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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Marie de Luxembourg.
Marie de Luxembourg
Titre de noblesse
Comtesse
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 61 ans)
Lieu inconnu ou Eure-et-LoirVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
AristocrateVoir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Père
Mère
Conjoint
Enfant

Marie de Luxembourg (née le à Lamballe et décédée le au château d'Anet[1]), duchesse de Penthièvre de 1569 à 1623, princesse de Martigues, est la fille de Sébastien de Luxembourg comte puis duc de Penthièvre et de Marie de Beaucaire. Elle est un personnage important de l'histoire du duché de Bretagne : lointaine descendante de la duchesse Jeanne de Penthièvre et de son mari Charles de Blois, elle a ambitionné de rétablir la souveraineté du duché, et de monter sur le trône avec son mari, le duc de Mercœur, beau-frère du roi Henri III et gouverneur de Bretagne par la faveur de celui-ci. La victoire de Henri IV l'empêche de réaliser son projet, qui n'était pas dépourvu de réalisme tant elle était aimée des Nantais.

BiographieModifier

Son père mourut quand elle avait 7 ans. Âgée de treize ans[1],[2], elle épousa à Paris le beau-frère du roi Henri III, Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur dont elle n'eut qu'une fille survivante.

Quasi-ruinée par les dépenses sans nombre qui avaient permis à son mari de lever des armées tout au long des guerres de la Sainte-Ligue puis lors de la guerre contre les Ottomans en Hongrie, elle refusa d'abord les offres de réconciliation avec le "Béarnais", Henri de Navarre, et ne put revenir à Paris qu'à l'occasion des funérailles de sa belle-sœur, la reine Louise, en 1603.

Le duc de Mercœur était mort en 1602 à Nuremberg où il était allé combattre les Turcs ; le mariage de sa fille n'eut lieu que le 7 juillet 1609, tant la duchesse-douairière de Mercœur s’y opposa longtemps : elle ne pouvait, disait-elle, se résoudre à confondre « son noble sang avec celui d’un bâtard, fût-il de sang royal », mais les sommes payées par Henri IV pour sa soumission (4 295 350 livres, évaluées par Sully) et l’absence de soutien qu'elle trouva parmi ses proches eurent sans doute raison de ses résistances.

De retour à Paris, elle multiplia les donations aux ordres religieux, fondant à Paris le couvent des Capucines dans le Faubourg Saint-Honoré suivant les dernières volontés de la reine Louise de Lorraine belle-sœur de feu son mari (les religieuses ont dû être relogées lors de la création de la place Vendôme 80 ans plus tard)[3] ; et les couvents des Feuillants, des Capucins, et des Jacobins Réformés.

Union et postéritéModifier

Mariée le 12 juillet 1575 à Paris, avec Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur, ils eurent 4 enfants dont 3 morts en bas-âge :

Notes et référencesModifier

  1. a et b (fr) Grand Dictionnaire des femmes de l'Ancienne France, « Marie de Luxembourg duchesse de Mercœur et de Penthièvre, princesse de Martigues » sur le site officiel de l'association des sociétés internationales pour l'étude des femmes de l'Ancien Régime, consulté le 15 juillet 2009.
  2. Mariage le 12 juillet 1575 d'après Michel de Mauny (Société d'émulation des Côtes-d'Armor, tome CXXV, mémoires de l'année 1996).
  3. D'après Ania Guini-Skliar, La place Vendôme. Art, pouvoir et fortune, Paris, Délégation à l’action artistique de la Ville de Paris, (ISBN 2-913246-41-9), « Le couvent des Capucines », p. 63-68.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Charles Bouvard, Description de la maladie, de la mort et de la vie de madame la duchesse de Mercœur, décédée en son château d'Anet le 6 sept. 1623., Paris, J. Libert,
  • Hilarion de Coste, Le Dictionnaire des Femmes de l'Ancienne France, Siefar (lire en ligne), « Marie de Luxembourg (1562-1623) »
  • Louis MELENNEC (blog). Article sur la colonisation de la Bretagne de 1532 à 2012.
  • ROCHARD Manuella, Plaidoyer pour la famille de Marie de Luxembourg, Actes du colloque tenu le 19 avril1998, Société archéologique et historique de Nantes et de Loire-Atlantique, Nantes 1999, numéro hors série.
  • LE GOFF Hervé, La ligue en Bretagne, Rennes, 2010.

Articles connexesModifier