Maulévrier-Sainte-Gertrude

commune française du département de la Seine-Maritime

Maulévrier-Sainte-Gertrude
Maulévrier-Sainte-Gertrude
Mairie.
Blason de Maulévrier-Sainte-Gertrude
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Intercommunalité Caux Seine Agglo
Maire
Mandat
David Malandain
2020-2026
Code postal 76490
Code commune 76418
Démographie
Gentilé Maléporariens
Population
municipale
1 004 hab. (2018 en augmentation de 0,9 % par rapport à 2013)
Densité 71 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 33′ 20″ nord, 0° 43′ 18″ est
Altitude Min. 7 m
Max. 144 m
Superficie 14,16 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Port-Jérôme-sur-Seine
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Maulévrier-Sainte-Gertrude
Liens
Site web maulevrier-sainte-gertrude.fr

Maulévrier-Sainte-Gertrude est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

GéographieModifier

Le village se trouve en bordure de la forêt domaniale du Trait-Maulévrier, à proximité du pont de Brotonne et entre Rouen et le Havre.

Communes limitrophesModifier

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Maulévrier-Sainte-Gertrude est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

ToponymieModifier

Maulévrier : Mallevrier au début du Xe.

Maulévrier viendrait du latin Malum Leporarium avec différentes variantes : Malus Levrium, Malus Leporium ou encore Malus Levrarius.

Contrairement à ce qu'affirme Albert Dauzat, leporarium ne signifie pas le lévrier, mais le « parc à lièvre »; la combinaison de malus ou mau (mauvais) et de leporarium (du latin leporarium, le parc à lièvre ou la garenne) se traduirait alors par « mauvais parc à lièvre » ou « mauvaise garenne »[6].

Sainte-Gertrude : ancienne paroisse incorporée à Maulévrier en 1823[6].

HistoireModifier

Maulévrier-Sainte-Gertrude est née de la réunion de deux communes, Maulévrier et Sainte-Gertrude en 1823.

La commune couvre une superficie de 1 420 ha dont une grande partie en forêt domaniale et culmine à 120 m de hauteur. C’est d’abord une station romaine sur la voie Caudebec - Dieppe. Elle est ensuite dévastée par les barbares. Sainte-Gertrude est citée dans une charte de Guillaume le Conquérant. On connaît d’ailleurs des sires de Maulévrier à Hastings (1066) et à la première croisade en 1096. En plus de ces seigneurs locaux, ou après eux, le destin féodal de Maulévrier (comté en 1481) est souvent lié à celui de la baronnie de Mauny.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1811 MENIL    
1811 1816 DUTOT    
1816 1848 LELEU    
1848 1871 PECUCHET    
1871 1904 THUILLIER    
1904 1925 Emile FOUACHE    
1925 1945 Joseph THUILLIER    
1945 1947 Emile FOUACHE    
1947 1959 Fernand TESSON    
1959 1983 André ANQUETIL   Conseil municipal du 6 mai 1980, M. Le DEUN annonce sa démission. Mme Paulette LECOINTRE est élue nouvelle première adjointe à 10 voix contre 1, pour M. L HERONDELLE.
1983 1995 Paulette LECOINTRE    
1995 2001 François TROALIC    
mars 2001 avril 2014 Jean-Louis MANERO    
avril 2014 juillet 2020 Claudine SAVALLE    
juillet 2020 En cours
(au 10 août 2020)
David MALANDAIN    

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[8].

En 2018, la commune comptait 1 004 habitants[Note 2], en augmentation de 0,9 % par rapport à 2013 (Seine-Maritime : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8008008206349329831 011966972
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
952930837818796812808803720
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
656602590596585558560591592
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
572621685905922905913966982
2018 - - - - - - - -
1 004--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (20,7 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,6 % contre 48,4 % au niveau national et 48,1 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,9 %, 15 à 29 ans = 14,6 %, 30 à 44 ans = 21 %, 45 à 59 ans = 22,7 %, plus de 60 ans = 18,7 %) ;
  • 48,4 % de femmes (0 à 14 ans = 18,6 %, 15 à 29 ans = 13,3 %, 30 à 44 ans = 22,6 %, 45 à 59 ans = 25,3 %, plus de 60 ans = 20,1 %).
Pyramide des âges à Maulévrier-Sainte-Gertrude en 2007 en pourcentage[11]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
5,1 
75 à 89 ans
6,1 
13,6 
60 à 74 ans
14,0 
22,7 
45 à 59 ans
25,3 
21,0 
30 à 44 ans
22,6 
14,6 
15 à 29 ans
13,3 
22,9 
0 à 14 ans
18,6 
Pyramide des âges du département de la Seine-Maritime en 2007 en pourcentage[12]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
1,1 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,0 
60 à 74 ans
13,2 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,5 
30 à 44 ans
19,5 
20,9 
15 à 29 ans
19,2 
19,9 
0 à 14 ans
17,8 

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
L'ancien moulin à eau de Sainte-Gertrude.
 
L'église de Sainte-Gertrude.
  • L'église Saint-Léonard de Maulévrier, des XIIe, XVIe et XVIIe siècles, présente notamment des fonts baptismaux à colonnettes du XIIe, une mise au tombeau du XVIe ainsi qu'un clocher-porche massif coiffé d'une flèche polygonale du XVIIe siècle.
  • L'église Sainte-Gertrude, située dans le site pittoresque de la vallée de la Sainte-Gertrude, à proximité d'un ancien moulin à eau. Elle fut construite entre la fin du XVe siècle et le début du XVIe siècle. Consacrée en 1519 par l’évêque de Bérycée, elle accueillit un demi-siècle plus tard la reine Catherine de Médicis (1519-1589) et son fils, le futur Charles IX (1550-1574), de passage dans le pays. Beau spécimen du style gothique flamboyant, l'édifice présente en façade un portail double de style Renaissance.
  • L'école (et ancienne mairie) où se trouvent toujours inscrits les mots « garçons » et « filles ».
  • La Butte du Diable, située près de l'église, à la lisière de la forêt, ancienne motte féodale du XIe siècle dont les ruines de la forteresse sont aujourd'hui envahies par la végétation de la forêt du Trait-Maulévrier[13]. Restes d'un grand donjon gothique, qu'une tradition locale a surnommé la tour du Diable[14].

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Les armes de la commune de Maulévrier-Sainte-Gertrude se blasonnent ainsi :
écartelé au 1) d’argent à la tour de sable, ouverte et ajourée du champ, au 2) d’azur au lévrier d’argent colleté de gueules, au 3) d’azur à la fasce ondée d’argent et à la crosse d’or brochant en pal, au 4) d’argent aux trois fers de moulin de gueules.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Livre de Maulévrier Ste Gertrude “DES ORIGINES A NOS JOURS” édité en 2005

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 4 avril 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 4 avril 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 4 avril 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 4 avril 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 4 avril 2021).
  6. a et b François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 148.
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  11. « Évolution et structure de la population à Maulévrier-Sainte-Gertrude en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 19 novembre 2010).
  12. « Résultats du recensement de la population de la Seine-Maritime en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 19 novembre 2010).
  13. « Des ruines et une légende », Paris-Normandie, 17 novembre 2007.
  14. Bernard Beck, Châteaux forts de Normandie, Rennes, Ouest-France, , 158 p. (ISBN 2-85882-479-7), p. 148.