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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Besset (homonymie).
Jean-Marie Besset
Naissance (59 ans)
Carcassonne
Activité principale
auteur et traducteur
Auteur
Langue d’écriture Français

Jean-Marie Besset, né le à Carcassonne, est un auteur et traducteur français, principalement de pièces de théâtre.

BiographieModifier

Origines et étudesModifier

Jean-Marie Besset passe son enfance et son adolescence à Limoux (Aude) jusqu'à l'obtention du baccalauréat[1].

Poursuivant ses études à Paris, il est diplômé de l'École supérieure des sciences économiques et commerciales (ESSEC) en 1981 et de l'Institut d'études politiques de Paris en 1984. Il se rapproche à cette époque du monde du théâtre et commence à écrire des pièces. Il s'installe à New York de 1986 à 1998[2].

Le dramaturgeModifier

En 1989, sa première œuvre, Villa Luco, est créée au Théâtre national de Strasbourg, avec Hubert Gignoux dans le rôle du maréchal Pétain et Maurice Garrel jouant le général de Gaulle.

Depuis 1995, il participe à plusieurs spectacles avec la compagnie BCDV de Gilbert Désveaux qui lance en 2000 le Festival des Nouveaux Auteurs dans la Vallée de l’Aude (NAVA[3]) dans la région de Limoux.

Nommé dix fois aux Molières (six fois comme auteur et quatre comme adaptateur), il est lauréat du SNCD : Prix de la meilleure création d'une pièce en langue française du Syndicat de la critique (1993), Prix Nouveau Talent Théâtre de la SACD (1993), Chevalier (1995) puis Officier (2002) des Arts et des Lettres, Prix du Jeune Théâtre puis Grand Prix du Théâtre de l'Académie Française (1998 et 2005), Chevalier de l'ordre national du Mérite (2009)[4].

Depuis 2002, il fait partie du comité de lecture du Théâtre du Rond-Point.

L'administrateurModifier

Pendant la saison 1999-2000, il est directeur délégué du Théâtre de l'Atelier. En 2001, il est élu au Conseil d'administration de la SACD.

Candidat malheureux en 2006 à la direction du Théâtre national de Toulouse[5], il pose en 2009 sa candidature à la direction du centre dramatique national de Montpellier, le Théâtre des Treize Vents. En accord avec Georges Frêche[6], président du conseil régional de Languedoc-Roussillon et de la communauté d'agglomération Montpellier Agglomération, qui, dans un premier temps, avait suggéré la candidature du metteur en scène Georges Lavaudant, le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, retient la candidature de Jean-Marie Besset.

L'annonce de cette nomination le 3 novembre 2009[7] provoque aussitôt de nombreuses réactions, hostiles (dont celle de Patrice Chéreau)[8] ou favorables[9], au sein du théâtre public français, des partis d'opposition et sur Internet. Le président du Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles[10] considère que la procédure n'est « pas équitable », les candidats n'ayant pas été officiellement auditionnés[11], tandis que certains lui reprochent de n'être ni metteur en scène ni reconnu dans le théâtre public, doutant de son projet et de sa capacité à diriger une scène subventionnée[12]. Le 19 novembre 2009, 11 des 18 candidats malheureux demandent par lettre ouverte au ministre de la Culture d'annuler cette nomination et de « relancer un processus de nomination légal, équitable et conforme aux usages », démarche qualifiée de « première dans l'histoire de la décentralisation dramatique »[13], puis lancent en décembre 2009 une pétition et une deuxième lettre ouverte[14]. D'autres, au contraire, voient d'un bon œil la nomination d'un auteur à la tête d'un Centre dramatique national[15].

Jean-Marie Besset souhaite qu'on le « juge sur son travail »[16]. Dans le cadre de son projet artistique, il propose de « défendre les auteurs vivants, notamment d'expression française ; exhumer des classiques oubliés, comme l'Américain Thornton Wilder ; et réintroduire la comédie dans le théâtre public »[11].

La presse nationale et régionale réserve finalement un accueil très favorable à sa première saison[17]. Il est remplacé en 2013 par Rodrigo Garcia.

Prix Café BeaubourgModifier

En 2019, Jean-Marie Besset crée un nouveau prix littéraire, le prix Café Beaubourg, remis le jour du printemps récompensant une pièce de théâtre originale, écrite en français, jouée ou publiée au cours de la saison. À la clef pour le lauréat : un chèque de 5 000 € et un objet d’art. La création de ce prix est d'une part le fruit d'une rencontre avec Gilbert Costes, du groupe Beaumarly, qui le soutient d'emblée, et la conséquence d'un constat amer : « Le Molière de l’auteur est tout à fait sujet à caution, car il est trusté par des lobbys organisés qui votent massivement, en équipe, pour tel ou tel. Ce prix ne récompense plus du tout la meilleure pièce de l’année, mais se dévoie en récompensant des œuvrettes de circonstances. C’est d’ailleurs vrai pour le prix du théâtre de la SACD[18]... »

Pour la première édition de ce prix, il réunit au sein du jury des personnalités médiatiques et artistiques : Laure Adler, Christophe Barbier, Anne Delbée, Arielle Dombasle, Michel Fau et Jean Varela. Jean-Marie Besset « Nous ne prétendons évidemment pas être exhaustifs. Nous considèrerons toutes les pièces éditées qui nous sont envoyées, et toutes celles jouées, que les membres du jury remarqueront[18]. »

Œuvres et adaptationsModifier

Outre les pièces, téléfilms et films dont il a écrit le texte, il a également adapté plusieurs pièces de l'anglais au français.

Pour le cinéma, il a développé plusieurs scénarios à partir de ses pièces ou de ses adaptations, dont Grande Ecole de Robert Salis (2004), La Fille du RER d'André Téchiné (2009), Aimer, boire et chanter d'Alain Resnais (2014).

En tant qu'acteurModifier

En tant qu'auteurModifier

En tant qu'adaptateurModifier

Metteur en scèneModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Jean-Marie Besset », sur www.theatremontparnasse.com, Théâtre Montparnasse (consulté le 8 décembre 2009)
  2. « Fondateurs », festival NAVA (consulté le 6 décembre 2009)
  3. NAVA, article du Figaro sur le festival NAVA
  4. JORF n°0114 du 17 mai 2009 page 8270
  5. « Les prétendants à la direction du TNT », La Dépêche du Midi.fr, Jean-Luc Martinez, 23 décembre 2008.
  6. « Jean-Marie Besset au Théâtre des Treize Vents », Jean-Marie Gavalda, Le Midi libre, 3 novembre 2009 ; Communiqué du ministère de la culture en date du 3 novembre 2009.
  7. Communiqué de nomination sur le site du Ministère de la Culture et de la communication, 3 novembre 2009.
  8. « Une nomination précédée d'une polémique »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), L'Independant.com, 15 novembre 2009.
  9. Tribune de Jean-Michel Ribes, Pierre Notte, Jean-Daniel Magnin, Nicolas Roux, Valérie Bouchez, Jean-François Tracq, Antoine Picq / Théâtre du Rond-Point et Christophe Girard, adjoint chargé de la culture à la Mairie de Paris dans Télérama, 22 décembre 2009 [1]
  10. « Remous après la nomination du directeur du CDN de Montpellier », L'Humanité, Marie-José Sirach, 17 novembre 2009 ; Jean-Marie Gavalda, « Enlisement au CDN des treize vents », Midi libre, 20 octobre 2009.
  11. a et b Nathaniel Herzberg, « La bataille privé-public divise la "famille" du théâtre », Le Monde du 27 novembre 2009
  12. Jean-Marie Gavalda, « Jean-Marie Besset au Théâtre des Treize Vents », Midi libre, 3 novembre 2009.
  13. « Montpellier: 11 candidats demandent l'annulation de la nomination de Jean-Marie Besset au CDN » et « CDN : des candidats se rebiffent », Midi libre, 19 novembre 2009.
  14. « THÉÂTRE Une pétition pour le CDN », Midi libre, 11 décembre 2009.
  15. Communiqué de la SACD le 4 novembre 2009
  16. « La bataille privé-public divise la "famille" du théâtre », Le Monde, Nathaniel Herzberg, 26 novembre 2009
  17. "Besset prolonge la joute amoureuse de Musset", Jean-Marie Gavalda, Le Midi libre, 5 décembre 2010 ; "Les noces d'Alfred et de Jean-Marie", Philippe Chevilley, Les Echos, 6 décembre 2010.
  18. a et b Pierre Monastier, « Prix Café Beaubourg : la littérature théâtrale a désormais son Goncourt », sur Profession Spectacle,
  19. « JEAN MOULIN, EVANGILE » (consulté en 10 seeptembre 2017)
  20. Philippe Chevilley, « Molière et les garçons à table ! », Les Echos,‎
  21. « Festival de Nava »
  22. Armelle Héliot, « Jean Moulin résiste au temps », Le Figaro,‎

Liens externesModifier