Bourg-la-Reine

commune française du département des Hauts-de-Seine

Bourg-la-Reine
Bourg-la-Reine
La mairie en 2018.
Blason de Bourg-la-Reine
Blason
Bourg-la-Reine
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Hauts-de-Seine
Arrondissement Antony
Intercommunalité Métropole du Grand Paris
Maire
Mandat
Patrick Donath
2020-2026
Code postal 92340
Code commune 92014
Démographie
Gentilé Réginaburgiens
Population
municipale
20 667 hab. (2017 en augmentation de 4 % par rapport à 2012)
Densité 11 052 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 46′ 47″ nord, 2° 18′ 54″ est
Altitude Min. 43 m
Max. 77 m
Superficie 1,87 km2
Élections
Départementales Canton de Bagneux
Législatives Treizième circonscription
Localisation
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Bourg-la-Reine
Liens
Site web bourg-la-reine.fr

Bourg-la-Reine est une commune française du département des Hauts-de-Seine en région Île-de-France, dans l'arrondissement d'Antony, au sud de Paris.

Elle fait partie de la métropole du Grand Paris créée en 2016.

GéographieModifier

LocalisationModifier

 
Bourg-la-Reine (en rouge) au sud de Paris.

Bourg-la-Reine est située à une dizaine de kilomètres au sud de Paris (Notre-Dame) et cinq kilomètres de la porte d'Orléans. La commune est traversée par la RD 920[1] (anciennement appelée RN 20) qui la traverse sur toute sa longueur, reprenant[2] le tracé de la voie romaine via Aurelianensis, qui traversait la Gaule du sud au nord, venant d’Espagne pour aller à la Colonia Claudia Ara Agrippinensium, l’actuelle ville de Cologne.

HydrographieModifier

Bourg-la-Reine est traversée d’ouest en est par le cours de l’ancien ru de la Fontaine du Moulin, appelé aussi ru des Blagis ou ru de Fontenay. Avant d'être canalisé, il passait le long de l'ancienne église de Bourg-la-Reine qui était située un peu avant le croisement de la rue de la Bièvre le long de laquelle il coulait et de l'avenue du Général Leclerc, et qu'il finit par faire tomber en ruine par les remontées d'eau.

Canalisé et mis en souterrain, ce ru est devenu aujourd’hui le collecteur des Blagis, servant au drainage des eaux pluviales. En amont, exutoire de l’étang Colbert du Plessis-Robinson, il traverse Fontenay-aux-Roses (d’où une grande partie de ses eaux est dirigée via des collecteurs secondaires vers Choisy-le-Roi et la Seine), puis son débit allégé alimente le réservoir des Blagis, avant d’atteindre Bourg-la-Reine. L’ex-ru/collecteur se jette enfin à L'Haÿ-les-Roses dans une rivière (elle aussi mise en souterrain sur cette partie de son cours) : la Bièvre. Bourg-la-Reine est situé sur la rive gauche de celle-ci. Mais contrairement à une idée reçue, aucune partie du cours de la Bièvre n’est située sur le territoire communal réginaburgien. Suivant un axe sud-ouest/nord-est dans sa traversée de L'Haÿ-les-Roses — en direction de Paris où elle se jette dans la Seine —, la rivière ne fait que longer Bourg-la-Reine, mais sans y pénétrer.

Communes limitrophesModifier

Lieux-ditsModifier

Le territoire de la commune comprend de nombreux lieux-dits, dont :

  • Clos Marchais, qui deviendra le Clos Saint-Cyr
  • le Petit-Bagneux
  • Clos du Luxembourg
  • Petit-Chambord
  • la Faïencerie
  • Pré Hilduin
  • les Blagis

Géologie et reliefModifier

La superficie de la commune est de 186 hectares ; l'altitude varie de 43 à 77 mètres[3].

La commune s'étend sur une couche d'alluvions déposés par la Bièvre au-dessus de la couche de calcaire lutétien.

ClimatModifier

Le climat de Bourg-la-Reine est de type océanique dégradé. Les stations d'observation météorologiques les plus utilisées pour la météorologie à Bourg-la-Reine sont celles de Paris-Montsouris et d'Orly[4],[5], toutes deux situées à quelques kilomètres de Bourg-la-Reine. Le climat dans les départements de la petite couronne parisienne est caractérisé par un ensoleillement et des précipitations assez faibles. La moyenne des précipitations est de l'ordre de 650 millimètres par an étalés sur 111 jours de pluie en moyenne, dont 16 jours de fortes précipitations (plus de 10 mm). Les températures y sont douces, le mois le plus froid étant janvier avec une moyenne de températures de 4,7 °C et les mois les plus chauds juillet et août qui présentent une température moyenne de 20 °C. Le tableau suivant permet de comparer le climat de la commune de Bourg-la-Reine avec celui de quelques grandes villes françaises[6] :

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Brest 1 749 h/an 1 109 mm/an 9 j/an 11 j/an 74 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Bourg-la-Reine 1 797 h/an 615,4 mm/an 16 j/an 20 j/an 31 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Le tableau suivant donne les moyennes mensuelles de température et de précipitations pour la station d'Orly recueillies sur la période 1961 - 1990 :

Mois J F M A M J J A S O N D Année
Températures maximales (°C) 5,8 7,5 10,7 14,2 18,1 21,5 24,0 23,8 20,9 15,9 9,8 6,6 14,9
Températures minimales (°C) 0,7 1,3 3,0 5,3 8,8 11,9 13,8 13,4 11,2 7,9 3,8 1,6 6,9
Températures moyennes (°C) 3,3 4,4 6,8 9,8 13,5 16,7 18,9 18,6 16,0 11,9 6,8 4,1 10,9
Précipitations (hauteur moyenne en mm) 51,9 44,8 50,8 46,6 57,8 50,5 50,1 46,5 52 53,2 58,1 53,1 615,4
Source: Relevés Orly[7]

Voies de communication et transportsModifier

Voies routièresModifier

Bourg-la-Reine est traversé par la RD 920 (l'ancienne N 20) sur un axe nord-sud arrivant de Cachan et continuant vers Antony. Elle se sépare en deux artères, entre la place de la Résistance au nord et celle de la Libération au sud : le boulevard du Maréchal-Joffre est l’axe de circulation nord-sud et passe notamment devant la gare de Bourg-la-Reine du RER, tandis que l’avenue du Général-Leclerc, (aujourd’hui encore désignée par les plus anciens Réginaburgiens sous son ancien nom de Grand-rue) est l’axe de circulation sud-nord.

Quant aux principaux axes est-ouest, il s'agit de :

  • au nord : les rues Léon-Bloy et du Port-Galand ;
  • au centre : les rues de la Bièvre, du 8-Mai-1945 et de Fontenay ;
  • au sud : les avenues Galois et Victor-Hugo (D 60).

Pistes cyclablesModifier

Quelques pistes cyclables sont créées notamment sur les voies départementales, par exemple sur la rue de Fontenay à proximité du collège Évariste-Galois ou encore sur la RD 920 qui voit s'achever en la réfection du tronçon Nord. La rue René-Roeckel, unique zone piétonne du centre-ville, est interdite aux cyclistes.

Certaines voies communales sont à circulation partagée, cycles et autos, limitées à 30 km/h.

Transports en communModifier

Bourg-la-Reine est desservi par la ligne B du RER d'Île-de-France par l'intermédiaire de la gare de Bourg-la-Reine.

Dix-huit lignes de bus relient Bourg-la-Reine à Paris et aux communes limitrophes, via les réseaux de bus de l'Île-de-France :

UrbanismeModifier

Morphologie urbaineModifier

 
La rue piétonne, en centre-ville, en .
Occupation des sols en 2003
Type d'occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 92,54 % 137,21
Espace urbain non construit 7,46 % 13,97
Espace rural 0,00 % 0,00
Source : Iaurif[8]

L’Insee découpe la commune en huit îlots regroupés pour l'information statistique soit les Bas-Coquarts, les Blagis, le Port-Galant, le Clos du Luxembourg – Centre-ville, Mirebeau, la Faïencerie – le Clos Saint-Cyr, le Pavé de l’Haÿ, le Petit Chambord[9].

LogementModifier

Le sud et l'est de la ville sont majoritairement pavillonnaires. Les immeubles d’appartements et résidences sont principalement érigés dans le centre et le long de la RD 920 (anciennement route nationale 20), le nord-ouest et le sud de la ville. Une minorité des immeubles sont des HLM, soit isolés dans la ville, comme près du gymnase de la Faïencerie, ou concentrés au nord-ouest (Bas-Coquarts), à proximité de Bagneux.

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 9 520, alors qu'il était de 9 013 en 1999[I 1].

Parmi ces logements, 94,1 % étaient des résidences principales, 1,2 % des résidences secondaires et 4,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 19,8 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 78,7 % des appartements[I 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 51,9 %, en légère augmentation par rapport à 1999 (50,5 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) n'était que de 15,1 %, en diminution par rapport à 1999 (15,4 %)[I 3].

Aménagements récentsModifier

La rue René-Roeckel entre la gare de Bourg-la-Reine et la mairie a été aménagée en rue piétonne, seulement accessible aux véhicules d’urgence ou exceptionnellement autorisés.

ToponymieModifier

Les noms de Burgum Reginæ et Burgus Reginæ sont attestés depuis le début du XIIe siècle. En 1230, on trouve juxta Burgum Reginæ in censiva dicts Abbatis et en 1247, Burgo Reginæ.

De nombreuses hypothèses ont été échafaudées quant à la reine dont il s'agit. On a parlé de Blanche de Castille, la mère de Louis IX de France mais celle-ci ayant régné au XIIIe siècle, ce n'est pas possible. Cependant diverses traditions anciennes mentionnent la présence ou le passage d'une reine ; le nom de Bourg-la-Reine se serait fixé finalement en référence à la reine Adélaïde de Savoie, épouse de Louis VI le Gros. De fait, le couple royal fonde en ce lieu en 1134 un établissement pour l'abbaye des Dames de Montmartre au lieu-dit Vert Pré[10],[11].

En 1793, la commune est nommée « Bourg de l’Égalité », puis « Bourg-Égalité » en 1801 puis de nouveau « Bourg-la-Reine » en 1812[12].

HistoireModifier

PréhistoireModifier

Des silex et une hache en pierre trouvés dans le quartier de la Fontaine Grelot à Bourg-la-Reine, ainsi que des haches en bronze, témoignent de la présence humaine durant la période préhistorique[13].

Moyen ÂgeModifier

XIIe siècleModifier

La seigneurie de Bourg-la-Reine est donnée par Louis VI le Gros (1081-1137) en aux dames de l'abbaye de Montmartre[11], fief qu'il avait obtenu des religieuses de l'abbaye Notre-Dame d'Yerres en échange de la terre d'Inoilliers sur la paroisse de Briis-sous-Forges, qu'il avait acquis auprès des chanoines de Notre-Dame de Paris. Les dames d'Yerres tenait cette terre soit par aumône ou par l'une des religieuses[14], abbaye de Montmartre qu'il avait fondée avec sa femme la reine Adélaïde de Savoie : elle le garde jusqu'à la Révolution, sauf de 1710 à 1736 où les dames de Montmartre sont obligées d'aliéner leur domaine par impécuniosité en faveur du duc du Maine. Cette terre a également porté le nom de Pré Hilduin suivant une charte de 1160 de Louis VII, restituant une terre sise au Pont-la-Reine[15],[11].

Les religieuses de Montmartre firent élever l'église de Bourg-la-Reine en 1152 à l'entrée du village en venant de Paris. Ce bâtiment subit les affres du temps et des conflits et fut reconstruit en 1200[11].

XIIIe siècleModifier

Thomas de Mauléon, abbé de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, devenu seigneur du Bourg-la-Reine en 1247, affranchit les habitants[16].

XIVe siècleModifier

En , lors de la chevauchée d’Édouard III, Bourg-la-Reine subit le pillage des soudards anglais[17].

En 1360, Édouard III d'Angleterre y passe la nuit alors que son armée assiège vainement Paris[18]. Henri II de Bourbon-Condé et Henri IV y campent.

XVe siècleModifier

En 1470, on note le passage de Louis XI et un recensement indiquant une centaine d'habitants à la même époque[réf. nécessaire].

Temps modernesModifier

XVIe siècleModifier

La léproserie dite de la Bulbienne, donnée par Charles IX à l'Hôtel-Dieu de Paris et située près du bourg, est détruite en 1564[16].

Puis viennent des temps noirs avec des brigandages en tous genres, guerres de religions (1562-1598) et le massacre de la Saint-Barthélemy en 1572, puis la Fronde en 1648 puis la Guerre de Trente ans, la seconde Fronde, et la terrible année 1652 avec sa crise économique, la famine et la peste.

L'église, bâtie en 1152 par les religieuses de Montmartre puis reconstruite en 1200, est ruinée, pillée et brûlée par les huguenots, en 1567 pendant les guerres de religion[16].

Il reste de cette époque troublée la harangue faite au roi Henri III par M. de Pybrac pour le roi de Navarre lorsque sa femme, la reine Louise de Vaudémont-Lorraine, reçut un mauvais traitement à Bourg-la-Reine. En 1600, la ville obtient la permission de s'entourer de murailles, dont on pouvait encore voir à la fin du XIXe siècle deux portes à l'entrée et à la sortie de la ville. En 1526, on déplore une crue de la Bièvre et en 1579 une nouvelle crue affecte son affluent la rivière de Fontenay dit aussi ruisseau de Bourg-la-Reine ou ru de la Fontaine des Moulins.

Henri IV fait bâtir une maison de campagne accompagnée d'un assez grand parc, dont il fait cadeau à Gabrielle d'Estrées. C'est dans cette maison qu'en 1722, Louis XV reçoit l'infante d'Espagne[16].

XVIIIe siècleModifier

En 1709, 68 feux sont recensés et en 1745 ils sont 88 dans le dénombrement de l'Élection publié par Doisy. Le Dictionnaire Universel de France donne pour 1726 une population de 400 habitants[19].

Le fief est acquis en 1710 par Louis-Auguste de Bourbon (1670-1736), duc du Maine qui possède Sceaux aux dépens des religieuses de Montmartre, obligées d'aliéner leur domaine par suite d'impécuniosité jusqu'en 1736 à la mort de ce dernier[20].

Révolution française et EmpireModifier

En 1789, le directeur de la manufacture de faïence est élu syndic de la commune. Le cahier de doléances fait mention des mêmes revendications que les autres communes de France, on note toutefois la demande de la reconstruction du pont sur le ruisseau de Fontenay en direction de l'Haÿ et la suppression de la Caisse, c'est-à-dire le privilège de marché des communes de Sceaux et de Poissy. Les biens du chapitre Notre-Dame sont confisqués le . La Garde nationale du district avec pour commandant Loridon, dit Claude Étienne Duplessis, dont la fille Lucille a épousé Camille Desmoulins est créée le . Un mois après est créée la milice bourgeoise dont le commandant est Régnier de Rohault[réf. nécessaire].

Sur les 900 habitants que compte le village, 40 sont partis défendre les frontières en tant que volontaires[réf. nécessaire].

L'Assemblée nationale décrète, d'après l'avis du comité de constitution, que le département de Paris est divisé en trois districts. L'un est formé par la ville de Paris, un autre à Saint-Denis et le troisième à Bourg-la-Reine. Ces deux derniers sont purement administratifs, de sorte que tous les établissements de judicature seront fixés à Paris[21].

Le , le savant Nicolas de Condorcet est incarcéré à la maison d'arrêt du bourg sous son nom d'emprunt Pierre Simon, il meurt dans la nuit.

Chef-lieu du district de Bourg-de-l'Égalité de 1790 à 1795, le village perd en 1795 la qualité de chef-lieu d'arrondissement au profit de Sceaux.

Époque contemporaineModifier

 
Le M4a3 Sherman, avec son canon de 75 mm, exposé place de la Libération, en [Note 1].

La commune retrouve le calme durant la première partie du XIXe siècle. Le cimetière ancien (face à la place Condorcet en direction du sud) est déplacé dans les lieux actuels. La ville s'agrandit de deux quartiers en 1834 : le Petit Chambord et le Petit Bagneux.[réf. nécessaire]. C'est par une ordonnance royale, signée le par Louis-Philippe, annexant à Bourg-la-Reine une partie de la pente méridionale du territoire de Bagneux, qu'apparaît le toponyme Les Bas-Coquarts pour désigner ce territoire nouvellement réginaburgien, le distinguant ainsi du lieu-dit Les Coquarts, resté balnéonais, dont le coteau culminant à 80 mètres domine au nord-ouest Bourg-la-Reine<ref« >Les Bas-Coquarts : au cœur des mémoires », BLR magazine no 441, juin-juillet-août 2019, p. 12.</ref>.

En 1846, le chemin de fer de Denfert à Sceaux est inauguré. La ligne de Bourg-la-Reine à Orsay l'est en 1854.

Lors du siège de Paris de 1870, la ville est occupée à partir du par les armées prussiennes.

Charles Péguy emménage à Bourg-la-Reine en 1913[22]. Il est l'une des 170 victimes réginaburgiennes de la Première Guerre mondiale.

En 1935, le boulevard du Maréchal-Joffre, déviant la circulation du centre, est percé.

 
Le Sherman M4a3 historiquement nommé Bourg-la-Reine, exposé à Phalsbourg.

La Seconde Guerre mondiale fait 48 morts dans la commune. La résistance locale bloque une pièce d'artillerie allemande postée au bas de l'allée d'honneur. Un poste de secours a été installé dans la villa Hennebique, en face du parc du lycée Lakanal. Trois résistants locaux, Paul-Henry Thilloy, René Roeckel, Jean-Roger Thorelle, sont fusillés par les Allemands. Et trois autres patriotes sont abattus victimes de leur courage : Roger Place, Marcel Babu, Georges Claude Courby. Les troupes victorieuses de Leclerc traversent la ville et l'un des chars de sa Division porte le nom de la ville de Bourg-la-Reine[23].

On peut d'ailleurs trouver un des sherman de la division exposé à Phalsbourg et portant l'inscription « Bourg-la-Reine ».

Historique des moyens de transportModifier

Premier relais sur les routes allant de Paris à Orléans, Toulouse et Bordeaux, cette ancienne voie romaine qui traverse Bourg-la-Reine fut très tôt un lieu de rencontres historiques et culturelles.

La poste aux chevaux était à la hauteur des no 80-82 de l'avenue du Général-Leclerc dont le maître de poste était Antoine Barbery en 1711. Elle fut transférée en 1751 à la Croix de Berny.

À la fin du XVIIIe siècle, on se rend de Paris à Sceaux par des coucous, petites voitures hippomobiles à deux roues, au départ de la barrière d'Enfer. Puis viennent Les Élégantes, voitures à quatre roues faisant le trajet quatre fois par jour.

Ce mode de transport disparaît à la création du chemin de fer de l'ingénieur Jean-Claude-Républicain Arnoux, inauguré en 1846 par le duc d'Aumale représentant le roi Louis-Philippe, puis du tramway L'Arpajonnais. La ligne de celui-ci inaugurée en 1893 de la porte d'Orléans à Longjumeau (puis l'année suivante jusqu'à Arpajon). L'Arpajonnais transporte à 20 kilomètres à l'heure, outre des passagers, les marchandises pour les Halles ; il est électrifié, mais la section desservant Bourg-la-Reine disparaît en 1933.

Politique et administrationModifier

Rattachements administratifs et électorauxModifier

La ville était historiquement le chef-lieu du canton de Bourg-la-Reine. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton de Bagneux.

Bourg-la-Reine relève du tribunal d'instance d'Antony, du tribunal de grande instance, du tribunal pour enfants, du tribunal de commerce de Nanterre, du conseil de prud'hommes de Boulogne-Billancourt, de la cour d'appel de Versailles, du tribunal administratif de Cergy-Pontoise et de la cour administrative d'appel de Versailles[24].

IntercommunalitéModifier

La commune était membre de la communauté d'agglomération des Hauts-de-Bièvre créée en 2002.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la volonté gouvernementale de favoriser le développement du centre de l'agglomération parisienne comme pôle mondial est créée, le , la métropole du Grand Paris (MGP), à laquelle la commune a été intégrée[25].

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du (Loi NOTRe) prévoit également la création le d'établissements publics territoriaux (EPT), qui regroupent l'ensemble des communes de la métropole à l'exception de Paris, et assurent des fonctions de proximité en matière de politique de la ville, d'équipements culturels, socioculturels, socio-éducatifs et sportifs, d'eau et assainissement, de gestion des déchets ménagers et d'action sociale, et exerçant également les compétences que les communes avaient transférées aux intercommunalités supprimées

La commune fait donc partie depuis le de l'établissement public territorial Vallée Sud Grand Paris, créé par un décret du [26].

L'EPT exerce, outre les compétences attribuées par la loi à cette catégorie d'établissement public de coopération intercommunale (EPCI), celles que les communes avaient transféré aux anciennes intercommunalités supprimées à l'occasion de sa création :

Tendances politiques et résultatsModifier

Administration municipaleModifier

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 10 000 et 19 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 33[27].

Liste des mairesModifier

 
Jean-Noël Chevreau, maire de 1991 à 2016, en octobre 2006.
Liste des maires depuis la Libération de la France[28]
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1945 Henri Vernet    
1945 1947 Charles Felgines    
1947 1953 Paul Mainguy UNR Médecin radiologue
1953 1977 Étienne Thieulin   Professeur agrégé de lettres
1977 1991 Alfred Nomblot UDF-CDS Pépiniériste
Conseiller général de Bourg-la-Reine (1973 → 1998)
1991 juin 2016[29] Jean-Noël Chevreau[30],[31],[32] UDF puis NC Ingénieur, ex-cadre à St-Gobain
Conseiller général de Bourg-la-Reine (1998 → 2004)
Vice-président de l'EPT Vallée Sud Grand Paris (2016 → )
Démissionnaire
juin 2016[33] En cours
(au 25 octobre 2020)
Patrick Donath UDI Ingénieur, directeur de Renater[34]
Réélu pour le mandat 2020-2026

Politique de développement durableModifier

La ville a engagé une politique ambitieuse de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2010[35].

La création d'un agenda 21 local est l'aboutissement d'une démarche qui a associé les élus et des Réginaburgiens. À travers six orientations stratégiques et le plan d'actions « Énergie Durable », cet agenda 21 définit un vaste programme d'actions jusqu'en 2020.

JumelagesModifier

La ville est jumelée avec[36]:

Par ailleurs, la commune de Bourg-la-Reine a signé en 1995 un protocole d'accord avec la commune de Yanqing en Chine[36], ainsi qu'une charte de l'amitié avec la ville de Reghin de Roumanie le .

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[37],[Note 2]

En 2017, la commune comptait 20 667 habitants[Note 3], en augmentation de 4 % par rapport à 2012 (Hauts-de-Seine : +1,44 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7497198226589921 0761 4351 4821 484
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6761 9202 2692 1862 5232 7412 9543 0093 649
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 1814 5375 0116 0387 3468 9469 83810 24411 708
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
17 69418 71118 22118 07018 49918 25119 52119 98220 531
2017 - - - - - - - -
20 667--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[38].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,6 %) est égal au taux national (21,6 %) et supérieur au taux départemental (17,7 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,8 %) est supérieur au taux national (51,6 %). La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,6 %, 15 à 29 ans = 21,3 %, 30 à 44 ans = 22 %, 45 à 59 ans = 19 %, plus de 60 ans = 18,2 %) ;
  • 52,8 % de femmes (0 à 14 ans = 15,6 %, 15 à 29 ans = 21 %, 30 à 44 ans = 19,8 %, 45 à 59 ans = 18,9 %, plus de 60 ans = 24,6 %).
Pyramide des âges à Bourg-la-Reine en 2007 en pourcentage[39]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
1,1 
6,5 
75 à 89 ans
10,7 
11,1 
60 à 74 ans
12,8 
19,0 
45 à 59 ans
18,9 
22,0 
30 à 44 ans
19,8 
21,3 
15 à 29 ans
21,0 
19,6 
0 à 14 ans
15,6 
Pyramide des âges du département des Hauts-de-Seine en 2007 en pourcentage[40]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
4,8 
75 à 89 ans
7,8 
10,2 
60 à 74 ans
11,0 
18,5 
45 à 59 ans
18,9 
24,7 
30 à 44 ans
23,3 
21,0 
15 à 29 ans
19,9 
20,6 
0 à 14 ans
18,1 

EnseignementModifier

Bourg-la-Reine est situé dans l'académie de Versailles.

La ville administre trois écoles maternelles (Bas-Coquarts, Étienne-Thieulin-la-Faïencerie et Fontaine-Grelot) et trois écoles élémentaires communales (Étienne-Thieulin-la-Faïencerie, Pierre-Loti et République.

Bourg-la-Reine compte un collège public : le collège Évariste-Galois, mais pas de lycée public. Les jeunes Réginaburgiens qui poursuivent leurs études dans l’enseignement général vont surtout au Lycée Lakanal à Sceaux, qui jouxte Bourg-la-Reine.

Un établissement privé d'enseignement général, l'institut Notre-Dame (en) comprend une école maternelle, une école élémentaire, un collège et un lycée[41], classé 11e lycée de France (en février 2009) par le magazine L'Express[42] et l'institut des jeunes sourds[43], installé dans la maison des sœurs de Notre-Dame du Calvaire.

Le 21 novembre 2013 est inaugurée, au 41, boulevard du Maréchal-Joffre, la Faculté libre d'études politiques et en économie solidaire (FLEPES)[44], dans un immeuble qui fut autrefois le siège social de l’entreprise Sellier-Leblanc.

Manifestations culturelles et festivitésModifier

Festival de l'humourModifier

Depuis 1996, l'association CAEL[45] (Centre d’Animation d’Expression et de Loisirs) organise chaque année un festival réunissant une dizaine d'humoristes[46]. Pendant une semaine, à la fin du mois de janvier, des spectacles de tous genres se déroulent à l'Agoreine, le théâtre municipal[47].

SantéModifier

Proche de la limite communale avec Cachan, la clinique Ambroise-Paré au 2, rue Léon-Bloy, qui avait été ouverte en 1964, est fermée depuis 2016[48]. Bourg-la-Reine est proche de deux hôpitaux importants qui sont l’hôpital privé d'Antony et le centre hospitalier universitaire (CHU) hôpital Antoine-Béclère à Clamart.

SportsModifier

La commune possède un stade, trois gymnases (Bas-Coquarts, Faïencerie et République) et une salle d'armes. Une association sportive très développée (ASBR) propose la pratique de nombreux sports : tennis, football (masculin et féminin), escrime, handball, etc. D'autres associations (EBR pour le basket-ball, les Dauphins pour la natation) complètent l'éventail offert.

Les championnats de France 2016 de fleuret senior se déroulent à Bourg-la-Reine, les 7 et 8 mai, au gymnase des Bas-Coquarts[49].

MédiasModifier

CultesModifier

Les Réginaburgiens disposent de lieux de culte catholique et protestant.

Culte catholiqueModifier

Depuis janvier 2010, la commune de Bourg-la-Reine fait partie du doyenné de la Pointe Sud, l'un des neuf doyennés du diocèse de Nanterre[50].

Au sein de ce doyenné, les deux lieux de culte catholique relèvent des deux paroisses de Montrouge[51] :

  • paroisse Saint-Gilles[52] : l'église Saint-Gilles 2e du nom, de la première il ne reste qu'une colonne posée sur la place Condorcet.
  • paroisse La Pentecôte de Port-Galand[53] : l'église « La Pentecôte de Port-Galand ».

Culte protestantModifier

La communauté rattachée à l'Église évangélique luthérienne de France dispose d'un lieu de culte[54], fondé à la fin du Second Empire par l'arrière-grand-père de Françoise Dolto[55].

ÉconomieModifier

Revenus de la population et fiscalitéModifier

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 44 515 €, ce qui plaçait Bourg-la-Reine au 1 271e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[56].

En 2009, 25,1 % des foyers fiscaux n'étaient pas imposables[I 4].

EmploiModifier

Entreprises et commercesModifier

Bourg-la-Reine dispose d'un village artisanal, situé près du cimetière. En mars 2009, le village regroupe quinze artisans.

Au XIXe siècle les briqueteries Arsène Lafontaine y avaient leur siège social au no 11 de l'avenue du Petit-Chambord. Elles produisaient dans leur usine de l'Haÿ-les-Roses 12 millions de briques[57].

En 2017, quatre supermarchés (aux enseignes Carrefour Market, Franprix, Intermarché et Monoprix) sont installés sur le territoire de la commune, ainsi que de nombreux commerces familiaux, d'un point presse et de la librairie Agora. Une deuxième librairie, L'infinie comédie, a été ouverte en 2019 à la place de l'ancien Franprix fermé en 2018[58].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

La commune comprend plusieurs monuments répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel de la France[59].

Monuments religieuxModifier

Église Saint-GillesModifier
 
L'église Saint-Gilles.

Un décret du fixe sa construction sur la place du Champ-de-Mars[60], actuelle place Condorcet. L'église sera finalement construite voie du Chemin-de-Chevilly, actuellement 6, boulevard Carnot, sur un terrain appartenant à M. Barry et Mme veuve Lafontaine, par l'architecte départemental Molinar de 1835 à 1837[61],[60]. La bénédiction a lieu le , l'abbé Duverdier étant curé[60].

Le projet d'agrandissement est adopté le et les travaux dureront de 1893 à 1897[60]. L'église prend sa forme de croix latine avec transept à droite et à gauche, un chœur profond et une double sacristie. La construction du nouveau presbytère est décidée par le conseil municipal en 1853, il sera agrandi aux frais des paroissiens et réalisé par l'architecte André David[60]. L'église est orientée nord-sud et non pas est-ouest comme traditionnellement. Elle renferme un certain nombre de tableaux aujourd’hui classés en tant qu'objets à l'inventaire des monuments historiques[62], un orgue de trente jeux a été installé pendant des travaux de rénovation en 2014.

Église de la PentecôteModifier

L'église de la pentecôte est située à Bourg-la-Reine, en limite de la commune de Bagneux.

Temple protestantModifier

Construit sur un terrain appartenant à la famille Demmler, cette église évangélique appartient à la confession d'Augsbourg. Elle fut inaugurée le .

Monuments civilsModifier

Villa HennebiqueModifier

Inscrite en 1972 à l'inventaire général du patrimoine culturel[63], la villa de François Hennebique, inventeur du béton armé, fut construite de 1901 à 1904 en surplomb de la ligne de Sceaux, le long de l'avenue du Lycée-Lakanal. Cette maison familiale possède une architecture unique, véritable vitrine des possibilités novatrices du béton armé : terrasse en encorbellement, tour-minaret de 40 mètres de hauteur faisant office de château d'eau destiné à l'arrosage par gravité des serres et des jardins suspendus de la villa, portées importantes sans piliers, porte-à-faux, différences de niveaux et saillies illustrent à merveille la souplesse du matériau[64],[65].

Maison des Sœurs de Notre-Dame-du-CalvaireModifier

Le château Notre-Dame-du-Calvaire dit « Institution Pour déficientes auditives » a été construit au début du XVIIe siècle, puis modifié au milieu du XIXe siècle[66]. Sise au 8, rue de la Bièvre, cette institution est agrandie sur les conseils du père Bonhomme en 1861 à la supérieure de la congrégation, mère Marie-Hélène, de faire l'acquisition du Clos Saint-Cyr, limité par l'avenue du Général-Leclerc à l'ouest, l'avenue du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny à l'est, le boulevard Carnot au sud et la rue de la Bièvre au nord[67].

Cette propriété existe déjà sous Henri IV qui aimait y rencontrer Gabrielle d'Estrées. Le bâtiment actuel, du XVIIe siècle, est situé dans un parc de quarante arpents (un arpent équivaut de trente à trente-cinq ares). Il y avait dans cette propriété un pavillon où aurait séjourné Gabrielle d'Estrées, ce pavillon fut détruit il y a quelques années pour faire place à une résidence. Avant 1650, le propriétaire Claude Simonet, laissa cette propriété à sa fille Élisabeth, laquelle épousa le le premier lieutenant du prévôt de l'Île-de-France Pierre Marchais. La propriété passe ensuite à leur fille Geneviève Laure qui épousera le sieur Louis-Hippolyte Gourdon de Saint Cyr, gendarme de la Garde Ordinaire du Roi. En 1815, le fils de la vicomtesse emprisonnée sous la Révolution sera conseiller municipal. La propriété passe à la famille Jannon-Marbeau. M. Jannon-Quatremère, négociant, adjoint au maire de Paris va faire faire des réparations importantes à l'architecte Donjon. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, la propriété est vendue et devient un collège de garçons. En 1856 y furent installées les sœurs aveugles de Saint-Paul qui quittent les lieux en 1858. Le de la même année arrivent les sœurs de Saint-Vincent-de-Paul sous la direction de mère Séraphine Alberty qui vont peu après s'installer à l'angle du boulevard Carnot et de la place Condorcet. En 1861, les sœurs du Calvaire vont installer de jeunes sourdes. En 1902, on prépare les enfants au certificat d'études primaires. En 1903, après le vote interdisant aux religieuses d'enseigner, Lucie Chuzac, fille de la fondatrice, reprend le flambeau. La sœur Louis Stanislas, sécularisée poursuit l'œuvre. En 1930 on assure l'enseignement secondaire.

Aujourd’hui, cet établissement jouit d'une renommée nationale dans la rééducation de la surdité et l'apprentissage de la parole et de la lecture labiale.

Villa Saint-CyrModifier

Cette villa, sise au 25, boulevard Carnot, a été l'objet de très nombreuses transformations dans le temps. Elle appartenait au dernier propriétaire de la Manufacture royale de cire que Claude Trudon (Cire Trudon) avait fondée en 1643 à Paris, avant d'être transférée à Antony au début du XVIIIe siècle et à Bourg-la-Reine ensuite où elle demeure jusqu’en 1971.

La ville en a fait l'acquisition et l'a baptisée du nom du propriétaire du domaine au XVIIIe siècle Louis Hippolyte Gourdon sieur Dumesnil de Saint-Cyr, gendarme de la garde du Roi et gendre de Pierre Marchais vivant écuyer, conseiller du Roi, premier lieutenant du prévôt de l'Île-de-France.

Elle est louée pour des réceptions [68]. La villa abritait également la collection du céramiste Pierre-Adrien Dalpayrat [69] de 2000 à 2012, avant le transfert de la collection dans la maison Dalpayrat. Le jardin est ouvert au public.

Maison de Pierre-Adrien DalpayratModifier

Une grande maison à l'architecture d'inspiration normande, décorée de faïences, au 43, avenue du Général-Leclerc, fut l'ancienne propriété et demeure familiale de Pierre-Adrien Dalpayrat de 1895 à 1907[70]. Une salle spécialement aménagée en musée y présente depuis 2012 la Collection Dalpayrat de près de 120 pièces de céramique constituée depuis quelques années par la Ville de Bourg-la-Reine[71],[72].

MairieModifier

La mairie a été construite en 1844[73] et inaugurée le [74]. Elle sert d'école jusqu'en 1889. Surélevée d'un étage et embellie, elle est inaugurée le [60]. La salle des séances de la mairie est décorée en 1911-1913 par le peintre symboliste Alphonse Osbert.

Institut Notre-DameModifier

L'Institut Notre-Dame, établissement catholique d’enseignement (école maternelle et primaire, collège et lycée) occupe au sein du clos Saint-Cyr un bâtiment construit en 1936, surélevé d'un étage après 1945 et agrandi en 1962. D’autres transformations, agrandissements et constructions de bâtiments ont été réalisés ultérieurement[75].

Patrimoine culturelModifier

StatuaireModifier

  • Monument à André Theuriet, statue en bronze grandeur nature, assis dans un fauteuil, légèrement penché sur le côté, réalisée par Charles Théodore Perron, sculpteur, demeurant à Bourg-la-Reine, signature de l'auteur gravée sur l'œuvre et l'identité du modèle en creux, sur socle indépendant, marque d'atelier en creux sur l'œuvre ; Anc. Fond Thiébaut Fr René Fulda fondeur d'art à Paris, 167 × 119 × 83 cm. Inaugurée par Raymond Poincaré, président de la République française le , érigé place de la Gare dans le prolongement de la rue André-Theuriet.
  • Monument à Condorcet, buste par le sculpteur François Truphème, (1820-1888), inauguré sur la place Condorcet l'avant dernier dimanche du mois de , aujourd’hui conservé dans les escaliers de la mairie.
  • Élie Frédéric Forey, buste en marbre conservé dans les escaliers de la mairie

FaïenceriesModifier

Les faïenceries ont occupé une place importante au XIXe siècle à Bourg-la-Reine, notamment la faïencerie Jacques et Jullien, installée en 1773 et active jusqu'en 1805 ; la faïencerie Jean-Charles Auboin; la faïencerie Pierre-Claude Poussin, dite faïencerie no 2 ; la faïencerie Louis-François Laurin ; la faïencerie Pierre-Adrien Dalpayrat. Des fouilles effectuées en 1998-1999[76] ont permis de localiser quatre faïenceries du XVIIIe siècle, les faïenceries de la première moitié du XIXe siècle, la première faïencerie royale du XVIIIe et de situer la première faïencerie de Jacques et Jullien.

CimetièreModifier

Le cimetière a été établi en 1820[77] et agrandi en 1880. Quelques célébrités non réginaburgiennes y reposent, notamment Hortense Allart de Méritens, Léon Bloy[78], la famille Dupont Couet[79], le maréchal Forey[80], la famille Angot[81], la famille Bon[82], la famille Demmler[83], la famille Hennebique[84].


Bourg-la-Reine et la chansonModifier

Julien Clerc, ancien élève au lycée Lakanal, évoque la ville de sa jeunesse dans la chanson Bourg-la-Reine (texte d'Étienne Roda-Gil et musique de Julien Clerc, 1970) :

Après-midi au parc de Sceaux
Dans l'allée tout au bord du Grand Canal
À deux pas de Lakanal
[…]
Tu étais encore lycéenne
Chez les sœurs à Bourg-La-Reine
Hauts-de-Seine

Bourg-la-Reine et le cinémaModifier

Trois cinémas ont existé à Bourg-la-Reine, Le Mignon au 141, avenue du Général-Leclerc, L'Électrique qui disparut lors de la percée du boulevard Joffre et se trouvait au 55 (actuellement Monoprix) et le plus connu le Régina au 3, rue René-Roeckel[Note 4]

Des scènes du film moyen métrage français La Carrière de Suzanne, deuxième volet, sorti en 1963, du cycle des Six contes moraux réalisé par le cinéaste de la Nouvelle Vague Éric Rohmer se déroulent selon l'intrigue à Bourg-la-Reine. Une partie du tournage a effectivement eu lieu dans la commune ; ainsi des séquences montrent ce qui semble être la villa des Troènes sise 14, rue du Colonel-Candelot (la maison du personnage Guillaume Peuch-Drumond)[Note 5], un quai de la gare de Bourg-la-Reine (quand le personnage Bertrand, le narrateur, rentre à Paris), une rame de la ligne de Sceaux circulant près de celle-ci et une vue de l'ouest de Bourg-la-Reine, en direction de Bagneux, prise depuis la voiture d'une rame.

Bourg-la-Reine et la botaniqueModifier

Un des cultivars d’Agastache mexicana, une plante herbacée cultivée comme plante ornementale, aromatique et condimentaire est l’Agastache mexicana 'Bourg-la-Reine', qui existe en différentes teintes (rose, violet ou jaune).

Personnalités liées à la communeModifier

 
La tombe de Gabriel Galois et le cénotaphe d’Évariste.

Outre les maires de la commune, de nombreuses personnalités ont eu un attachement particulier à la ville, dont :

  • Condorcet (1743-1794), philosophe, mathématicien et politologue, mort dans la prison du village.
  • Jean-Jacques Filassier (1745-1799), agronome, élu procureur-syndic du district de Bourg-la-Reine, puis député à l'Assemblée législative.
  • Philippe-Jean Pelletan (1747-1829), chirurgien, inhumé à Bourg-la-Reine.
  • Lucile Desmoulins (1770-1794), personnalité de la Révolution française, habitait Bourg-la-Reine.
  • Hortense Allart (1801-1879), écrivaine et essayiste féministe française, inhumée à Bourg-la-Reine.
  • Élie-Frédéric Forey (1804-1872), maréchal de France, possédait une propriété au 8, avenue du Pavé-de-Sceaux (actuellement 22, avenue Victor-Hugo et inhumé dans le cimetière de la ville.
  • Évariste Galois (1811-1832), mathématicien, né à Bourg-la-Reine.
  • François Laurin (1826-1901), céramiste et faïencier, né, mort et inhumé à Bourg-la-Reine.
  • Alexis Chassang (1827-1888), helléniste et grammairien, né et mort à Bourg-la-Reine
  • André Theuriet (1833-1907), poète, fut maire de 1894 à 1900, y vécut et y mourut.
  • Georges Lafenestre (1837-1919), poète et critique d'art, mort à son domicile au 5, avenue du Lycée-Lakanal.
  • Georges Clemenceau (1841-1929), homme d'État, vécut au 18, rue Ravon.
  • François Hennebique (1842-1921), ingénieur, vécut à Bourg-la-Reine.
  • Pierre-Adrien Dalpayrat (1844-1910), céramiste, y eut ses ateliers de 1889 à 1906.
  • Léon Bloy (1846-1917), romancier et essayiste, habita, mourut au 7, rue André-Theuriet, dans la maison de Charles Péguy et inhumé dans le cimetière de la commune (dans la division 4) ; la croix qui y orne sa tombe est un œuvre du sculpteur Frédéric Brou.
  • Gabriel Biessy (1854-1935), peintre.
  • Paul Portier (1866-1962), zoologiste et biologiste marin, mort à Bourg-la-Reine.
  • Charles Escribe (1869-1914), peintre, dessinateur et illustrateur, y vécut et y est mort.
  • Albin Michel (1873-1943), éditeur, inhumé au cimetière de Bourg-la-Reine.
  • Charles Péguy (1873-1914), écrivain, poète et essayiste, habitait 7, rue André-Theuriet.
  • Arnold van Gennep (1873-1957), ethnologue et folkloriste, mort à Bourg-la-Reine.
  • Henri Deloge (1874-1961), athlète double médaillé olympique, mort à Bourg-la-Reine.
  • Louis Joxe (1901-1991), homme politique, né à Bourg-la-Reine, rue Ravon, a vécu aussi villa Jeanne-d'Arc.
  • Robert Boutruche (1904-1965), historien médiéviste, a habité au 2, rue des Plantes de 1972 à 1975 et est inhumé au cimetière de Bourg-la-Reine (dans la division 22).
  • Leopold Trepper (1904-1982), organisateur politique polonais et espion soviétique, trouva refuge à la maison de retraite « Maison Blanche » 15, boulevard Carnot, en octobre 1943.
  • Achille Dauphin-Meunier, alias Pierre Ganivet (1906-1984), intellectuel français, né à Bourg-la-Reine.
  • Françoise Dolto (1908-1988), pédiatre et psychanalyste, inhumée au cimetière de Bourg-la-Reine (dans la division 6).
  • Henri Grimal (1910-2012), historien spécialiste de la décolonisation et écrivain, a habité pendant soixante ans Bourg-la-Reine.
  • Charles Pellat (1914-1992), orientaliste, professeur de langue arabe à La Sorbonne, membre de l’académie des inscriptions et belles lettres, a habité Bourg-la-Reine de 1954 à sa mort. Il est inhumé au cimetière de Bourg-la-Reine.
  • Charles-Pierre Péguy (1915-2005), universitaire et climatologue, fils posthume de Charles Péguy, né à Bourg-la-Reine.
  • Petula Sally Olwen Clark, dite Petula Clark (née en 1932) , chanteuse, compositrice et actrice britannique, a vécu rue de Plaisance et a épousé Claude Wolff le [85].
  • Edgard Tupët-Thomé (1920-2020), militaire français, compagnon de la Libération, né à Bourg-la-Reine.
  • Paul Kaya (1933-2019), homme politique de la république du Congo où il a fondé le Mouvement pour la démocratie et la solidarité et été plusieurs fois ministre, est inhumé au cimetière de Bourg-la-Reine (dans la division 11).
  • Alain Delon (né en 1935), acteur, y vécut sa jeunesse et y passa un CAP de boucherie.
  • Élisabeth Guignot (née en 1941), actrice et parolière française, vécut au 27, rue des Blagis et épousa Gérard Depardieu (né en 1948) en avril 1970[86]
  • Yvan-Chrysostome Dolto dit Carlos (1943-2008), chanteur fantaisiste, inhumé au cimetière de Bourg-la-Reine.
  • Julien Clerc (né en 1947), chanteur, a vécu à Bourg-la-Reine. Une des chansons de son répertoire porte le titre : Bourg-la-Reine.
  • Alain Finkielkraut (né en 1949), essayiste et animateur radio, y vécut.
  • Frédérique Hoschedé dite Dorothée (née en 1953), présentatrice de télévision, actrice et chanteuse, passa son enfance au 39, boulevard Carnot.
  • Marie NDiaye (née en 1967), écrivaine, y vécut pendant son enfance.
  • Frédéric Klose (né en 1970), boxeur, né à Bourg-la-Reine.
  • Jean-Michel Lesage (né en 1977), footballeur professionnel, né à Bourg-la-Reine.

HéraldiqueModifier

Elles peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui : Parti, au 1er d'azur à trois fleurs de lys d'or, au 2e d'hermine plain

. (Ces armes sont identiques à celles de Brest)

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

  • Yvon Aybram et Régis Singer, Les Cloches de Saint-Gilles de Bourg-la-Reine, Paroisse Saint-Gilles de Bourg-la-Reine, 1995.
  • Michel Bonnefille, Philippe Chaplain, Jacques Julien Margottin, rosiériste (1817-1892), brochure no 3, Mairie de Bourg-la-Reine, 2005.
  • Michel Bonnefille, Philippe Chaplain, Le Monument aux morts, la crypte du souvenir et la stèle de Charles Péguy, brochure no 4, Mairie de Bourg-la-Reine.
  • Michel Bonnefille, Philippe Chaplain, Aldo Bartelletty-Daillion, Sculpteur (1898-1976), brochure no 6, Mairie de Bourg-la-Reine, 2006.
  • Philippe Chaplain et Jean-Pierre Muffang, Bourg-la-Reine, regards sur le passé, Maury imprimeur, octobre 2004 (ISBN 2-9512661-3-8).
  • André Joly, Images de Bourg-la-Reine, Éd. SAEP Ingersheim, 1975.
  • Xavier Lenormand, Bourg-la-Reine, Histoire des Rues, PAO Imprimerie Nouvelle Orléans, no 24932, 1994 (ISBN 2-9509068-0-X) — Ouvrage édité au profit des œuvres sociales de la mairie.
  • Jean Lebeuf, Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris.
  • Paul Lieutier, Bourg-la-Reine. Essai d'histoire locale, Paris, Librairie Letouzey et Ané, 1914 ; réédition, Le Livre d'histoire, 2003, 306 p. (ISBN 2-84373-320-0).
  • Paul Mainguy, Notes sur l'histoire de Bourg-la-Reine.
  • Georges Poisson, Évocation du Grand Paris. La Banlieue sud, Les Éditions de Minuit, 1956.
  • Georges Poisson, Maddy Ariès, Christian Gautier, Sceaux, Bourg-la-Reine 150 ans de céramique, Sceaux Narboni éditeur, 1986 (ISBN 2-9501397-0-1) — Catalogue de l'exposition du musée de l'Île-de-France, avril-juin 1986.
  • Régis Singer, L’Ancienne Église de Bourg-la-Reine, Paroisse Saint-Gilles de Bourg-la-Reine, Éditions SEJIM.
  • Bourg-la-Reine Information, bulletin d'informations paroissiales, 1971-1975[source insuffisante].
  • Bourg-la-Reine magazine, mensuel édité par la ville[source insuffisante].
  • Écho de la Reine, journal interne de la mairie[source insuffisante].
  • État des communes à la fin du XIXe siècle : Bourg-la-Reine : Notice historique et renseignements administratifs, Montévrain, 1899.
  • Collectif, « Bourg-la-Reine de jadis à demain », Les Cahiers de notre histoire, no 1, 1994.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Un char de combat Sherman M4A3 75mm, tardivement baptisé, bien après sa réforme, Bourg-la-Reine pour être exposé à Bourg-la-Reine (d'abord à un angle de la rue de la Bièvre et de l'avenue du Général-Leclerc, puis à son emplacement actuel, place de la Libération), rappelle qu'historiquement un autre char baptisé Bourg-la-Reine de la Division Leclerc participa à la libération de Bourg-la-Reine le puis à celle de l'est de la France. Ce véritable char Bourg-la-Reine est quant à lui exposé route de Sarrebourg à Phalsbourg, en Moselle.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.
  4. Le nom Régina fut proposé par Édith Arnold alors préparatrice à la pharmacie et plus tard ouvreuse dans ce cinéma où elle épousa Fabien Delon le directeur. Ils sont les parents de l'acteur Alain Delon.[réf. nécessaire]
  5. La villa des Troènes est toujours existante, cette vaste maison bourgeoise a été le domicile du colonel Candelot jusqu'à sa mort en 1920.

RéférencesModifier

InseeModifier

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.

Autres sourcesModifier

  1. « Aménagement de la route départementale 920 », sur un site spécifique créé par le conseil général des Hauts-de-Seine (consulté le 9 décembre 2008).
  2. Yvonne Firino, Antony - Cinq siècles de rues et de lieux-dits, APPA, Antony, 1998 (ISBN 2-9512-9240-6).
  3. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  4. « Fiche sur Bourg-la-Reine », sur le site de Météo-France (consulté le 1er février 2009).
  5. « Rapport du ministère de l’Équipement », sur le site du ministère de l’Équipement, (consulté le 22 novembre 2008).
  6. « Données sur le climat d'Orly, les données pour Bourg-la-Reine n'existant pas sur ce site, celles d'Orly sont présentées par défaut, sauf pour l'ensoleillement qui est la donnée de Paris-Montsouris. », sur un site de la société commerciale Benchmark Group (consulté le 9 décembre 2008).
  7. « Relevés Orly 1961-1990 », sur le site d el'association InfoClimat (consulté le 22 novembre 2008).
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  69. « Pierre-Adrien Dalpayrat », sur le site de la mairie (consulté le 14 avril 2011) : « Afin de rendre hommage à cet artiste, la Ville a souhaité constituer une collection d’œuvres qui rend compte aujourd’hui plus de quatre-vingts œuvres et qui s’enrichit chaque année. L’ensemble est exposé à la villa Saint-Cyr. ».
  70. Jean-Noël Chevreau, « Passé, présent, futur : tout se conjugue », Bourg-la-Reine Magazine, no 374, octobre 2012, p. 3.
  71. Philippe Ancelin, « Un nouveau lieu pour la collection Dalpayrat », Bourg-la-Reine Magazine no 373, septembre 2012, p. 18.
  72. Autrefois abritée dans des vitrines à l'hôtel de ville de Bourg-la-Reine, puis de 2000 à 2012 à la villa Saint-Cyr et enfin depuis 2012 à la Maison Dalpayrat situés dans la même commune, la collection est visible par le public un samedi par mois, ou en certaines occasions (par exemple, les Journées européennes du patrimoine), ou sur rendez-vous pour les groupes. Il convient de se renseigner auprès du service « Culture et Patrimoine » de la mairie.
  73. Notice no IA00117398, base Mérimée, ministère français de la Culture
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