Pléistocène supérieur

quatrième et dernière période géologique du Pléistocène
Pléistocène supérieur
« Tarentien »
Notation chronostratigraphique q4
Notation française q3
Notation RGF q3
Stratotype 52° 22′ 45″ N, 4° 54′ 52″ E
Niveau Étage / Âge
Époque / Série
- Période / Système
-- Érathème / Ère
Pléistocène
Quaternaire
Cénozoïque

Stratigraphie

DébutFin
0,126 MaPoint stratotypique mondial 0,0117 Ma
(11 700 ans)

Subdivisions

Le Pléistocène supérieur est le dernier étage du Pléistocène[1]. Il succède au Pléistocène moyen et précède l'Holocène.

DénominationModifier

Le terme de Tarentien est proposé pour cet étage[2]. Son approbation formelle et celle du Point stratotypique mondial (PSM) marquant sa limite inférieure sont en cours d'évaluation à la Commission internationale de stratigraphie et à l'Union internationale des sciences géologiques (UISG). Le terme de Tarentien vient du nom latin Tarentum de la ville de Tarente, située dans le sud de l'Italie.

ChronologieModifier

Le Pléistocène supérieur débute il y a environ 126 000 ans et s'achève il y a environ 11 700 ans[3]. Le Greenlandien, premier étage de l'Holocène lui succède.

Les deux bornes du Pléistocène supérieur sont des bornes climatiques, mais de nature différente. Son début est défini par le maximum thermique de l'Éémien (une pointe de température), et sa fin par la remontée brutale des températures à l'issue du Dryas récent (une transition thermique).

Le Pléistocène supérieur commence au cours de la période tempérée de l'Éémien, durant quelque 11 000 ans, puis bascule il y a environ 115 000 ans dans la glaciation de Würm, dernière période glaciaire du Pléistocène.

PaléofauneModifier

De nombreuses espèces de la mégafaune se sont éteintes au cours de cet étage, notamment en Australie et en Amérique, une tendance qui s'est poursuivie jusqu'au au début de l'Holocène.

HumainsModifier

Selon la théorie de l'origine africaine de l'Homme moderne, Homo sapiens sort d'Afrique il y a environ 55 000 ans puis se disperse sur tous les continents, sauf l'Antarctique. Il remplace les espèces humaines qui étaient déjà présentes en Europe et au Moyen-Orient (Homme de Néandertal), ou en Asie (Homme de Denisova), après une hybridation d'ampleur limitée dont les traces se lisent dans le génome de l'humanité actuelle.

Notes et référencesModifier

  1. (en) « International chronostratigraphic chart », sur stratigraphy.org, (consulté le 26 avril 2018)
  2. (en) A. Negri, A. Amorosi, F. Antonioli, A. Bertini, F. Florindo, P. C. Lurcock, S. Marabini, G. Mastronuzzi, E. Regattieri, V. Rossi et al., « A potential global boundary stratotype section and point (GSSP) for the Tarentian Stage, Upper Pleistocene, from the Taranto area (Italy) : Results and future perspectives », Quaternary International,‎ (DOI 10.1016/j.quaint.2014.08.057, lire en ligne, consulté le 26 avril 2018)
  3. (en) M. Walker, S. Johnsen, S. O. Rasmussen, T. Popp et al., « Formal definition and dating of the GSSP (Global Stratotype Section and Point) for the base of the Holocene using the Greenland NGRIP ice core, and selected auxiliary records », Journal of Quaternary Science, vol. 24, no 1,‎ , p. 3–17 (lire en ligne)

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier