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Échelle des temps géologiques

système de classement chronologique utilisé en géologie
Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la Terre. Pour la Lune et Mars, voir Échelle des temps géologiques lunaires et Échelle des temps géologiques martiens.
Histoire de la Terre cartographiée en 24 heures.

L'échelle des temps géologiques est un système de classement chronologique utilisé, notamment en géologie, pour dater les événements survenus durant l'histoire de la Terre. Si son origine date du XVIIIe siècle, elle prend une forme de datation précise en 1913[1], lorsque Arthur Holmes, reconnu aujourd'hui comme le père de l'échelle des temps géologiques, publie la première[2]. Les techniques de datation, la science de la chronostratigraphie ne cessent de s'enrichir ; les échelles doivent ainsi être périodiquement mises à jour, les âges devenant plus précis.

Tous les quatre ans, l'Union internationale des sciences géologiques (UISG) organise le Congrès géologique international dont la 35e édition s'est déroulée dans la ville du Cap, en Afrique du Sud, du 27 août au 4 septembre 2016[3]. À l'occasion de la tenue de ces congrès, la Commission internationale de stratigraphie, qui dépend de l’UISG, statue officiellement sur la dénomination et le calibrage des différentes divisions et subdivisions des temps géologiques. Ces congrès sont également parrainés par d'autres organismes nationaux, comme la Commission de la carte géologique du monde (CCGM), établie à Paris. Les dernières échelles publiées intègrent notamment les magnétochrones (inversions du champ magnétique terrestre) et comportent 5 à 6 niveaux et sous-niveaux normalisés. D'anciennes nomenclatures, notamment celles des ères Primaire, Secondaire, et Tertiaire, ont ainsi été abandonnées au profit de subdivisions plus précises et rigoureuses.

L'échelle des temps géologiques débute généralement avec l'âge estimé de la Terre, soit plus de 4,6 milliards d'années.

Sommaire

HistoireModifier

 
Diagramme de l'échelle des temps géologiques.

Au cours des XVIe et XVIIe siècles, les mineurs commencent à exprimer le besoin de comprendre les relations entre les différentes unités lithologiques. En 1669, le géologue danois Niels Stensen énonce le principe de superposition, selon lequel une couche sédimentaire est toujours plus récente que les couches sous-jacentes (sauf remaniement ultérieur). Ce nouveau principe permet aux travailleurs de commencer à reconnaître les différentes successions de roches, mais la description des roches, basée à l'époque sur des critères d'observation tels que la couleur, la texture ou l'odeur, ne permet pas de faire des comparaisons entre les séquences de différentes zones géographiques. La découverte de fossiles un peu partout sur la planète permet de faire un travail de corrélation entre des zones géographiques distinctes. En 1795, James Hutton énonce le principe d'uniformitarisme (aussi appelé principe d'actualisme), qui suppose que les processus géologiques sont uniformes dans le temps en termes de fréquence et de magnitude. Le géologue britannique William Smith publie en 1815 une carte géologique détaillée de l'Angleterre, du Pays de Galles et d'une partie de l'Écosse, lui permettant de découvrir les fossiles stratigraphiques, régissant l'approche biostratigraphique. Ce nouveau principe, nommé principe de succession faunistique, indique que les fossiles découverts dans une séquence stratigraphique le sont de manière ordonnée, ce qui permet de mettre en place une échelle de temps relative[4].

NomenclatureModifier

TerminologieModifier

L'échelle des temps géologiques est subdivisée en plusieurs unités : les unités chronostratigraphiques, géochronologiques et magnétostratigraphiques. Les unités chronostratigraphiques sont définies à partir des méthodes lithostratigraphiques et biostratigraphiques et organisent les couches sédimentaires de la croûte terrestre en une échelle temporelle relative. Les unités géochronologiques correspondent à des intervalles de temps, dont les âges sont obtenus par les méthodes de datation absolue. Ces deux catégories d'unités utilisent différents termes qui sont équivalents et suivent une hiérarchie précise[5] :

Unités chronostratigraphiques Unités géochronologiques
éonothèmes éons
érathèmes ères
systèmes périodes
séries époques
étages âges
sous-étages sous-âges

Définitions et limitesModifier

ÉonsModifier

L'éon est l'intervalle de temps géochronologique correspondant à la plus grande subdivision chronostratigraphique de l'échelle des temps géologiques, l'éonothème.

L'histoire de la Terre est découpée en quatre éons1. Les trois premiers, qui couvrent les 4 premiers milliards d'années de l'histoire de la Terre sont parfois regroupés au sein d'un superéon nommé le Précambrien. Pour un même intervalle de temps géologique, les éons et les éonothèmes portent des noms identiques.

Les quatre éons terrestres sont les suivants2, du plus ancien au plus récent :

Le terme éon est également utilisé dans le cadre de la planétologie pour permettre de décrire l'histoire des planètes.

ÈresModifier

Les différentes subdivisions de l'échelle des temps géologiques correspondent à des conditions paléo-environnementales, paléontologiques ou sédimentologiques similaires et homogènes dans chacune. Les ères sont définies selon des arguments paléontologiques et géodynamiques, bien que les premiers l'emportent sur les seconds dans la limitation des ères du fait de leur antériorité par rapport aux études géodynamiques.

La base du Paléozoïque, première ère du Phanérozoïque, se caractérise par les grandes biodiversifications cambrienne et ordovicienne et par l'apparition et la prolifération des fossiles à carapaces et coquilles ; cette ère est marquée par la présence du taxon des trilobites et est marquée par deux cycles orogéniques : le calédonien et l'hercynien. La limite Paléozoïque / Mésozoïque est caractérisée par la crise biologique du Permien-Trias (la plus sévère des cinq grandes extinctions, qui voit la disparition de taxons caractéristiques de l'ère Paléozoïque comme les trilobites et les fusulines), par la fragmentation du supercontinent de la Pangée et une discordance stratigraphique dans plusieurs régions du monde (Amériques, Sibérie...) : elle marque la fin du cycle hercynien et le début du cycle alpin.

L'ère Mésozoïque est définie par la présence des grands dinosaures non-aviens, des ammonites et des nummulites. Les mammifères, apparus simultanément avec les dinosaures, sont alors de taille modeste (les plus grands ont la taille d'un blaireau) mais sont numériquement fort nombreux et plus divers qu'aujourd'hui du point de vue de la classification. L'ère est marquée par une série d'orogenèses à l'origine de la ceinture alpine[6],[7] et s'achève par une phase d'extinction massive qui voit disparaître des taxons comme les ammonites, les dinosaures non-aviens ou les ptérosaures : c'est la crise Crétacé-Tertiaire abrégée en K/T, dont l'issue inaugure le Cénozoïque.

L'aube de l'ère Cénozoïque voit d'abord de grands oiseaux non-volants prendre les niches écologiques terrestres libérées, mais ensuite et rapidement, en mer comme sur terre et dans les airs, les mammifères se diversifient et certains acquièrent à leur tour des dimensions imposantes. L'ère est marquée en son milieu par la grande coupure Éocène-Oligocène (en lien avec une chute de météorite dans l'actuelle baie de Chesapeake et une autre en Sibérie centrale[8], et à sa fin (les deux à trois derniers millions d'années avant le présent) par un cycle de glaciations entrecoupées de périodes inter-glaciaires (nous sommes dans l'une de celles-ci).

PériodesModifier

ÉtagesModifier

ÉtymologiesModifier

L’étymologie des éons, ères et périodes géologiques est celle des noms donnés aux subdivisions de l'échelle des temps géologiques basés sur la géochronologie. Ces noms proviennent soit des lieux où leurs roches ont été étudiées pour la première fois, soit d'une signification gréco-latine. Le nom d'une subdivision est souvent lié à un stratotype, affleurement-type (étalon) qui permet de définir une subdivision de l'échelle des temps géologiques, dans un travail coordonné par la Commission internationale de stratigraphie et l’Union internationale des sciences géologiques. Le mot stratotype associe la racine latine stratum (couche, couverture) et la racine grecque typos (empreinte, marque) qui en latin a donné tipus (modèle, symbole).

Du passé vers le présent, voici l'étymologie des dénominations géologiques des subdivisions stratigraphiques de l'échelle des temps géologiques, que sont les éons (ou « éonothèmes »), ères (ou « érathèmes »), périodes, époques et étages (ou « âges »)[9] :

ÉON HADÉEN - de l'Hadès (enfer) en grec : période de la formation de la Terre, ainsi nommée en raison des conditions extrêmement variables qui y régnèrent, dépassant largement la fourchette de températures compatible avec la « chimie de la vie », sans compter des chocs majeurs comme celui entre Gaïa et Théia, à l'origine de la Lune.

ÉON ARCHÉEN - très ancien en grec :

ÉON PROTÉROZOÏQUE - vie première en grec :

ÉON PHANÉROZOÏQUE - vie visible en grec (fossiles visibles à l'œil nu) :

Tableau de l'échelle des temps géologiquesModifier

 
Carte géologique de la Grande-Bretagne par William Smith (1815).

L'échelle des temps géologiques présentée est basée sur celle de la Commission internationale de stratigraphie (ICS). Les dates et incertitudes sont celles de l'échelle publiée en 2016 par l'ICS[12]. Ces incertitudes sont le fait des méthodes de mesure liées à la datation.

Le nuancier des couleurs est conventionnel, s'enracine initialement dans la cartographie géologique britannique du début du XIXe siècle et a été largement remanié et précisé depuis : il assigne à chaque étage et époque une nuance dérivée de la couleur de sa période respective, mais n'a pas de rapport avec la couleur, sur le terrain, des roches elles-mêmes.

Éon Ère Période/Système[N 4] Époque/Série Étage Âge (en Ma)[N 5] Événements majeurs

P
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Q
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C
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N
O
Z
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Tertiaire[N 6]
Quaternaire[N 7]
Holocène Meghalayen   0,0042 Agriculture et sédentarisation
Northgrippien   0,0082
Greenlandien   0,0117
Pléistocène[N 7] Pléistocène supérieur 0,126

Cycles glaciaires dans l'hémisphère Nord
Extinction des mammifères géants
évolution de l'homme moderne

Pléistocène moyen 0,781
Calabrien   1,80
Gélasien   2,58
Néogène Pliocène Plaisancien   3,600 Abel, Lucy
Zancléen   5,333
Miocène Messinien   7,246 Séparation de la lignée humaine et de la lignée des chimpanzés
Tortonien   11,63
Serravallien   13,82
Langhien 15,97
Burdigalien 20,44
Aquitanien   23,03
Paléogène Oligocène Chattien 28,1 Isolement du continent antarctique et établissement d'un courant circumpolaire
Rupélien 33,9
Éocène Priabonien 37,8 Nombreuses nouvelles espèces de petits mammifères
Surrection des Alpes
Cétartiodactyles, rongeurs
Bartonien 41,2
Lutétien   47,8
Yprésien   56,0
Paléocène Thanétien   59,2 Premiers périssodactyles, glires, primates
Sélandien   61,6
Danien   66,0

M
É
S
O
Z
O
Ï
Q
U
E


Secondaire[N 6]

Crétacé Supérieur Maastrichtien   72,1 ± 0,2 Isolement de l’Euramérique
Extinction Crétacé-Tertiaire (environ 50 % des espèces, dont les dinosaures non-aviens)
Premiers mammifères placentaires
Campanien 83,6 ± 0,2
Santonien   86,3 ± 0,5
Coniacien 89,8 ± 0,3
Turonien   93,9
Cénomanien   100,5
Inférieur Albien   ≃113,0 Isolement de l'Afrique
Aptien ≃125,0
Barrémien ≃129,4
Hauterivien ≃132,9
Valanginien ≃139,8
Berriasien ≃145,0
Jurassique Supérieur
Malm
Tithonien 152,1 ± 0,9

Mammifères marsupiaux
Premiers oiseaux
Premières plantes à fleurs

Kimméridgien 157,3 ± 1,0
Oxfordien 163,5 ± 1,0
Moyen
Dogger
Callovien 166,1 ± 1,2
Bathonien   168,3 ± 1,3
Bajocien   170,3 ± 1,4
Aalénien   174,1 ± 1,0
Inférieur
Lias
Toarcien   182,7 ± 0,7 Division de la Pangée
Pliensbachien   190,8 ± 1,0
Sinémurien   199,3 ± 0,3
Hettangien   201,3 ± 0,2
Trias Supérieur Rhétien ≃208,5 Extinction du Trias-Jurassique
(environ 50 % des espèces)

Premiers dinosaures
Premiers mammifères ovipares
Algues calcaires dans les mers
Forêts de conifères
Norien ≃227
Carnien   ≃237
Moyen Ladinien   ≃242
Anisien 247,2
Inférieur Olenekien 251,2
Induen   252,17 ± 0,06

P
A
L
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O
Z
O
Ï
Q
U
E

Primaire[N 6]

Permien Lopingien Changhsingien   254,14 ± 0,07 Extinction du Permien-Trias
(95 % des espèces marines, 70 % des espèces terrestres)
Wuchiapingien   259,8 ± 0,4
Guadalupien Capitanien   265,1 ± 0,4
Wordien   268,8 ± 0,5
Roadien   272,3 ± 0,5
Cisuralien Kungurien 283,5 ± 0,6
Artinskien 290,1 ± 0,26
Sakmarien 295,0 ± 0,18
Assélien   298,9 ± 0,15
Carbonifère Pennsylvanien
cf. Silésien
Gzhélien 303,7 ± 0,1 Insectes géants
Premiers sauropsides (reptiles)

Arbres primitifs de grande taille
Fossilisation importante de matière organique
Formation du supercontinent Pangée

Kasimovien 307,0 ± 0,1
Moscovien 315,2 ± 0,2
Bachkirien   323,2 ± 0,4
Mississippien
cf. Dinantien
Serpukhovien 330,9 ± 0,2
Viséen   346,7 ± 0,4
Tournaisien   358,9 ± 0,4
Dévonien Supérieur Famennien   372,2 ± 1,6 Crise de la faune marine :
extinction du Dévonien
Premiers vertébrés terrestres
Premières plantes à graines
et premiers arbres
Frasnien   382,7 ± 1,6
Moyen Givétien   387,7 ± 0,8 Plantes ligneuses : prêles, fougères
Eifelien   393,3 ± 1,2
Inférieur Emsien   407,6 ± 2,6
Praguien   410,8 ± 2,8
Lochkovien   419,2 ± 3,2
Silurien Pridoli Pridolien   423,0 ± 2,3 « Sortie des eaux » :
premières plantes terrestres,
arthropodes terrestres
Ludlow Ludfordien   425,6 ± 0,9
Gorstien   427,4 ± 0,5
Wenlock Homérien   430,5 ± 0,7
Sheinwoodien   433,4 ± 0,8
Llandovery Télychien   438,5 ± 1,1
Aéronien   440,8 ± 1,2
Rhuddanien   443,8 ± 1,5
Ordovicien Supérieur Hirnantien   445,2 ± 1,4 Extinction de l'Ordovicien-Silurien

Prédominance des invertébrés

Extinction du Cambrien-Ordovicien
(environ 85 % des espèces)
Katien   453,0 ± 0,7
Sandbien   458,4 ± 0,9
Moyen Darriwilien   467,3 ± 1,1
Dapingien   470,0 ± 1,4
Inférieur Floien   477,7 ± 1,4
Trémadocien   485,4 ± 1,9
Cambrien Furongien Étage 10 ≃489,5 « Explosion cambrienne » :
faune de Burgess,
premiers chordés
Jiangshanien   ≃494
Paibien   ≃497
Série 3 Guzhangien   ≃500,5
Drumien   ≃504,5
Étage 5 ≃509
Série 2 Étage 4 ≃514
Étage 3 ≃521
Terreneuvien Étage 2 ≃529
Fortunien   541,0 ± 1,0
Fin du Précambrien[N 8]

P
R
O
T
É
R
O
Z
O
Ï
Q
U
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NÉO Édiacarien   ≃635 Faune de l'Édiacarien
métazoaires bilatériens
Formation du continent Pannotia
Cryogénien Varangien 650 Glaciation Varanger
Sturtien 720
Tonien 1 000 Formation du continent Rodinia
MÉSO Sténien 1 200 Eucaryotes multicellulaires[N 9]
Ectasien 1 400
Calymmien 1 600
PALÉO Stathérien 1 800 Émergence du continent Columbia
Orosirien 2 050 Premiers eucaryotes[N 9]
Atmosphère riche en dioxygène O2
cause de la Grande Oxydation
Glaciation huronienne
Rhyacien 2 300
Sidérien 2 500

A
R
C
H
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E
N

NÉOARCHÉEN[N 10] 2 800 Émergence de la vie
bactéries, archées
Émergence des continents
Vaalbara, Ur, Kenorland
Disparition du méthane CH4
Formation de fer rubané par
photosynthèse cyanobactérienne
MÉSOARCHÉEN 3 200
PALÉOARCHÉEN 3 600
ÉOARCHÉEN 4 000
HADÉEN 4 540 Formation des océans par condensation de l'eau de l'atmosphère composée de N2, de CO2 et de CH4
Solidification de la croûte terrestre
par le refroidissement de la Terre
Grand bombardement tardif

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Divisé en Sturtien, d'un site australien à Adélaïde, et en Varangien, du fjord de Varanger en Norvège.
  2. Appelé aussi Vendien (d'une région d'Afrique du Sud).
  3. En référence à la quasi-absence de nouveaux groupes de mammifères, ce qui contraste avec la radiation évolutive de l'Éocène.
  4. Les paléontologues font souvent référence à des stades de développement de la vie plutôt qu'à des périodes géologiques précises. La nomenclature est assez complexe. L'usage ancien était que le Primaire soit l'équivalent du Paléozoïque, le Secondaire celui du Mésozoïque, le Tertiaire celui du Paléogène, du Miocène et du Pliocène et le Quaternaire celui du Pléistocène, de l'Holocène et de Anthropocène. Le système de couleurs choisi est celui de la Commission de la carte géologique du monde. Voir : Projet:Géologie.
  5. Les dates avec un clou d'or   indiquent les points stratotypiques mondiaux (PSM) acceptés par la communauté scientifique internationale.
  6. a b et c Le Cambrien et les périodes géologiques postérieures étaient autrefois classées en ères Primaire, Secondaire, et Tertiaire ; ces dénominations ont été abandonnées (cf. http://www.stratigraphy.org/bak/geowhen/TQ.html).
  7. a et b La ratification de la définition de la base du Quaternaire Système/Période (et le toit du Néogène Système/Période), et la redéfinition de la base du Pléistocène Époque/Série (et le toit du Pliocène Époque/Série) ont été approuvées par la majorité de l'Union internationale des sciences géologiques le 29 juin 2009. (Cf.http://www.stratigraphy.org/upload/IUGS%20Ratification_Q%20&%20Pleistocene.pdf).
  8. Des découvertes récentes (surtout postérieures à 1980) ont fortement modifié notre vision de la géologie et des événements géologiques et paléontologiques précambriens. Le Précambrien désignait l'ensemble des éons Protérozoïque, Archéen et Hadéen.
  9. a et b En 2014, la présence d'eucaryotes multicellulaires dans le groupe fossile de Franceville, vieux de 2,1 milliards d'années, a été confirmée par le CNRS.
  10. Les ères géologiques du Néoarchéen, du Mésoarchéen, du Paléoarchéen et de l'Éoarchéen sont disposées sur 2 colonnes uniquement par commodité de représentation.

RéférencesModifier

  1. (en) « Arthur Holmes: Harnessing the Mechanics of Mantle Convection to the Theory of Continental Drift », sur American Museum of Natural History (consulté le 6 avril 2013)
  2. (Holmes 1913, p. 172)
  3. [1]
  4. (en) Tony Fiorillo, David Polly, et Brian Speer, « The Geologic Time Scale in Historical Perspective », sur http://www.ucmp.berkeley.edu/, University of California – Museum of Paleontology, (consulté le 22 septembre 2013).
  5. (en) Michael A. Murphy, Amos Salvador, « Chronostratigraphic Units », sur http://www.stratigraphy.org, International Commission on Stratigraphy, (consulté le 29 septembre 2013).
  6. Aubouin et al. 1978, p. 322 – 323
  7. Cotillon 1988, p. 17
  8. Russia's Popigai Meteor Crash Linked to Mass Extinction
  9. (en) http://www.stratigraphy.org/ICSchart/ChronostratChart2015-01.pdf
  10. (en) http://www.etymonline.com/index.php?term=Oligocene&allowed_in_frame=0
  11. a et b (en) Philip L. Gibbard et Martin J. Head, « IUGS ratification of the Quaternary System/Period and the Pleistocene Series/Epoch with a base at 2.58 Ma », Quaternaire [En ligne], vol. 20/4 | 2009, mis en ligne le 29 décembre 2009, consulté le 14 janvier 2015. URL : http://quaternaire.revues.org/5289 ; DOI : 10.4000/quaternaire.5289
  12. http://www.stratigraphy.org/ICSchart/ChronostratChart2016-10.pdf

BibliographieModifier

  • Stephen Giner, Miroirs de la Terre, éd. Presses du Midi, (ISBN 978-2-8127-0188-7), p. 32, 33
  • (en) Arthur Holmes, The Age of the Earth, Londres, Harper, , 196 p. (lire en ligne)
  • [Cotillon 1988] Pierre Cotillon (préf. Jean Aubouin), Stratigraphie, Paris, Dunod, coll. « Géosciences », , 1re éd., 185 p. (ISBN 2-04-012338-5)
  • [Aubouin et al. 1978] Jean Aubouin, Robert Brousse et Jean-Pierre Lehman, Précis de géologie : Stratigraphie, t. 3, Paris, Dunod, (réimpr. 1975), 3e éd. (1re éd. 1967), 685 p. (ISBN 2-04-016420-0)

Voir aussiModifier