Montivilliers

commune française du département de la Seine-Maritime

Montivilliers
Montivilliers
L'hôtel de ville, inauguré le 18 juin 1911.
Blason de Montivilliers
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Le Havre
Intercommunalité CU Le Havre Seine Métropole
Maire
Mandat
Jérôme Dubost
2020-2026
Code postal 76290
Code commune 76447
Démographie
Gentilé Montivillons
Population
municipale
15 564 hab. (2018 en diminution de 3,91 % par rapport à 2013)
Densité 815 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 32′ 49″ nord, 0° 11′ 20″ est
Altitude Min. 2 m
Max. 94 m
Superficie 19,09 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Le Havre
(banlieue)
Aire d'attraction Le Havre
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Havre-2
Législatives 7e circonscription de la Seine-Maritime
Localisation
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Montivilliers
Liens
Site web http://www.ville-montivilliers.fr

Montivilliers (prononcé [mɔ̃tivilje] ou [mɔ̃tivije]) est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

La commune est la deuxième de l’agglomération havraise par le nombre d’habitants, après Le Havre.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Cette commune est située sur la rive droite de la Seine, à une dizaine de kilomètres du Havre.

Communes limitrophesModifier

HydrographieModifier

 
La Lézarde en centre-ville.

La commune est traversée par une rivière appelée la Lézarde.

Celle-ci a été artificiellement scindée en deux bras dès le Moyen Âge, afin de multiplier les moulins à blé et à tan, dont des vestiges subsistent encore de nos jours. Le mieux conservé est celui de l’abbaye, moulin à blé banal, dont les abbesses tiraient un grand revenu, et dont la démolition est prévue pour l'été 2015 en raison de sa vétusté et du risque d'effondrement qu'il engendre.

La Lézarde étant au Moyen Âge beaucoup plus large que de nos jours et moins envasée, il existait à Montivilliers une activité portuaire non négligeable. En effet, celle-ci se jetait directement dans la mer et bénéficiait des effets de la marée plusieurs fois par jour, ce qui constituait un curage naturel efficace. Elle est aujourd'hui jalonnée de chemins de promenade, très appréciés par les Montivillons. La Lézarde rejoint depuis la fin du XIXe siècle le canal de Tancarville sur la commune d'Harfleur.

Voies de communication et transportsModifier

En journée, six lignes de bus (1, 9, 10, 11, 12 et 13) traversent la ville. En soirée, la ligne A relie Le Havre à Montivilliers. Le réseau de transport à la demande pour Personnes à Mobilité Réduite "Mobi'fil" de la CODAH dessert également la commune.

Depuis 2001, la ligne LER passe par la gare de Montivilliers. Elle permet de joindre Le Havre et Montivilliers en 20 min. avec en moyenne un train toutes les demi-heures. Cette ligne va jusqu'à Rolleville via Epouville permettant à la cité d'être reliée aux communes voisines de façon régulière et fiable.

De plus la réhabilitation de la place de la Gare a permis de créer un pôle multimodal de l'offre de transport en commun de la CODAH.

ClimatModifier

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 10,9 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1,5 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 12,7 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 859 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,7 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,5 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Octeville », sur la commune d'Octeville-sur-Mer, mise en service en 1994[7] et qui se trouve à 5 km à vol d'oiseau[8],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 11,3 °C et la hauteur de précipitations de 796 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 4], « Rouen-Boos », sur la commune de Boos, mise en service en 1968 et à 75 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 10,1 °C pour la période 1971-2000[11] à 10,5 °C pour 1981-2010[12], puis à 11 °C pour 1991-2020[13].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Montivilliers est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[14],[15],[16]. Elle appartient à l'unité urbaine du Havre, une agglomération intra-départementale regroupant 18 communes[17] et 235 218 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[18],[19].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Havre dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 116 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[20],[21].

Face au manque de logements dans la commune et en cohérence avec la politique locale de développement durable, la municipalité a décidé la création d'un Eco-Quartier au sein de la ville. Il sera situé entre le quartier Belle Étoile et les hameaux de Réauté et de Fréville et sera lien direct avec le quartier de la Belle Étoile tant sur la continuité des infrastructures que sur le plan social. Après une concertation avec les habitants et les responsables du projet (municipalité et CODAH) au sein d'ateliers thématiques de l'AEU, le projet est maintenant défini et les démarches administratives ont commencé. Ce nouveau quartier verra notamment la place de la voiture fortement réduite, la création d'un cœur de quartier avec des commerces de proximité, probablement tune école maternelle/primaire et des activités de type marché hebdomadaire. Des choix d'aménagements judicieux et écologiques comme la mise en place de coulées vertes, un éclairage public basse consommation, la récupération des eaux de pluie pour la collectivité, des composteurs collectifs ou encore une gestion raisonnée des nombreux espaces verts prévus seront mis en place. L'aspect social du quartier a été jugé prioritaire et la cohabitation inter-générationnelle ainsi qu'une répartition harmonieuse des logements sociaux (au moins 30 %) seront développées. On prévoit la création de 1 000 logements au total dont la livraison sera échelonnée. De plus une partie des 60 hectares de terrain réservés au quartier sera consacré au maraichage, si possible biologique, avec une filière de vente courte directement sur les étales du marché du quartier par exemple. Ce quartier se veut un projet ambitieux de développement durable en imposant des normes de construction qui vont au-delà de l'exigence HQE (isolation optimale, chauffe-eau solaire, récupération des eaux de pluie, usage de matériaux écologiques lorsque c'est possible) et incitant fortement à la modification de certaines habitudes de vie comme la réduction des déchets et de la consommation d'eau ou le développement des modes de transports plus doux par exemple. Les premières livraisons d'habitations sont prévues pour 2013-2014.

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (57,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (59,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (47,6 %), zones urbanisées (28 %), prairies (6,7 %), forêts (6,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,5 %), zones agricoles hétérogènes (3,4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (2,5 %)[22].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[23].

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous la forme Villare au VIIIe siècle, Monasterium que dicitur Villare vers 1034, Villaris Monasterii en 1063 - 1066[24].

Montivilliers doit son nom à son abbaye de femmes fondée au VIIIe siècle, on a accolé le nom primitif vilier « village » à celui de mon(s)tier « église, monastère ».

Le nom jeté des habitants de Montivilliers est les Mâqueux d'oreilles.

HistoireModifier

PréhistoireModifier

Des recherches archéologiques ont été effectuées dans les années 1970 et ont révélé des traces de vie datant du Paléolithique avec l'existence de tribus qui se sont installées dans la région très probablement attirées par les nombreux ruisseaux et l'abondance de gibiers présents à cette époque. Des traces de vie Néolithique sont également à signaler avec la découverte d'habitats sur le plateau du Grand Epaville datant de 2500 à 1700 av. J.-C.

AntiquitéModifier

Quelques objets gaulois, hachettes de jade et de bronze ont été trouvés sur les coteaux dominant la ville. Une chaussée romaine allant d'Harfleur à Montivilliers a été attestée, elle fut détruite par les Anglais en 1415.

L'époque de saint PhilibertModifier

Entre 682 et 684, au cours d’un voyage à Jumièges, saint Philibert fonde ici un monastère de femmes à la demande de saint Ouen, évêque de Rouen. Ce monastère sera complètement détruit par les Vikings et ne se relèvera qu’au début du XIe siècle, cette fois avec des hommes, placés sous la dépendance de l’abbaye de Fécamp. Aucune trace architecturale de ce monastère n'a pu être retrouvée et on ne connait pas la localisation géographique de ce monastère dans la ville.

Moyen ÂgeModifier

L'abbayeModifier

 
Cloître restauré de l’abbaye.

En 1035, le duc Robert le Magnifique donne son autonomie au monastère, qui redevient une abbaye de femmes, dotée dans la région de nombreux biens qui lui permirent d’entreprendre, sous l’abbatiat d’Élisabeth dans la seconde moitié du XIe siècle, les travaux de construction de la grande église, excellent témoin de l’architecture normande à l’époque de Guillaume le Conquérant. Robert le Magnifique, en impulsant la reconstruction de l'abbatiale détruite par les Vikings, eut la volonté de restaurer l'église "dans son ancienne splendeur, donc elle était déchue par la violence des pillards". Le duc de Normandie accorda une exemption totale et complète à l'abbaye qui l'a substitué aux souverainetés séculière et ecclésiastique. Ce statut très jalousé par les autres monastères normands fut en grande partie responsable de l'essor et du rayonnement de l'abbaye.

Au XVe siècle, la paroisse Saint-Sauveur, qui avait reçu les sept premières travées de la nef, fit abattre son côté nord, pour la doubler avec un large vaisseau gothique. Du XVIe au XVIIIe siècle, l’abbaye connaît toujours un grand rayonnement, notamment sous l’abbatiat de Louise de L’Hospital (1596-1643).

Le développement de la CitéModifier

La renaissance de l'abbayeModifier

La reconstruction et le développement de la vie de l'abbatiale de Montivilliers entraine un développement économique du territoire qui attire bientôt la population autour de l'abbaye si bien que le duc de Normandie lui accorde le statut de commune par lettre datée du 8 juillet 1202. Le XIIIe siècle est marqué par le développement de la ville et inévitablement par une paupérisation d'une partie de la population que les abbesses tentent de limiter en distribuant du pain et plus tard une pièce de monnaie les jours de fêtes.

Le XIVe siècle et l'apogéeModifier

Le XIVe siècle marque l'apogée du rayonnement économique et culturel de la cité. Les activités de tannerie, de draperie sont les principaux artisanats présents sur le territoire. On y trouve également un atelier de construction navale et des salines. Les tissus de la ville sont réputés pour être les plus beaux de France et étaient exportés dans toute l'Europe. La Lézarde, bien plus large et profonde qu'aujourd'hui, permettait l'acheminement de bateaux et donc le commerce de marchandises jusqu'à Harfleur. Des marchés et des foires régionales se tenaient également à Montivilliers qui était alors devenu le poumon économique de la pointe du pays de Caux. Ces marchés avaient lieu tous les jeudis, les abbesses prélevant une taxe sur les produits vendus.

À noter que le marché de Montivilliers a toujours lieu aujourd'hui en centre-ville et que d'autres villes du canton, comme Harfleur par exemple, ont imité cette tradition.

La guerre de Cent AnsModifier
 
Guerre de Cent Ans: Michel du Sablon, général-maître des monnaies de Charles VI. Quittance de 500 Livres donnés par Robert de Hotot pour l'armement de la ville de Montivilliers, « pour resister a l'emprise de Henry de Lencastre soy disant Roy d'Angleterre ». Paris, .

La guerre de Cent Ans marque une époque dramatique pour la France et a fortiori pour Montivilliers. Les marchands cachent tous leurs biens et vivent dans la terreur des partisans de Charles le Mauvais qui envahissent temporairement la ville, pillent le monastère et provoquent la fuite des religieuses de l'abbaye. À leur départ, les Montivillons construisent une forteresse, dont les vestiges des remparts sont visibles et mis en valeur aujourd'hui, et les habitants tentent de résister aux assauts des Anglais qui saccagent le pays de Caux tout entier. La population persécutée déserte alors les campagnes. Montivilliers capitule le 23 janvier 1419 et les religieuses, soumises aux Anglais, reviennent au monastère. Il faudra attendre fin 1449 pour que les Anglais quittent la ville, la fête de Noël de l'an 1449 étant alors teintée d'un vent de liberté.

La création du Havre de Grâce et le déclinModifier

Après la guerre de Cent Ans, la ville retrouve une partie de son économie locale mais sans équivalence avec le XIVe siècle. Le 23 septembre 1461, par ses lettres patentes, Louis XI confirme les privilèges des marchands drapiers de la ville, octroyés par Charles VI de France, de sorte que son commerce soit bien rétabli[25]. La décision de la création de l'actuelle ville du Havre par le roi François Ier est annoncé le 26 janvier 1517 à la population montivillonne. Cette décision marque le tournant majeur de l'histoire de la cité. Le port du Havre de Grâce capte alors toute l'attention du roi ainsi que ses investissements au détriment de Montivilliers qui s'appauvrit.

La réforme protestanteModifier

La Réforme connaît un relatif succès en Normandie. En 1544, on a déjà trace de la présence de protestants à Montivilliers à travers un acte tragique. Le 18 décembre 1544, deux protestants de Montivilliers, Richard Pouchet et Vincent Périer, sont brûlés vifs en place de l’abbatiale sur ordre du parlement de Rouen pour « propos d’hérésie ».

À partir de 1557, Jean Venable, libraire colporteur de Dieppe, diffuse en pays de Caux et en Basse-Normandie, les écrits de Martin Luther et de Jean Calvin. Nombreux sont les protestants parmi les drapiers de la ville qui font la renommée et la richesse de Montivilliers.

En 1551, le pasteur Godard, originaire de Bolbec et formé à Genève, vient prêcher à Montivilliers à la demande des bourgeois de la ville. Les cultes rassemblent de 3 000 à 5 000 personnes. La chronique rapporte qu’à Pâques 1561, il reçoit à la Cène 850 nouveaux catéchumènes adultes. Dans la tourmente des guerres de Religion, les protestants trouvent asile pour célébrer leur culte à partir de 1561 au manoir de Bévilliers, résidence du seigneur d'Harfleur. Un temple sera aménagé dans un bâtiment de la cour du manoir détruit en 1679 sur ordre du parlement de Paris.

En novembre 1685, Montivilliers connaît une dragonnade dirigée par le commandant Marillac. Les dragons du roi investissent la ville pour y arrêter les protestants, et les obliger à « abjurer » la confession protestante. 27 avril 1688 : un navire affrété « aux frais du roi », expulse vers l’Angleterre 94 protestants de Montivilliers, Rouen, Le Havre, Lillebonne, Fécamp, Caudebec, et Gisors enfermés au château de Dieppe et refusant « de signer leur abjuration ». Pendant la période des persécutions de Louis XIV, les protestants se réunissent clandestinement pour le culte dans le désert. En Pointe de Caux, il a existé plusieurs lieux de désert à Saint-Antoine-la-Forêt, Saint-Nicolas-de-la-Taille, Mélamare, Tancarville, dans des forêts, des granges ou des carrières.

Isaac Lecourt (1669 - 1693), fils d’un marchand de toiles de Montivilliers, a 16 ans lors de la dragonnade de novembre 1685 dans la ville. Il devient prédicateur clandestin de 1686 à 1689 en pays de Caux, visitant les protestants à domicile ou en prison et rassemblant des assemblées de désert jusqu’à plus de deux mille personnes. En 1689, il part prêcher en Basse-Normandie. En avril 1693, il est arrêté à Caen et jugé. Son sort n’est pas connu.

D’autres prédicateurs cauchois lui ont succédé : Jean Boivin (de Virville), un dénommé Godard (de Bolbec), Jacques Morel (de Criquetot-l'Esneval).

En 1787, à l'occasion de l’Édit de tolérance du roi Louis XVI, la riche communauté protestante de Montivilliers fait construire hors les murs de la ville, sur un terrain de la famille Barnage, le magnifique temple actuel, véritable bijou d’architecture Louis XVI, le plus vieux temple au nord des Cévennes toujours en usage (hors Alsace - Montbéliard), classé à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques.

Le temple est toujours entouré de son petit cimetière protestant, lui aussi toujours en usage.

La Révolution françaiseModifier

La ville est chef-lieu de son district de 1790 à 1795 et absorbe, entre 1795 et 1800, les communes voisines de Porte Assiguet, de Porte Châtel et de Porte Chef de Caux[26].

L’abbaye est abandonnée par les religieuses en 1792 ; pendant la période révolutionnaire, elle est occupée de diverses manières : bureaux, prison, garnison, magasins, écuries, etc.

1804 – Montivilliers installe son premier pasteur officiel salarié par l’État, le pasteur Frédéric Fallot, originaire de Longeville (Montbéliard). Il y a alors 1 370 protestants recensés sur la paroisse de Montivilliers.

XIXe siècleModifier

 
La ville fut desservie par l'ancien tramway du Havre, dont on voit ici une rame, de 1899 à la Seconde Guerre mondiale
La rame se trouve ici à l'entrée de la ville par l'avenue Foch.
 
La rue d'Assiquet et le tramway.

Les bâtiments de l’abbaye sont vendus en 1811, ils sont utilisés tout au long du XIXe siècle à des fins industrielles (filature de coton puis raffinerie de sucre et enfin brasserie en 1857) et convertis par la suite en entrepôts, garages et locaux d’habitation.

La Seconde Guerre mondialeModifier

Pendant la drôle de guerre et lors de la campagne de France en mai juin 1940, Montivilliers accueille des chasseurs alpins en garnison dans les maisons de la rue Vattelière. Autour de la ville, les troupes de la 51st Highland Division stationnent et viennent souvent en ville. Il n'y aura pas de combats durant cette période[27].

Les troupes allemandes arrivent dès le 13 juin 1940 dans la ville de Montivilliers. L'occupation débute par l'implantation de zone de cantonnement pour les troupes, surtout dans les écoles de la ville, réquisitionnées. Les belles villas (avenue Foch et impasse des Villas, ainsi qu'au début de l'avenue Clemenceau et les châteaux des Ardennes ou de la Payénière) servent à abriter les officiers.

Dès la fin de l'année 1940, la résistance s'organise pour quelques actions encore limitées à quelques fils téléphoniques coupés ou quelques pneus de véhicules crevés. Dans la nuit du 18 au 19 septembre 1941, il va y avoir des coups de feu portés contre la sentinelle de l'école des garçons (actuelle école Jules-Ferry). C'est un des rares exemples avant la libération d'actions visibles à l'encontre des troupes allemandes. Les réseaux restant le plus discrets possible, la mise en place et l'organisation de l'heure H, section Buckmaster prend du temps. La mise en chantier des blockhaus pour la forteresse du Havre va permettre à quelques résistants de s'infiltrer au plus près pour pouvoir cartographier les différents bunkers qui sortent de terre sous la demande de l'organisation Todt. Les bureaux de recrutement se trouvaient en mairie, au 22 rue Thiers et au 58 avenue Foch, ainsi qu'au 6 rue Bonvoisin pour les réclamations[28].

Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, un planeur tombe dans un champ de la ferme Lemaître, route d'Octeville. Il sera l'objet de la convoitise des chasseurs de souvenirs, mais très vite, des sentinelles allemandes seront postées afin de permettre la destruction du planeur. Les pilotes seront cachés chez un membre de la Résistance, monsieur Gaston Rioult, maraîcher[27].

Le 1er septembre 1944, vers 15 h, la Troop 1 de l'escadron blindé de la brigade Piron arrive en observation à Montivilliers. Relevée le 2 septembre par la 49st West Riding Division britannique, la brigade Piron, bien que première troupe alliée sur le sol de Montivilliers ne participera pas à la libération de la ville. Elle part en direction de Bruxelles qu'elle libère le 4[29],[30].

La date retenue pour l'anniversaire de la libération de la ville reste le 2 septembre car c'est en ce jour que le premier motocycliste anglais arrive en reconnaissance dans le centre-ville. C'est ce même jour que les armes prises par les FFI la veille sont rendues, mais les sentinelles ne le sont pas. Le premier tir de représailles tombe sur la ville, premier d'une série de 8 jours de tirs sur la ville de la part des troupes allemandes retranchées sur le plateau d'Epremesnil.

Le jour de l'opération Astonia, Montivilliers assiste en première ligne à la bataille pour la prise du Havre.

Moins éprouvée que le Havre ou Fontaine-la-Mallet[31], Montivilliers sera néanmoins au cœur de la bataille pour la prise du Havre car les emplacements des positions fortes de la "Festung Le Havre" se trouvent en grande partie sur son territoire. De plus, les équipes de la défense passive et des volontaires porteront secours aux sinistrés de Montivilliers mais aussi du Havre et de Fontaine-la-Mallet.

À la suite du tir de représailles, la cité compte 600 logements atteints, 120 blessés dont plusieurs sérieux et 22 morts[27].

La guerre de 1939-1945 fit 35 victimes parmi les soldats montivillons.

En 1968, la paroisse protestante de Montivilliers est rattachée à celle du Havre[32].

En 1975, la municipalité de Montivilliers engage une réflexion sur l’avenir du site abbatial qui aboutit en 1977. La première tranche des travaux permet l’installation en 1994 de la bibliothèque Condorcet dans le logis des abbesses. La seconde tranche réalisée de 1997 à 2000 a permis la restitution des espaces dans leur architecture d’origine, la création du parcours spectacle « Cœur d’Abbaye » et l’aménagement d’une salle d’expositions temporaires dans le réfectoire gothique.

Politique et administrationModifier

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Rattachements administratifs

La commune se trouve dans l'arrondissement du Havre du département de la Seine-Maritime.

Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Montivilliers[26]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton du Havre-2

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la septième circonscription de la Seine-Maritime.

IntercommunalitéModifier

La commune était membre de la communauté de l'agglomération havraise (CODAH), un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 2000.

Cette intercommunalité a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté urbaine dénommée Le Havre Seine Métropole, dont Montivilliers est désormais membre.

Tendances politiques et résultatsModifier

Lors du premier tour des élections municipales de 2020 dans la Seine-Maritime, la liste menée par le maire sortant Daniel Fidelin est battue par la liste de gauche menée par le conseiller départemental Jérôme Dubost, par 37,28 % contre 62,72 %, l'abstention s'étant élevé à 56,14 %[33].

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1791 M. Lefebvre    
1794 1795 Valère Le Febvre   avocat, notaire du roi
1800 1813 Valère Le Febvre   avocat, notaire du roi
1813 1830 Jacques-Benjamin Michel    
1830 1843 Jean-Vigor Miray    
1843 1870 Julien Lechevrel   Conseiller général de Montivilliers ( ? → 18717)
1870 1871 Pierre-Jean Leseigneur    
1871 1877 Charles Le Febvre   Conseiller général de Montivilliers (1871 → 1877)
1878   Victor-Médéric Deschamps    
1886 1896 Médéric Deschamps   Conseiller général de Montivilliers (1877 → 1901)
1896 1912 Albert Lecarpentier    
1912   Alexandre Peyriot    
1930   Auguste Chevallier   Conseiller général de Montivilliers (1925 → 1937)
Les données manquantes sont à compléter.
1953 mars 1965 Robert Le Febvre   agent de change
mars 1965 mars 1977 Jules Collet DVD  
mars 1977 mars 2001 Michel Vallery PS Conseiller général de Montivilliers (1982 → 1988)
mars 2001 mars 2008 Gabriel Banville PS  
mars 2008 mars 2014 Daniel Petit DVG Retraité
avril 2014[34],[35] mai 2020 Daniel Fidelin UMPLR Assureur
Député de la Seine-Maritime (9e circ.) (2002 → 2012)
Maire de Mannevillette (2001 → 2014)
Conseiller général de Montivilliers (1991 → 2015)
Vice-président de la CODAH (2014 → 2018)
Vice-président de la CU Le Havre Seine Métropole (2019 → 2020)
mai 2020[36] En cours
(au 10 août 2020)
Jérôme Dubost PS Chef de service éducatif au Ministère de la Justice
Conseiller départemental du Havre-2 (2015 → )
Vice-président de la CU Le Havre Seine Métropole (2020 → )

JumelagesModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[39],[Note 7]

En 2018, la commune comptait 15 564 habitants[Note 8], en diminution de 3,91 % par rapport à 2013 (Seine-Maritime : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 8863 6003 7933 6033 8283 8433 9204 0294 195
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 0784 3494 5084 1814 2614 7275 1575 3445 258
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 4915 4925 9446 4256 4906 9126 9807 8548 314
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
8 4278 91010 56315 03017 06716 55616 17416 34415 942
2018 - - - - - - - -
15 564--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[40].)
Histogramme de l'évolution démographique

SantéModifier

L'hôpital Jacques-Monod est présent sur le territoire de Montivilliers. Cet équipement appartenant au groupe hospitalier du Havre[41] dispose de matériels performants, de plusieurs blocs de chirurgie, d'un nouveau Pôle-Femme-Mère-Enfant (PFME) depuis 2009 et d'un service d'urgences adulte et pédiatriques ouvert 24h/24 et 7j/7. Le site hospitalier est desservi par la LER par l'arrêt "Jacques Monod - La demi-lieue".

De nombreux professionnels de santé libéraux sont également installés sur le territoire de la commune.

EnseignementModifier

  • Lycée public général et technologique Jean-Prévost
  • 2 collèges publics : Raymond-Queneau et Belle-Étoile
  • Institution privée Sainte-Croix et Saint-Germain (de la maternelle au collège)
  • Écoles primaires et maternelles Jules-Ferry, Victor-Hugo, Jules-Collet, Louise-Michel, Marius-Grout, Charles-Perrault, Jean-de-La Fontaine et Pont-Callouard.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Montivilliers est primée au concours des Villes fleuries : deux fleurs.

  • Abbaye et musée « Cœur d’Abbaye » ;
  • Temple protestant de 1787 ;
  • Bibliothèque Condorcet ;
  • Bâtiments abbatiaux restaurés pour réception et expositions culturelles ;
  • Berges de la Lézarde ;
  • Rue Piétonne ;
  • Remparts médiévaux et la tourelle Vattelière médiévale ;
  • Le manoir de Réauté. Situé dans un petit hameau au NO de la ville, il fait l'objet d'une peinture de Raimond Louis Lecourt[42], peintre né au Havre en 1882 ;
  • Aître de Brisgaret.

Patrimoine naturelModifier

Site classé

L’aître de BrisgaretModifier

Au Moyen Âge, les cimetières sont d’autant plus exigus qu’ils sont plantés d’arbres (pommiers, ormes, frênes) ; aussi le séjour des morts dans la terre est-il très bref et les exhumations ne se font pas attendre surtout en période d’épidémie. Les os vont alors à l’aître. L’aître est une galerie servant d’ossuaire. On y passe les os par des lucarnes ménagées dans le toit. La construction définitive intervient à partir de 1542. Le bâtiment comporte des bas-reliefs en bois ainsi que d'anciennes inscriptions gravées dans la pierre, parfois très affectés par l'érosion.

Cet édifice exceptionnel datant du XVIe siècle (il n'en existe plus que 3 en France), a été entièrement rénové en 2013.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Présentation du blason

Les armes de la commune de Montivilliers se blasonnent ainsi :
de gueules à l’église d’argent, le portail, à dextre, ouvert du champ, le clocher au centre ajouré aussi du champ et sommé d’une tête de crosse d’or, accosté de deux écussons d’azur aux trois fleurs de lys aussi d’or, ladite église soutenue d’un lézard de sinople en fasce.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Ernest Dumont et Alphonse Martin, Histoire de Montivilliers, Res Universis (ISBN 2877605892)
  • Gilbert Decultot, Montivilliers à travers les siècles. évocation et images, Fécamp, l. Durand, 1973 (ASIN B0000DU1GO)
  • Récits d’Histoire protestante régionale, t. 1 Normandie, Charles Bost, Éd. Union Fraternelle des Églises réformées de Normandie, 1928 et archives de l’Église Réformée du Havre.
  • Rémy BONMARTEL Directeur Général des Services : La vie sociale à MONTIVILLIERS au début de la Révolution (Dans le cadre de l'association Montivilliers Hier Aujourd'hui Demain, travail sur les archives municipales et le recensement de la population de 1792) 1986 réédité en mai 2008 (ISSN 1283-9329) et Rivière et inondations à Montivilliers : Une histoire ancienne. Avec MHAD.

Article connexeModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le 27 juillet 2021)
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le 27 juillet 2021)
  3. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le 27 juillet 2021)
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le 12 juin 2021).
  6. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Normandie », sur normandie.chambres-agriculture.fr, (consulté le 27 juillet 2021)
  7. « Station Météo-France Octeville - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le 27 juillet 2021)
  8. « Orthodromie entre Montivilliers et Octeville-sur-Mer », sur fr.distance.to (consulté le 27 juillet 2021).
  9. « Station Météo-France Octeville - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le 27 juillet 2021).
  10. « Orthodromie entre Montivilliers et Boos », sur fr.distance.to (consulté le 27 juillet 2021).
  11. « Station météorologique de Rouen-Boos - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 27 juillet 2021)
  12. « Station météorologique de Rouen-Boos - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 27 juillet 2021)
  13. « Station météorologique de Rouen-Boos - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 27 juillet 2021)
  14. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 4 avril 2021).
  15. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 4 avril 2021).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 4 avril 2021).
  17. « Unité urbaine 2020 du Le Havre », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 4 avril 2021).
  18. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 4 avril 2021).
  19. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 4 avril 2021).
  20. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Le Havre », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le 4 avril 2021).
  21. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 4 avril 2021).
  22. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 13 mai 2021)
  23. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 13 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  24. François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, éditions Picard 1979, p. 112.
  25. Lettres patentes de Louis XI, Paris, le 23 septembre 1461 (lire en ligne).
  26. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. a b et c Archives municipales.
  28. Archives municipales et Claude Malon, Occupation, épuration et reconstruction, Le monde de l'entreprise au Havre (1940 - 1950), éd. PURH
  29. Roger Dewandre, Au galop de nos blindés, 1940 - 1945, éd. J.M. Collet, 1991
  30. Eddy Florentin, Le Havre 44 à feu et à sang, éd. Presses de la cité, 1985
  31. lire à ce propos Toute la Bataille du Havre sur un char anglais, Pierre VARRES, Ed. de Paris, 1945
  32. Sources : archives de l'Église Réformée du Havre et Charles Bost, Histoire des Protestants de France, première série Normandie, Union Fraternelle des Églises Réformées de Normandie, 1928
  33. Christophe Preteux, « Municipales 2020. Battu à Montivilliers, Daniel Fidelin reste maire jusqu’en mai : Sèchement battu au soir du premier tour de l’élection municipale le 15 mars 2020 par Jérôme Dubost (62,72 % contre 37,28 %), Daniel Fidelin reste maire de Montivilliers jusqu’en mai, lui qui annonçait sa retraite », Paris-Normandie,‎ (lire en ligne, consulté le 4 septembre 2020) « Au lendemain de sa lourde défaite, le maire sortant de Montivilliers, qui avait ravi la commune à la gauche en 2014 après trente-sept années de règne sans partage, annonçait qu’il mettait fin à sa carrière politique ».
  34. Carole Belingard, « Municipales en Haute-Normandie : ce qu'il faut retenir du second tour », France 3 Haute-Normandie,‎ (lire en ligne) « Montivilliers et Fécamp, ces villes seino-marines qui basculent à droite : Ce sont les prises notables de la droite dimanche 30 mars. A Montivilliers, Daniel Fidelin prend la ville à la gauche avec 233 voix d'avance. C'est la deuxième ville de l'agglomération havraise qui entre donc dans l'escarcelle de la droite. La fusion des listes à gauche n'a pas suffi à sauver ce bastion socialiste depuis 1977. Et une partie des voix FN est venue renforcer cette prime à Daniel Fidelin ».
  35. Karine Lebrun, « À Montivilliers, près du Havre, le maire change, la salle de spectacles passe à l'as : Daniel Fidelin, tout nouveau maire de Montivilliers, près du Havre, fait le choix d'abandonner la création d'une salle de spectacles. Au grand dam de l'opposition ! Explications », Normandie-Actu,‎ (lire en ligne).
  36. Christophe Frebou, « Municipales 2020. À Montivilliers, près du Havre, le nouveau maire Jérôme Dubost invoque la confiance : À Montivilliers, la deuxième commune de l’agglomération du Havre, le conseil municipal d’installation a été celui d’une alternance. À 44 ans, Jérôme Dubost scelle le retour de la gauche », Paris-Normandie,‎ (lire en ligne, consulté le 4 septembre 2020).
  37. « Jumelage Montivilliers - Nordhorn », sur l'atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures du Ministère des Affaires étrangères (consulté le 21 janvier 2013).
  38. Jumelage Montivilliers - Nasséré sur le site officiel de la commune, consulté le 21 janvier 2013.
  39. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  40. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  41. Site internet du Groupe Hospitalier du Havre
  42. « Tableau La traite au manoir de Réauté », sur Château de Martainville (consulté le 20 avril 2019).