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Randonnée pédestre

activité de plein air consistant à se promener de façon ludique ou sportive
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Randonnée.

Randonnée pédestre
Picto
Image illustrative de l’article Randonnée pédestre
Un randonneur dans les montagnes de Tikejda (Algérie).
Itinéraire de randonnée pédestre en montagne
Randonnée pédestre (trekking) à Salta (Argentine).

La randonnée pédestre est une activité de plein air qui s'effectue à pied en suivant un itinéraire, balisé ou non, seul ou en groupe. C'est à la fois un sport et un loisir de découverte et de contemplation.

Sommaire

Définition et déclinaisonsModifier

La randonnée pédestre est une promenade sportive qui s'effectue à pied, généralement sur des sentiers dans la nature. Sa durée est extrêmement variable : de la randonnée de quelques heures, à la grande randonnée de plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

Elle n'est pas une activité de compétition, contrairement au trail ou la course d'orientation par exemple. Le degré de préparation et le matériel nécessaire varient fortement en fonction du milieu, de la difficulté de l'itinéraire et de la durée.

Elle se décline en diverses pratiques :

  • Le terme « trekking » désigne une grande randonnée nécessitant de traverser des zones difficiles d'accès.
  • La randonnée est dite « en autonomie » lorsque le randonneur devra transporter tout ce dont il a besoin, notamment pour se nourrir et pour bivouaquer.
  • La marche nordique est une forme de randonnée pédestre qui utilise des bâtons de marche spécifiques, permettant une marche rapide.La gestuelle, particulière, permet en outre de tonifier le haut du corps (épaules, bras, dos).
  • Le fast hiking[1] (randonnée rapide) se distingue de la randonnée contemplative par un rythme de marche plus soutenu alternant parfois avec des pas de course. Elle se pratique sur des sentiers balisés ou non avec le même équipement que la randonnée classique, avec un sac léger pour la demi-journée, voire journée. Le fast hiking se situe entre la randonnée contemplative et le trail.

D'autres types de randonnées font appel à d'autres modes de locomotion : randonnée asine, randonnée équestre, à vélo, à ski, en raquette à neige, en patin à roulettes, randonnée subaquatique, etc.

La randonnée pédestre se différencie de l'alpinisme, la spéléologie, l'escalade, des via ferrata et du canyonisme qui se pratiquent sur des terrains nécessitant des techniques de progression spécifiques.

ÉtymologieModifier

En français, l'ancien verbe « randoner » ou « randonner », au XIIe siècle, voulait dire « courir rapidement, impétueusement »[2], qui aurait donné « randon » ou « à randon », avec le sens de « à toute vitesse, avec force », « jet impétueux et violant »[2]. « Randon » et finalement vers 1131, la « randonée », devenue vers 1330, « randonnée ». Le terme randoner est sorti de l'usage courant mais survécu dans le langage courant en Normandie et en Picardie avec le sens de « courir après quelqu'un en faisant du bruit ».

Une autre hypothèse est que le mot pourrait être aussi tiré de l'ancien français « randir » qui voulait dire « courir, galoper »[2]. Ensuite, au XVIe siècle, le terme est un terme de vénerie (1574) pour désigner le « circuit que fait un animal autour de l'endroit où le chasseur l'a lancer »[2].

On trouve le terme « randonnée » dans la première édition du Dictionnaire de l’Académie française (1694), se référant à la « course que les chasseurs font aprés la beste qu'ils chassent ». À partir de la quatrième édition (1762), la définition change : « Tour ou circuit que fait autour du même lieu une bête qui, après avoir été lancée, se fait chasser dans son enceinte ». Dans la cinquième édition (1798), apparaît en plus : « On dit familièrement et par extension, Faire une grande, une longue randonnée, pour dire, Marcher long-temps, sans s'arrêter »[3].

Le Littré (1872-77) donne comme étymologie : « L'anc. verbe randoner, courir rapidement, qu'on entend encore dire à Paris, et qui vient de randon, vivacité, violence », randon désignant « la course impétueuse et rapide d’un animal sauvage autour de son terroir »[4].

Le mot randonnée dans sa signification actuelle est rencontré pour la première fois en 1946[4].

HistoireModifier

PionniersModifier

Dès 1778, Thomas West, un prêtre anglais, produit un guide pour promouvoir la marche dans le Lake District[5].

Un des pères de la randonnée et de l'alpinisme est Horace-Bénédict de Saussure (1740 – 1799) qui en plus d'atteindre le sommet du mont Blanc a également parcouru de nombreuses montagnes : le Jura, les Vosges, le Forez, le Vivarais.

L'émergence d'une activité organiséeModifier

 
Cabanes de secours sur un sentier en Nouvelle-Zélande

C'est au XIXe siècle que la randonnée, au sens où nous la connaissons, apparaît. Elle se différencie de la marche, pratiquée depuis la nuit des temps comme moyen de locomotion, par son aspect récréatif. Le rapport au paysage et à la nature change pendant la période romantique, la marche étant initialement associée à la pauvreté et au vagabondage.

L'Allemand Karl Baedeker (1801 – 1859) édite des guides dans lesquels il décrit ses parcours pédestres. En France, en 1837, est publié le premier guide de randonnée dans la forêt de Fontainebleau : Quatre promenades en forêt de Fontainebleau. En 1842, Claude François Denecourt (1788 – 1875) trace son premier sentier dans cette même forêt. Les « sentiers Denecourt » existent toujours. Ainsi Denecourt écrit en 1839 pour définir ses vues :

« Mais je suis près d'oublier que le tableau d'une nature aussi grandiose doit être l'œuvre du peintre ou du poète, dont elle enflamme le génie, et que ma mission doit se borner à diriger le voyageur qui vient en admirer les beautés. Attiré moi-même par la douce paix et le bonheur qui résident au fond de ces bois et de ces déserts, je les ai longtemps parcourus, et, aidé par les observations des artistes qui les fréquentent journellement, j'ai acquis une connaissance de la localité qui m'a mis à même d'en signaler toutes les parties les plus pittoresques, et d'offrir au voyageur les moyens de les visiter avec autant de facilité que d'agrément. Comme il est des personnes qui aiment les longues promenades, d'autres, celles qui ont moins de durée, et que les voyageurs n'ont pas tous le même laps de temps à consacrer à notre forêt, j'en ai classé et divisé les sites par tournées, dont les combinaisons différentes correspondent à tous les désirs[6]. »

En 1872, apparaît en Alsace le Club vosgien, qui balisera les sentiers dans le massif vosgien[4].

Essor au XXe siècleModifier

 
Randonnée dans le Trentin-Haut-Adige près de Merano.

L'intérêt croissant envers la randonnée motive la création et l'entretien de grands sentiers, comme le sentier des Appalaches, ou le réseau de sentiers de grande randonnée.

Jean Loiseau (1896 – 1982) porte le projet d'entretenir et de baliser les sentiers en France[4].

TechniquesModifier

Niveaux de difficultéModifier

La difficulté d'une randonnée réside dans sa longueur (ou développé), son dénivelé, son altitude, la complexité du cheminement (qui sera plus ou moins facile à suivre) et dans la difficulté du terrain qu'elle parcourt.

Divers systèmes de cotation existent pour indiquer la difficulté du terrain, tel que celui développé par le Club alpin suisse :

Dans le milieu de la randonnée pédestre, il est largement admis, même chez les randonneurs entraînés, que la difficulté physique à la montée est d'ordre psychologique quand le mental peut parfois être mis à rude épreuve par le profil de l'itinéraire (distance, dénivelée restant à parcourir).La véritable "souffrance" physique est souvent ressentie à la descente qui sollicite en particulier les articulations (chocs, glissades, sauts). Une paire de bâtons de randonnée peut réduire de façon efficace les traumatismes subis à la descente. La montée doit s'effectuer à un rythme lent mais régulier en limitant les pauses au strict nécessaire. En randonnée contemplative, la descente s'effectue à vitesse modérée pour limiter les traumatismes, en empruntant le parcours balisé en s'abstenant de dévaler les raccourcis qui défigurent le terrain, participent de l'érosion, compliquent la recherche de l'itinéraire et sollicitent durement l'organisme pour un gain de temps très relatif.

L'orientationModifier

 
Chemins de randonnée en Slovaquie.

La randonnée nécessite généralement de savoir se repérer dans la nature.

BalisageModifier

 
Balise posée par le Club vosgien sur un sentier aux environs d’Épinal.
 
Signalisation 2008 Savoie.

De nombreuses associations se chargent de baliser des sentiers afin de permettre aux randonneurs de suivre des itinéraires. Des milliers de kilomètres de sentiers ont ainsi été aménagés par des balises peintes ou inscrites sur des panonceaux, proposant des cheminements pouvant aller de quelques kilomètres jusqu'à plus de 10 000 km pour le sentier européen E4.

Par exemple en France, le Club vosgien utilise neuf signes géométriques et quatre couleurs pour jalonner les sentiers qu'il entretient[7]. Les sentiers de grande randonnée GR (rectangle blanc sur rectangle rouge) et GRP (rectangle jaune sur rectangle rouge) ainsi que les PR (rectangle jaune) sont eux balisés par la Fédération française de la randonnée pédestre.

En Belgique, l'association "Les sentiers de grandes randonnées" utilise le même balisage.

En Suisse, la Fédération Suisse de Tourisme Pédestre s'est efforcée de créer une signalisation unifiée des chemins de randonnée pédestre pour la Suisse tout entière. Plus de 60 000 kilomètres de chemins de randonnée sont signalés[8].

On trouve de la même manière des balisages spécifiques pour les sentiers de randonnée équestre (de couleur orange en France[9]) ou VTT (en France un triangle et deux ronds[10]).

CarteModifier

Article détaillé : Carte topographique.

Les cartes topographiques détaillées (échelle 1:25 000 ou 1:50 000) décrivant le relief et la nature du terrain permettent de mesurer les distances et les dénivelés (différence d'altitude entre les points de départ et d'arrivée) à l'aide des points cotés et des courbes de niveau.

Ces cartes permettent donc de visualiser le terrain, d'anticiper la difficulté du trajet et de préparer sa randonnée. Sur le terrain, elles permettent au randonneur de se repérer et d'adapter son itinéraire.

Des guides appelés topo-guides sont également édités pour décrire une région ou un itinéraire de manière plus détaillée.Ils viennent souvent en complément des cartes topographiques.

Accessoires d'orientationModifier

 
Boussole de type plaquette.
 
GPS utilisables en randonnée.
  • La boussole est un outil désignant le pôle Nord magnétique de la Terre. Elle permet d'orienter la carte dans la même direction que le terrain réel. En Europe, les détails du terrain permettent généralement d'utiliser une carte sans boussole. Cette dernière reste cependant une sécurité appréciable en forêt ou par temps brumeux car elle permet de tirer des azimuts.
  • Il existe des GPS dédiés à la randonnée proposant des fonctionnalités de repérage et d'orientation.
  • Des jumelles permettent de s'orienter plus efficacement, ainsi que de profiter du paysage et de la faune.
  • En montagne, un altimètre est utile pour repérer sur une carte sur quelle courbe de niveau le randonneur se trouve.

Sac à dosModifier

 
Sacs à dos (archipel de Bréhat).

Le sac à dos permet de transporter aisément tout le matériel nécessaire au bon déroulement d'une randonnée (eau, pique-nique, vêtements, trousse de secours...).

Le contenu diffère suivant le climat et la longueur de la randonnée, et préparer son sac à dos est un compromis entre l'envie d'avoir un maximum à disposition, et le poids à porter qui ne doit pas être trop élevé (idéalement limité a 20 % du poids du porteur[11]). Il est commun de voir des randonneurs débutants trop chargés[11],[12]. La marche ultra-légère constitue une autre alternative à la pratique conventionnelle.

Effort et nutritionModifier

 
Mélange nutritif léger.

Les valeurs moyennes de progression sont en général de 4 à 5 kilomètres par heure, avec 300 à 350 m de dénivelé par heure en montée, et 400 à 450 m de dénivelé par heure en descente. Ces valeurs sont à ajuster en fonction des personnes, des difficultés et des conditions météorologiques.

Si la durée de la randonnée est inférieure à trois heures, de l'eau suffira, éventuellement sucrée à 5 % si l'effort est particulièrement intense. Sinon il faut prévoir une alimentation solide pour apporter de l'énergie, par exemple des fruits secs ou des pâtes de fruits[13].

Dans le cas d'une randonnée longue en autonomie, la gestion de l'alimentation est cruciale. Il faut à la fois veiller à prévoir un apport nutritionnel satisfaisant, conserver le plaisir gustatif, éviter les problèmes sanitaires, tout en veillant à limiter le poids des réserves de nourriture et les problèmes de cuisson[14]. Il faudra donc rechercher les produits se conservant à température ambiante et à haute teneur énergétique, notamment les aliments déshydratés.

La randonnée étant un sport d'endurance, les besoins sont essentiellement d'ordre énergétique. La composition nutritionnelle pourra donc être moins riche en protéines animales ou végétales que lors des repas habituels et comporter 60 % de glucides, 14 % de protéines et 20 % de lipides. Il faut prévoir une ration de 3 000 à 3 300 kcal par jour, suffisante pour couvrir les besoins énergétiques en puisant dans les réserves adipeuses[13].

Il faut augmenter la quantité de boisson, en se méfiant des cours d'eau de montagne qui peuvent avoir été souillés en amont (pâturages, refuges). Au retour on favorisera la réhydratation (boisson, thé), l'apport de sodium (potages) et la récupération énergétique (pâtes, riz) en limitant les apports carnés pour éviter les crampes[14].

La respiration est un élément central dans la gestion de l'effort en randonnée. Le principal métabolisme sollicité étant le métabolisme aérobie, il convient de considérer sa respiration comme l'on considère son alimentation et sa boisson.

La marche afghane permet de contrôler son souffle pour mieux gérer l'effort.

ChaussuresModifier

Les randonneurs utilisent différents types de chaussures de marche suivant leur activité[15] : les chaussures à tige montante pour la randonnée en altitude, les chaussures plus légères et moins hautes pour la moyenne montagne (modèle "mid") et les chaussures basses (modèle "low") pour les parcours moins alpins et les promenades en milieu naturel. D'autres chaussures, de type "trail", sont adaptées à la course à pied en montagne.

VêtementsModifier

Les vêtements du randonneur varient en fonction des régions. Sous un climat tempéré, les difficultés météorologiques sont la pluie et le vent. En effet, ils emportent la chaleur conservée même par plusieurs couches de vêtements. Le risque d’hypothermie est alors élevé en cas de vent. Par temps froid, il faut en priorité empiler les couches de vêtements pour protéger le tronc et un bonnet pour protéger la tête. Le tronc et la tête étant les zones où la déperdition de chaleur est la plus importante en cas de froid.

L'émergence de textiles synthétiques a permis une grande avancée en matière de compromis entre le confort et l'aspect pratique. Le Gore-Tex est un textile qui respire, et qui permet de maintenir le corps au chaud et au sec avec une bonne ventilation, mais ses capacités sont diminuées lorsqu'il est sale. Le vêtement en fourrure polaire est léger et plus performant que celui en coton.

Dans les fibres naturelles, la laine est excellente pour conserver la chaleur, mais supporte mal l'humidité car elle risque de s'alourdir et de se déformer, et donc proscrites pour les chaussettes. Le coton attire l'humidité, il est donc évité dans les régions froides et humides, mais utile sous les tropiques.

Les grandes enseignes de l'équipement de randonnée proposent désormais toute une gamme de vêtements modulables : softshell, vêtement présentant à la fois les caractéristiques de la veste polaire, d'un vêtement de pluie et d'un coupe-vent. Le vêtement hardshell comporte une épaisseur coupe-vent plus importante que le softshell sans doublure polaire, l'avantage étant de pouvoir porter une veste polaire classique sous le hardshell. Des vêtements « première couche » à séchage rapide associés à ces vêtements hybrides permettent une grande modularité dans l'habillement en fonction de la saison et conviennent à plusieurs disciplines sportives (randonnées, ski).

La randonnée, alors désignée « randonue », est parfois pratiquée sans vêtements.

Utilisation de bâtonsModifier

Article détaillé : Bâton de marche.

Beaucoup de randonneurs utilisent des bâtons de marche augmentant l'efficacité dans la progression dans les pentes, et permettant de délester aux bras une partie du poids porté par les jambes.

L'usage des bâtons dans la pratique de la randonnée pédestre remonterait aux années 70 : à ce stade des recherches, il semblerait que les militaires aient été des précurseurs dans ce domaine dans le cadre de leur entraînement physique. Les chasseurs alpins utilisaient des bâtons de ski à l'occasion de "footings alpins", terme désignant une activité physique, à savoir une course à pied en tenue de sport, chaussures de montagne et bâtons sur des circuits alpins à proximité immédiate de leur garnison[réf. souhaitée].

Accessoirement, les bâtons permettent de réaliser, notamment, des attelles dans le cadre des gestes de premiers secours. Ils sont également utilisés pour le montage de tentes ou de tarps.

Passer la nuitModifier

Lors d'une randonnée de plusieurs jours en environnement isolé, passer la nuit signifie établir un bivouac, ou trouver abri dans un gîte d'étape ou un refuge de montagne.

OrganisationsModifier

La randonnée pédestre est une activité qui peut se pratiquer seul ou en club. Des structures comme l'Association nationale du grand sentier de France (ANGSF), la Fédération française de randonnée pédestre, la Fédération française des sports populaires[16], la Fédération française de la montagne et de l'escalade, le Club alpin français, la Fédération Suisse de Tourisme pédestre[17], le Club alpin suisse ou le Club vosgien permettent d'organiser la pratique, de gérer la signalisation des chemins pédestres et de représenter les intérêts des randonneurs au niveau politique.

Des professionnels comme l'accompagnateur en moyenne montagne ou le guide de haute montagne proposent d'encadrer les randonneurs lors de sorties en terrain difficile, de veiller à leur sécurité ou de partager leur connaissance du milieu pour enrichir l'activité.

Vertus de la randonnéeModifier

La randonnée diminue le risque de maladie cardio-vasculaire[18].

Au-delà des vertus sportives de la marche, la randonnée pédestre est souvent le moyen d'un ressourcement intellectuel ou spirituel. Si les traditionnelles balades dominicales font office de coupure avec le quotidien, certains mouvements (ex : les Compagnons de Saint François, les pèlerins des Chemins de Compostelle, etc.) utilisent pleinement ces vertus relaxantes : la randonnée peut alors se révéler un moment d'échange, de réflexion, de rapprochement avec la nature.

Impact sur l'environnementModifier

 
L'érosion sur un sentier de la forêt de Fontainebleau.

Les milieux parcourus par les randonneurs peuvent être accidentellement perturbés ou détruits par cette activité.

Le passage répété sur un sentier peut, par exemple, accélérer l'érosion et la disparition du sol. Cet effet est aggravé quand un grand nombre de personnes « coupent » les lacets d'un sentier en montagne et augmentent considérablement la surface de terrain abîmée par les passages répétés. Un exemple est la dégradation de certains secteurs autour du sommet du puy de Sancy en Auvergne où l'on estime que quarante hectares de pelouse subalpine ont ainsi disparu. Les spécialistes estiment dans ce cas et compte tenu de l'altitude (environ 1 600 m) qu'il faudra entre vingt et cent ans pour que cette pelouse se reconstitue[19].

Un autre exemple est lié à l'utilisation de bois mort pour faire des feux. Après un certain nombre d'années le prélèvement prive le sol de nutriments.

Parfois une seule action individuelle peut avoir un impact important. En 2005, un randonneur a provoqué un incendie dans le parc national Torres del Paine au Chili en utilisant un réchaud non autorisé. Cet incendie a affecté 13 880 hectares, soit 7 % de la surface totale du parc[20].

SécuritéModifier

La randonnée est une activité sportive relativement peu risquée, néanmoins l'isolement peut rendre problématique un incident qui habituellement peut sembler anodin, d'autant plus s'il est difficile de prévenir les secours ou d'indiquer avec précision l'endroit où l'on se trouve. La nuit et des conditions météorologiques difficiles peuvent suspendre les opérations de secours en montagne si elles présentent des risques pour les secouristes.

Dans certains massifs propices à la randonnée, la signalétique invite les pratiquants à se munir d'un sifflet permettant de signaler leur position en cas d'immobilisation dans des conditions difficiles (brouillard, nuit, panne de batterie de téléphone portable, etc).

La marche en milieu naturel peut typiquement provoquer des foulures, des ampoules, des chutes, des hypothermies ou des hyperthermies.

Certains animaux peuvent être venimeux, ou agressifs. Suivant les régions, des tiques peuvent transmettre la méningo-encéphalite verno-estivale ou la maladie de Lyme, ou des moustiques peuvent être porteurs du paludisme ou du chikungunya.

Dans la littératureModifier

En 1883, installé sur la Côte d'Azur, le philosophe et poète allemand Friedrich Nietzsche a pratiqué la marche contemplative et inspirante sur un sentier qui s'élève sur les hauteurs de Eze-sur-Mer (Alpes-Maritimes), appelé depuis le Chemin de Nietzsche.

RécitsModifier

EssaisModifier

  • Christian Verrier, Marcher, une expérience de soi dans le monde. Essai sur la marche écoformatrice, Paris, L'Harmattan, 2010.

FictionsModifier

FilmsModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Fast hiking : tout savoir sur le fast hiking, de la randonnée rapide - Elle », Elle,‎ (lire en ligne, consulté le 1er décembre 2017).
  2. a b c et d article « Randonnée » du Robert, Dictionnaire historique de la langue française, tome 3, p. 3084.
  3. « Dictionnaires d'autrefois », sur www.uchicago.edu (consulté le 28 juillet 2016).
  4. a b c et d Anne-Marie Minvielle, « La randonnée, toute une histoire », Routard.com,‎ (lire en ligne, consulté le 1er décembre 2017).
  5. Thomas West, A Guide To The Lakes.
  6. Claude François Denecourt, Guide du voyageur dans la forêt de Fontainebleau, Fontainebleau, Amis de la forêt de Fontainebleau, (1re éd. 1839), 1 disque optique numérique (CD-R) : coul. ; 12 cm (notice BnF no FRBNF39227084, lire en ligne).
  7. Fédération du Club vosgien.
  8. Chemins de randonnée, sur le site de la Fédération Suisse de Tourisme pédestre (FSTP), consulté le 1er juin 2015.
  9. « Les marques de balisage officielles de la FFE-CNTE et leur utilisation », sur fédération française d'équitation.
  10. Créer 1 sentier VTT - Fédération française de cyclisme, site fédéral officiel du vélo, route, piste, VTT, cyclo-cross, BMX, cyclisme salle, polo vélo.
  11. a et b Ilosport, « Le sac à dos - Randonnée » (consulté le 25 août 2016).
  12. « Faites-vous ces 2 erreurs de débutants en grande randonnée ? », sur www.randonner-malin.com (consulté le 25 août 2016).
  13. a et b Fédération française de la montagne et de l'escalade, « L'alimentation en montagne » (consulté le 2 juillet 2008).
  14. a et b Pierre Belleudy médecin ffme, « L’alimentation en randonnée » (consulté le 2 juillet 2008).
  15. « Comment éviter les ampoules aux pieds ? », sur www.randonner-malin.com (consulté le 25 août 2016).
  16. « Fédération française des sports populaires » (consulté le 4 mars 2009).
  17. « Fédération Suisse de Tourisme pédestre » (consulté le 1er juin 2015).
  18. Commission médicale de la FFRandonnée, « L'activité physique, quels bénéfices pour la santé ? », sur ffrandonnee.fr (consulté le 23 août 2016).
  19. Massif du Sancy et Artense, balades et randonnées, publié par l'association Chamina, Aubière, 1997 2-904460-75-6.
  20. http://www.torresdelpaine.com/secciones/noticias/11.asp

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

Liens externesModifier

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