnages y adressant leurs prières (Anne d'Autriche, les marins de Christophe Colomb rescapés d'une tempête en 1493 dont est encore visible un ex-voto), les rois et reines ainsi que les grands aristocrates y envoyèrent des procureurs (émissaires chargés de faire le pèlerinage à leur place). Et plus surprenant, le Marquis de Sade y séjourna[20]. La fête de la Madonne a lieu tous les 12 décembre depuis le XVIe siècle.


  • La région des Marches compte également 183 sanctuaires et plusieurs milliers d’églises. Parmi les édifices religieux les plus remarquables, voir : Les églises de la Région des Marches.
  • Le deuxième lieu de pèlerinage après Rome n’est plus Lorette mais désormais La ville de saint François d’Assise et sainte Claire dans l’Ombrie qui se trouve à moins de quarante kilomètres de la frontière de la Région des Marches.

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Proverbes des MarchesModifier

  • Tous les cent ans d’histoire, mille hontes font une Gloire.
  • La vie est un oignon, plus nous l’épluchons, plus nous pleurons.
  • Qui a des dents n’a pas de pain, qui a un sac n'a pas de grain.
  • La femme montre ses années après le petit-déjeuner, l’homme montre les siennes après le dîner.
  • L’on naît pauvre et l’on meurt fatigué.
  • Quand l’argent parle, la vérité se tait.
  • Avec mes dents, le dentiste mange plus que moi.
  • A être jeune, ça s’apprend vieux.
  • Trop de coqs qui chantent, n’arrive jamais le jour.
  • Le cercueil est l’unique habit qui ne fait pas de pli.


 
Quelques blasons de villes et villages des Marches. Début du Novecento.

BibliographieModifier

  • Christine Delplace, La Romanisation du Picénum : l'exemple de l'Urbs Salvia, Rome, École française de Rome, coll. « Publications de l'École française de Rome » (no 177), , 444 p. (ISBN 2-7283-0279-0, lire en ligne)
  • Ancône et Province, et Le Marche, guide photographique aux éditions Plurigraf
  • Itinerari della fede, Regione Marche, assessorato al turismo
  • Il quaderno delle Marche, Appunti sullo statuto della Regione, Conseil régional des Marches, 1983

Notes et référencesModifier

  1. a et b (it) Dato Istat, population résidente au .
  2. a b c d e et f (it) « Marche », sur treccani.it (consulté le 17 juin 2019).
  3. a et b « Marches », sur fr.turismo.marche.it (consulté le 27 juin 2019).
  4. (it)Narciso Galiè e Gabriele Vecchioni Arquata del Tronto - il Comune dei due Parchi Nazionali, Società Editrice Ricerche s. a. s., Via Faenza 13, Folignano (AP), Stampa D'Auria Industrie Grafiche s.p.a., Sant'Egidio alla Vibrata (TE), Edizione marzo 2006, p. 7, (ISBN 88-86610-30-0).
  5. (it) « Le parc naturel de Rouge et de la Gorge Frasassi: zone Fabriano «  Nostra Italia », sur nostraitalia.it (consulté le 27 juin 2019).
  6. (it) Anna Scoppola, « Flora vascolare della Riserva Naturale Monte Rufeno (Viterbo, Italia centrale) », Webbia, vol. 54, no 2,‎ , p. 207–270 (ISSN 0083-7792 et 2169-4060, DOI 10.1080/00837792.2000.10670680, lire en ligne, consulté le 26 juin 2019).
  7. (it) « réserve naturelle de Sentina », sur fr.turismo.marche.it (consulté le 27 juin 2019).
  8. (it) « Diario del viaggio in Italia di Aleksandr, Pavel e Pëtr Demidov (20 gennaio-8 febbraio 1758) », dans I Demidov fra Russia e Italia. Gusto e prestigio di una grande famiglia in Europa dal XVIII al XX secolo, Casa Editrice Leo S. Olschki s.r.l. (ISBN 9788822270467, lire en ligne), p. 5–16.
  9. « Casa Raffaello, Urbino », sur www.casaraffaello.com (consulté le 16 juin 2019).
  10. Bruno Somalvico, « La Voce et la reformulation de l'identité culturelle italienne », Cahiers Georges Sorel, vol. 5, no 1,‎ , p. 131–141 (ISSN 0755-8287, DOI 10.3406/mcm.1987.950, lire en ligne, consulté le 16 juin 2019)
  11. a et b (it) « Fondazione Pergolesi Spontini - Teatro, lirica e prosa », sur Fondazione Pergolesi Spontini (consulté le 16 juin 2019).
  12. (it) « Casa Leopardi » (consulté le 16 juin 2019).
  13. Arasse, Daniel, 1944-2003., L' homme en jeu : les génies de la Renaissance, Hazan, (ISBN 9782754104272 et 2754104275, OCLC 699937528, lire en ligne)
  14. (it) « Cinema e Pennello », sur cinemaapennello.it
  15. (it) fondation Pergolèse-Spontini, « Fondation Pergolèse-Spontini »
  16. (it) Cinematica Festival d'Ancône, « Cinematica Festival »
  17. Carnaval de Fano, « Carnaval de Fano »
  18. Augustin Renaudet, Erasme et l'Italie. Nouvelle édition corrigée / Préface de Silvana Seidel Menchi, Librairie Droz, (ISBN 9782600005098, lire en ligne)
  19. Les Olymiques de Descartes, Librairie Droz (ISBN 9782600046275, lire en ligne)
  20. « Sade, D. A. F., marquis de, Voyage d’Italie, Maurice Lever éd., Paris, Fayard, 1995, « Note sur Lorette », p. 305-306. », Le Pèlerinage à Lorette de quelques voyageurs français entre Renaissance et Lumières. article en ligne de François Moureau, professeur Emérite de l’université Paris-Sorbonne,‎ (lire en ligne, consulté le 27 juin 2019)
  21. « Gallery », sur www.vatican.va (consulté le 16 juin 2019)
  22. (it) « Papa Francesco a Loreto accolto da migliaia di fedeli - Vatican News », sur www.vaticannews.va, (consulté le 16 juin 2019)
  23. (it) « Papa Francesco è a Camerino - Vatican News », sur www.vaticannews.va, (consulté le 16 juin 2019)
  24. « La région italienne des Marches se réjouit d'accueillir le Pape François - Vatican News », sur www.vaticannews.va, (consulté le 16 juin 2019)

Liens externesModifier