Ateliers Berthier

théâtre dans le 17e arrondissement de Paris
Ateliers Berthier
Description de cette image, également commentée ci-après
Les ateliers Berthier
Type Théâtre
Lieu 32 boulevard Berthier, Paris, France
Coordonnées 48° 53′ 36″ nord, 2° 18′ 36″ est
Architecte Charles Garnier
Inauguration 1895 et 1898
Statut juridique Théâtre national
Structure-mère Théâtre de l'Odéon
Protection Notice no PA00086731, base Mérimée, ministère français de la Culture
Site web www.theatre-odeon.eu

Géolocalisation sur la carte : Paris
(Voir situation sur carte : Paris)
Ateliers Berthier

Les Ateliers Berthier sont une dénomination pour la seconde salle de l'Odéon-Théâtre de l'Europe. Cette salle fait partie d'un ensemble de bâtiments situés au 32 boulevard Berthier (XVIIe arrondissement de Paris), et conçus par l'architecte Charles Garnier à la fin du XIXe siècle comme ateliers et stockages de décors pour l'Opéra de Paris[1].

HistoriqueModifier

Les Ateliers Berthier sont construits entre 1895 et 1898 par Charles Garnier, alors inspecteur général des bâtiments civils. Ils remplacent le magasin de décors de l'Opéra de Paris situé rue Richer et détruit par un incendie en 1894. Trois bâtiments sont édifiés le long de l’ancienne enceinte construite par Adolphe Thiers, en bordure de l’ancien bastion n°44 : un atelier au centre et les magasins de décors à l’est et à l’ouest, symétriquement autour d’une cour, et à distance les uns des autres, par crainte des incendies. Le pavillon du gardien est construit au centre.

En 1958 on ajoute deux nouveaux magasins en béton armé accolés aux bâtiments latéraux.

Le bâtiment central sert toujours aujourd'hui d'atelier pour l'Opéra.

L'Opéra Comique installe ses stockages de décors dans le bâtiment est jusqu'en 2003. L'Odéon-Théâtre de l'Europe installe ateliers de construction et salle de répétitions dans le bâtiment ouest à partir de 1999.

Entre 2001 et 2003, des travaux de transformation dans le magasin de décors situé à l'est sont confiés à l'architecte Jean-Loup Roubert afin d'accueillir de façon temporaire les représentations de l'Odéon-Théâtre de l'Europe dont la salle historique (le Théâtre de l'Odéon) doit fermer durant quatre années pour cause de travaux[2]. Une salle permettant d'accueillir 395 places en position frontale est inaugurée en , avec la Phèdre de Jean Racine, mise en scène par Patrice Chéreau. L'entrée du public se fait par le 1 rue André Suarès.

Finalement, le , le ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres annonce que la salle ainsi conçue deviendra pérenne, faisant de celle-ci la deuxième salle de l'Odéon lorsque celui-ci réintégrera son site historique le [3]. La salle a désormais la capacité d'accueillir 480 spectateurs[4].

En est annoncé le projet d'ouverture sur le site d'une Cité du théâtre, rassemblant l'Odéon, la Comédie-Française, l'Opéra national de Paris et le Conservatoire national supérieur d’art dramatique, qui doit y déménager ; la Cité prévoit des installations mutualisées : deux salles modulables, des loges, une bibliothèque... Les ateliers de décors doivent quant à eux être rapatriés à l'Opéra-Bastille, qui dispose d'espaces disponibles prévus à l'origine pour la construction d'une seconde salle[5].

ArchitectureModifier

En , l'ensemble des bâtiments est inscrit au registre des monuments historiques[6]. L’intérêt principal de cet ensemble réside dans le fait qu’il constitue la seule œuvre à caractère industriel de Charles Garnier qui nous soit parvenue, et qui soit toujours utilisée pour ce pour quoi elle avait été conçue, démonstration de sa parfaite adaptation à sa fonction.

Les façades sont en briques et pierres meulières en opus incertum. Les toitures sont en charpentes métalliques équipées de "fermes Polonceau" à grande portée afin d’alléger l’ensemble de la structure.

Les travaux de transformation de Jean-Loup Roubert créent un espace modulable tout en conservant le caractère industriel du lieu. Grâce à la mobilité des gradins, la salle offre toutes les configurations scéniques possibles : frontale, bi-frontale, quadri-frontale, avec une jauge maximale de 500 places. La billetterie et le bar sont disposés dans l'une des extensions de 1958.

AccèsModifier

Les ateliers sont desservis par les lignes de métro     et RER   à la station Porte de Clichy ainsi que par les lignes de bus RATP : 281631735474N15N51 et par la ligne de tramway T3b

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Notes et référencesModifier

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