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Scream (film)

film américain sorti en 1996
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Scream.
Scream
Description de cette image, également commentée ci-après
Logo du film
Titre québécois Frissons
Réalisation Wes Craven
Scénario Kevin Williamson
Acteurs principaux
Sociétés de production Dimension Films
Woods Entertainment
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Horreur
Slasher
Durée 111 minutes
103 minutes (version coupée)
Sortie 1996

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Scream (en français : « Hurlement ») ou Frissons au Québec, est un film d'horreur américain réalisé par Wes Craven, écrit par Kevin Williamson et sorti en 1996. Il fait partie de la quadrilogie Scream, dont il est l'opus initial.

Basé en partie sur l'affaire du tueur de Gainesville et fortement inspiré du film Halloween, Scream mélange les genres de l'horreur, de la comédie et du whodunit. Il révolutionne le sous-genre du slasher en se jouant des « règles » et stéréotypes de ce genre déjà établis par les films d'horreur apparus dans les années 70, 80 et 90 tout en les incluant dans le film de Craven dans le but d'en faire la satire. Le rôle principal, la lycéenne Sidney Prescott, est interprétée par Neve Campbell qui fait ses débuts au cinéma.

L'intrigue tourne autour d'une bande d'adolescents américains traqués par un mystérieux tueur en série dans la ville fictive de Woodsboro. Le tueur en question, plus tard surnommé Ghostface, réalise ses crimes en s'inspirant des plus grands slashers des années précédentes.

L'avant-première du film se déroule le 18 décembre 1996 au AMC Theatres, à Westwood à Los Angeles en compagnie de toute l'équipe. Doté d'un budget de production s'élevant à 14 000 000 de $, Scream en rapporte 173 046 663 $ à travers le monde et devient à cette époque le slasher ayant engrangé le plus de recettes de tous les temps. Il représente également à ce jour le plus gros succès financier de la saga. Récompensé du Saturn Award du meilleur film d'horreur et du Grand Prix au Festival de Gérardmer en 1997, le film ainsi que la bande originale composée par Marco Beltrami, atteignent au fil des années le statut de « culte ».

Scream marque un tournant dans l'univers cinématographique et en particulier du slasher : la popularité du film en fait rapidement un phénomène de société et relance l’intérêt du public à l'égard de ce sous-genre qui était en sérieuse perte de vitesse les années précédentes.

Sommaire

SynopsisModifier

Toile de fondModifier

La ville californienne de Woodsboro[N 1], d'ordinaire très tranquille, est secouée par les meurtres de deux étudiants. La police enquête, tandis que le tueur frappe à nouveau, s'inspirant des films d'horreur des années 1970 et 1980. Qui sera la prochaine victime ? Qui se cache derrière le masque de l'assassin ? L'enquête commence lorsque le tueur vise une certaine Sidney Prescott, dont la mère est morte un an auparavant, dans d'étranges circonstances[1]'[2].

Résumé détailléModifier

 
Healdsburg, lieu où plusieurs scènes représentant le centre ville de Woodsboro furent tournées.

Un soir, Casey Becker (Drew Barrymore) est seule chez elle lorsqu'elle s'apprête à regarder un film d'horreur avec du pop-corn. Un homme lui donne un premier coup de fil et la jeune fille sympathise. Puis, il se met à la harceler d'appels terrifiants au téléphone durant la soirée jusqu'à ce qu'il lui présente son petit ami, Steven Orth (Kevin Patrick Walls), attaché et bâillonné dehors sur l'une des chaises du jardin. L'individu soumet Casey à un jeu : des questions sur les films d'horreur qui permettront à Steve de vivre ou non. Le sort de ce dernier repose sur les épaules de Casey qui doit correctement répondre à toutes les questions pour sauver la vie de son petit ami. Malheureusement, elle se trompe à l'une des questions et condamne malgré elle le jeune homme à une mort effroyable. Le tueur finit par s'en prendre à Casey qu'il poignarde à plusieurs reprises alors même que les parents de la jeune fille rentrent de leur soirée. Ils découvriront le corps de la jeune femme, éventré et pendu à un arbre.

Le lendemain, la ville est sens dessus dessous. Le lycée où étudiaient les deux étudiants est bondé de policiers et de journalistes, ce qui n'est pas sans rappeler à Sidney Prescott (Neve Campbell) son douloureux passé : sa mère fut assassinée un an auparavant. Ses amis ainsi que le reste des étudiants du Woodsboro High et elle-même sont appelés un à un dans le bureau du proviseur pour une série de questions à propos de Casey : chaque personne est considérée comme suspecte.

À la fin de la journée, Sidney, encore abasourdie par le drame, rentre chez elle et passe le début de soirée seule en attendant que Tatum Riley (Rose McGowan), sa meilleure amie, vienne la chercher pour passer le weekend avec elle, son père Neil Prescott étant parti pour un voyage d'affaires. Mais très vite, le téléphone sonne : au bout du fil, la voix de l'homme qui avait harcelé Casey la veille commence à lui parler, sans qu'elle ne se sente d'abord menacée, puisqu'elle pressent une mauvaise blague. Après une discussion houleuse, il attaque très vite Sidney mais cette dernière réussit à se barricader dans sa chambre et appelle la police. Au même moment, son petit ami, Billy Loomis (Skeet Ulrich), fait irruption dans la chambre par la fenêtre pour la rassurer. Mais lorsqu'il fait tomber son téléphone, Sidney, prise de panique, le prend pour le tueur et s'enfuit avant de tomber sur Dewey Riley (David Arquette), le frère de Tatum, adjoint du shérif. Au poste, Billy est placé en garde à vue en attendant les relevés de communications de son portable. Dewey quant à lui n'obtient pas la moindre information sur Neil : ce dernier n'apparaît sur aucune liste de passagers sur un vol récent. En fin de soirée, le tueur contacte Sidney chez Tatum, lui arguant que Billy est innocent et qu'il est donc toujours en liberté.

Le lendemain matin, le journal télévisé présente Cotton Weary (Liev Schreiber), l'homme que Sidney a fait accuser du meurtre de sa mère un an auparavant. Ces accusations sont fausses selon Gale Weathers (Courteney Cox), journaliste à scandales ayant travaillé sur ce fait divers. Sidney croise soudainement Billy dans les couloirs du lycée après que ce dernier a été relâché, faute de preuve. Au vu des récents événements et d'une nouvelle attaque sur Sidney au sein même du lycée, un couvre feu est mis en place par les autorités de la ville dans le but de protéger les habitants, ce qui n'empêche pas la mort d'une troisième personne : le proviseur du lycée, Arthur Himbry, poignardé à plusieurs reprises dans son bureau. Tatum fait, quant à elle, part de son ressenti sur les rumeurs entourant Maureen Prescott, la mère de Sidney. Elle commence à croire qu'il se pourrait que Maureen ait eu une aventure avec Cotton Weary, son présumé assassin.

Le soir même, et malgré le couvre feu, une fête est organisée au domicile de Stuart Macher (Matthew Lillard), le petit-ami de Tatum. Gale accompagne Dewey à la soirée pour y poser en secret une caméra tandis que le tueur profite très rapidement de cette soirée pour faire une autre victime : Tatum est assassinée dans le garage. Randy Meeks (Jamie Kennedy), un ami de Sidney secrètement amoureux d'elle, apporte avec lui plusieurs cassettes vidéo de film d'horreurs et annonce les fameuses règles à respecter pour survivre dans un film d'horreur, notamment de ne pas faire l'amour, ne pas consommer d'alcool ni de drogues et ne jamais dire « Je reviens tout de suite »[3]. Sidney retrouve Billy et décide de lui redonner sa confiance en couchant pour la première fois avec lui, ce qui n'est pas sans agacer Randy. Devant Halloween de John Carpenter, les derniers invités de la soirée filent à toute vitesse pour aller découvrir le cadavre du proviseur, retrouvé quelques minutes avant éventré et pendu, laissant Randy seul dans le salon. Parallèlement, Dewey se rend au signalement d'une voiture laissée à l'abandon dans un fossé non loin de chez Stuart. Sur la route, il se rapproche de Gale, qui l'accompagne, mais ils retrouvent la voiture en question : il s'agit de celle de Neil Prescott.

Alors que Sidney et Billy viennent de terminer leurs ébats, le tueur fait irruption dans la chambre et poignarde plusieurs fois Billy. Sidney arrive à s'enfuir hors de la maison, après avoir découvert le corps de Tatum, pour demander de l'aide à Kenny, le cameraman de Gale resté dans leur camionnette pour visualiser les images de la mini caméra déposée par la journaliste. À ce moment, Kenny et Sid aperçoivent le tueur sur la caméra prêt à achever Randy. Kenny sort directement pour tenter d'aller aider le jeune homme mais trop tard : un différé de 30 secondes sur la vidéo laisse le temps au tueur de sortir de la maison et de tuer Kenny sous les yeux de Sidney qui parvient à s'enfuir. Dewey revient à la maison et y pénètre, persuadé que le tueur y est présent. Gale, quant à elle, découvre le corps de Kenny et, prise de panique, s'enfuit avec la camionnette avant de finir sa course contre un arbre en évitant Sidney. Le sort de Gale est inconnu. Arrivé à la maison, Sidney découvre Dewey, un couteau planté dans le dos. Alors qu'elle échappe une nouvelle fois au tueur, elle parvient à passer un appel de détresse à la police avant de tomber sur Randy et Stuart qui s'accusent mutuellement d'être l'assassin. Prise de doute, elle leur ferme la porte au nez.

 
Une photo de la maison utilisée comme étant celle de Stu Macher.

À l'intérieur, Billy fait son apparition mais chute dans les escaliers à cause de ses blessures. Sidney lui confie le pistolet qu'elle a pris à Dewey alors que Billy fait entrer Randy dans la maison qui clame que Stuart est devenu fou. Soudain, Billy tire sur Randy, dévoilant contre toute attente être le tueur. Mais il n'a pas agi seul : Stuart révèle être son complice.

Ils dévoilent à Sidney qu'ils ont tué sa mère un an auparavant : Maureen était la maîtresse de Hank Loomis, le père de Billy, ce qui a provoqué le départ de sa mère. Il a alors assassiné Maureen pour se venger et fait porter le chapeau à Cotton Weary en volant son blouson, le tachant de sang, avant de le déposer dans sa voiture pour le faire accuser. Les meurtres de Casey, Steve, Himbry, Kenny et Tatum restent quant à eux sans mobiles apparents bien que les deux psychopathes avouent s'être inspirés des films d'horreurs des années 1970 et 80 pour les réaliser. S'ensuit une explication de leur plan à venir : faire accuser Neil Prescott, qu'ils avaient enlevé, en le rendant responsable des récents homicides dû à une folie meurtrière causée par la mort de sa femme, tuer Sidney pour ne laisser aucun survivant innocent et tirer une balle dans la tête de Neil pour faire croire à son suicide. Ils en viennent même à se poignarder l'un et l'autre pour se faire passer pour des victimes. Gale refait alors son apparition et pointe l'arme de Dewey sur Billy ce qui laisse le temps à Sidney de s'enfuir avec son père. Gale est assommée par Billy avant que les deux meurtriers se mettent à la recherche de Sidney dans la maison. Sidney tue d'abord Stuart avant d'achever Billy grâce à l'aide de Gale.

Au lever du jour, Sidney, Neil, Randy et Dewey, qui a survécu à sa blessure, sont pris en charge par les secours tandis que Gale réalise son reportage au terme de cet effroyable massacre.

Fiche techniqueModifier

  Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données Allociné et IMDb.

DistributionModifier

Sources : Doublage français sur Rsdoublage.com[8] et Allodoublage.com[9], doublage québécois sur Doublage.qc.ca[10] et distribution sur Allociné.fr[11] et SensCritique.com[12]


ProductionModifier

Genèse et scénarioModifier

 
Kevin Williamson, scénariste de Scream, au Comic-Con en 2012.

Le projet de ce film est d'abord développé sous le titre Scary Movie (« film d'horreur ») par Kevin Williamson, qui est à l'époque un jeune scénariste débutant[13]'[14]. Peu de temps après le massacre de la ville de Gainsville, un lieu universitaire ou Danny Rolling assassine plusieurs personnes[15], Williamson s'est inquiété d'un intrus dans sa maison lorsqu'il découvre l'une des fenêtres de sa maison ouverte, ce qui l'influence pour la genèse de son script[16]'[17]. L'idée est de rédiger une histoire sur une jeune fille, seule dans sa maison, traquée au téléphone puis attaquée par un tueur portant un masque[18]. Cette histoire restera ensuite comme telle puisque Williamson travaille alors sur un autre scénario, celui de Mrs. Tingle[16], qui finira par être vendu après être resté très longtemps en développement[19]. Kevin Williamson se retire et reste seul à Palm Springs dans le but de se focaliser sur le développement de Scary Movie, en espérant pouvoir vite vendre le script pour répondre à ses problèmes financiers[16]'[17] Pendant trois jours, Williamson développe un long script de plusieurs pages puis deux autres séparés en bloc de 5 pages chacun, dans le but de créer deux autres suites possibles : Scary Movie 2 et Scary Movie 3. Il espère alors attirer des acheteurs en vendant les mérites de non pas un film mais d'une trilogie[19]'[20].

En juin 1995[19], Kevin Williamson dépose le script à son agent, Rob Paris, pour le mettre en vente. Paris met alors en garde Williamson sur l'étendue du gore et de la violence présents dans le scénario qui pourrait rendre le script difficile à vendre[16]'[21] . Après l'achat de ce dernier par Miramax[13], il nécessite une réécriture afin de l'expurger d'une partie de la violence qu'il comportait, comme les représentations d'organes des victimes[19]. Cependant, lorsque Wes Craven fut choisi comme réalisateur, il fut en mesure de garder son scénario intact[22].

Aussi, Williamson comptait retirer la scène des toilettes du lycée avec le personnage de Sidney, scène qu'il considérait ridicule et n'ayant rien à voir avec l'histoire. Craven décide lui-même qu'il fallait garder cette scène, sentant qu'elle servirait à approfondir le personnage de Sidney et sa relation avec sa mère décédée. Williamson avouera plus tard être heureux que Craven l'ait convaincu de garder la scène[21].

Puis, Bob Weinstein, à la tête de Dimension Films, se rend compte en examinant le scénario qu'il y avait une trentaine de pages (environ 30 minutes à l'écran) sans aucune mort. Il demande alors à Williamson de rajouter la mort d'un personnage[21]. C'est ainsi que la mort du proviseur Himbry intervient, ce qui l'aiderait ensuite dans le final du film. En effet, Williamson avait du mal à trouver une solution pour faire partir les personnages secondaires plus tôt lors de la soirée pour que le tueur puisse passer à l'attaque et s'en prendre aux personnages principaux restants[21].

En ce qui concerne le mobile du tueur, Williamson juge qu'il serait bien que les spectateurs découvrent pourquoi cet individu deviendrait un tueur, même s'il estime d'autre part que si le tueur n'avait pas de mobile, cela serait encore plus effrayant. L'opinion du studio fut alors partagée entre ceux qui voyaient un motif au tueur nécessaire pour comprendre les actes de l'antagoniste puis ceux qui voyaient une histoire encore plus effrayante sans mobile. L'histoire du film comportait deux tueurs en série, Williamson eut donc l'idée de donner à l'un un mobile et pas à l'autre pour mettre tout le monde d'accord : Billy Loomis, avec pour motif l'absence d'une figure maternelle causée par la mère de Sidney et Stu Macher qui ne supportait pas la pression de son entourage, sans toutefois que cela représente un réel mobile[21].

DéveloppementModifier

 
Wes Craven pour le documentaire « Scream: The Inside Story » en 2010.

Le script d'un potentiel film à venir connu jusqu'alors comme Scary Movie fut mis en vente un vendredi, en juin 1995, mais il ne reçoit pas d'offres tout de suite[17]. Le lundi suivant, le script était devenu l'objet d'une guerre des enchères parmi de grands studios comme Paramount Pictures, Universal Pictures et Morgan Creek Productions[23]. La productrice Cathy Conrad lut le script et jugea que c'était exactement ce que les frères Weinstein de la Dimension Films et une partie de Miramax cherchaient. Dimension Films avait déjà sorti plusieurs films d'horreurs concentrés sur ce genre-là. Cathy Conrad apporte le script à l'assistant de Bob Weinstein, Richard Potter. Estimant que le scénario avait du potentiel, il l'apporte à son tour à Weinstein[18]. Le prix du script baissa, celui-ci ayant été augmenté auparavant[24]. Les deux derniers potentiels acheteurs étaient alors Oliver Stone qui travaillait pour Cinergi Pictures, et les frères Weinstein de la Dimension Films[19]'[21]. Williamson accepta une offre de 400 000 dollars de Miramax plus un contrat pour deux suites et un potentiel quatrième film. Williamson avouera qu'il a choisi Dimension Films parce qu'ils produiraient Scary Movie immédiatement et sans censure de la violence dans le script[19]'[22]. Craven lut le scénario avant d'être engagé dans la production. Il avait envisagé de faire acheter le script par le studio pour ensuite le diriger. Seulement, quand il lut le scénario, celui-ci avait déjà été vendu[17].

Bob Weinstein approcha Wes Craven dès la mise en place du projet. Après avoir vu ses précédents films, Weinstein était persuadé que Wes Craven serait la personne idéale pour porter à l'écran le scénario de Kevin Williamson, mélangeant la comédie à l'horreur. À ce moment-là, Craven était en plein développement d'un remake pour La Maison du diable mais songeait à s'éloigner du genre de l'horreur[14]. Il ce lassait de ce qu'il considérait comme étant de la misogynie et de la violence inhérentes[18]. Weinstein approche alors d'autre réalisateurs comme Robert Rodriguez, Danny Boyle[25], George A. Romero et Sam Raimi[18]. Williamson dira qu'ils n'avaient pas compris le genre de film auquel ils avaient à faire, beaucoup d'entre eux ayant cru qu'il s'agissait d'une pure comédie[25]. Craven fut approché une nouvelle fois malgré plusieurs demandes déjà refusées. Lorsque la production de La Maison du diable stoppa, Craven fût logiquement libéré de cet engagement et devait rapidement trouver un nouveau projet[22]. Pendant ce temps-là, à sa propre demande, Drew Barrymore avait déjà signé pour le film[14]. Quand Craven entendit qu'une actrice ayant déjà une carrière établie derrière elle avait demandé à faire partie du projet, il estima que Scary Movie devait être différent des autres films du genre sur lesquels il avait déjà travaillé. Il contacta Weinstein pour finalement accepter l'offre[18].

Juste avant la fin du développement, les frères Weinstein décident de changer le titre du film, passant de Scary Movie à Scream[19]. Ils furent inspirés par la musique de Michael Jackson du même titre[14]. Bob Weinstein considérait que le titre « Scary Movie » était inadapté pour un film d'horreur[14]. Le changement de titre fut réalisé si tardivement que, lorsque des cadeaux de félicitations pour la fin du projet furent distribués, ils portaient tous le nom Scary Movie et non Scream[18]. Immédiatement, Kevin Williamson et Wes Craven ont rejeté ce titre le qualifiant de « stupide »[21]. Les deux ont ensuite fait remarquer plus tard que ce changement était finalement très bien et que Weinstein avait bien fait de choisir ce titre[21]. Après le grand succès du film en projection test, Wes Craven signe un contrat pour deux suites supplémentaires[22].

Sony Pictures a ensuite porté plainte contre Dimension Films et Miramax affirmant que le titre Scream plagiait le film Planète hurlante (Screamers) (sorti en 1995). Après que l'affaire fut réglée confidentiellement, la productrice de Scream 2 Marianne Maddalena, considère que cette affaire était le résultat de plusieurs autres histoires entre les deux sociétés mais qu'il n'y avait rien à voir avec ce changement de titre. Elle a ensuite confirmé que la production serait libre d'utiliser le titre pour les suites à venir[20].

Choix des acteursModifier

L'importance du casting fémininModifier

 
Neve Campbell incarne l'héroïne Sidney Prescott.

Le casting de Scream marque un tournant dans l'histoire des films d'horreurs, ces derniers mettant en scène des acteurs jusqu'à lors très peu connus. Ce genre de films était considéré comme inadapté aux grands noms du cinéma, les budgets étant très bas et les critiques souvent négatives[20].

Drew Barrymore lut le script et fut tout de suite intéressée pour participer au film. Elle approche la production d'elle-même pour obtenir un rôle. Drew Barrymore était alors connue pour son rôle dans E.T. l'extra-terrestre sorti en 1982. Les producteurs ont donc profité de l'intérêt inattendu de l'actrice et lui offre le rôle de Sidney Prescott[14]'[17]'[19]. La participation de l'actrice était supposée attirer d'autres acteurs populaires vers le film malgré son faible budget[14]. C'est aussi grâce à cette participation que Wes Craven reconsidère sa décision et gardera finalement sa place de réalisateur[17]. Cinq semaines avant le début du tournage[26], Barrymore est confrontée à des engagements inattendus pour d'autres tournages[19]. Ces différents engagements n'ont finalement plus permis à l'actrice de jouer le rôle-titre[14], rôle assez exigeant. L'actrice voulait tout de même rester impliquée dans le tournage en espérant jouer le rôle de la première grande victime du film[14] pour induire les spectateurs en erreur en les faisant croire qu'elle survivrait, étant l'une des actrices les plus connues du film. Tuer une des têtes d'affiches et stars du film lors de la première scène fut un risque calculé mais il fut entendu que ce serait encore plus choquant et inattendu pour les spectateurs qui penseraient qu'aucun personnage ne serait à l'abri après cette mort[21]. Elle joue finalement bien le rôle de Casey Becker ce qui lui a permis de donner à la production l'avantage de son statut populaire[14]'[19].

Plusieurs actrices incluant Alicia Witt et Brittany Murphy passent le casting dans le but d'obtenir le rôle de Sidney Prescott[18]. La production approche Reese Witherspoon, même si elle n'a jamais auditionné[27]. Molly Ringwald, grande admiratrice de Kevin Williamson, se voit aussi proposer le rôle-titre mais le refuse à cause de son âge, jugeant qu'à 27 ans, elle n'avait pas à jouer le rôle d'une lycéenne[2]. Wes Craven avait remarqué Neve Campbell dans la série La Vie à cinq et lui demande d'auditionner pour le rôle[28]'[2]. Il pensa qu'elle pouvait jouer un rôle innocent qui pourrait en même temps ce détacher de cette image pour devenir une survivante de façon réaliste tout en apportant les émotions et la condition physique requises pour le rôle[21]'[29]. Neve fut d'abord réticente à l'idée jouer dans un autre film d'horreur aussi tôt après son rôle secondaire dans Dangereuse Alliance[17]. Après une très bonne audition, elle accepte d'interpréter le rôle quand l'offre se présente à elle. Le fait que Scream est à ce moment-là le premier film dans lequel elle joue le rôle principal et surtout le faite qu'elle adore le personnage sont les raisons qui la pousse à accepter de jouer Sidney[19], déclarant : « C'est un personnage fantastique pour tout genre de films. »[25]

Pour le rôle de la journaliste à scandale Gale Weathers, le studio voulait une actrice reconnue. Ils approchent Brooke Shields et Janeane Garofalo entre autres[18] avant que Courteney Cox, qui joue à cette époque-là le rôle de Monica dans la série très populaire Friends, approche elle-même le studio pour obtenir un rôle[19]. Elle est alors intéressée pour jouer Gale afin de casser son image de gentille fille qui lui colle à la peau par rapport au rôle qu'elle incarne dans la série. C'est d'ailleurs à cause de cette image que les producteurs ont d'abord refusé de lui donner le rôle[2]. L'actrice à donc continué à faire pression sur le studio ce qui lui rapporte finalement le personnage[17].

Les actrices Melinda Clarke et Rebecca Gayheart auditionnent pour le rôle de Tatum Riley, la meilleure amie de Sidney, avant que Rose McGowan ne soit choisie[28] au bout de trois auditions[30]. Le directeur de casting pensait que l'actrice était le meilleur choix pour pouvoir incarner un personnage courageux, cynique et en même temps innocent[18]. Rebecca Gayheart obtient cependant un petit rôle dans Scream 2[17]. Rose se teint les cheveux en blond, à contrecœur, pour pouvoir contraster avec les cheveux bruns de Neve Campbell[31]'[2] craignant de ne pas être engagée à cause de leur point commun capillaire[30]. Le tournage de Scream est le meilleur tournage auquel Rose McGowan ait participé[2]. Selon ses dires, elle considère ce tournage comme un refuge et encense Wes Craven sur sa personnalité et son rôle de réalisateur auprès de l'équipe[30].

Le studio comprend alors que Neve Campbell, Courteney Cox, Rose McGowan et Drew Barrymore apportent au casting une force féminine qui puisse attirer un public féminin beaucoup plus important[21].

Choix de la distribution restanteModifier

Kevin Patrick Walls et Justin Whalin étaient parmi les derniers candidats en lice pour le rôle de Billy Loomis, le petit ami de Sidney[21]. Whalin prend même part à une audition avec Neve Campbell lorsque cette dernière auditionne également pour le rôle de Sidney[18]'[32]. Michael Landes auditionne pour le rôle tandis que Joaquin Phoenix quant à lui le décline. Ben Affleck est aussi considéré[2]. Skeet Ulrich obtient finalement le rôle[28], les producteurs le considérant « parfait » pour celui-ci grâce aussi à une ressemblance avec Johnny Depp lorsque ce dernier apparaît dans Les Griffes de la nuit[18]. À noter qu'Ulrich et Campbell avaient déjà travaillé ensemble dans Dangereuse Alliance. Ils pensent alors que cette expérience va les aidés à être plus détendus entre eux, ce qui permettra une représentation plus naturelle de la relation entre leurs personnages[25]. N'étant pas parvenu à obtenir le rôle de Billy Loomis, Kevin Patrick Walls obtient malgré tout le rôle mineur de Steve Orth, le petit ami de Casey Becker. David Arquette fut lui aussi approché pour le rôle de Billy Loomis mais fut plus intéressé par le rôle de Dewey Riley, le grand frère de Tatum[21]. Le rôle, décrit comme étant un « bellâtre », fut tout d'abord mal adapté pour le physique assez mince d'Arquette mais ce dernier fut quand même autorisé à passer l'audition. Craven apprécie son approche plus douce et amusante au personnage et lui donne alors le rôle[17].

Matthew Lillard auditionne pour le rôle de Stu Macher, petit ami de Tatum et ami de Billy Loomis par chance. C'est en accompagnant sa compagne de l'époque à une audition ayant lieu dans le même bâtiment, mais sans rapport avec les auditions de Scream, que la directrice de casting Lisa Beach vu Lillard dans un couloir et lui demanda de passer l'audition[18]. Il remporte ensuite le rôle avec une « férocité incroyable »[22].

Le rôle de Randy Meeks fut partagé entre Jamie Kennedy et Breckin Meyer[18]. Les producteurs favorisent Jamie, le croyant meilleur pour incarner le rôle[18]. L'acteur s'attire les louanges de Wes Craven en rajoutant des touches humoristique au personnage lors de l'audition[2]. Kennedy n'ayant jamais eu de rôles importants auparavant, il a failli ne jamais remporter le rôle car le studio voulait un acteur beaucoup plus connu[19]. Les producteurs ont alors insisté sur le fait qu'il est le meilleur choix pour jouer le rôle et se sont battus pour le lui offrir[19]. À noter que ce personnage est en quelque sorte une personnification de Kevin Williamson lui-même[33].

Roger L. Jackson, la voix de Ghostface, fut choisi après plusieurs semaines de casting local à Santa Rosa, ou des scènes de Scream furent tournées[34]. Les producteurs décident que la contribution de Jackson est parfaite et ils décident de le garder[35]. Wes Craven décrit la voix de Roger L. Jackson comme étant une voix « intelligente » et « effrayante », irremplaçable par la suite pour la saga[36]. Pour faciliter leur performance, Jackson ne fut jamais autorisé à rencontrer les autres acteurs, les empêchant de mettre un visage sur sa voix. Durant le tournage, Jackson était présent sur le tournage mais dans un coin privé, leur parlant à l'aide d'un véritable téléphone pour les aider dans leur performances[21]. Il se trouvait présent lors de la scène de Drew Barrymore, derrière une fenêtre, pouvant donc la voir jouée[37].

D'autres acteurs secondaires complètent la distribution du film : W. Earl Brown qui interprète le cameraman de Gale, Kenny, Joseph Whipp interprète le shérif Burke, Laurence Hecht joue le rôle de Neil Prescott, le père de Sidney et C.W. Morgan joue le père de Billy, Hank Loomis. Quant à Liev Schreiber, il joue le rôle mineur de Cotton Weary, l'amant de Maureen Prescott accusé à tort du meurtre de cette dernière. Schreiber reprendra son rôle dans Scream 2 et Scream 3 avec un temps de figuration beaucoup plus important. L'actrice Linda Blair également fait une petite apparition en tant que journaliste devant le lycée après l'attaque sur Sidney[26]. Henry Winkler apparaît en tant que le proviseur Himbry, le proviseur désagréable. Il fut non crédité pour que le public ne perde pas l'attention sur le groupe des jeunes acteurs principaux[21]. Henry Winkler joue le rôle de Fonzie dans la série Happy Days et, avant de se faire tuer dans Scream, se recoiffe exactement comme il le faisait régulièrement dans la série. Une des deux cheerleaders présentes dans les toilettes du lycée juste avant que Sidney ne se fasse attaquer par le tueur est jouée par la petite amie de Skeet Ulrich de l'époque[2].

C'est pendant le tournage du film que les acteurs Courteney Cox et David Arquette se rencontrent. Après s'être mariés le , ils mettent au monde une petite fille, Coco Riley Arquette, née le mais Cox et Arquette se sont séparés pendant le tournage de Scream 4 après 11 ans de vie commune. Leur séparation fut annoncée en novembre 2010 et le , David entame une procédure de divorce pour « différends irréconciliables »[38].

Par ailleurs, Lisa Beach, la directrice de casting, fait également un caméo dans la peau d'une journaliste[39].

TournageModifier

 
Sonoma Grammar School, le lycée qui servira de lycée fictif du film appelé le Woodsboro High School.

Le tournage de Scream se déroule sur une période de 8 semaines entre le 15 avril et le , avec 15 millions de dollars de budget[40]. Les frères Weinstein voulaient alors tourner le film à Vancouver au Canada car ils pouvaient économiser un million de dollars comparé à un tournage aux États-Unis[18]. Mais Wes Craven fut catégorique sur le tournage aux États-Unis car il souhaitait un film qui fasse « vraiment américain », si bien que lui-même aurait voulu se retirer du projet avant que les frères Weinstein décident de garder la production sur le territoire américain[18]. La Caroline du Nord fut alors une possibilité de repérage pour l'équipe avant que ces derniers ne se rendent compte que les sites trouvés nécessitaient pour le film la construction de vastes bâtiments, des réparations et des modifications ajoutant des frais bien trop élevés[17].

Les repérages se dirigent vers la Californie, dans le Comté de Sonoma et les villes de Santa Rosa, Healdsburg et la Tomales Bay voisine. La maison du personnage de Casey Becker se trouve au sud-est de Santa Rosa, sur la route de montagne de Sonoma, directement face à la maison utilisée pour le film d'horreur Cujo, sorti en 1983[21]. La maison de Sidney Prescott est située près de Calistoga, au nord de Santa Rosa[34]. La maison de Dewey et Tatum est située sur la McDonald Avenue à Santa Rosa, à côté des maisons utilisées pour les films Pollyanna sorti en 1960 et L'Ombre d'un doute d'Alfred Hitchcock de 1943[41]. La maison du personnage de Stu Marcher, qui est le lieu de l'ensemble du troisième acte du film, se trouve sur Tomales Road à l'est de Tomales Bay. Cette maison était devenue disponible après le décès de ses propriétaires[21]. La place de la ville de Woodsboro, incluant la fameuse fontaine où l'ensemble des acteurs principaux se réunissent pour tourner une scène clé au début du film, est représentée par la place de la ville de Healdsburg[34]. Le vidéoclub dans lequel travaille Randy se nomme le Bradley Video et se trouve aussi à Santa Rosa[42].

Pour ce qui est du lycée de Woodsboro, Craven désire un bâtiment qui fasse « américain »[18] et les producteurs se tournent très vite vers le lycée Santa Rosa High School. La commission scolaire insiste pour lire le script et s'oppose très vite à la violence contre les adolescents et les dialogues sombres incluant ceux du proviseur fictif du film[21]. Les journaux locaux critiquent le projet et les parents d'élèves de s'opposent au tournage du film dans l'enceinte du lycée. Ces oppositions sont probablement aussi dues à la violence du film qui rappelle l'enlèvement et l'assassinat de Polly Klaas trois ans auparavant[18]. Les producteurs ont tout de même reçu le soutien de certains élèves de l'école mais aussi des résidents locaux qui ont reconnu que des avantages économiques seraient générés grâce à la présence du film. D'autres ont plaidé pour les droits du premier amendement du film. Le différend a entraîné un débat de 3 heures qui se déroule le 16 avril, un jour après que le tournage du film devait commencer. Ne voulant pas être retardé, Wes Craven commença le tournage du film comme prévu la veille.

Il commence le tournage avec la scène d'ouverture qui met en avant Drew Barrymore[19]. Celle-ci est tournée en 5 jours[23]. Pour l'anecdote, lorsque Ghostface brise une fenêtre avec sa tête et que Casey l’assomme avec son téléphone, c'est Wes Craven qui est caché sous le costume et qui, par ailleurs, s'est vraiment pris un coup[2]. Aussi, Drew Barrymore étant très concernée par la protection des animaux, Wes Craven utilise la sensibilité de l'actrice en lui racontant des histoires sur des animaux malmenés et torturés pour parfaire son jeu pendant la scène[43]. Puis, le débat avec le Santa Rosa High School touche à sa fin : l'accès au lycée est refusé[26]. La production est donc contrainte de trouver un autre emplacement pour l'école et fini le tournage au Sonoma Community Center, dans le sud-est de Santa Rosa[19]. En échange, Wes Craven mit dans le générique de fin, dans la section « remerciements spéciaux », la phrase assassine « aucun remerciement au conseil d'administration de la Santa Rosa High School. »[2]

 
Photographie de la maison utilisée comme celle du personnage de Stu Marcher, lieu impliquant les quarante dernières minutes du film représentant 21 nuits de tournage, prise en septembre 2017.

Le tournage est critiqué dès le départ. Bob Weinstein détesta le masque de Ghostface, pensant qu'il n'était pas effrayant et même idiot[18]. Après avoir examiné toutes les images de la scène d'ouverture, le studio avait peur que le film parte dans une direction non désirée. Ils pensent même à remplacer Wes Craven[18]. Pour diminuer les inquiétudes du studio, Wes Craven et Patrick Lussier ont dessiné une version grossière de la scène d'ouverture de 13 minutes pour montrer comment le film pourrait être achevé[26]. Après avoir visionné les nouvelles images, le studio laisse Wes Craven à sa place de réalisateur[26]. Bob Weinstein, après avoir vu le masque en action, fut finalement convaincu.

Roger L. Jackson passait de véritable appels aux acteurs pour les besoins de certaines scènes. Les appels étant mis sur écoute aux États-Unis, l'équipe fut contactée par la police qui voulait s'assurer que personne n'était réellement harceler[2].

Le troisième et dernier acte du film, plus de 40 minutes au total, est tourné dans une maison à Tomales pendant une durée de 21 nuits[18]. Ces scènes concernent la soirée à la fin du film lorsque Ghostface fait son apparition pour éliminer les personnages principaux restants. La scène, intitulée « Scène 118 » est considérée comme la plus difficile à avoir été tournée lors du tournage de Scream puisqu'elle prend place dans un seul lieu où l'histoire de plusieurs personnages évoluent et où plusieurs trouvent la mort[21]. Les acteurs et actrices ont passé des jours et des jours à entreprendre des scènes physiquement et émotionnellement intenses, couverts de faux sang et de fausses blessures[21]. Comme la scène se passe en soirée, toute l'équipe du film a dû tourner leurs scènes jusqu'à l'aube[18]. Une fois cette scène en boîte, l'équipe technique du film portèrent des tee-shirts avec l'inscription « I Survived Scene 118 » (j'ai survécu à la scène 118)[2].

Une semaine avant la fin du tournage, le directeur de la photographie, Mark Irwin, est licencié. Après que Craven eut jeté un coup d’œil aux images tournées, il trouve que les scènes sont floues et inutilisables[18]. Il fut alors ordonné à Irwin de virer toute son équipe mais il rétorqua que si son équipe était virée, alors il faudrait le virer aussi, ce que les producteurs décident de faire. Irwin est ensuite remplacé par Peter Deming qui finit le film[18].

Effets visuels et designModifier

 
Un couteau Bowie, utilisé par le tueur du film.

Pour produire les nombreux effets horrifiques du film, les producteurs font appel à l'équipe du KNB Effetcs, à savoir Howard Berger, Robert Kurtzman et Gregory Nicotero[21].

Une de leurs premières tâches est de créer le masque du tueur. Dans son scénario, Williamson avait seulement décrit l'antagoniste comme un "tueur masqué", ce qui n'a donné à Wes Craven aucune information spécifique sur le type de masque à utiliser ou comment cacher le corps du tueur[21]. Pendant les repérages du film, Maddalena découvre le fameux masque[14] de celui qui sera plus tard surnommé Ghostface, dans une maison[14] ayant précédemment servi pour le film L'Ombre d'un doute[18]. Craven voulait tout de suite l'utiliser, mais le masque appartiens à la société Fun World, une société de déguisements. À l'époque, Fun World avait créé ce masque pour la saison d’Halloween de 1991 / 1992 et l’avait intitulé « The Peanut-Eyed Ghost »[44], soit en français le "fantôme aux yeux de cacahuète". On annonce à Wes Craven qu'il doit lui même en créer un pour que la production puisse s'en servir[18]. KNB développe plusieurs croquis de masques à têtes et formes différentes mais néanmoins monstrueuses, certaines ayant même des crocs. Craven ne trouve néanmoins aucun croquis ressemblant à celui de Ghostface pour une éventuelle utilisation lors du tournage. Avec KNB, ils ce basent finalement sur le design du masque de Ghostface pour créer leur masque, en y apportant quelques modifications pour éviter toute violation de droits d'auteur. L'équipe réalise plusieurs moules mais Craven ne trouve aucun masque assez bien pour combler ses attentes[18]. Prêt à tout pour utiliser le masque, Wes Craven convainc finalement le studio pour approcher Fun World. Ils en obtiennent tous les droits pour l'utilisation du masque[21].

Pendant que les négociations étaient en cours, KNB réussit à créer un masque en mousse fine, ressemblant à celui de Ghostface qui fut utilisé à deux reprises sur le tournage : pour la scène d'ouverture avec le personnage de Drew Barrymore et pour l'assassinat du proviseur Himbry. Craven déteste ce masque en raison d'une faible ressemblance avec l'original et utilise le masque de Fun World pour le reste du tournage[21]. Plusieurs rumeurs font état que le masque serait aussi inspiré par le tableau Le Cri d'Edvard Munch[45]. Ce dernier montre un visage de quelqu’un qui pleure et crie en même temps ; la styliste Brigitte Sleiertin a déclaré que le masque affichait différentes émotions : « C’est un masque au regard horrible, un regard désolé, un regard frénétique ». Le masque de Ghostface représente le reflet de ses propres victimes contrairement au masque sans expression de Michael Myers dans Halloween ou Jason Voorhees dans Vendredi 13 où toute l’expression passe dans le regard. Ici le masque reflète la peur exagérée des victimes, tel un miroir[44].

Le déguisement qui cache le corps du tueur devait être à la base tout blanc lors de la production du film, pour faire en sorte que le costume du tueur ressemble vraiment à un fantôme. Mais de peur que les gens comparent le ce dernier à la tenue des membres du Ku Klux Klan, la production décida de changer la couleur et opte pour du noir[2].

KNB Effects produit plus de cinquante gallons de faux sang, composés de sirop de maïs et de colorants alimentaires afin de créer les effets visuels pour les blessures graves[19]. Pour tout le tournage, plus de 200 litres de faux sang fût utilisés[6]. Pour l'effet de pénétration des couteaux dans la peau ou à travers les habits lorsque le tueur poignarde les personnages, la production utilise des lames rétractables pour éviter des blessures quelconques[21]. Dans l'une des dernières scènes du film, c'est un parapluie rétractable qui est utilisé tandis que Skeet Ulrich portait un gilet de protection sous son haut pour éviter d'être blessé en tournant une scène de combat avec la doublure de Neve Campbell. Pendant le tournage de cette scène, Skeet Ulrich fut quand même poignardé à la poitrine, le deuxième coup de la doublure manqua le gilet de protection. Cette blessure nécessita alors une opération de chirurgie cardiaque ouverte. La véritable douleur de l'acteur fut capturée pendant le tournage et utilisée dans le montage final de Scream[21].

Quant à Rose McGowan, elle tourne véritablement dans une chatière de porte de garage pour les besoins du tournage de scène de mort de son personnage mais elle fut si petite qu'elle tomba à plusieurs reprises. L'équipe technique devra clouer le tee-shirt de l'actrice à l’intérieur de la porte de garage pour éviter qu'elle tombe à nouveau[30].

Les deux effets visuels les plus compliqués que l'équipe ait dû réaliser restent la conception des cadavres des personnages joués par Drew Barrymore et Kevin Patrick Walls[19]. Les détails de leur mort implique que qu'ils soient « vidés » de la cage thoracique au bassin, creusant le torse où se trouvent les organes internes[46] et les intestins dégoulinant de leur plaie[22]. Ensuite, pour permettre à Kevin Patrick Walls de pouvoir encore bouger après que son personnage se soit fait éventrer, KNB conçut une chaise sans dossier où l'acteur se tenait à genoux en posant seulement la tête sur le mannequin représentant son personnage[19]. Le mannequin représente le torse et les jambes du personnage et fut habillé de la même façon que l'acteur pour donner l'illusion que ce dernier et le mannequin ne font qu'un[19]. Le mannequin possédait un "abdomen" rempli de caoutchouc, de latex et de morceaux de gélatine remplis de sang, représentant les organes internes qui peuvent tomber tout seuls pour le besoin du tournage[19]. Le second effet visuel impliquait le personnage de Drew Barrymore qui est en plus pendu à un arbre. L'équipe reproduit alors une approche similaire que pour celle utilisée pour le personnage de Walls à la différence que c'est tout le corps de l'actrice qui est reproduit car il était impossible de pouvoir cacher le corps de Drew Barrymore et de montrer en même le cadavre de son personnage éventré[19]'[21].

PostproductionModifier

Après la fin du tournage en juin 1996, Craven doit attendre deux mois durant lesquels il finira le film. Il rencontra des conflits répétés avec la Motion Picture Association of America (MPAA) concernant les aspects de certaines scènes. Il fut forcé de limiter les côtés les plus sombres et sanglants de celles-ci pour éviter une interdiction aux moins de 17 ans (NC-17), cette interdiction étant considérée comme un échec pour le film au box-office avant même sa sortie. À noter qu'à cette époque, les cinémas et les magasins refusaient très souvent de stocker des produits classés NC-17[21]'[47]. Bien que Dimension Films avait déjà produit des films ayant eu la même interdiction auparavant, l'interdiction aux moins de 17 ans rendait ces films très difficiles sur le marché, attirant très peu de spectateurs.

« Je suis un réalisateur qui peut faire quelque chose de très bien mais qui n'est pas permis à apparaître à l'écran. Et, comme ils ont fait sur Scream, ils visent l'intensité. Ils diront « ce n'est pas les prises, ce n'est pas le sang, c'est juste trop intense. »

- Wes Craven[22]

Dimension Films désespérait d'obtenir un classement R (les mineurs de moins de 17 ans doivent être accompagnés d'un adulte). Les producteurs estimèrent que les censures exigées à Scream enlèveraient des éléments clés du film, réduisant dans le même temps sa qualité[19]. La scène d'ouverture mettant en scène Drew Barrymore fut l'une des parties les plus difficiles à traiter pour la MPAA qui exigea une censure au sujet de la cruauté de la scène. Wes ment alors à la MPAA, clamant qu'il n'a qu'une seule prise de la scène et qu'elle se retrouve dans l'impossibilité d'être changée. La MPAA autorise finalement l'apparition de la scène[21].

Craven envoie 8 prises pour traitement à la MPAA. Les scènes problématiques qui ont dû obtenir une censure incluent la mort de Steve Orth (il est exiger de ne pas faire apparaître les mouvements des organes internes), la scène où le personnage de Kenny est égorgé (la MPAA déclarant que la grimace de l'acteur était trop choquante, la scène fût raccourcie) tandis que la scène où la nuque du personnage de Tatum est brisée dut être également écourtée[22].

La MPAA se retrouva embêtée avec l'une des scènes finales, particulièrement sanglante, où les tueurs se poignardent l'un et l'autre. Il est alors improbable que le film soit en mesure d'atteindre un classement R sans autres censures significatives[22]. Avec la date de sortie du film qui se rapproche, Bob Weinstein intervient lui-même dans la production et contacte la MPAA. Il pensait que la MPAA avait mal compris à quel genre de films appartenait Scream, comprenant mal le film en lui-même, se concentrant beaucoup trop sur les éléments horrifiques[18]. Bien que Weinstein pensât également que le film était très porté sur l'horreur, il rappelle néanmoins que Scream est une satire et comportait de nombreux moments comiques[48]. Il n'est pas seulement un film glorifiant la violence[18].

La MPAA revit alors sa décision peu de temps après et le film obtient le classement R[16]'[19].

MusiqueModifier

L'album comprenant les musiques qui figurent dans Scream sort le sur le label TVT Records. L'album présente plus de 11 musiques, qui apparaissent dans plusieurs scènes du film, avec en plus la mélodie appelée « Trouble In Woodsboro/Sidney's Lament » réalisée par Marco Beltrami[49]. La version de School's Out d'Alice Cooper apparaît dans le film quelques minutes après la fermeture du lycée de Woodsboro mais est ensuite remplacée dans l'album par une cover de The Last Hard Men. Une version acoustique de la musique Don't Fear The Reaper de Blue Öyster Cult, chantée par Gus Black, apparaît en fond lorsque Sidney et Billy discute de leur relation au début du film. L’analyste Jeff Smith décrit ce choix de musique en disant :

« Un commentaire ironique sur la brutalité de l'ouverture du film que nous venons de voir. Plus important encore, par ailleurs, l'allusion à l'œuvre original de Blue Öyster Cult, son titre et sa signification est assez drôle. Alors que le titre parle de la faucheuse (The Reaper) comme étant un symbole de mort, le film nous présente non seulement une personne cachée sous ce costume de fantôme qui la représente mais aussi la rage de cette dernière qui s'abat sur les autres personnages. L'ironie ici bien-sûr c'est que Billy, présent dans la scène, se révélera être l'un des deux tueurs et donc une « faucheuse » à craindre. »[50]

La musique Red Right Hand de Nick Cave and the Bad Seeds est non seulement utilisée pour le premier volet mais aussi pour Scream 2 et Scream 3. D'ailleurs, dans le troisième film, Nick Cave chante une version spécialement écrite pour le film. Une autre version du clip vidéo de la musique Drop Dead Gorgeous de Republica, dévoilant également des passages du film, fut diffusée sur des chaînes musicales comme MTV. Bien que la musique puisse être entendue dans le film, elle ne figure pas dans l'album. Ce dernier ne fut pas considéré comme un succès lors de sa sortie, à défaut de ne pas apparaître dans le Billboard 200[51]. All Music note l'album 3 étoiles sur 5[52].

La chanson Red Right Hand de Nick Cave and the Bad Seeds sert aussi de générique à la série Peaky Blinders.

Bande originaleModifier

Genèse musicaleModifier

La bande originale de Scream est composée par Marco Beltrami, qui n'avait alors travaillé que sur deux films à petit budget. Julie Plec, l'une des assistantes de Wes Craven sur le tournage, avait demandé un compositeur « nouveau, moderne et merveilleux »[21]. Le nom de Beltrami est alors prononcé par plusieurs personnes[21].

Il est contacté pour qu'il puisse donner des échantillons de son travail. Impressionné par ce qu'il venait d'écouter, Wes Craven demande à Beltrami de venir sur le tournage pour voir l'ouverture du film, soit 13 minutes qui contiennent l’introduction de Scream et la mort du personnage de Drew Barrymore[21]. Beltrami est chargé de composer un morceau pour cette scène, qui sera ensuite examinée par les producteurs et les frères Weinstein[21].

Beltrami est ensuite engagé pour la composition totale de la musique de Scream, basée uniquement sur le premier morceau de musique pour la scène d'ouverture[55].

En raison de son début de carrière, Beltrami n'avait aucune base dans la conception d'une bande originale de film d'horreur. Wes Craven et Patrick Lussier l'ont aidé sur la façon de composer une musique qui augmenterait la tension et qui saurait accentuer les moments les plus intenses du film[55]'[56].

Wes Craven voulait que la musique élève intentionnellement la tension pendant les scènes qui pouvaient rappelez au spectateurs certaine situation ou tension similaire qu'ils avaient pu trouvés dans d'autre scène de film d'horreurs. Comme exemple : le volume est augmenté lorsque l'on veux faire croire que le tueur ce cache derrière une porte alors qu'il n'y a personne à l'ouverture de celle-ci[21].

Marco Beltrami décide de composer la musique en prenant soin de ne pas respecter le style de musique de film d'horreur habituel. Il s'inspire d'un style se rapprochant plus des films de western, prenant des influences d'Ennio Morricone, compositeur de plusieurs westerns[57]. Dans les années qui suivent la sortie du film, cette bande originale devient culte[58].

Composition des morceauxModifier
 
Marco Beltrami, ici en 2013, a composé la musique du film et celle de ses trois suites

Lors de la composition du thème musical pour le personnage de Dewey, Beltrami approche le personnage comme étant un shérif de l'ouest sauvage et bizarre en utilisant un accompagnement de guitare dans le style de Morricone[59]. Le thème du personnage de Sidney Prescott, nommé « Sidney's Lament », représente l'arrangement d'une chorale de femmes qui jouent par rapport à la tristesse du personnage. La voix principale que l'on entend tout au long de la mélodie représente la voix du personnage, pleurant la mort de sa mère selon Marco Beltrami[56]. Par ailleurs l'interprète de la voix principale sur la mélodie se nomme Rose Thompson et se contente de personnifier toute la féminité et la fragilité du personnage de Sidney[60]. Ce morceau est jugé comme étant la plus belle mélodie que Beltrami est réalisé pour le cinéma de toute sa carrière. Christian Clemmensen de Filmtracks nomme les voix de cette musique comme étant « obsédantes » ainsi que comme les « voix de la franchise ». La mélodie fut ensuite utilisée dans tous les films de la saga[61].

Pour le morceau « Altered Ego », utilisé pour la confrontation finale avec le tueur; des « vagues » de vents, de sourdines, des trompettes dans l'aigu, des « blocs » massifs de trombones/cors, et des cordes stridentes entre autres seront utilisés pour la création de cette mélodie[60]. Dans le morceau « Chasing Sidney », ses rythmes cuivres/percussions syncopés, typiques des musiques d'action/terreur de Beltrami, composent la mélodie qui en font un morceau massif qui représente la scène ou le tueur poursuit Sidney chez elle. À noter le rôle des effets électroniques toujours utilisés en arrière-plan sonore afin d'accentuer le côté terrifiant et paniquant de la musique[60]. Marco Beltrami apporte une véritable dimension émotionnelle au film, car entre deux déchaînements orchestraux, le compositeur n'hésite pas à glisser « A Cruel World », morceau poignant qui évoque l'isolement de Sidney, tentant d'oublier les mauvais souvenirs qui resurgissent après les premiers meurtres. Le morceau s'impose ici par la fragilité de sa ligne mélodique de piano accompagnée par une harpe, quelques cordes et la voix féminine liée à Sidney. C'est cette tristesse quasiment introspective qui apporte une émotion rare dans ce score horrifique, Beltrami ayant ainsi parfaitement su retranscrire toute la dimension dramatique et humaine de l'histoire, liée au personnage de Sidney Prescott, apportant par la même occasion un relief considérable au score[60].

« Trouble In Woodsboro » s'impose aussi par son ambiance plus mystérieuse où Beltrami dévoile ici une autre facette de son style, celle des rythmiques électroniques pop et des synthés modernes. La rythmique et les synthés évoquent bien évidemment ici l'univers musical des adolescents de Woodsboro dans la scène où l'on découvre que Casey et son petit ami ont été assassinés. L'ambiance qu'apporte la musique dans cette scène est particulièrement excitante, un mélange de mystère inquiété et d'appréhension[60]. Le dernier morceau qui représente la BO du premier Scream se nomme « NC-17 » qui illustre la scène d'amour entre Sidney et Billy, basé sur une nouvelle reprise vocale poignante du thème de Sidney sur fond de rythmiques électroniques modernes plus sensuelles. Toute la beauté et la fragilité du personnage de Neve Campbell sont illustrées ici dans ce morceau jugé de « magnifique » et « incontournable » de la bande originale de Scream[60].

À noter l'absence dans l'album de la mélodie qui représente le prologue long d'une dizaine de minutes représenté par une puissance orchestrale redoutable due à des orchestrations parfois assez inventives et des combinaisons instrumentales plutôt personnelles. Beltrami n'hésite pas par exemple à faire intervenir les vents souvent laissés de côté dans ce genre de grosse partition orchestrale agitée, de même que les cuivres sont souvent utilisés de manière massives dans l'aigu avec les fameux « cuivres hurleurs » chers au compositeur, une sorte de manière de jouer musicalement sur le titre du film, Scream (qui veut dire « hurler »). Le prologue se termine sur une véritable lamentation chorale/orchestrale absolument poignante pour la mort de Casey, une sorte de bref "Requiem" déchirant qui annonce déjà la dimension plus dramatique de la musique de Scream[60].

AlbumsModifier

Album Scream/Scream 2 (1998)Modifier

L'album de ses compositions est commercialisée par le label Varèse Sarabande le , avec un CD du nom de Scream/Scream 2, qui contient également la bande originale de Scream 2[62]. La bande originale du premier volet contient seulement 6 pistes : Sidney's Lament, Altered Ego, A Cruel World, Trouble in Woodsboro, Chasing Sidney et NC-17[62]. Les 6 mélodies forment une bande son de seulement 12 minutes, comparée à une heure de musique réalisée pour le film et les 30 minutes voire 40 ou 45 de bande son que l'on retrouve généralement dans d'autre films[62]. Certains critiques ont estimé que ces quelques minutes commercialisées étaient le résultat d'un coût trop élevé pour les compositeurs pour vendre leur musique, si on prend également en compte que le Varèse Sarabande était réticent à payer[63].

La bande originale de Scream/Scream 2 est globalement bien accueillie par la critique. Mikael Carlsson déclare qu'il s'agit « d'une des plus intrigantes bande originales d'horreur depuis des années »[64]. Filmtracks.com déclare même que la bande a désormais un « statut de culte », la notant 3 étoiles sur 5[58].

Album de composition complet (2001)Modifier

Conscient de la popularité de la musique composée par Marco Beltrami, le label Varèse Sarabande édite le un cd limité à 2000 exemplaires, intitulé Scream: The Deluxe Edition, comportant l'intégralité du score réparti sur 25 pistes pour un total de 63 minutes, soit plus de 50 minutes de musique inédite par rapport au premier cd sorti en 1998.

AccueilModifier

Promotion et sortie en salleModifier

L'avant-première du film a lieu le dans l'un des cinémas de la chaîne AMC Theatres à Westwood à Los Angeles[66]'[67]. Bob Weinstein décide alors de sortir le film le 20 décembre, une date que beaucoup de personnes critique car il s'agit de la période de Noël, là où se sont les films familiaux qui sortent le plus fréquemment et sont les plus attendus[18]. Weinstein avoue qu'il s'agit de la meilleure période pour une sortie du film car les amateurs du genre et les adolescents n'avaient habituellement rien à regarder[18].

Après les premiers résultats du film lors de son week-end de sortie avec des recettes s'élevant à seulement 6,3 millions de dollars[68], il est discuté que cette date de sortie n'était pas appropriée et serait la cause de l'échec du film. Mais à contrario, le film surprend dès sa deuxième semaine de sortie, en augmentant ses recettes. Il poursuit sur cette même route durant les semaines suivantes atteignant la barre des 100 millions de dollars et les éloges de la critique[18].

Accueil critiqueModifier

Scream est acclamé par les critiques. Ces dernières apprécient beaucoup les références aux films d'horreurs pour adolescents des années 1980 et leur « interminable série de suites de films ratées » dans le slasher de Wes Craven[69]. Basé sur 71 critiques de professionnels, Scream obtient un résultat de 79 % d'avis favorables sur le site de critiques américain Rotten Tomatoes, argumentant « la déconstruction subversive du genre par l’icône de l’horreur Wes Craven est sournoise, pleine d’esprit et étonnamment efficace en temps que slasher elle-même, même si elle est un peu trop insolente pour certains. » [70]. Du côté des spectateurs, sur plus de 478 000 critiques en avril 2019, ce même site fait état de 79 % d'avis favorable[70]. Le site Metacritic affiche un score de 65 sur 100 basé sur 25 critiques, indiquant « un film aux avis généralement favorable »[71]. Selon ce même site, Scream est à la 42e place des meilleurs films sortis en 1996 et 3e des films les discutés lors de cette même année[71].

Kevin Thomas du Los Angeles Times nomme Scream comme étant « une bravoure » et le complimente pour le fait qu'il soit « effrayant et horrible à la fois »[72]. Adam Smith d'Empire le décrit comme « intelligent, rapide et drôle »[73]. Le scénario de Williamson a aussi été salué par la critique, décrit comme « diaboliquement intelligent » et « ayant une intrigue passionnante qui mêle habilement ironie, auto-référence et une réflexion sur la société avec des frissons et beaucoup de sang »[74]. Time Out London salue également l'intelligence du film mais aussi les frayeurs qu'il procure, tout en louant la très bonne performance du casting en rapportant « enfin un film d'horreur pour lequel on peut crier positivement »[75]. Film4 cite Freddy sort de la nuit, le propre film de Wes Craven, et son casting de personnages à demi-conscients comme étant une source d'inspirations pour Scream mais déclare que, tandis que Freddy sort de la nuit est un « noble échec », bien que « très intelligent » mais malheureusement « pas très effrayant », Scream est « non seulement effrayant, mais il est à couper le souffle à partir de sa scène d'ouverture. Il est tout simplement terrifiant. »[76]. Roger Ebert du Chicago Sun-Times donne une très bonne critique au film, accordant 3 étoiles sur 4 en appréciant « les éléments comiques et la conscience des personnages tout au long de l'histoire » mais fut tout de même confus quant à savoir si le niveau de violence du film « n'est pas décrédibilisé par la façon ironique dont le film se sert pour aborder son sujet et le dépeindre. »[77] Janet Maslin de The New York Times ne fut pas aussi enthousiaste déclarant que « pas beaucoup d'éléments dans Scream sont terrifiants »[78]. En dépit d'être critique de film lui-même, rapportant qu'il s'agit « d'une expérience qui avait besoin de plus de temps en laboratoire »[78], Variety complimente le casting du film, dont notamment Neve Campbell et Skeet Ulrich qu'il décrit comme « charismatiques »[79]. Owen Gleiberman de Entertainment Weekly annonce que le film est « un hommage drôle et astucieusement déstabilisant à des films comme Le Monstre du train, New Year's Evil et Les Griffes de la nuit[80]. »

En France, Scream est également très bien reçu, notamment sur Allociné ou il obtient 3,5 étoiles sur 5 côté spectateurs[81]. Stéphane Bouquet, pour le Cahiers du cinéma, déclare que le film est « l'un des meilleurs de Wes Craven ». Philippe Rouyer du Positif avoue volontiers que pour lui « Scream est à la fois l'analyse pertinente d'un certain cinéma d'horreur et un de ses meilleurs fleurons ». Les deux critiques accordent 5 étoiles sur 5 pour le film[82].

Box-officeModifier

Lors de son premier weekend d'exploitation aux États-Unis, Scream est projeté dans 1413 cinémas et rapporte un total de 6,3 millions de dollars[68] . Il se classe second derrière Beavis et Butt-Head se font l'Amérique[68]. Puis, les recettes du film augmentent progressivement de jour en jour, obtenant 87 millions de dollars lors de sa sortie initiale[19]. Il ressort au cinéma le où il obtient 16,2 millions de dollars de plus[83], terminant son exploitation cinématographique à un total de 103 046 663 $ en Amérique du Nord[68]'[84]. Malgré la concurrence au box-office avec des films comme Jerry Maguire avec Tom Cruise et Mars Attacks de Tim Burton, sa sortie pendant les vacances de Noël, Variety le qualifiant même de flop avant sa sortie[17], Scream devient le 15e plus grand succès de l'année 1996 dans le monde et le 13e aux États-Unis[68], se plaçant même aux côtés d'énormes blockbusters sortis cette année-là comme Independence Day et Mission impossible. Scream fut diffusé au cinéma pendant près de 8 mois[18]'[72].

En 2019, Scream est le 677e plus gros succès dans le monde de tous les temps[68]. Sans compter l'inflation, Scream est le 20e film d'horreur le plus rentable de tous les temps et détient le record à l'époque du plus grand succès de tous les temps du genre slasher sur le sol Nord américain, suivi par Scream 2 et Scream 3[85]'[86]. Il faudra attendre 21 ans et la sortie de Halloween de David Gordon Green pour que Scream cède sa place. Scream aurait pratiquement doublé son score de nos jours au box-office US en atteignant les 206 millions de dollars. Ce qui signifie qu’Halloween aurait du faire environ 346 millions de dollars pour battre Scream si on prend en compte l’inflation[87].

En France aussi, Scream est un énorme succès. Il obtient 335 687 entrées lors de sa première semaine de sortie, pour un total de 2,2 millions d'entrées au box-office en fin de carrière[88]. Il s'agit du second plus grand succès de la saga en France après le troisième volet.

Avec 173 046 663 $[68] récoltés dans le monde entier, pour un budget de 15 000 000 $, Scream est également le plus grand succès de la saga tout revenus confondus[68]. Il représente aussi le plus gros succès de la carrière de Wes Craven[89].

Pays Box-office
  États-Unis 103 046 663 $[68]
  France 2 207 347 entrées
  Mondial 173 046 663 $[68]

ControversesModifier

Dans les années qui ont suivi la sortie de Scream, plusieurs incidents inspirés du film se sont produits.

Aux États-UnisModifier

En , Mario Padilla, âgé de 16 ans à cette période, et son cousin Samuel Ramirez, âgé de 14 ans, poignardent la mère de Mario Padilla, Gina Castillo, à 45 reprises. L'affaire est connue sous le nom de « Scream murder » et deviendra la cible privilégiée des médias après que les adolescents ont raconté s'être inspirés de Scream et Scream 2. Les deux gamins ont ensuite raconté avoir eu besoin d'argent pour acheter deux déguisements du tueur du film ainsi qu'un échangeur de voix comme utilisé dans Scream. Durant leur procès, la psychiatre Madeline Levin qui travaillait sur l'effet de la violence sur les enfants, déclare : « Il y avait tout un tas de raisons pour lesquelles ils ont agi de cette façon. Est ce que le film les a aidés ? Absolument. »[90] L'affaire a donc mis en exergue la question de savoir si les films violents ont un effet sur les adolescents, ou si ceux-ci, déjà perturbés mentalement, auraient agi sans voir le film. Le juge John Cheroske a décidé que le lien avec Scream serait interdit et que l'affaire ne soit donc pas référencée en tant que « Scream murder », refusant également l'entrée des médias dans la salle d'audience, avec la ferme intention de juger l'affaire comme étant un meurtre et rien d'autre[91]'[90].

Le , Ashley Murray, âgé de 13 ans, est retrouvé poignardée à de nombreuses reprises à la tête et au dos avant d'être laissé pour mort par Daniel Gill, 14 ans, et Robert Fuller, 15 ans. Le jeune garçon sera retrouvé et sauvé par un homme âgé qui promenait son chien. Les deux agresseurs seontsurnommés « Scream attackers » après qu'il a été affirmé qu'ils avaient visionné le film peu avant l'agression. Ils avaient également des dessins du masque de Ghostface en leur possession. Ils ont en outre été accusés d'attaque physique ainsi que pour possession de drogues et exposition à la magie noire dans leur domiciles[92]. Murray, qui plus tard témoignera contre ses deux agresseurs, dira que le film les avait sûrement influencés à l'agresser[93].

Le , après la fusillade de Columbine et les reportages des journalistes sur l'effet des films, jeux et autres médias violents sur la société, la United States Senate Commerce committee a tenu une audience au sujet de la commercialisation hollywoodienne des films destinés aux adolescents. Le comité se dirigea directement vers les films d'horreurs en particulier donc. La scène d'ouverture de Scream, ou le meurtre du personnage de Drew Barrymore est représenté, fut présenté au comité comme un exemple de couverture médiatique négative qui peut être vu par les jeunes[19]'[94].

En EuropeModifier

En Avril 2000, à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine) : Nicolas, 16 ans, avait mis le fameux masque avant d'agresser son père et sa belle-mère à coups de couteau[95]. Deux jours plus tard, à Sarcelles (Val-d'Oise), un autre adolescent était interpellé, lui aussi affublé du même déguisement et armé d'un couteau, aux abords de la gare[95] ;

Été 2001, à Saint-Cyr-l'École (Yvelines) : cinq jeunes portant le même masque avaient agressé et violé une jeune femme de 21 ans[95] ;

En Novembre 2001, Thierry Jaradin assassine Alisson, sa voisine de 15 ans, d'une trentaine de coups de couteaux à Gerpinnes (Charleroi). Il l'avait invité chez lui, pour, selon l'individu échanger des cassettes vidéos. La il lui aurait fait des avances que la jeune fille aurait refusées ce qui met en rage Jaradin. Il se serait ensuite isoler dans la salle de bain avant de revenir vers elle, dissimuler sous le costume du tueur des films, et de s'en prendre à elle. Il disposa ensuite le corps sur le lit, une rose entre les mains[96]. Il est condamner à la perpétuité.

Le 3 juin 2002, à Saint-Sébastien-sur-Loire (Loire-Atlantique) : un lycéen de 17 ans, revêtu du déguisement du tueur, assassinait Alice, une de ses camarades de classe âgée de 15 ans[97]. L'adolescent, qui selon ses proches ne présentait aucun trouble mental, avait « décidé de tuer quelqu'un », comme il l'a expliqué aux enquêteurs. Après avoir poignardé sa victime à 42 reprises, l'agresseur s'était enfui à l'arrivée d'un voisin qui avait découvert la jeune fille agonisante. Avant de mourir, elle avait eu le temps de donner le nom de son meurtrier. Le 19 novembre 2004, la cour d'assises de Rennes condamne en appel l'assassin à 25 ans de réclusion (alors qu'une peine de 22 ans avait été prononcée en première instance)[98].

DistinctionsModifier

  Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données IMDb.

Après sa sortie, Scream reçoit plusieurs nominations et récompenses incluant le Saturn Award de la meilleure actrice pour Neve Campbell, le Saturn Award du meilleur scénario pour Kevin Williamson et le Saturn Award du meilleur film d'horreur en 1997. Skeet Ulrich et Drew Barrymore reçoivent tous les deux une nomination pour le Saturn Award du meilleur acteur dans un second rôle et de la meilleure actrice dans un second rôle tandis que Wes Craven reçoit une nomination lors de cette même récompense de prix en tant que meilleur directeur[99].

Wes est récompensé du Grand Prix au Festival de Gérardmer[100]'[101]. Scream est aussi élu meilleur film aux MTV Movie Awards de 1997 tandis que Neve Campbell y est nominée pour la catégorie de la meilleure performance féminine[102].

En 2017, le film rejoint la sélection officielle de la seconde édition du Festival des Busters.

Distinctions de Scream
Année Prix Catégorie Nomination Résultat Réf
1996 Awards Circuit Community Awards Meilleur scénario original Kevin Williamson Nomination [103]
Mention honorable Wes Craven
International Horror Guild Meilleur film Scream Lauréat [104]
1997 Saturn Awards Meilleure actrice Neve Campbell [99]
Meilleur film d'horreur Scream
Meilleur scénario Kevin Williamson
Meilleure réalisation Wes Craven Nomination [105]
Meilleur acteur dans un second rôle Skeet Ulrich
Meilleure actrice dans un second rôle Drew Barrymore
MTV Movie Awards Meilleure actrice Neve Campbell [106]
Meilleur film Scream Lauréat
Festival international du film fantastique de Gérardmer Grand Prix du festival Wes Craven [100]'[101]
Online Film & Television Association Meilleur film de science-fiction / fantasy / horreur Cathy Konrad et Cary Woods Nomination [103]
Meilleure actrice dans un film de science-fiction / fantasy / horreur Neve Campbell
1998 American Society of Composers, Authors, and Publishers Top Box Office Films Marco Beltrami Lauréat

AnalyseModifier

 
Exposition d'une réplique du masque de Ghostface en arrière-plan à l'EXPOSYFY au côté d'une réplique du gant aux lames acérées de Freddy Krueger.

Le goût de Kevin Williamson pour les films d'horreur est très marqué dans le scénario qui dispose d'éléments faisant références à des films comme Halloween mais aussi : Vendredi 13, Les Griffes de la nuit, Le Bal de l'horreur et Terreur sur la ligne entre autres[22]. Pour l'anecdote, Williamson écoutait la bande son d'Halloween pour avoir de l'inspiration pendant l'écriture de Scream[22].

Scream est un film qui propose une réflexion sur le genre de l'horreur, utilisant ses codes, ses règles et autres ficelles[107] pour mieux le détourner[108]. Il indique lui-même qu'il est un film d'horreur, par l’intermédiaire de personnages qui commentent l'action en la référant sans cesse au cinéma, comme s'ils avaient conscience de jouer dans un film[109]. La scène ou le personnage de Randy énonce les fameuses règles à respectées pour survivre à un film d'horreur en est une preuve flagrante[3].

Dans son scénario, Williamson a l'idée de déplacer l'action du côté du public. En effet, certains personnages sont des caricatures du public du cinéma d'horreur, ce qui explique en partie le succès de Scream à sa sortie[16]. Pour Wes Craven, Scream utilise des ficelles qui n'avaient jamais fonctionné dans aucun de ses autres films, notamment l'humour[16].

Scream pose également la question de la violence au cinéma, comme pouvant exercer une influence suffisamment forte pour qu’elle soit reproduite dans la réalité, notamment à la fin du film lorsque l'identité des tueurs est révélée. À l'époque, la présence du sang du film fera couler beaucoup d'encre et relancera cette question[110]'[111].

La télévision est un outil utilisé en permanence, ou du moins, très présent[112]. Le personnage de Casey Becker s'apprête à regarder un film avant d'être tué. Sidney ne peut échapper à ses souvenirs à cause des journaux télévisés qui relatent la même chose sur toutes les chaînes. Plus tard dans le film, lorsque Dewey surgit dans la maison de Stuart, il entend des cris mais ce n’est pas la réalité, c’est Jamie Lee Curtis qui hurle dans Halloween[113]'[112]. C’est une intrusion d’un autre film dans le film, et la simultanéité des deux drames accroît la tension. Quant aux nouveautés, il y a une transgression des règles cinématographiques (les face-cam sont généralement interdits). Cependant, ici, on se trouve dans une mise en scène de télévision, ce qui rend le résultat possible[112]. Dans la scène finale, la télévision joue un rôle primordial, en tant qu’objet à proprement parler : Sidney détourne totalement le téléviseur de son rôle réel car elle s’en sert comme arme mortelle contre le tueur[112] : autant signifier par là que le cinéma d'horreur l'a définitivement corrompu[112].

Il y avait aussi les allusions au tueur qu’on ne voyait pas directement, par reflets, ou quand il apparaît dans la pupille du proviseur Himbry, qui vient de mourir. C’est l’utilisation du concept d’octogramme, qui dit que la dernière image qu’une personne a vue avant de mourir s’imprime sur sa pupille[112].

Inspirations et références culturellesModifier

Dans une interview, Williamson déclara que l'une des raisons qui le poussa à travailler sur le scénario est qu'il voulait voir ce film, né de son amour pour les films d'horreurs de son enfance tel que Halloween, prendre forme[114]. D'ailleurs, en hommage à l'œuvre de John Carpenter, le film que regarde le personnage de Randy chez Stuart en compagnie d'autres personnages secondaires n'est autre que ce film. Des extraits de la bande son d'Halloween apparaîtront également dans Scream[115].

L'affaire du tueur de Gainesville Danny Rolling est aussi une source d'inspiration pour le scénariste.

Le film s’inspire ou rend hommage à plusieurs films américains de tout genre, de l'horreur au thriller en passant par la comédie :

  • Halloween : le film de John Carpenter est à plusieurs reprises mentionné dans Scream, notamment dans la scène d'ouverture où le personnage de Casey en fait film d'horreur préféré. Voyant sa fille absente et la maison enfumée, le père de Casey ordonne à son épouse de fuir pour aller se réfugier chez leurs voisins, les MacKenzie, dont le nom est le même que ceux chez qui Laurie envoie Tommy et Lindsey à la fin de Halloween. Quelques minutes plus tard, lorsque Billy est dans la chambre de Sidney, la musique que l'on peut entendre en arrière-plan est Don't Fear the Reaper. Cette musique apparaît dans une autre version chantée dans une scène d'Halloween lorsque les personnages de Laurie et Annie sont en voiture. Lors de la soirée de Stuart, Randy diffuse le film[13] et un peu plus tard, des notes de musiques du film seront directement ajoutées à la bande originale de Scream[116]'[22]. Le nom de famille de Billy Loomis est un hommage au nom du personnage joué par Donald Pleasence[13].
  • Les Griffes de la nuit : le personnage de Billy a pour habitude de s'introduire dans la chambre de Sidney par la fenêtre ce qui est une référence directe au personnage de Glen Lantz interprété par Johnny Depp qui lui aussi s'infiltre dans la chambre de sa petite amie Nancy par la fenêtre. Plus tard, juste avant que le principal Himbry ne se fasse tuer, nous pouvons apercevoir l'homme de ménage du lycée (joué par Wes Craven lui-même) portant la tenue de Freddy Krueger[116].
  • Vendredi 13 et Le Tueur du vendredi : dans sa scène d'ouverture, le tueur harcèle Casey Becker en lui posant des questions sur le cinéma d'horreur dont l'une d'elles porte sur Vendredi 13 et sa suite réalisés respectivement par Sean S. Cunningham et Steve Miner[116].
  • L'Exorciste : lorsque Billy est dans la chambre de Sidney au début du film, il mentionne avoir regardé la version avec scènes coupées du film de William Friedkin avant de venir la voir. L'actrice Linda Blair, qui interprète Regan MacNeil, la petite fille possédée dans ce film, joue le petit rôle d'une journaliste lorsque Sidney arrive au lycée le lendemain de son agression.
  • Le Silence des agneaux : Billy mentionne Jodie Foster, dans une discussion avec Sidney au début du film, et Hannibal Lecter à la fin du film en effrayant cette dernière.
  • Basic Instinct : le film est mentionné par Tatum lorsque cette dernière se trouve avec ses amis lors de la scène de la fontaine et où elle pense qu'une femme pourrait être le tueur comme dans le film avec Sharon Stone.
  • Liaison fatale (en VF) / L'esprit d'équipe (en VO) : Tatum mentionne le film qu'elle doit passer prendre au vidéo-club avant d'allez chercher Sidney.
  • La Panthère rose : Tatum surnomme Dewey « inspecteur Clouseau » qui n'est autre que le personnage du film.
  • Psychose : lorsque le principal Himbry est tué dans son bureau, le plan de la caméra sur l'œil du personnage est identique à celui de Marion Crane dans le film d'Alfred Hitchcock. Le nom de famille de Billy Loomis est un hommage au film également puisque le personnage de Sam Loomis est le fiancé de Marion[116]. Le fait que le personnage de Drew Barrymore soit tué au début du film est aussi une référence au film d'Hitchcock puisque le personnage de Janet Leight trouve la mort au milieu du film alors que les spectateurs pensaient que le personnage était le héros du film. Enfin, le personnage de Billy s'exclame « mais on est tous un leu fous à nôtre manière » lorsque qu'il révèle à Sidney et Randy être le tueur, cette phrase est une référence à la même réplique qu'Anthony Perkins.
  • Massacre à la tronçonneuse : dans la version originale de Scream en VO, Randy traître Billy de « Leatherface ». Ce surnom n'est autre que celui du tueur de la saga des Massacre à la tronçonneuse[116].
  • Frankenstein : dans la scène du vidéoclub ou travaille Randy, le film de James Whale est diffusé sur l'un des écrans[116].
  • Dracula (en VF) / Hellraiser : Le Pacte (en VO) : Dans sa version originale, c'est Hellraiser qui fait partie des suggestions de films de Randy à regarder pendant la soirée tandis qu'en VF, c'est Dracula.
  • Evil Dead : également suggérer par Randy pour son visionnage au cours de la fête.
  • Le Bal de l'horreur : le film est mentionné par Randy lors de sa discussion avec Stuart au vidéoclub puis par Sidney lorsqu'elle s'étonne de tous les films d'horreurs dans lesquels Jamie Lee Curtis a joué lors de la fête de Stuart.
  • Le Monstre du train : le film est lui aussi mentionné par Sidney à la fête de Stuart.
  • Clerks : Les Employés modèles : lorsque Gale Weathers arrive à la fête de Stuart, elle dépose une caméra de surveillance à côté du magnétoscope et la cassette vidéo de Clerks.
  • Smoke : Au moment ou Gale dépose sa caméra, on peux y voir derrière elle la cassette de Smoke.
  • Carrie au bal du diable : une fois avoir révélé être l'assassin, Billy fait une référence à Carrie lorsqu'il avoue à Sidney avoir utilisé du sang de porc comme pour la scène du bal pour faire croire à ses blessures.

La scène d'ouvertureModifier

 
Drew Barrymore, interprète de Casey Becker.

Dans cette première scène qui voit le personnage de Drew Barrymore être terrorisé, attaqué puis tué par Ghostface, la montée de la terreur repose sur une construction bien précise fondée sur un procédé de gradation de l'information et de resserrement de l'espace[109]. La scène s'ouvre, après l'apparition du titre à l'écran, sur la banalité et l'ignorance du danger[113]. Le spectateur est ensuite informé, par une série de preuves, de l'existence d'un danger mais il reste dans l'indétermination[109]'[113]'[117]. Vient son rapprochement et son éclatement. La peur naît sous nos yeux d'une alliance subtile entre la connaissance et la conscience d'un danger et l'ignorance (où et quand le danger va se réaliser). En parallèle, la mise en scène procède par resserrement spatial[109]. Pour faire naître la peur chez le spectateur, la production mise sur l'indice d'une présence, d'une proximité, il faut que le public sache que le danger rôde. Par exemple, lors du premier coup de fil, Casey est au centre de l'image et est le personnage dominant de la scène[113]. Le second appel montre une Casey qui n'est plus au centre de l'image, il s'agit d'un plan plus large ou la porte fenêtre de sa maison est visible[113], ce qui est une ouverture vers l'extérieur, annonçant que la jeune femme est probablement observée. Le second coup de fil laisse le spectateur dans une place beaucoup moins confortable[117].

A partir du troisième appel, Casey fait griller du pop-corn et le bruit de ces derniers en cuisson faisant partie intégrante de l'arrière plan. Le son des pop-corn sur le feu et la visibilité de ces derniers qui commencent peu à peu à gonflés annonce une urgence, ainsi qu'un danger. En parallèle, Casey et son interlocuteur discute des films d'horreur ce qui est une première mise en abyme du film, les personnages qui discutent de films d'horreur dans un film d'horreur[113]'[117].

C'est lorsque l'interlocuteur apprend à Casey Becker qu'il la regarde de l’extérieur de la maison qu'elle finit par le prendre au sérieux. L'image zoom en direction du visage de Casey qui change d'expression faciale, laissant place à la peur et la nervosité alors qu'elle était jusque la à l'aise[117]. C'est à ce moment que la caméra fait un plan de l'extérieur de la maison à travers les yeux du personnage, nous permettant de ressentir ses émotions, développant de l'empathie pour elle en y installant par conséquent une certaine angoisse[117]'[113]. Le public comprend dès à présent que l'homme n'est plus un simple correspondant anonyme, il est proche[109]. À partir de ce moment, la mise en scène délaisse les plans d'ensemble, neutres et dédramatisés au profit de plans rapprochés de la jeune fille, comme si l'espace se resserrait autour d'elle[109]. Par la seule force de sa mise en scène, Craven réussit à suggérer aux spectateurs que le danger se rapproche et que toute issue est bloquée. L'angoisse monte un peu plus chez le public. C'est l'importance du hors champ. Lorsque l'on veut suggérer la présence d'un ennemi, le hors-champ prend toute sa valeur. Ce dernier désigne un non-espace, le territoire illimité de l'ennemi. Non situable, il peut surgir de n'importe où, jusqu'à ce que la terreur l'emporte sur la surprise : le tueur apparaît enfin à l'écran[109].

Cette introduction est, selon certains critiques, l'une des meilleures jamais réalisées dans le cinéma d'horreur[118]. Grâce à plusieurs éléments, cette scène est allée jusqu'à entrer dans la culture populaire et parvient avant même l'apparition du titre à l'écran à plonger le spectateur dans un sentiment d'effroi intense avec en bruit de fond des battements de cœurs rapides, des cris stridents et ce qui ressemble à des coups de poignards[119].

L'importance du téléphone est capitale dans cette scène : il est un élément essentiel à l'intrigue de l'histoire, le tueur s'emparant d'un téléphone pour appeler et effrayer ses victimes. Il est également intéressent de voir que le téléphone est un objet capital dans l’intérêt de faire monter la peur chez le spectateurs. Selon Dork Zabunyan, co-auteur de L’attrait du téléphone et professeur en études cinématographiques à l’Université Paris 8, « Le téléphone ouvre la voie cinématographique d’une mise en scène du regard, c’est un instrument de surveillance continue »[117].

Pour Alain Boillat, professeur d’histoire et d’esthétique du cinéma à l’Université de Lausanne, Wes Craven « sait habilement créer l’intrusion d’un danger insaisissable dans l’environnement quotidien. La sonnerie est souvent utilisée comme instrument de menace. Les tueurs maîtrisent les codes du cinéma horrifique et des usages du téléphone au cinéma, et ils en jouent, chaque épisode de la série conduisant à une surenchère »[119]. Les appels successifs, de plus en plus intrusifs et anxiogènes, font monter le malaise des spectateurs en même temps que Casey Becker, jusqu’à la mort du personnage. « Le téléphone est moteur de la représentation de la peur et le signe d’une impuissance manifeste. La façon de regarder le téléphone avant de s’en emparer évolue : agacée au début, puis de plus en plus craintive », avance Dork Zabunyan[119]. Bien qu'invisible, le tueur, incarné par les téléphones, semble être omniprésent dans la maison[119]. Toutefois, le fait que le personnage de Casey réponde systématiquement et d'un air plutôt insouciant face à un inconnu, servira de base à la parodie que constitue Scary Movie.

PostéritéModifier

 
Cosplay de Ghostface.

Avant la sortie de Scream, la popularité des films d'horreur était décrite comme étant en déclin avec en cause : de nombreux films sortis directement en vidéo, ou, quelques films sortis au cinéma mais qui n'étaient que pour la plupart des suites à des franchises célèbres et établies comme Halloween, Vendredi 13 et Les Griffes de la nuit[120], capable d'attirer le public, malgré la baisse des budgets et la réception des films par la critique souvent très faible[121]. La surabondance de suites a contribué au regard familier du public envers les icônes de la fin des années 1970 et du début des années 1980 comme Freddy Krueger et Jason Voorhees que l'on considérera alors comme incapables d'insuffler la peur ou d'attirer l'intérêt du public[121]. Scream devient ce qu'on peut appeler « un nouveau souffle » dans le genre du slasher en le remettant au gout du jour[16],[122] grâce à son succès financier mais aussi critique qui lancera la carrière de certains acteurs[123] et en fera découvrir d'autre. Le masque du tueur devient aussi culte et quasiment un indispensable dans les soirées déguisées, notamment à Halloween[84].

L'impact de Scream fut tellement grand qu'il en devient un phénomène de société[1]. A tel point que plusieurs commentaires s'accordent à dire qu'à l'époque, cette relance du genre était la création d'une ère distincte de films d'horreur « post-Scream ». À la suite de son succès, plusieurs studios, comme Dimension Films, le propre studio de Scream, s’attellent à exploiter ce succès inattendu avec des films aujourd'hui cultes comme Souviens-toi... l'été dernier en 1997 et Urban Legend en 1998[28]'[124], des suites à des franchises populaires mais qui eurent moins de succès avec le temps comme les films Halloween, 20 ans plus tard en 1998 et La Fiancée de Chucky la même année[123],[3]. Mais une fois encore, la surabondance du slasher « post-Scream » lasse un public demandeur de films beaucoup plus sombres et violents au cours des années 2000[97].

En juin 2001, dans le cadre du American Film Institute, Scream apparaît dans plusieurs listes au sein des AFI 100 Years... series. Il fait par exemple partie en 2001 des 400 films nominés dans la liste « 100 Years... 100 Thrills [125]. En 2003, le personnage de Ghostface est nominé dans la liste « AFI's 100 Years...100 Heroes and Villains »[126]. En 2005, la phrase « What's Your Favourite Scary Movie ? » (Quel est ton film d'horreur préféré ?), est nominée dans la liste « AFI's 100 Years…100 Movie Quotes » . Il s'agit d'une liste des citations de films les plus populaires[127]. La scène d'ouverture avec la mort du personnage joué par Drew Barrymore est classée 13e de la liste « 100 Scariest Movie Moments » de Bravo[128]. Scream est classé comme étant le 32e meilleur films de lycéens ou de lycée dans la liste « 50 Best High School Movies » de l'Entertainment Weekly‍‍[129] tandis que ce même magazine surnomme le film de « New Classic » (nouveau classique) en plaçant le film 60e dans leur liste « 100 Best Films of the Last 13 years » en 2008[130]. La même année, Empire distingue le film à la 482 place dans leur liste « The 500 Greatest Movies of All Time », les 500 plus grands films de tous les temps[131]. En 2016, Empire classe une nouvelle fois le film dans leur liste des plus grands films d'horreur de tous les temps mais cette-fois ci à la troisième place[132].

Alors que l'année 2016 marque les 20 ans du film, encore aujourd'hui certain films s'inspirent de ce dernier comme Happy Birthdead[133], sorti en 2017 et qui narre l'histoire d'une étudiante prise au piège d'une boucle temporelle et forcée de revivre son meurtre jours après jours pour en découvrir l'auteur. Du côté des jeux vidéo, Scream est un modèle scénaristique[134] : les producteurs du jeu vidéo Until Dawn, sorti en 2015, avoue s'être inspiré d'une multitude de films dont Scream[135]. Last Year, un jeu vidéo d'horreur qui sortira courant de l'année 2018, marque son histoire au cours de l'année 1996[134] lorsqu'un tueur en série s'en prends à une bande de jeunes sur des lieux variés comme un village, un lycée ou un camping . Il est même possible de jouer le ou les tueurs selon les niveaux ainsi que les adolescents[134]. Le film est une nouvelle fois projeté lors du 23e festival du film fantastique de Gérardmer en hommage à Wes Craven, qui ce présente du 27 au 31 janvier 2016[136].

Éditions en vidéoModifier

Scream sort en vidéo sur le format AC3 Laserdisc (version non censurée) aux États-Unis le [137], en VHS le [138] et DVD le 3 décembre 1997[139]. Un format DTS sur Laserdisc (version non censurée) est commercialisé le [140] suivie par une Gold edition (collector's edition ou littéralement une édition collector) du film le [141] contenant le film, la bande annonce, les interviews des acteurs, les commentaires du réalisateur et un « behind the scenes », qui se traduit par la découverte du travail de l'équipe technique[142]. Ces sorties vidéos furent commercialisées par Buena Vista Home Entertainment[19]. Après la sortie de Scream 3, le premier volet ainsi que ses deux suites furent jointes dans une collection nommée « The Ultimate Scream Collection » distribué par la Dimension Films le avec un box contenant les trois films[143] et un disque, « Behind the Scream », contenant des bonus dont 30 minutes de documentaires sur la production des trois films plus les bout d'essai ou « screentest » et les moments drôles des tournages[143].

Scream sort aussi sur Laserdisc en France, à Hong Kong, au Japon et au Royaume-Uni en 1997. En Allemagne et une édition spéciale Japonaise en 1998[144].

Le film reste inédit en DVD dans certains pays d'Europe jusqu'en 2001. L'édition Japonaise sort en DVD en 1998[145] contenant la version R et l'original, le Director's cut, version ou la violence, auparavant supprimée par la MPAA, est rétablie[146]. Scream sort également en Europe avec Scream 2 et Scream 3 le 26 février par la Buena Vista Home Entertainment. Chaque paquet contient des contenus supplémentaires présents également dans la version US. Sont également présents : les bandes-annonces, les clips musicaux, les commentaires de l'équipe technique, les scènes coupées et les moments drôles des tournages[143]. Les trois films furent ensuite joints dans une seule et même collection baptisée « The Scream Trilogy » sortie le [147]'[148]'[149]. Le sort une édition collector de Scream[150] en France.

Le 29 mars 2011, deux semaines après la sortie de Scream 4, le premier Scream fut re-commercialisé aux États-Unis en Blu-Ray par Lionsgate Home Entertainment[147]. La version Blu-Ray présente le film sous le format 1080p. Cette sortie contient également tout le contenu présent dans l'édition collector sortie en DVD, incluant les bêtisiers et les scènes coupées[151]'[152].

SuitesModifier

Article détaillé : Scream (série de films).

Kevin Williamson avait écrit à la base deux blocs de 5 pages pour d'éventuelles suites à Scream lorsqu'il vendit le script, dans l'espoir de séduire plusieurs acheteurs éventuels pour un film, voir une franchise. Lorsque Dimension Films acheta le script, ils garantirent à Williamson la sécurité d'avoir au moins deux suites supplémentaires si le premier était un succès[19]'[22]. Après un screening-test de Scream qui fut largement bien reçu, Wes Craven signa pour réaliser les deux suites[22].

Après l'énorme succès et les très bonnes critiques du premier volet, Scream 2 obtint le feu-vert pour sa mise en chantier et entre en production alors que Scream était toujours dans les cinémas. Le budget du second volet fut nettement augmenté. Le casting « survivant » du premier film - Neve Campbell, David Arquette, Courteney Cox, Jamie Kennedy et Liev Schreiber - reviennent comme les membres de l'équipe dont Patrick Lussier et le compositeur Marco Beltrami[20]. A sa sortie, le deuxième opus réalise des chiffres presque égaux à ceux du premier[153] et séduit les critiques[13].

Un troisième film[13] sort 3 ans plus tard, en l'an 2000, une nouvelle fois avec la même équipe technique mais aussi avec les acteurs qui forment le trio de la saga - Campbell, Arquette et Cox, étant liés par contrat à une trilogie. Kevin Williamson avait écrit une histoire différente de celle que l'on connais : Scream 3 devait se dérouler à Woodsboro ou un nouveau Stab était tourné. Mais la terrible fusillade de Columbine en 1999 forcera le studio à revoir ses plans. Un autre scénariste est engagé et change considérablement le scénario en déplaçant l'action à Hollywood et limite le gore pour accentuer le côté humoristique. A sa sortie, le film est très mal reçu malgré de très bons résultats au box-office, bien qu'inférieurs aux précédents. À cette époque, ce troisième film est la conclusion de la saga[19]'[84]. Les trois films, réalisés sur une période de cinq ans, suivent tous l'histoire de Sidney Prescott face aux horribles agissements d'un ou plusieurs tueurs cachés sous le masque de Ghostface. Les films analysent également la relation entre elle et sa mère décédée[46]'[154]'[155]. C'est d'ailleurs par le personnage de Maureen Prescot que la base de l'histoire se développe[19]. Scream 2 est un énorme succès au box-office mais aussi au niveau des critiques à l'instar de son prédécesseur[68]'[156] tandis que Scream 3 est un grand succès au box-office mais est très mal reçu par la critique, certains jugeant que Scream 3 est un des films dont Scream faisait la satire[157].

15 ans après la sortie du premier Scream et onze ans après la sortie du troisième, un Scream 4 est réalisé[13]'[158] et sort dans les salles le [159]'[160] en France et le 15 avril aux États-Unis. Neve Campbell, David Arquette et Courteney Cox reprennent leurs rôles alors que parallèlement Wes Craven, Kevin Williamson et Marco Beltrami reviennent à la production. The Weinstein Company déclare alors que si Scream 4 est un succès, une nouvelle trilogie pourrait être mise en place[161]. Scream 4, bien qu'étant satisfaisant pour la critique[159], n'attire pas le public et échoue au box-office U.S[162] ce qui relance l'avenir de la saga. Par ailleurs, Scream 4 est le dernier film de Wes Craven.

Une série portant le nom de Scream est diffusée depuis 2015 sur la chaîne MTV[163],[3]. Les lieux, l'histoire, les personnages et même le costume du tueur n'ont que très peu de rapports avec les films dont la série s'inspire[164].

Le , on apprend que le producteur du film Halloween Jason Blum serait en pourparlers avec Miramax pour réaliser un cinquième opus à la franchise[165].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Woodsboro est une ville fictive.
  2. Initialement, le film est classé interdit aux moins de 16 ans lors de sa sortie en salles, utilisé pour les premières éditions DVD Zone 2, avant que StudioCanal utilise la re-classification du CNC lors des récentes éditions vidéos (DVD et Blu-ray).

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AnnexesModifier

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  • Danielle Aubry et Gilles Visy, Les œuvres cultes: entre la transgression et la transtextualité, Editions Publibook, (ISBN 9782748349498, lire en ligne)
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