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Les Helviens (en latin Helvii) sont un peuple gaulois situé dans le sud du Vivarais (actuel partie Sud du département de l'Ardèche) apparaissent dans l'Histoire lors de la conquête romaine de la future Gaule Narbonnaise. Selon Jules César, ils avaient pour voisins les Gabales (clients des Arvernes), contre qui ils s'opposèrent en -52, lors de la Guerre des Gaules[1]. Leur première capitale pourrait être le site fortifié de Jastres-Nord (Lussas)[2]. La capitale romaine est Alba (Alba Helviorum), où des fouilles récentes ont mis au jour plusieurs espaces et une zone religieuse nommée Bagnols[3].

Sommaire

HelvieModifier

LimitesModifier

Le territoire des Helviens s'étendait uniquement dans la partie sud de l'actuel département de l'Ardèche, bordé par le Rhône et les Cévennes.
Strabon, dans sa géographie, dit que le Rhône limitait l'Helvie à l'Est, la séparant des Cavares (Drôme). Au Nord, les Helviens avaient pour voisins les Segovellaunes, au Nord-Ouest les Vellaves (Velay), au Sud-Ouest les Gabales du Gévaudan (Lozère), au Midi les Volques Arécomiques (Gard). Si l'on prend comme référence le territoire du diocèse médiéval de Valence, leur limite septentrionale était sur la ligne de hauteurs située entre l'Eyrieux et l'Ouvèze [4], plutôt que sur l'Ouvèze.

Les Helviens sont englobés dans la province romaine de Narbonnaise après la conquête de 125-121 avant J.-C.

Invasion romaineModifier

Défaite des ArvernesModifier

Article détaillé : Bataille du confluent.

Lorsque les Romains entrèrent en moyenne vallée du Rhône, ils vainquirent une coalition commune aux Allobroges et aux Arvernes du roi Bituit, en -121 lors de la bataille du confluent. À aucun moment l'implication des Helviens n'est attestée dans les textes.

Annexion par RomeModifier

Le territoire des Allobroges et l'Helvie furent annexés à la province romaine de Narbonnaise et Bituit fut emprisonné à Rome. Les élites helviennes comme Valérius Procillus se romanisèrent vite.

Événements lors de la Guerre des Gaules (52 av. J.-C.)Modifier

Jules César traverse l'HelvieModifier

En 52 av. J.-C., malgré le froid rigoureux, César se mit en marche avec une partie des renforts, franchissant la ligne des Cévennes, en s'ouvrant un chemin à travers la neige (par le col du Pal ?) et tomba comme la foudre au milieu des Vellaves, dont la capitale était alors Ruessio (Saint-Paulien).

Révolte de VercingétorixModifier

Les Helviens, romanisés, lèvent des troupes sur l'ordre de César afin d'éviter une invasion de leurs voisins Gabales, inféodés aux Arvernes. Les Helviens, sont repoussés, perdant certains princes et sont contraints de se réfugier dans leurs oppida.

Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier

  1. César, VII, 64-65
  2. Cl. Lefebvre, Oppida helvetica : les sites fortifiés de hauteur du plateau de Jastres (Ardèche), De Boccard, Paris, 2006 (Gallia romana, 7)
  3. Joëlle Dupraz et Christel Fraisse, Académie des inscriptions et belles-lettres, Carte archéologique de la Gaule 07 : L'Ardèche, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l'homme, , 1re éd., 496 p. (ISBN 978-2-87754-069-8), notice 005, pp. 97-194.
  4. Limite que retient G. Barruol : Les peuples pré-romains du Sud-Est de la Gaule (De Boccard 1999). La frontière sur l'Ouvèze est celle que propose le musée de Valence.