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André Wilms
Description de cette image, également commentée ci-après
André Wilms au festival de Cannes 2011.
Naissance (72 ans)
Strasbourg (Bas-Rhin, France)
Nationalité Drapeau de France Français
Profession Acteur et metteur en scène
Films notables La vie est un long fleuve tranquille
Le Havre

André Wilms, né le à Strasbourg[1], est un acteur et metteur en scène français.

Sommaire

BiographieModifier

Issu d'une famille alsacienne éloignée du monde théâtral, André Wilms, après un CAP stuqueur, débute comme cintrier au Théâtre Sorano accueillant alors le Grenier de Toulouse, fondé par Maurice Sarrazin. Il est rapidement engagé comme figurant. Alors militant maoïste à la Gauche prolétarienne, il passe une audition devant Klaus Michael Grüber, qui l'a mis en scène dans une version du Faust de Goethe aujourd'hui rentré dans l'histoire, Faust/Salpêtrière.

Après son engagement dans le Baal de Bertolt Brecht mis en scène par André Engel, ce dernier lui offre une place dans ses projets futurs : En attendant Godot de Samuel Beckett, Hôtel moderne d'après Franz Kafka, La Nuit des chasseurs d'après Woyzeck de Georg Büchner). Il intègre le collectif du Théâtre national de Strasbourg, alors nouvellement créé et dirigé par Jean-Pierre Vincent.

Sa collaboration avec Grüber se poursuivit avec La Mort de Danton de Büchner, Le Pôle de Nabokov). Il travaillera ensuite avec Deborah Warner (La Maison de poupée) et Michel Deutsch (Imprécation II, IV et XXXVI, respectivement en 1993, 1995 et 1999), ou Heiner Goebbels (Max Black en 1998, Eraritjaritjaka en 2004).

Il a été l'un des premiers partisans de Heiner Müller en France.

Au cinéma, il a été l'acteur français fétiche des films d’Aki Kaurismäki (La Vie de bohème, Le Havre), Étienne Chatiliez (La vie est un long fleuve tranquille, Tatie Danielle, Tanguy, La confiance règne) et de Claude Chabrol (L'Enfer), entre autres.

Dès la fin des années quatre-vingt, André Wilms s'est mis à signer ses propres mises en scène au théâtre et à l’opéra ; il a notamment monté La Conférence des oiseaux de Michaël Levinas (Festival International de Montpellier, 1988), Le Château de Barbe-Bleue de Béla Bartók (Festival International de Montpellier, 1990), La Philosophie dans le boudoir du Marquis de Sade (Munich, Marstall, 1997), Pulsion de F.X. Kroetz (Théâtre de la Colline, 1999), La Noce chez les petits bourgeois de Bertolt Brecht (Munich, 2000), La Vie de bohème d'après Henry Murger et Aki Kaurismaki (Stadttheater de Francfort, 2001), Histoires de famille de Biljana Srbljanović (Théâtre national populaire - Villeurbanne, Théâtre national de la Colline, 2002), Les Bacchantes de Euripide (Comédie Française).

Il est le père de Mathieu Bauer, directeur du Centre Dramatique National de Montreuil, qui l'a dirigé dans plusieurs spectacles[2].

FilmographieModifier

CinémaModifier

TélévisionModifier

ThéâtreModifier

ComédienModifier

Metteur en scèneModifier

BibliographieModifier

DécorationsModifier

Notes et référencesModifier

  1. Selon extrait acte de naissance no 002168 - Source : Marc Brun.
  2. Théâtral magazine, 15 mars 2013, p. 37.
  3. Vincent Bouquet, « « La Fin de l'homme rouge » : l'humanité à la renverse d'Emmanuel Meirieu », sur weekend.lesechos.fr, (consulté le 10 mars 2019).
  4. Arrêté du 17 janvier 2013 portant nomination dans l'ordre des Arts et des Lettres.

Liens externesModifier

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