Gélasien

premier étage géologique du Pléistocène

Sur l'échelle des temps géologiques, le Gélasien est le premier étage du Pléistocène. Il forme, avec le Calabrien qui lui succède, le Pléistocène inférieur.

DénominationModifier

Son nom provient de la ville de Gela, en Sicile, en Italie[1].

ChronologieModifier

Le Gélasien succède au Plaisancien et précède le Calabrien. Il s'étend de 2,588 à 1,806 millions d'années avant le présent.

Le début du Calabrien et du Pléistocène est défini par une inversion du champ magnétique terrestre, dite inversion Gauss-Matuyama (voir schéma ci-contre), et sa fin par une strate de foraminifères planctoniques.

 
Pelagornis mauretanicus, oiseau fossile datant du Gélasien
 
Inversions récentes du champ magnétique terrestre. Les zones noires indiquent une polarité identique à la polarité actuelle du globe, les zones blanches une polarité inverse.

StratigraphieModifier

Le stratotype de référence du début du Gélasien (ainsi que du Pleistocène et du Quaternaire) est la coupe du Mont San-Nicola, située près de la ville de Gela[2].

HomininaModifier

La dernière espèce d'Australopithèque connue est Australopithecus sediba, datée de 2 millions d'années en Afrique du Sud. A contrario, les Paranthropes se développent durant le Gélasien et subsistent jusqu'au Calabrien.

Durant le Gélasien, le genre Homo connait une radiation évolutive, avec la coexistence temporelle et parfois géographique d'au moins cinq espèces humaines : Homo habilis, Homo rudolfensis, Homo gautengensis, Homo georgicus, et Homo ergaster. Seules les deux dernières sont connues hors d'Afrique.

Notes et référencesModifier

  1. Gibbard Philip L., Head Martin J., 2009, « IUGS ratification of the Quaternary System/Period and the Pleistocene Series/Epoch with a base at 2.58 Ma », Quaternaire, t. 20, no. 4, p.411-412
  2. (en) Domenico Rio, Rodolfo Sprovieri, Davide Castradori et Enrico Di Stefano, « The Gelasian Stage (Upper Pliocene): A new unit of the global standard chronostratigraphic scale », Episodes, vol. 21, nos 1-2,‎ , p. 82-87 (lire en ligne)

Liens externesModifier