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Mauny

commune française du département de la Seine-Maritime

Mauny
Blason de Mauny
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Canton Barentin
Intercommunalité communauté de communes Roumois Seine
Maire
Mandat
Charly Noël
2014-2020
Code postal 76530
Code commune 76419
Démographie
Gentilé Mauniais
Population
municipale
176 hab. (2016 en augmentation de 2,92 % par rapport à 2011)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 23′ 06″ nord, 0° 53′ 09″ est
Altitude Min. 1 m
Max. 129 m
Superficie 10,19 km2
Localisation

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Mauny

Mauny est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

Elle fait partie du parc naturel régional des Boucles de la Seine normande.

Sommaire

GéographieModifier

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous la forme Malum nidum en 1215[1].

Littéralement, « Mauvais nid »[1].

HistoireModifier

1° Au Moyen Âge, Mauny (baronnie en novembre 1462, sans doute pour Pierre II de Brézé ci-dessous ; seigneurie associée à celles de Barneville et de La Bouille) appartenait d'abord à la famille Crépin du Bec[2]. On trouve souvent que cette grande famille féodale normande tenait Mauny du mariage, vers 1230, de Guillaume V Crespin (vers 1215-vers 1260 ; baron du Bec – cf. St-Martin du Bec, Notre-Dame du Bec, Montivilliers, sur la Lézarde – et seigneur de Dangu), avec Alix de Sancerre[3].

Toujours est-il que Mauny, passe à Jean (II ou Ier) du Bec, fils cadet de Guillaume VI et frère de Guillaume VII, d'où, de père en fils et du XIIIe au XVe siècle : Guillaume VIII, Guillaume IX, Guillaume X aussi seigneur de Plasnes par son mariage, Jean (II ou III) et son frère Antoine.

Jeanne du Bec, fille de Guillaume X et sœur de Jean et Antoine, fait passer Mauny, La Bouille et Barneville aux Brézé[4] – avec Maulévrier, autre fief des Bec-Crépin[5] – en épousant Pierre II de Brézé (vers 1408/1410-1465). Leur fils Jacques, époux malheureux et meurtrier de Charlotte de Valois, fille du roi Charles VII, est le père du Grand-sénéchal de Normandie Louis, mari de Diane de Poitiers, titré comte de Maulévrier par son oncle Louis XI en octobre 1481. Françoise, fille aînée de Louis et Diane, transmet Mauny et Maulévrier aux La Marck en épousant Robert IV en 1538. Leur fils cadet Charles-Robert de La Mark comte de Braine (1541-1622) en hérite (son fils cadet Louis châtelain de Nogent-le-Roi est titré marquis de Mauny).

2° Mais au début du XVIIe siècle Mauny et Maulévrier sont vendus : Mauny, Barneville et Plasnes en 1604 au maréchal de Fervaques, fait duc de Grancey en décembre 1611, alias Guillaume de Hautemer (1537/38-1613) ; le comté de Maulévrier en 1623 à Jacques Ier du Fay/du Faÿ seigneur du Taillis et de Bourg-Achard (famille normande), bailli de Rouen[6].

Jeanne de Hautemer, fille cadette du maréchal Guillaume de Hautemer de Fervaques, transmet les fiefs de Mauny, La Bouille et Barneville aux d'Estampes par son mariage en 1579 avec Claude d'Estampes de La Ferté-Imbault (1526-1591) : ils sont les parents du maréchal Jacques (1590-1668). Ses descendants, les d'Estampes de la Ferté-Imbault, gardent Mauny, La Bouille et Barneville-sur-Seine, ainsi que le marquisat de La Ferté-Imbault, jusqu'à la Révolution.

Il existait aussi une famille féodale dite de Mauny.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1882 1890 Henri Morin    
1890 1919 Georges Poullain    
1919 1927 Maurice Dupuis    
1927 1935 Fernand Foutrel    
1935 1956 Eugène Roussel    
1956 1965 Philippe Brinquant    
1965 1976 Robert Dehaut    
1976 1979 Claude Sanson    
1979 2001 Nelly Bauvais    
mars 2001 En cours
(au avril 2014)
Charly Noël DLF Agent commercial

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[8].

En 2016, la commune comptait 176 habitants[Note 1], en augmentation de 2,92 % par rapport à 2011 (Seine-Maritime : +0,48 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
227200187232215222214213187
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
150166174159166131131137168
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1431191291156390858797
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
10511894122129132170173166
2016 - - - - - - - -
176--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Les armes de la commune de Mauny se blasonnent ainsi :
d’azur aux trois croissants d’argent mal ordonnés, au chef fuselé d’argent et de gueules.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Gilbert Fromager, Le Canton de Duclair à l'aube du XXe siècle, Duclair, , 163 p. (ISBN 2-9501653-0-3)
  • Gilbert Fromager, Le Canton de Duclair 1925-1950, Duclair, , 204 p. (ISBN 2-9501653-1-1)
  • « Mauny », dans Le Patrimoine des communes de la Seine-Maritime, Charenton-le-Pont, Éditions Flohic, coll. « Le Patrimoine des communes de France », , 1389 p. (ISBN 2-84234-017-5) vol. 1, p. 436-437

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. a et b François de Beaurepaire - 1979 - Les noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Page 107.
  2. « du Bec-Crespin », sur Racines & Histoire
  3. Si cette origine est avérée, on peut s'interroger sur la possession de Mauny par les comtes de Sancerre. On peut alors imaginer que Mauny était primitivement dans le domaine ducal normand et rappeler que les comtes de Sancerre sont une branche cadette de la Maison de Blois-Champagne, Etienne-Henri de Blois ayant épousé Adèle d'Angleterre-Normandie, fille du Conquérant. Un de leurs arrière-petits-fils est Etienne II de Sancerre seigneur de Châtillon-sur-Loing et Saint-Brisson, Grand bouteiller de France vers 1248, fils cadet du comte de Sancerre Etienne Ier et père de notre Alix. Jean du Bec-Crespin, issu de ce mariage, devient effectivement sire de Mauny, qui passe ensuite aux descendants de son frère aîné Guillaume VI du Bec. Un autre lien entre Alix de Sancerre et la Normandie est établi par sa mère Aénor de Soissons, fille du comte Raoul Ier le Bon : or les comtes de Soissons descendent de Guillaume Busac d'Eu, et les comtes d'Eu sont un rameau des ducs de Normandie.
  4. « Brézé », sur Racines & Histoire
  5. Il semble que les Bec-Crépin aient eu des droits anciens sur Maulévrier, liés à leur baronnie du Bec. Au XIVe siècle, Maulévrier est aux comtes de Savoie, par don de Philippe V à Amédée V. Mais on trouve aussi Guillaume X du Bec († vers 1425 ; père de l'héritière Jeanne épouse de Brézé) seigneur de Maulévrier. C'est Louis XI qui donne clairement le comté de Maulévrier à son neveu Louis de Brézé en 1482 ; le titre de comte semble s'être établi de fait, sans création formelle, sous l'influence de l'appellation comte de Savoie (mais auparavant, on a pu trouver le titre de vicomte de Maulévrier : si le fait est avéré, serait-ce une allusion aux vicomtés de Caudebec et de Montivilliers, qui ont pu être liées à l'origine à la baronnie du Bec (cf. la branche des Bec-Crespin, issue de Guillaume VII Crespin, qui apporta cette baronnie aux Melun-Tancarville, d'où les d'Harcourt puis les Orléans-Longueville, qui eurent la vicomté de Montivilliers) ?
  6. La vente de Maulévrier aux du Fay est attribuée parfois à Marie de Luxembourg-Penthièvre, duchesse de Mercœur par son mariage avec le duc Philippe-Emmanuel. Si la chose est vraie, comment l'expliquer ? Le comté de Maulévrier est bien passé, par le mariage de Françoise de Brézé, aux La Marck comtes de Braine ; mais il existe un lien entre ces derniers et les Mercœur : Louise de Brézé, la sœur cadette de Françoise, a épousé le duc Claude de Lorraine d'Aumale, et parmi leurs enfants on note Catherine, troisième femme de Nicolas de Lorraine duc de Mercœur. Cela dit, Philippe-Emmanuel était né du deuxième mariage du duc Nicolas avec Jeanne de Savoie-Nemours. Devrait-on alors imaginer deux ventes ou arrangements de famille, qui auraient fait passer Maulévrier des La Marck aux Mercœur, puis des Mercœur-Nemours aux Mercœur-Penthièvre ?
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. « Allée couverte de Mauny », notice no PA76000036, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  12. Notice no IA00021607, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. Jules Bailliard, La Normandie Monumentale et Pittoresque, Seine-inférieure, Le Havre, Lemale et Cie, imprimeurs, éditeurs, (lire en ligne), p. 230