Ouvrir le menu principal

Matteo Salvini

homme politique italien
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Salvini.

Matteo Salvini
Illustration.
Matteo Salvini en 2017.
Fonctions
Secrétaire fédéral de la Ligue[a]
En fonction depuis le
(5 ans, 11 mois et 1 jour)
Prédécesseur Roberto Maroni
Sénateur de la République italienne
En fonction depuis le
(1 an, 7 mois et 24 jours)
Élection 4 mars 2018
Circonscription Calabre
Latium
Législature XVIIIe
Groupe politique Lega - Salvini Premier
Coalition Centre-droit
Vice-président du Conseil des ministres
Ministre de l'Intérieur

(1 an, 3 mois et 4 jours)
Président du Conseil Giuseppe Conte
Gouvernement Conte I
Prédécesseur Marco Minniti (Intérieur)
Angelino Alfano (vice-président, indirectement)
Successeur Luciana Lamorgese (Intérieur)
Député européen

(8 ans, 8 mois et 9 jours)
Élection 7 juin 2009
Réélection 25 mai 2014
Circonscription Italie Nord-Ouest
Législature 7e et 8e
Groupe politique ELD (2009-2014)
NI (2014-2015)
ENL (2015-2018)
Successeur Danilo Oscar Lancini

(2 ans, 3 mois et 18 jours)
Élection 12-13 juin 2004
Circonscription Italie Nord-Ouest
Législature 6e
Groupe politique IND/DEM (2004-2006)
NI (2006)
Député de la République italienne

(1 an, 2 mois et 14 jours)
Élection 13-14 avril 2008
Législature XVIe
Biographie
Surnom Il Capitano[1]
Date de naissance (46 ans)
Lieu de naissance Milan (Italie)
Nationalité Italienne
Parti politique LN (depuis 1991)
Diplômé de Université de Milan
Profession Journaliste
Religion Catholicisme

Signature de Matteo Salvini

Matteo Salvini /matˈtɛːo salˈviːni/[b], né le à Milan, est un homme politique italien.

Député européen à partir de 2004, il devient en 2013 secrétaire fédéral de la Ligue du Nord (LN), dont il abandonne le régionalisme au profit d'une ligne davantage souverainiste, populiste et identitaire.

À la suite des élections générales de 2018, lors desquelles la Ligue obtient son meilleur score historique (17,4 %), il est élu sénateur et entre au gouvernement de Giuseppe Conte en tant que vice-président du Conseil des ministres et ministre de l'Intérieur. Sa politique de lutte contre l'immigration le place au centre de l’attention médiatique et contribue à sa forte popularité.

En , après des désaccords répétés avec ses partenaires gouvernementaux du Mouvement 5 étoiles, il provoque la fin de la coalition en espérant des élections législatives anticipées, pour lesquelles la Ligue est donnée nettement favorite. Mais le Mouvement 5 étoiles s'allie avec le Parti démocrate pour former un nouveau gouvernement.

Situation personnelleModifier

Origines et formationModifier

Matteo Salvini naît le à Milan. Ses parents sont milanais : son père est dirigeant d'entreprise et sa mère, femme au foyer[2].

Il effectue ses études dans un collège catholique et obtient un baccalauréat littéraire en 1992. Il fait ses études au Liceo ginnasio statale Alessandro Manzoni (it), à Milan.

À l'université de Milan, il suit ensuite des études en science politique, en lettres puis en histoire[3]. À cette époque, il milite pour la dépénalisation du cannabis[1]. Peu assidu, il n'obtient pas de diplôme[4].

Il est journaliste au quotidien La Padania et à la radio Padania Libera[3],[5].

Vie privée et familialeModifier

Matteo Salvini se marie en 2001 avec la journaliste Fabrizia Ieluzzi. Ils ont ensemble un enfant, Federico[6]. Après avoir divorcé, il a deux autres enfants, Mirta et Luca, avec Giulia Martinelli[7]. Entre 2016 et 2018, il est en couple avec l’animatrice de télévision Elisa Isoardi[8],[9]. À partir de l’année suivante, il entretient une relation avec Francesca Verdini, fille de l’homme politique Denis Verdini[10].

Supporteur de l'AC Milan, il n'hésite pas à donner régulièrement son avis sur l'actualité du club, que ce soit pour critiquer les décisions de l’entraîneur Gennaro Gattuso[11] ou pour se réjouir du départ du joueur Gonzalo Higuaín[12].

Parcours politiqueModifier

DébutsModifier

Séduit par le charisme d'Umberto Bossi, il adhère à la Ligue du Nord lors de sa fondation, en janvier 1991, à l'âge de 17 ans[1],[3]. Il est élu conseiller municipal de Milan en 1993, et détient ce mandat pendant 20 ans[5]. Il coordonne aussi le mouvement de jeunesse du parti dans la ville[13].

En 1997, il mène la liste des « communistes padaniens » aux élections du Parlement de la Padanie, un organe politique officieux créé par la Ligue du Nord. Il n’affiche toutefois pas de réelles convictions communistes[1]. Sa liste remporte cinq des 210 sièges à pourvoir[14].

Député européenModifier

 
Matteo Salvini en 2013.

En 2004, il est élu député au Parlement européen, où il siège à la commission de la culture et de l’éducation[5]. Après avoir démissionné en 2006 et avoir siégé à la Chambre des députés pendant un an, il retrouve son mandat européen en 2009[5]. Après la crise économique, il s’abstient de voter sur les projets d’austérité alors que son parti est résolument libéral et en faveur de ces mesures[1].

En vue des élections européennes de 2014, il propose un programme commun avec la présidente du Front national, Marine Le Pen[15] ; à l’issue du scrutin, il est réélu dans les trois circonscriptions où il se présentait (Nord-Ouest, Nord-Est et Centre)[16]. En 2015, il participe à la formation du groupe groupe Europe des nations et des libertés, dont il devient vice-président. Bien qu’il fasse partie des élus les plus absentéistes, Politico le présente en 2016 comme l'un des 40 députés européens les plus influents[17],[18].

Dirigeant de la Ligue du NordModifier

 
Matteo Salvini en campagne pour les élections générales de 2018.

À partir de 1997, il s'investit dans les différents moyens de communication de la Ligue du Nord et peaufine ses talents d’orateur[1]. Il devient secrétaire du parti en 2012[19]. La Ligue du Nord enchaîne alors les échecs électoraux, affaiblie par les scandales financiers impliquant son fondateur et chef historique, Umberto Bossi[3].

Après avoir été député de la République de 2008 à 2009, Matteo Salvini est réélu à la Chambre des députés lors des élections générales de 2013, en Lombardie. Il démissionne aussitôt après son élection, optant pour son mandat de député européen. Au niveau national, la Ligue du Nord obtient seulement 4 % des voix.

Le 7 décembre 2013, Matteo Salvini remporte la primaire pour la direction du parti face à Umberto Bossi, avec 81,7 % des voix des adhérents[20] ; le congrès fédéral de la Ligue du Nord du 15 décembre valide son élection comme secrétaire fédéral du parti[21]. Il est réélu avec 82,7 % des suffrages en 2017[22].

Matteo Salvini entreprend un changement de stratégie. Il décide de renoncer aux ambitions sécessionnistes du Nord au profit d'un discours s'opposant davantage à l’immigration et à l'Union européenne. Ainsi, à partir de décembre 2017, le parti retire le terme « Nord » de ses affiches et se présente comme « La Ligue »[23]. Ce changement contribue à la remontée de la Ligue du Nord dans les sondages, tandis que la chute de Silvio Berlusconi et la crise migratoire en Europe renforcent son écho dans l'opinion[1],[3],[24].

En vue des élections européennes de 2019, il cherche à nouer des alliances sur la question de l’immigration avec des dirigeants comme Viktor Orbán et Sebastian Kurz[25],[26],[27].

Lors des élections générales de 2018, dans le cadre de la coalition de centre-droit, il s'allie notamment avec Forza Italia de Silvio Berlusconi[28]. Malgré des divergences, il s'entend avec Berlusconi pour permettre au parti arrivé en tête de la coalition de choisir le candidat de la droite à la présidence du Conseil des ministres. Fait inédit et contrairement aux derniers sondages, la Ligue arrive devant Forza Italia. La Ligue réalise ainsi son meilleur score historique et Matteo Salvini est considéré, avec Luigi Di Maio (Mouvement 5 étoiles), comme le vainqueur des élections[29].

Vice-président du Conseil et ministre de l'IntérieurModifier

Le , il est nommé vice-président du Conseil des ministres – aux côtés de Luigi Di Maio – et ministre de l'Intérieur du gouvernement Conte[30].

Dès sa prise de fonction, il affiche sa volonté de combattre l'immigration illégale. Il fait voter le décret-loi « immigration et sécurité », qui restreint le droit d'asile et facilite les expulsions de clandestins[31], augmente les moyens des forces de l’ordre, notamment dans la lutte contre la mafia et le terrorisme[32], et permet de faciliter les évacuations des occupations abusives de biens immobiliers[33]. Plusieurs administrations régionales forment des recours à la Cour constitutionnelle pour contester les mesures prises[34]. En , à peine nommé ministre de l'Intérieur, il refuse l'entrée dans les ports italiens de l'Aquarius, qui transporte des migrants venus de Libye[35].

Il revient sur des mesures libérales prises par les gouvernements Monti et Renzi en abolissant la loi Fornero, qui allonge l’âge légal de de départ à retraite, pour lui substituer la loi Quota cento permettant à un salarié de partir en retraite à 62 ans s’il cumule 38 années de cotisations sociales[36].

 
Matteo Salvini et le vice-président des États-Unis, Mike Pence, en 2019.

À la fin de l’année 2018, alors que la Commission européenne justifie l'ouverture d'une procédure de sanction à l'égard de l'Italie par le non-respect des critères européens en matière de réduction de la dette publique (elle réclame au pays quatre milliards d’euros d’économies en plus de 7,5 milliards déjà consentis), Matteo Salvini déclare que le gouvernement Conte « ne retourne pas en arrière » sur le budget prévu pour 2019 tout en jugeant envisageable un accord avec les autorités européennes[37],[38],[39]. Finalement, en guise de concessions, le Gouvernement italien reporte de six mois la mise en place du revenu universel, proposé par le M5S, et l’abaissement de l’âge légal de départ à la retraite, défendu par la Ligue[40],[41].

Matteo Salvini assure ne pas vouloir sortir de l'Union européenne et « choisir de changer les choses de l'intérieur », en s'alliant à d'autres pays[42]. Critique de la politique migratoire de l’Union européenne, il cherche à rapprocher l'Italie des gouvernements nationalistes et populistes du groupe de Visegrád ou de la Roumanie, et souhaite plus largement « recomposer la scène politique européenne pour contester le poids du PPE et des sociaux-démocrates » et « mettre les bases d'un axe nationaliste, clairement anti-Bruxelles, au nom du droit souverain »[43],[44]. Sur la question de l'arrivée des migrants en Italie, il s'oppose au président français, Emmanuel Macron, qui critique publiquement sa politique[45],[46]. Matteo Salvini prend ensuite régulièrement position sur la vie politique française, notamment en soutenant le mouvement des Gilets jaunes et en appelant à la démission d'Emmanuel Macron[43].

En , il obtient du Brésil l'extradition du militant d'extrême gauche Cesare Battisti, en cavale depuis 37 ans pour quatre assassinats commis en Italie[47].

Son action au Gouvernement permet à la Ligue de progresser de façon significative dans les sondages : dès l'été 2018, le parti dépasse les 30 % d'intentions de vote, devançant le Mouvement 5 étoiles, qui est contraint de s’aligner sur les positions anti-immigration de Salvini[48],[49],[50]. Celui-ci enregistre une cote de popularité élevée, tandis qu’une majorité encore plus importante soutient ses positions sur l'immigration[51],[52],[53],[54]. Les élections européennes de 2019 sont marquées par une nette victoire de son parti, qui devance de 12 points le Parti démocrate et de 17 points le M5S, confirmant ainsi son « hégémonie » dans le paysage politique italien[55]. Alors que la Ligue fait campagne en mettant en avant son bilan et sa personnalité, il est la personnalité politique la plus votée du pays à travers le vote préférentiel de plus de 2,2 millions d’électeurs qui inscrivent son nom sur leur bulletin[56].

Le 8 août 2019, après des désaccords répétés avec ses partenaires de coalition, notamment sur le chantier de la liaison ferroviaire transalpine Lyon - Turin et l’accueil de navires humanitaires dans les ports italiens, Matteo Salvini demande des législatives anticipées[57],[58]. Il déclare ainsi demander les « pleins pouvoirs » aux Italiens, propos largement interprétés comme une référence au discours tenu en 1922 par Benito Mussolini, quelques jours après être devenu président du Conseil des ministres[59],[60],[61]. La Ligue dépose une motion de censure contre le gouvernement, puis la retire ; finalement, le Premier ministre Giuseppe Conte démissionne[62]. Au cours de son discours, ce dernier s'en prend à plusieurs reprises à Matteo Salvini, lui reprochant d'avoir « agi par intérêt personnel et politique, compromettant l’intérêt général »[58]. En réponse, Matteo Salvini s'en prend, visant le Mouvement 5 étoiles, à « ces messieurs qui disent toujours non et bloquent tout », et accuse les autres parlementaires d’« avoir peur du jugement du peuple » et d'élections anticipées, alors que les sondages créditent la Ligue de 36 à 38 % des intentions de vote, soit plus du double de son score réalisé lors des dernières élections législatives[58]. Le Mouvement 5 étoiles et le Parti démocrate s'accordent pour former un nouveau gouvernement et empêcher ainsi la tenue d'élections anticipées : tandis que Matteo Salvini dénonce un gouvernement « contre nature, piloté par les puissances internationales et fédéré par la haine de La Ligue », les observateurs évoquent le « pari raté » ou le « mauvais calcul » de Matteo Salvini, coupable d'une « sous-évaluation de la complexité des mécanismes d’une République parlementaire comme l’Italie », « où le jeu institutionnel reste fondamental dans l’exercice du pouvoir »[63],[64]. L'Opinion souligne cependant qu'au regard des sondages, « l’immigration, le cheval de bataille de La Ligue, reste un problème important pour la population italienne » et que « la politique anti-immigration de Salvini était plébiscitée »[64].

Retour au Sénat et chef d'opposition à ConteModifier

Avec la fin du premier gouvernement Conte, le , Matteo Salvini retrouve pleinement son mandat de sénateur, représentant le Latium (contre la Calabre précédemment) et siégant dans l'opposition[64].

Il continue de réclamer la tenue de nouvelles élections générales, notamment en manifestant aux côtés de son alliée la présidente de Frères d'Italie (FdI), Giorgia Meloni, sur la place Montecitorio, le jour de l'investiture du nouveau gouvernement[65]. Il rassemble plus de 70 000 personnes lors d'un meeting se tenant quelques jours plus tard dans la petite commune de Pontida, en Lombardie[66]. Il continue sa campagne en faveur d'un retour aux urnes et lance une pétition auprès des citoyens italiens[67] lors d'un meeting le 19 octobre 2019 rassemblant à Rome 200 000 militants de Forza Italia, Frères d'Italie et de la Ligue[68].

Avec les élections régionales d’ en Ombrie, qui sont marquées par la large victoire de la coalition de droite et le succès de la Ligue, qui remporte à elle seule 37 % des voix dans une région administrée par la gauche depuis un demi-siècle, Matteo Salvini renforce son statut d'homme fort des droites italiennes[69].

PositionnementModifier

Ligne généraleModifier

 
Matteo Salvini en .

Avec l'explosion du nombre de migrants arrivant en Italie à partir de 2010, Matteo Salvini fait de la lutte contre l'immigration clandestine son principal combat, martelant le slogan « Prima gli Italiani » (« les Italiens d'abord »)[70].

S’il s'est d'abord présenté comme « padaniste » jusqu'à soutenir l'équipe de France de football lors de la finale de la Coupe du monde de football de 2006[71], le politologue Jean-Yves Camus indique qu'avec son arrivée à la tête de la Ligue du Nord, l'agenda du parti « est devenu beaucoup plus national, souverainiste, anti-immigration, islamophobe, avec une récurrence très forte sur le thème de l’identité »[72]. L'historien Nicolas Lebourg remarque que Matteo Salvini a laissé de côté la Padanie, espace imaginaire de référence du parti, « pour se concentrer sur une opposition franche à l'immigration, à l'islam, à l'Union européenne, aux Roms et aux réfugiés qui débarquent dans le Mezzogiorno depuis 2007 »[73]. Dans cette lutte contre l'immigration clandestine, il est soutenu par la majorité des Italiens[74] étant en phase avec un « besoin de protection exprimé par la population »[75].

Sous sa direction, la Ligue se rapproche de Frères d'Italie[76]. Les politologues Gaël Brustier et David Djaïz voient en lui et Giorgia Meloni les tenants d'« un authentique populisme de droite, identitaire et anti-élite, dénonçant le supposé risque migratoire, l'islam et les politiques économiques imposées par Angela Merkel et relayées par l'UE »[77].

ÉconomieModifier

Matteo Salvini se présente comme libéral[78].

Il fait de l’abandon de l'euro un marqueur de son message politique, attirant au sein de la Ligue de nombreuses personnalités eurosceptiques[79]. En 2016, il décrit ainsi l'euro comme un « crime contre l'humanité »[17]. Une fois arrivé au gouvernement, il indique ne plus être favorable à la sortie de l’Italie de la monnaie unique. Cependant, il promeut dans le même temps des personnalités favorables à la sortie de l'euro telles que Claudio Borghi et Alberto Bagnai, qui deviennent présidents de la commission du Budget respectivement de la Chambre des députés et du Sénat, ou Marco Zanni, qui devient responsable des affaires étrangères de la Ligue, ainsi que Francesca Donato et Antonio Maria Rinaldi sur la liste de la Ligue pour les élections européennes de 2019[80]. En 2019, alors qu'il adoucit son discours en étant dans l'opposition, il déclare que « l’euro est irréversible » et qu’aujourd’hui, « l’Italie hors de l’UE ne compterait plus »[81].

Proche depuis 2014 d'Armando Siri, fondateur en 2010 d'un parti confidentiel (Partito Italia Nuova) qui devient son conseiller économique, il adhère à sa proposition d'un impôt à taux unique (flat tax) à 15 %, en fait un pilier de son programme et obtient son intégration dans le programme de sa coalition aux élections générales italiennes de 2018, alors que Silvio Berlusconi privilégiait un taux de 23 %[82]. Dans l'accord de gouvernement avec le Mouvement 5 étoiles, il accepte une concession avec deux taux, très bas au regard de la fiscalité italienne (excepté pour les entreprises qui conservent un taux unique de 15 %) : 15 % jusqu’à un revenu de 80 000 euros annuels et 20 % au-delà, sans aucune décote possible : pour Mediapart, « ce sera donc un impôt à taux unique imparfait sur le plan théorique, mais très proche de la proposition de la Ligue sur le plan pratique »[82]. Mediapart souligne que cette proposition a été avancée par Matteo Salvini comme « un élément mobilisateur pour l’électorat qu’il vise, notamment les classes moyennes déçues par le berlusconisme », qui lui permet de renoncer à la sortie de la zone euro : « pour la Ligue, l’essentiel est la réforme fiscale : si elle peut la faire dans le cadre de l’euro, elle n’a pas besoin de réfléchir à une sortie de la monnaie unique »[82].

SociétéModifier

Comme ministre de l'Intérieur, il appelle les immigrés illégaux à retourner dans leur pays origine et, à défaut, appelle à 100 000 expulsions par an[27]. Au niveau européen, il prône une « ligue des ligues » avec d’autres États afin de lutter contre l’immigration[27]. Toutefois, s’il propose la mise en place de quotas de répartition pour l'accueil des migrants arrivés dans l'Union européenne, Viktor Orbán défend quant à lui la souveraineté de chaque pays en la matière[26]. En septembre 2018, tout comme le Néerlandais Geert Wilders, il se dit prêt à travailler avec l’Américain Steve Bannon et à rejoindre son organisation, Le Mouvement, pour fédérer des partis de droite et d’extrême droite européens[83].

En 2009, il se déclare favorable à des wagons séparés pour les « seuls Milanais » dans le métro de la capitale lombarde[84],[85].

Il est opposé à l'union civile des couples de même sexe[2]. Il fait rétablir sur les registres d’état civil des enfants mineurs italiens les mentions « père » et « mère », qui avaient été supprimées en 2015 au profit de « parent 1 » et « parent 2 »[86].

Conformément à la ligne historique de l’ancienne Ligue du Nord, il reste défenseur de l’autonomie des régions, qui est notamment réclamée par les régions du Nord de la péninsule[87].

Style et communicationModifier

 
Meeting de Matteo Salvini à Montecatini Terme en .

À partir de 2018, il se fait omniprésent sur la scène politique italienne[88] et multiplie les contacts sur le terrain[89]. Lors de ses déplacements et allocutions, il se présente en « monsieur tout le monde » et flatte les us et coutumes du pays : il porte régulièrement des polos à l'effigie de l'Italie, des vigili del fuoco (pompiers italiens), enfile chaque jour un sweat-shirt frappé du nom des villes qu’il sillonne, et diffuse sur Twitter des photos des plats régionaux qu’il consomme à l’occasion de ses visites[90],[91],[92]. À l'été 2019, peu avant la fin de la coalition gouvernementale avec le Mouvement 5 étoiles, il lance une tournée des plages où il pose torse nu avec des Italiens[93]. Ministre, il brandit des chapelets en conclusion de certains de ses discours et multiplie les clins d'œil implicites à Benito Mussolini[59],[92]. Selon Christian Salmon, sa rhétorique « se résume à la fabrique quotidienne d’un clivage ami/ennemi », dans l'intention de « provoquer la réaction de ses adversaires politiques, qui contribuent gratuitement à élargir son audience et à rendre plus performante l’emprise du leader de la Ligue sur les réseaux sociaux »[92].

Il connait une grande popularité sur les réseaux sociaux, étant suivi sur Facebook par 3,8 millions de fans en 2019, nettement devant les autres dirigeants européens[94],[92],[81]. Il dispose également, à la même date, de 1,4 million de fans sur Instagram et 1,1 million sur Twitter[92]. Il utilise ces réseaux pour retransmettre ses interventions publiques en direct ou ses activités quotidiennes, voire évoquer sa vie privée[89],[95],[92]. Avec son spin doctor Luca Morisi, il met au point et exploite un logiciel surnommé la Bestia, qui analyse les données et les flux d’informations des réseaux sociaux[92]. Selon le journaliste et écrivain Fabio Chiusi, spécialiste des politiques numériques, le succès de la communication de Matteo Salvini doit aussi à son passage récurrent dans les médias de masse alors que la Ligue du Nord n'était encore qu'un parti marginal[92].

Détail des mandats et fonctionsModifier

Au gouvernementModifier

  •  : vice-président du Conseil des ministres, ministre de l'Intérieur

Au Sénat de la RépubliqueModifier

À la Chambre des députésModifier

Au Parlement européenModifier

Au niveau localModifier

  • 1993-2013 : conseiller municipal de Milan

Au sein de la LigueModifier

  • 1998-2004 : secrétaire provincial de la Ligue du Nord à Milan
  • 2012-2013 : secrétaire national de la Ligue lombarde
  • depuis le  : secrétaire fédéral de la Ligue du Nord

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. « Ligue du Nord » jusqu'en 2018.
  2. Prononciation en italien retranscrite selon la norme API. Voir (it) « Dipi », sur dipionline.it (consulté le 17 novembre 2018).

RéférencesModifier

  1. a b c d e f et g « Les métamorphoses de Matteo Salvini, régionaliste converti en champion de l'«Italie aux Italiens» », sur FIGARO, .
  2. a et b Charlie Vandekerkhove, « Matteo Salvini, l'homme qui revendique le pouvoir en Italie », sur bfmtv.com, .
  3. a b c d et e « Matteo Salvini, l'homme qui revendique le pouvoir en Italie », sur BFMTV, .
  4. « Italie : le populiste Matteo Salvini à la conquête du pouvoir », sur francetvinfo.fr, (consulté le 20 mai 2015).
  5. a b c et d « Matteo Salvini », sur la base de données des députés au Parlement européen.
  6. (it) Giancarlo Perna, « Salvini, il comunista padano che per Milano dà il sangue », sur ilGiornale.it, (consulté le 7 février 2019).
  7. (it) « Adnkronos », sur www1.adnkronos.com.
  8. (it) « Elisa Isoardi annuncia la rottura con Matteo Salvini: "è finita". Lui replica: "Peccato, qualcuno aveva altre priorità" », sur Repubblica.it, .
  9. (es) Lorena Pacho, « Matteo Salvini y Elisa Isoardi rompen su relación », sur elpais.com, .
  10. (it) « Francesca Verdini è la nuova fidanzata di Matteo Salvini », sur FirenzeToday, (consulté le 5 juillet 2019)
  11. (it) « Salvini: “Avrei fatto dei cambi”. Gattuso: “Pensi alla politica...” », sur Gazzetta.it, (consulté le 29 janvier 2019).
  12. « Matteo Salvini s'en prend (encore) à Gonzalo Higuain : "Je n'aime pas les mercenaires" », sur EuroSport.fr, (consulté le 29 janvier 2019).
  13. François de Labarre, «  Matteo Salvini tire à vue  », Paris Match,‎ semaine du 24 au 30 janvier 2019, p. 52-57 (lire en ligne).
  14. (it) Alessandro Madron, « Lega, il salto di Salvini. Dai Comunisti padani all’amicizia con l’estrema destra », sur il Fatto Quotidiano.it, (consulté le 25 mars 2016).
  15. (it) « Europee, Salvini con la Le Pen : presto programma comune », sur repubblica.it, (consulté le 20 mai 2015).
  16. (it) « Elenco in ordine alfabetico dei candidati che potrebbero risultare eletti », sur elezioni.interno.it.
  17. a et b (en) Ryan Heath, « The 40 MEPs who matter - Matteo Salvini », sur Politico.eu (consulté le 19 mai 2016).
  18. « Milano », sur Repubblica.it.
  19. (it) « Matteo Salvini eletto segretario della Lega », sur Rainews24.it, .
  20. (it) « Matteo Salvini è il nuovo segretario della Lega Nord : « No all'Ue, è un gulag », sur repubblica.it, (consulté le 20 mai 2015).
  21. (it) « Salvini, primo discorso da leader della Lega «L’euro è un crimine contro l’umanità» », sur Corriere Milano, 13-12-2015, .
  22. (it) « Salvini vince le primarie della Lega Battuto Fava con l’82,7% dei voti », sur www.ecodibergamo.it, .
  23. (it) « La Lega ha un nuovo simbolo: al posto di 'Nord' c'è 'Salvini presidente' », sur Today, .
  24. « Matteo Salvini, l'homme qui a fait passer la Ligue du Nord du régionalisme au nationalisme », sur Franceinfo, .
  25. « Macron face à l’axe Salvini-Orban », sur lemonde.fr, .
  26. a et b Joël Le Pavous, « Orbán et Salvini ont chacun leur propre vision anti-migrants », sur Slate, (consulté le 1er septembre 2018).
  27. a b et c « Matteo Salvini, le trublion italien qui veut dynamiter l'Europe », sur Le Figaro, .
  28. (en) Stephanie Kirchgaessner, « Berlusconi v Salvini: the bitter fight for control of Italy's right wing », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le 23 décembre 2018).
  29. « Italie : la coalition droite-extrême droite en tête des législatives », sur lejdd.fr, (consulté le 23 décembre 2018).
  30. (it) Alberto Custodero, « Nasce il governo Conte, Di Maio e Salvini vice. Ecco i ministri dell'esecutivo M5s-Lega - Repubblica.it », sur Repubblica.it, (consulté le 1er juin 2018).
  31. « Italie: le controversé décret-loi immigration-sécurité adopté au Parlement », sur RFI, (consulté le 20 janvier 2019).
  32. (it) Authors, « Le décret-loi Salvini : les nouveautés en matière de sécurité et immigration | MAGAZINE ITALIE-FRANCE.COM : ACTUALITÉS SUR ITALIE » (consulté le 28 septembre 2019)
  33. Le Point magazine, « L'Italie adopte la loi anti-migrants de Salvini », sur Le Point, (consulté le 28 septembre 2019)
  34. « Italie : pourquoi Matteo Salvini est populaire », sur Le Point, (consulté le 20 janvier 2019).
  35. « Rejeté par l’Italie et par Malte, un navire humanitaire avec 600 migrants cherche un port », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 12 août 2019)
  36. « L'Italie adopte le revenu citoyen et la réforme des retraites », sur France 24, (consulté le 28 septembre 2019)
  37. Dominique Dunglas, « L'Italie attend son Tsipras », sur Le Point, .
  38. « La Commission européenne rejette le budget italien, "cela ne change rien" pour Salvini », sur RTL.fr, (consulté le 22 décembre 2018).
  39. « Budget italien: vers de possibles sanctions financières européennes », sur RFI, (consulté le 22 décembre 2018).
  40. Olivier Tosseri, « Rome et Bruxelles s'accordent sur le budget italien », sur lesechos.fr, (consulté le 22 décembre 2018).
  41. « Italie : le gouvernement cède face à Bruxelles », sur Franceinfo, .
  42. (en) « 'We Want to Change Things from Within.' Italy's Matteo Salvini on His Goal to Reshape Europe », sur time.com, (consulté le 18 septembre 2018).
  43. a et b Cyrille Bret, « En communiant avec la Ligue dans l’antimacronisme, le M5S perdra sous peu ses spécificités », sur lemonde.fr, (consulté le 8 février 2019).
  44. Lavinia Bîciu, « La Présidence roumaine ou la vitrine de l'illibéralisme européen », sur levif.be, (consulté le 23 février 2019).
  45. « Migrants : Matteo Salvini dénonce l'"arrogance" du président Macron », sur lefigaro.fr, .
  46. « Migrants : Matteo Salvini dénonce l'« arrogance » d'Emmanuel Macron », sur lepoint.fr, .
  47. « Cesare Battisti: le «petit cadeau» de Bolsonaro à Salvini », sur Le Figaro, (consulté le 20 janvier 2019).
  48. (it) « Sondaggio Ipsos (30 giugno 2018) », sur Scenaripolitici.com, .
  49. (it) « Il sondaggio politico di lunedì 30 luglio 2018 », sur TGLA7, (consulté le 20 janvier 2019).
  50. (it) « Sondaggio Scenari Politici - Winpoll (7 settembre 2018) », sur Scenaripolitici.com, .
  51. (it) « Sondaggi Politici/ Leader Pd, elettori dem bocciano tutti gli avversari di Lega-M5s: Renzi 5%, Zingaretti 9% », sur IlSussidiario.net, .
  52. « Le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte a la cote », sur www.zonebourse.com, .
  53. « La méthode gagnante de Matteo Salvini », sur La Vie.fr, (consulté le 20 janvier 2019).
  54. Dominique Dunglas, « 72 % des Italiens soutiennent Matteo Salvini », sur Le Point, .
  55. Jérôme Gautheret, «  Elections européennes 2019 : en Italie, Matteo Salvini triomphe à l’élection grâce à l’effondrement des 5 étoiles  », sur lemonde.fr, .
  56. Cécile Debarge, « Après le triomphe de Salvini, le gouvernement italien tangue de nouveau », sur Mediapart, (consulté le 5 juin 2019).
  57. Le Point, magazine, « Après le coup de force de Salvini, l'Italie plongée dans la crise », sur Le Point, lepoint.fr, (consulté le 9 août 2019).
  58. a b et c « En Italie, le président du conseil, Giuseppe Conte, démissionne », sur lemonde.fr, (consulté le 29 août 2019).
  59. a et b Michèle Cotta, « Michèle Cotta - La « marche sur Rome » de Matteo Salvini », sur lepoint.fr, (consulté le 29 août 2019).
  60. Antonino Galofaro, « Matteo Salvini aspire aux «pleins pouvoirs» », sur letemps.ch, (consulté le 29 août 2019).
  61. Philippe Ridet, « Il est comme ça… Matteo Salvini », sur lemonde.fr, (consulté le 29 août 2019).
  62. Gerardo Fortuna (trad. Marion Candau), « Conte s’en prend à Salvini en démissionnant », sur euractiv.fr, (consulté le 29 août 2019).
  63. Olivier Bonnel, « Matteo Salvini, l’homme « qui a marqué un but contre son camp » », sur lemonde.fr, (consulté le 29 août 2019).
  64. a b et c Francesco Maselli, « Italie: Salvini va poursuivre sa campagne électorale permanente dans l’opposition », sur L'Opinion.fr, (consulté le 30 août 2019).
  65. « Italie: Salvini promet une «opposition sérieuse» devant des milliers de manifestants », sur FIGARO, (consulté le 15 septembre 2019)
  66. « Italie: en meeting à Pontida, Matteo Salvini tente de se relancer », sur RFI, (consulté le 15 septembre 2019)
  67. « A Rome, Salvini repart à l'assaut du pouvoir », sur lepoint.fr, (consulté le 20 octobre 2019)
  68. « A Rome, Matteo Salvini réussit à rassembler toutes les droites derrière sa bannière », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant,‎ (lire en ligne, consulté le 20 octobre 2019)
  69. « Salvini est désormais le leader incontesté de la coalition des droites italiennes », entretien avec Christophe Bouillaud, lefigaro.fr, 29 octobre 2019.
  70. « En vingt ans, un million de migrants sont arrivés sur les côtes d'Italie », sur FIGARO, (consulté le 12 août 2019)
  71. Emmanuel Berretta, « Le surprenant plaidoyer pro-européen de l'Italien Giuseppe Conte », sur lepoint.fr, (consulté le 13 février 2019).
  72. Rémi Duchemin, « Marion Maréchal-Le Pen invitée de la sulfureuse Ligue du Nord en Italie », sur Europe 1.fr, (consulté le 16 mars 2016).
  73. Nicolas Lebourg, « Les alliés du Front national au sein de l'Union européenne », Notes de la Fondation Jean Jaurès,‎ (lire en ligne, consulté le 10 octobre 2016).
  74. entretien avec Jean-Thomas Lesueur, « En Italie, le nombre d’immigrés clandestins arrivés par la mer a chuté de 80 % », sur lefigaro.fr, .
  75. Michele Di Donato, Italie : pourquoi Matteo Salvini est populaire, lepoint.fr, 12 janvier 2019
  76. Gaël Brustier, « Voici les visages méconnus de l’extrême droite européenne », sur Slate, (consulté le 26 juillet 2016).
  77. Gaël Brustier et David Djaïz, « Vers un nouveau monde : les monstres sont dans l'isoloir (1/3) », sur lefigaro.fr, (consulté le 11 décembre 2016).
  78. Sébastien Le Fol, Anna Bonalume, « Matteo Salvini : « Je ne rêve pas d'un Brexit pour l'Italie » », sur Le Point, (consulté le 18 octobre 2019)
  79. Francesco Maselli, « La tentation illibérale de Matteo Salvini crée un front anti élections anticipées », sur L'Opinion.fr, (consulté le 26 août 2019).
  80. Francesco Maselli, « Le double jeu de Matteo Salvini sur l’euro », sur L'Opinion.fr, (consulté le 26 août 2019).
  81. a et b Anne Le Nir, « En Italie, le tribun Matteo Salvini adoucit son discours », sur la-croix.com, (consulté le 20 octobre 2019).
  82. a b et c Romaric Godin, « En Italie, la «flat tax» ancre bien à droite le nouveau gouvernement », sur Mediapart, (consulté le 5 juin 2018).
  83. « Matteo Salvini prêt à travailler avec Steve Bannon pour «sauver l'Europe» », sur www.20minutes.fr, .
  84. Abel Mestre et Caroline Monnot, « Les réseaux du Front national : sociologie d'un parti politique », dans Sylvain Crépon, Alexandre Dézé, Nonna Mayer, Les Faux-semblants du Front national, Presses de Sciences Po, , p. 69.
  85. (it) « Milano, la proposta della Lega "Carrozze metro solo per milanesi" - cronaca », sur www.repubblica.it, (consulté le 25 décembre 2018).
  86. « L'Italie réintroduit "père" et "mère" sur ses formulaires, les associations LGBT furieuses », sur Le Huffington Post, (consulté le 28 septembre 2019)
  87. « Polémique. Italie : faut-il accorder plus d’autonomie aux régions du Nord ? », sur Courrier international, (consulté le 28 septembre 2019)
  88. « Italie : les clés de la popularité de Matteo Salvini », sur La Tribune (consulté le 12 août 2019)
  89. a et b « Matteo Salvini, le bulldozer milanais », sur www.lefigaro.fr, (consulté le 12 août 2019)
  90. « Matteo Salvini, le ministre de l'Intérieur séducteur italien », sur Challenges (consulté le 12 août 2019)
  91. « Matteo Salvini, l’ascension d’un monsieur Tout-le-Monde », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le 12 août 2019)
  92. a b c d e f g et h Christian Salmon, « Comment Salvini a pris le contrôle de l’agenda politique italien », sur Mediapart, (consulté le 29 août 2019).
  93. « Matteo Salvini lance une "tournée des plages" (où il jouera encore les DJ?) », sur Le Huffington Post, (consulté le 12 août 2019)
  94. « Matteo Salvini, homme fort de l’Italie et as des réseaux sociaux », sur Courrier international, (consulté le 12 août 2019)
  95. « Italie : la tartine de Nutella de Salvini, symbole d’un ministre omniprésent sur les réseaux sociaux », sur SudOuest.fr (consulté le 12 août 2019)

BibliographieModifier

  • Richard Heuzé, Matteo Salvini, l'homme qui fait peur à l'Europe, Elon, 2019.
  • Marie d’Armagnac, Matteo Salvini, l'indiscipliné, L’artilleur, 2019.

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :