Libération-Sud

mouvement de résistance
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Libération-Sud
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Type
Résistance intérieure française, réseau ou mouvement de résistance française (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Libération[1] est un mouvement de Résistance de la période 1940-1944 créé dans la zone libre (zone sud). C'est l'un des huit mouvements de résistance qui constituent le Conseil national de la Résistance (CNR). Le journal du mouvement portait le même nom : Libération.

Libération-Nord est un des principaux mouvements français de résistance pendant la Seconde Guerre mondiale, créé en zone occupée à partir de la fin de l'année 1940, opérant aussi en zone Sud à partir de 1942.

C'est un des huit grands mouvements représentés à partir de 1943 au Conseil national de la Résistance.

HistoriqueModifier

C'est d'abord un journal clandestin, qui apparaît en décembre 1940, puis Libération-Nord se transforme en novembre 1941 en un mouvement de résistance.

Les initiateurs sont Christian Pineau et l'équipe du Manifeste des douze ; le mouvement veut représenter la SFIO clandestine ainsi que les mouvances syndicales CGT (non communiste) et CFTC. Dans l'ensemble, ce mouvement est surtout formé de socialistes.

En 1942, deux réseaux de résistance sont créés à partir de Libération-Nord, sous le contrôle du Bureau central de renseignements et d'action (BCRA) :

Phalanx, en zone sud, par Christian Pineau ; Cohors-Asturies, en zone nord. Début 1943, il commence à organiser des groupes armés, sous l'impulsion du philosophe Jean Cavaillès et du colonel Zarapoff. Représenté au Conseil national de la Résistance, où il relaie l'influence de la SFIO clandestine, le mouvement refuse en décembre 1943 de se joindre aux MUR.

À l'instar de l'Organisation civile et militaire (OCM), il échoue à créer, avec la SFIO, un grand parti travailliste issu de la Résistance.

MembresModifier

  • Louis Béors
  • Odette Bergoffen
  • Georges Blin, instituteur
  • Madeleine Blin
  • Gilbert Bostsarron, arrêté le 14 décembre 1943, fusillé au fort de Bondues
  • Pierre Boursicot
  • Jean Aimé Cailliau (« Jean Cajan »)
  • Georges Capon, artiste peintre et lithographe, professeur à l'École Estienne
  • Jean Cavaillès
  • Roger Chatelain
  • Michel Collinet
  • Jean-Baptiste Daviais
  • Pierre Debizet (ancien patron du SAC probablement le Debize P de la liste des membres du réseau accessible sur internets)
  • Robert Duterque
  • Edmond Forboteaux
  • Robert Fouré
  • Hélène Fournier, épicière à Tours
  • Léon Gontier, cofondateur
  • Claude Guyot
  • Georges Lapierre
  • Charles Laurent
  • Claude Lemaitre-Basset
  • Maurice Mennecier
  • Marcel Mérigonde
  • René Morley (« Roland Martin »)
  • Gaston Moutardier
  • Pierre Neumeyer
  • René Parodi, cofondateur avec Christian Pineau
  • Léon Pavot
  • Christian Pineau, fondateur
  • Henri Ribière (« Gilbert »)
  • Henriette Savorani
  • François Tanguy-Prigent
  • Jean Thomas
  • Paul Verneyras
  • Georges Zarapoff, colonel

Dans les départementsModifier

  • Jacques Chombart de Lauwe (« colonel Félix » à partir du 4 août 1944), en Loire-Inférieure1
  • Roger Le Tétour, président du Comité départemental de Libération en 1944 en Maine-et-Loire2,3 (« Desporte » ou « Langevin »4).
  • Paul Rassinier, dans le Territoire de Belfort (agent de liaison entre Paris et Belfort en ce qui concerne le mouvement, Paul Rassinier a par la suite prétendu être un de ses fondateurs ; cette assertion a été reprise par un certain nombre d'auteurs, par exemple Jean Paulhan en 1953).
  • Mathieu Donnart, alias Colonel Le Poussin, dans le Finistère.

Le groupe "Libé-Nord" du Finistère fut la plus importante organisation de résistance de ce département, comprenant de nombreuses sections dont celles d'Huelgoat - Carhaix (chef: capitaine Merlin), de Lanmeur- Saint-Jean-du-Doigt (dirigé par François Tanguy-Prigent), des Monts d'Arrée - Pays de Morlaix (chef : docteur Le Janne, alias commandant Noël), les résistants de ce dernier groupe se réunissant souvent au Fumé et à Lamprat en Plourin-lès-Morlaix6.

  • Jean Emond, secteur de Vendôme, Loir-et-Cher7. Il dirigea le réseau jusqu'à son arrestation en novembre 1943.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

TémoignagesModifier

Christian Pineau, La Simple Vérité. Regard sur la période 1940-1945, Juillard, 1960 Michel Slitinsky, La Résistance en Gironde , Editions les Cahiers de la Résistance 1970 . Pages 96 à 99 sur la naissance de Libé-nord en Gironde

ÉtudesModifier

Alya Aglan (préf. Jean-Pierre Azéma), La résistance sacrifiée : le mouvement Libération-Nord, Paris, Flammarion, coll. « Histoire, cultures et sociétés », 1999, 455 p. (ISBN 2-08-067697-0), présentation en ligne [archive]). Réédition : Alya Aglan (préf. Jean-Pierre Azéma), La résistance sacrifiée : histoire du mouvement Libération-Nord, Paris, Flammarion, coll. « Champs » (no 705), 2005, 455 p., poche (ISBN 2-08-080151-1), présentation en ligne [archive]). Marc Sadoun (préf. Maurice Duverger), Les Socialistes sous l'Occupation : Résistance et collaboration, Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1982, XX-323 p. (ISBN 2-7246-0460-1), présentation en ligne [archive]). Exposition et catalogue de Christine Levisse-Touzé, Résister sous l'Occupation, Libération-Nord (1940-1944), Cahiers de la Résistance, La Documentation française (201, 180 pages)8

Article connexeModifier

Libération-Sud, mouvement de la zone Sud (totalement indépendant de Libération-Nord).

SourcesModifier

  • Michel Debré, Trois républiques pour une France : Mémoires, vol. 1, Albin Michel, 1984, 478 p. (ISBN 2-226-02066-7), p. 292,319
  • « La réorganisation institutionnelle » [archive], sur Archives Départementales de Maine & Loire (consulté le 30 mars 2013).
  • Marc bergère, Une société en épuration, Epuration vécue et perçue en Maine-et-Loire de la Libération au début des années 50, Presses Universitaires Rennes, 2003, 426 p. (ISBN 2868478484), p 50
  • La Nouvelle NRF, n° 6, 1953, citée par Nadine Fresco, Fabrication d'une antisémite, Le Seuil, 1999, p. 758. Le problème du rôle de Rassinier dans Libération-Nord est traité de façon détaillée dans ce livre, pages 564-567.
  • François Mallégol, "Orages de guerre sur l'Arrée", Skol Vreiz, 2008, (ISBN 978-2-915623-10-9)
  • « Un lycée dans la guerre. Le lycée Ronsard de Vendôme (19139-1945) » [archive], sur www.co-libris.net (consulté le 19 septembre 2016)
  • RESISTER SOUS L’OCCUPATION, LIBERATION-NORD (1940-1944) [archive]

Le journal LibérationModifier

En juillet 1941, Raymond Aubrac et Emmanuel d'Astier de la Vigerie lancent Libération, le journal clandestin du mouvement. L'aventure éditoriale commence par un tirage à 10 000 exemplaires pour le premier numéro. En atteignant des pointes de 200 000 exemplaires tirés, il va devenir le second journal clandestin le plus diffusé de zone sud après Combat. De 1942 à avril 1944, date de son arrestation le rédacteur en chef en fut le journaliste-écrivain Louis Martin-Chauffier.

À la libération de la France, en août 1944, le journal reparaît au grand jour, dirigé par d'Astier. Dès le 21 août il devenait quotidien. Il paraît jusqu'en 1964.

Son titre, sera ultérieurement repris par Jean-Paul Sartre et Serge July pour la création de leur journal.

Quelques membres du mouvementModifier

Notes et référencesModifier

  1. On appelle également le mouvement Libération-Sud pour le distinguer de Libération-Nord, un mouvement de la zone Nord qui lui est complètement indépendant.
  2. « Musée de la résistance en ligne », sur www.museedelaresistanceenligne.org (consulté le 6 avril 2019)
  3. Mémorial Fançois Verdier Forain Libération Sud, « Francois Verdier Forain Libération Sud Mémorial », sur Mémorial Fançois Verdier Forain Libération Sud (consulté le 6 avril 2019)
  4. « Margueritte Gonnet "la Cousine" », sur http://anacrisere.canalblog.com (consulté le 6 avril 2019)

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Annette Kahn, Robert et Jeanne, Éditions Payot (récit documentaire qui se déroule pour une large part à Lyon sous l'Occupation)
  • Laurent Douzou, La désobéissance, histoire du Mouvement Libération-sud, Éditions Odile Jacob, Paris, 1995. (ISBN 2-73810293-X)
  • Laurent Douzou, Lucie Aubrac, Perrin éditeur, 2009. (ISBN 978-2-262-02746-9)
  • Claude Estier, La gauche hebdomadaire, 1914-1962, Collection Kiosque, Armand Colin, 1962
  • Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, Éditions Ouvrières, volumes 16-44, 1919-1939
  • Dictionnaire biographique du Mouvement Ouvrier Mouvement Social, 1940- mai 1968. Tome 1, Éditions de l'Atelier, Paris 2006, Notice Emmanuel d'Astier de la Vigerie, signée Laurent Douzou.
  • Francis Crémieux, Entretiens avec Emmanuel d'Astier, Éditions Pierre Belfond, Paris, 1966

Articles connexesModifier

Liens externesModifier