Maghreb central

Algérie Médiévale

Maghreb central
(ar) المغرب الأوسط

7611515

Informations générales
Capitale Tahert (Rostémides)
Tlemcen (Ifrenides)
Achir (Zirides)
Kalâa des Béni Hammad (Hammadides)
Béjaïa (Hammadides)
Tlemcen (Zianides)
Religion Islam (ibadisme, sunnisme), judaïsme, christianisme
Fondateurs des dynasties successives
(1er) 767-788 Ibn Rustom, dynastie des Rostémides
(Ier) Ziri ibn Menad, dynastie des Zirides
(Ier) Hammad ibn Bologhine, dynastie des Hammadides
(Ier) Abd al-Mumin, dynastie des Almohades (ensemble du Maghreb et Al-Andalus)
(Ier) –1518/1556 Yaghmoracen Ibn Ziane, dynastie des Zianides
(Der) 1550-1556 Al Hassan ibn Abou Hammou, dernier sultan zianide

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Le Maghreb central ou Maghreb al-awsat (en arabe : المغرب الأوسط) est une appellation historique de l'actuelle Algérie, dont les limites fixes sont difficiles à désigner. Il correspond généralement à une grande partie de l’Algérie et de son Sahara septentrional.

Cette partie du Maghreb est nommée par les historiens et géographes musulmans dans la période du Moyen Âge occidental et repris par certains historiens contemporains pour indiquer une partie de l'Algérie[1].

ÉtymologieModifier

 
Carte médiévale d'une partie du Maghreb central de Ténès à Collo.

Les chroniqueurs de l’époque médiévale islamique du Maghreb distinguent trois ensembles avant l’installation du pouvoir-État d’Alger (dawla al-Jazâ’ir)[2]. : le Maghreb al-Adna (Maghreb le plus proche, de l’Orient) ou l’Ifriqiya, le Maghreb al-Awsat (Maghreb central ou médian) et le Maghreb al-Aqsa (Maghreb extrême)[3]. Mais à ces découpages géographiques ne correspondent pas d’États stables et durablement fixés[3]. Ainsi après les tentatives d’empires maghrébins, le Maghreb est partagé entre trois entités politiques : Hafsides, Zianides et Mérinides, États fluctuants qui rivalisent pour établir leur emprise sur tout le Maghreb mais qui peuvent selon Gilbert Meynier « dans l’anachronisme (pré)figurer pour les théologies nationalistes les États-nations d’aujourd’hui »[3].

GéographieModifier

Le Maghreb central correspond généralement à une grande partie de l'Algérie septentrionale[4]. Pour certains auteurs, c'est la région comprise entre la frontière marocaine et le méridien de Béjaïa[5]. Pour d'autres auteurs et notamment Ibn Khaldoun[6], il s'agit d'un ensemble qui s'étend de la Moulouya jusqu'à Annaba[7].

HistoireModifier

La formation d'un espace historiqueModifier

Le Maghreb central était considéré par les historiens arabes du Moyen Âge comme le territoire des communautés rurales berbères et lié souvent aux révoltes contre le pouvoir central arabe[4]. Avant d’être intégré dans l’espace politico-économique fatimide[4].

Le Maghreb central va très vite se distinguer par l'implantation du kharidjisme, doctrine religieuse égalitaire et réfractaire à l'impôt perçu par les gouverneurs arabes omeyyades au VIIIe siècle. Cette doctrine se veut une réponse à la politique omeyyade qui privilégie les Arabes aux non-Arabes. Trois pouvoir successifs vont prendre le kharidjisme pour idéologie : le royaume sufrite de Tlemcen d'Abou Qurra, celui de Sijilmassa et enfin celui des Rostémides de Tahert, le plus pérenne et structurant. Abou Qorra participe d'ailleurs à la Grande révolte berbère qui reconfigurera l'ensemble du Maghreb. Ces trois proto-pouvoirs successifs du Maghreb central s'appuient chacun sur l’existence d'une ville et d'une communauté commerçante. Les Rostémides fondent leur État dès 761 mais doivent composer à l'Est et à l'Ouest avec deux dynasties arabes les Aghlabides et les Idrissides qui mordent sur les marches frontière du Maghreb central[8].

Grande révolte berbèreModifier

En 765, dans la mouvances d'autres tribus berbères sur l'ensemble du Maghreb, les Banou Ifren s'insurgent en 765 et somment d'autres tribus de se convertir au kharidjisme. Ils proclament calife leur chef Abou Qurra qui constitue un royaume kharéjite sufrite à Tlemcen. Abou Qurra prend la tête d'une armé de 40 000 hommes et assiège Tobna où le général abbasside Omar Ibn Hafs est retranché avant de se mettre ne campagne sur Kairouan. Il cerne cette ville avec 350 000 cavaliers berbères mais échoue à la prendre. Abou Qurra et ses Beni Ifren regagnent Tlemcen[9].

Les Abbassides réagissent en restaurant de vieilles places fortes byzantines comme Tobna et en envoyant des contingents de mieux en mieux armés. Il ne parviendront pas, cependant, à s'implanter au Maghreb central et au Maghreb extrême qui échappe à leur tutelle. Au Maghreb central la fondation d'un État rostémide centré sur Tahert va permettre de donner un repli à de nombreux insurgés, d'obédience kharidjite ou berbères[10].

Dynastie des RostemidesModifier

 
Le Maghreb central sous la dynastie des Rostémides et ses marches indépendantes à l'Est et à l'Ouest (VIIIe siècle)

Abd al-Rahmân Ibn Rustom, kharidjite d'origine perse crée un État ibadite englobant l'Ifriqiya[11]. En 760, il est attaqué et vaincu par le gouverneur d'Égypte. Il abandonne l'Ifriqiya aux armées arabes et se réfugie dans l'Ouest algérien où il fonde Tahert en 761 qui devient la capitale du royaume rostémide[11],[12]. Ses successeurs instaurent un pouvoir dynastique héréditaire[13], même s'ils étaient élus en théorie par les sages de la communauté[14].

L'assise de l'imamat rostémide de Tahert repose sur les tribus berbères du Maghreb central acquises à la doctrine kharidjite et va s'étendre de Tlemcen à l'ouest aux monts du Hodna à l'est. Ce État islamo-berbère ne s'implante pas dans la zone de Tahert par hasard ; cette région était le cœur du royaume berbère post-romain des Djedars. Durant un siècle et demi, l'imamat de Tahert va ainsi être le siège d'une civilisation originale[15].

À son arrivée, Ibn Rustom veut fonder une ville qui serait le nouveau Kairouan : sur son ordre est édifié Tahert sur le flanc du Djebel Guezoul. Un chroniqueur médiéval du nom de Amhammed Aftièch écrit[16] :

« [Tahert] est une ville du Maghreb central, ou plutôt il y a deux villes de ce nom, voisines, séparées par une distance de cinq milles environ : l'une s'appelle Tahert el Kadima, en berbère Tagdimt et l'autre Tajedit. Il y a quatre portes à Tahert : Bab Safah, Bab el Manazil, Bab el Andalous, Bab el Mota. Le marché est dominé par un château qui se nomme Mahasouma. Ce château est sur le bord d'une rivière qui vient du Sud-Est. Tahert fut bâtie cinquante ans avant Fès »

Au XIXe siècle, l'émir Abd el Kader prend Tadgemt comme capitale, revendiquant ce lieu comme le siège du royaume de ses ancêtres[17]. La ville devient un carrefour commercial entre, au Sud, le Sahara, au Nord, la Méditerranée avec des liaisons maritimes vers Al-Andalus, mais également l'Orient : on y vient d'Irak, de Koufa, de Basra. La ville riche, attire de nombreuses tribus : Mezata de Tripolitiaine, des Houaras, Louwata, Matmatas, Zouagha, Sanhadja, Zenata mais aussi des Arabes fuyant l'Ifriqiya[18].

La ville est également un centre intellectuel important, siège de controverses religieuses. Tahert possède même un quartier de Chrétiens, celui d'El-Kanissa. Elle atteint son apogée vers le IXe siècle sous le gouvernement de Aflah ben Abd al Wahhab. Les ruines actuelles du site qui était plus étendu en témoignent : à 700 ou 800 mètres du bâti résiduel, il existe des ruines de maisons dont le plan est typiquement algérien avec une cour centrale encadrée de chambres[19].

La date la plus ancienne attestée à propos du commerce transsaharien entre le Maghreb et le « Soudan occidental » à l'époque « arabe » est approximativement l'an 776-777/780. Cette date est rapportée par le chroniqueur Ibn as-Saghir, au début du Moyen Âge à propos des échanges entre Tahert capitale des Rostémides et le « Soudan »[21].

 
Mirhab de période rostémide (Sedrata)

Tahert est une place forte, bien fortifiée. Le royaume des Rostémide ne couvre pas tout le territoire de l'actuelle Algérie et à ses marges, il doit composer avec les Koutamas à l'est indépendants des pouvoirs aghlabides et rostémides. Le pays des Koutamas, les Aurès, le Constantinois dont les masses sont toutes gagnées au kharidjisme constituent des marches frontières entre Aghlabides et Rostémides à une époque où les frontières sont relatives[18],[22].

À l'est, le nouveau pouvoir des chérif idrissides menace le domaine des Rostémides. Après avoir soumis le nord du Maghreb extrême, Idriss Ier franchit la Moulouya et pénètre au Maghreb central jusqu'à Tlemcen. Son intention est alors de conquérir la région orano-tlémcenienne jusqu'alors dans l'obédience kharidjite du Maghreb central[23]. En 790, il lance une première attaque contre Tlemcen, marche du royaume rostémide à la main des Ifrenides et Maghraouas qui constituent un fief indépendant. Le calife abbasside Haroun al-Rachid est furieux, d'après des propos rapportés par le Kitab el Istiqsa de En Nasiri, il écrit aux émirs Aghlabides que « Tlemcen est la porte de l'Ifriqiya, et qui occupe la porte est sur le point de prendre la Maison ». En effet le calife surveille de près les chérifs idrissides en exil. Idriss Ier meurt assassiné en 793 par un émissaire de Haroun al-Rachid. Dans la marche orano-tlemcenienne le retour au kharidjisme est important et encouragé par les Rostémides, la conquête d'Idriss est éphémère. Idriss II lance une autre expédition vers 805 pour reprendre Tlemcen mais n'ose pas affronter les Rostémides et Tahert directement. Il conclut un accord avec les Aghlabides de Kairouan pour prendre l’État kharidjite en tenaille[23].

Les Aghlabides lui reconnaissent en échange le droit moral d'occuper Tlemcen. La région est encore perdue par les Idrissides. À la mort d'Idriss II, son fils aine Mohamed concède à son frère Souleiman la charge de reprendre et de gouverner la région : cette entente est à la base de la création d'un royaume Soleïmanides compris entre Tlemcen et le Chélif et dont le but est de miner l'autorité morale des kharidjite au Maghreb central. Cependant, cette politique centrée sur les chérif échoue : ces derniers au Maghreb central ou au Maghreb extrême se replient entourés de notables arabes dans les villes, et laissent graviter autour des centres de pouvoir des tribus berbères de facto indépendantes[24].

 
La ville de Ghardaïa fondée au Xe siècle dans la vallée du Mzab

Les Rostémides et les Soleïmanides assistent de fait au morcellement de leur territoire qui tombe aux mains de chefferies berbères. Une tribu en particulier, les Sanhadja Talkata, exerce une suprématie sur les autres tribus grâce à son nombre, son armée et la qualité de son chef : Menad père d'un certain Ziri[24], fondateur de la dynastie des Zirides.

Mais la négligence des affaires militaires par les Rostémides, occupés par des controverses religieuses incessantes, en fait la proie d'une nouvelle déferlante sur le Maghreb central : celle des Berbères Kutamas originaire de Petite Kabylie et d'obédience fatimide chiite au début du Xe siècle. Ces derniers balaient tous les anciens royaumes en place au Maghreb dans une épopée qui les mènera du Maghreb à l'Égypte. Les dignitaires kharidjites fuient dans les derniers îlots sahariens du Maghreb central rostémide[25] : Ouargla, Sedrata, le Mzab.

Le mouvement et la dynastie des FatimidesModifier

 
Campagne kutama d'établissement du Califat fatimide au Maghreb à partir de la Kabylie (début du Xe siècle)

Au Xe siècle, des tribus alors inconnues entrent dans l'histoire : les Berbères Kutamas de Petite Kabylie. Le Maghreb comme l'ensemble du monde musulman traverse une crise religieuse. Le choix politique que posait la désignation du calife par les croyants fut à l'origine du chiisme. Pour les partisans du chiisme, la dignité suprême, califat ou imamat, ne peut être confié qu'à des descendants du prophète par Ali[26]. Le chiisme s'oppose au kharijisme par son attachement strict aux descendants d'Ali, dont l'hérédité exclus toute possibilité d’élection : principe de base de la désignation chez les Kharidjites[27].

À l'origine de la grande aventure fatimide au Maghreb on retrouve ainsi deux hommes venus d'Orient, un Alide (descendant d'Ali) le Mahdi Ubayd Allah et le da'i, Abu Abd Allah, un missionnaire de l'Orient et les Kutamas, une tribu algérienne[28]. Le da'i prit langue avec des pèlerins Kutama à La Mecque qui le ramenèrent peut-être vers 893 dans leur pays où il se fixa à Ikjan, véritable forteresse inexpugnable à l'abri des émir aghlabide de Kairouan fidèles des califes Abbassides[29]. Les Kutamas contrôlent toutes les marches du Maghreb central à la lisière des domaines Rostémides et Aghlabides : ils sont présent à l'ouest de Constantine jusqu'à Béjaïa, et au Sud de Constantine jusqu'aux Aurès. Ils nomadisent et contrôles toutes les villes de la région : Ikjan, Sétif, Baghaïa, N'Gaous, Belezma, Tiguist, Mila, Constantine, Skikda, El-Coll et Jijel ; et ce, sans avoir à souffrir des oppressions aghlabides dont ils accueillent tous les rebelles. D'autres missionnaires : un certain El-Houlouani et un dénommé Abou Sofyan s'installent dans deux localités Koutamas : les Mermadjenna et Souk Djemar. Les idées et principes chiites progressent dans le pays kutama et le da'i fait proclamer la souveraineté d' Ubayd Allah[30].

 
Dinar fatimide frappé au nom d'« Al Mahdi » vers l'année hégirienne 320 (932) dans la ville d'Al Massilah (M'Sila, Algérie, v.Xe siècle)

Le da'i Abou Abdellah lance alors une grande campagne contre les forteresses dressées face à la Kabylie : une première offensive échoue, mais il parvient à prendre Mila (902), puis est vaincu par le fils de l'émir Ibrahim II qui ne peut pas le poursuivre vers Ikjan. Abu Abd Allah décide d'attaquer le territoire aghlabide par le Sud avec succès : il prend Sétif en 904, reprend Mila, écrase l'armée arabe près de Belezma et enlève les forteresses de Tobna et Belezma. Il contrôle les principales routes menant à l'Ifriquiya et bat l'émir aghlabide Ziyadat Allah III à la bataille d'Al-Urbus et fait son entrée à Raqqada le 27 mars 909[31].

 
Fort byzantin de Belezma, qui servit de ribat (forteresse) aghlabide.

Le proclamé calife, Obeïd Allah quitte l'Orient à son tour et vient silloner le Maghreb pour sa prédication mais finit arrêté et emprisonné par l'émir midraride de Sijilmassa. L'armée Kutama part le délivrer et détruit au passage le royaume rostémide de Tahert (26 août 909)[32]. Selon Émile-Félix Gautier, cette campagne victorieuse est hautement symbolique car elle clôture définitivement la conquête arabe : le Maghreb a pris sa revanche intégrale sur le dominateur étranger[32]. Les différents groupes Berbères du Maghreb central adoptent des attitudes différentes face aux Fatimides : les Kutamas leur sont acquis, les Sanhadja en devinrent de fidèles partisans, mais les Zénètes encore acquis pour certains au Kharidjisme en furent les adversaires. Ces derniers sous la pression des expéditions fatimides fuient pour partie vers le Maghreb extrême. Les Fatimides réunissent finalement sous leur autorité le Maghreb central, l'Ifriqiya et une partie du Maghreb extrême[26].

En raison d'une mésentente et de prétentions de plus en plus affirmée du da'i Abu Abd Allah, ce dernier est mis à mort par le calife Ubayd Allah dit « Al Mahdi » après son intronisation. La politique libérale du da'i qui restitua aux populations les impôts perçus par les agents aghlabides et suspendu toutes les taxations non-coraniques laisse place à une petite dictature religieuse d'obédience chiite qui s'amplifie sous le deuxième calife Al-Qaim bi-Amr Allah. Les savants musulmans d’obédience sunnite malékite sont persécutés, dont ceux de Kairouan. Les Fatimides commencent à s’aliéner les masses avec la restauration des anciens impôts non religieux aghlabides : le kharaj est à nouveau étendu aux terres déjà imposée par une dîme, et les pasteurs doivent payer un mara'i pour nomadiser en plus de la dîme sur leur troupeau. Ubayd Allah a besoin de ces dépenses non pas pour entretenir un train de vie somptueux mais pour préparer une grande expédition vers l'Egypte ; à son retour au Maghreb central il prend même le trésor d'Ikjan. Jawhar à la tête de contingents kutamas fait tomber Fustat en 969, et batît une nouvelle ville : Al Qahira, la « victorieuse », Le Caire. Une tribu de l'Algérie est ainsi à l'origine de la fondation de cette cité[33].

 
Rempart de la citadelle de Sétif, prise par les Kutamas fatimides aux Aghlabides.

Les marchands sont également mécontents : les Fatimides se sont emparés de Tahert, et Sijilmassa et donc contrôlent le commerce transsaharien auquel ils imposent leurs diverses taxations. Ce dernier aspect de la politique fatimide les met en opposition à une autre puissance : les Omeyyades de Cordoue. En effet, les Andalous tirent leur or des transactions faites avec le Soudan sahélien par le biais du Maghreb : du temps des Rostémides et des Idrissides leur approvisionnement était assuré ; il se voit brusquement bouleversé par la politique des Fatimides[34].

Les Fatimides savent également préserver l'essentiel de leur base, après une brève révolte matée de certains Kutamas fidèle à l'ancien da'i, le calife sait les garder dans son camps en les pourvoyant de richesses et menant de plus en plus une politique coupée des masses il délègue de plus en plus la gestion du Maghreb aux Berbères sanhadjas. La tentative de faire d'un Zenete le gouverneur de Tahert pour le compte du calife fatimide échoue, ce dernier passe dans le camps omeyyade et doit être réprimé par une expédition fatimide en 947[35]. Une amitié profonde lie Ziri ibn Menad, émir des Sanhadja, et le calife Al-Qaim qui lui fait entièrement confiance et lui donne les moyens de faire la guerre aux Zénètes en tant que gouverneur. Les Meknasas, Ifrenides et Maghraouas émigrent de plus en plus vers le Sud et l'Ouest. Le tableau de la fin du Xe siècle est ainsi fixé : les Omeyyades de Cordoue s'allient aux Zénètes et aux résidus idrissides pour freiner l'influence des Fatimides alliées aux Sanhadjas zirides[34].

Dynastie des ZiridesModifier

 
Ruines zirides d'Achir (Algérie)

En 973, le calife Al-Muizz li-Dîn Allah, rejoint définitivement son général Jawhar en Égypte et y implante le siège de son califat. Les contingents Kutamas restent en Égypte et sont le « sabre du califat ». Plus que jamais les Fatimides dépendent des Sanhadja pour maintenir le Maghreb dans leur obédience. En 944, Ziri ibn Menad avait réduit la dernière révolte kharidjite de Abu Yazid, l'« homme à l'âne », qui assiégeait le calife fatimide Al Qaim dans Mahdia. Par cette ultime révolte et défaite, le kharidjisme — idéologie des anciens royaumes rostémides et sufrite — n'est dès lors plus une force politique au Maghreb[33].

Al Qaim aide Ziri à bâtir sa forteresse-capitale d'Achir sur le Djebel Lakhdar : il lui envoie des matériaux et techniciens. Ziri fait fonder, ou plutôt restaurer et agrandir, trois villes par son fils Bologhine : Alger, antique Ikosim et débouché portuaire d'Achir, Miliana et Médéa. Le but est de maîtriser les communications du Maghreb central[36]. Achir est une place inexpugnable, un lieu d'échange, une place intellectuelle et le siège des contingents les plus redoutables. Ziri bien que lieutenant des Fatimides y règne en souverain et frappe monnaie en son nom. Selon la thèse d'Émile-Felix Gautier, l'emplacement d'Achir s'inscrit dans la continuité historique du Maghreb central et ne doit rien au hasard : trois capitale successives sont dans la même région : Césarée (Iol) capitale antique sur la côte, Achir capitale médiévale intérieure et Alger sur la côte qui sera capitale plus tard (au XVIe siècle). Toutes ces positions ont en commun de s'assurer facilement le contrôle du Maghreb central d'Est en Ouest[36],[Note 1].

 
Vue sur les remparts médiévaux de Miliana et son site naturel

L'appellation « Algérie » provient du nom de la ville d'Alger. Le nom « Alger » dériverait du catalan Aljer, lui-même tiré de Djezaïr, nom donné par Bologhine ibn Ziri à la cité. Ce nom signifierait « les îles » en arabe[37]. Tous ces noms proviennent de la dénomination Djezaïr Beni Mezghenna[38], soit les « îles des Beni Mezghenna » (du nom d'une tribu berbère locale)[37] mentionnée par écrit pour la première fois par Al-Bakri. L'autre hypothèse lierait le nom « Dzayer » à une altération du nom de Tiziri (ou Dziri) ibn Menad, père de Bologhin ibn Ziri. La forme berbère Tiziri du prénom de Ibn Menad, signifie « clair de lune »[39].

La période ziride voir l'urbanisation et la prospérité progresser. Les Zirides sont la première maison dynastique du Maghreb musulman à être d'origine authentiquement locale et donc berbère[40]. Les deux premiers souverains Ziri et Bologhine sont très marqué par leur origine rurale et berbère : les mœurs arabisé de l'Ifriqiya leur échappe et même après le départ des Fatimides, l'émir ziride Bologhine préfère rester à Achir et d'y maintenir sa famille son fils Al-Mansur grandit également à Achir en pays berbère. Pendant leur règne au Maghreb central, les Zirides tournent le dos à la mer. Toute l'activité maritime est contrôlé par quelques ports : Ténès, Jazaïr (Alger), Marsat al Haraz (El Kala), Marsat al Djaj (« port aux poules »), Honaïne et Oran[41].

 
Mosquée Sidi Ramdane à Alger dont la datation (Xe siècle) correspond à la période ziride

Ziri participe aux campagnes fatimides au Maghreb extrême : il prend part à l'expédition contre les Banu Midrar de Sijilmassa conduite par le général fatimide Jawhar, puis contre Fez et tout le pays jusqu'à Ceuta et Tanger en 958. Neuf ans plus tard une autre campagne est menées contre les clients des Omeyyades de Cordoue[35]. Son fils Bologhine, auquel les Fatimides lèguent le Maghreb, va mener campagne à sont tour à partir d'Achir. Il lance des expédition vers le Maghreb extrême (971-972 et 979-984). Ses succès sont réels mais précaires : durant l'année hégirienne 368 soit en 979/980 il prend Fez, Sijilmassa, rebrousse chemin devant Ceuta où stationne une importante armée omeyyade et continue sur Basra, Assilah avant de guerroyer contre les Berghouatas et de tuer leur roi-prophète. Bologhine meurt sur le chemin du retour en 984[42], après avoir été le premier souverain maghrébin à avoir imposé son autorité de l'Atlantique à la Tripolitaine[43].

La mort de Bologhine le 25 mai 984, fait de son fils Al-Mansur (alors gouverneur d'Achir) le nouvel émir. Ce dernier est à Achir sa ville natale quand il apprend la nouvelle, mais plus intéressé et initié à la gestion politique que son père, il prend la route de Kairouan d'où il exercera son pouvoir[42]. La dynastie Ziride opère donc un glissement : absorbé par la gestion de l'Ifriqiya, le Maghreb central n'est plus qu'une marche que l'émir Al Mansour délègue à son frère Hammad, même si il continue à être attaché à Achir sa ville natale et domaine de ses ancêtres[44]. Ce déplacement du pouvoir à kairouan est contredit par Gaïd qui rapporte que l'émir Al Mansour,en 984, fait une tournée à Kairouan, met en disgrâce et en prison son gouverneur de Kairouan l'aghlabide Abdallah Ben Mohammed pour finalement le libérer et reçoit une délégation d'hommage de ce dernier dans les montagnes aux environs d'Achir, dans une des demeures en montagne. Al Mansour, touché par ce voyage en plein été, restaure ce gouverneur dans ses fonctions et acquiert suite à cette épisode une réputation de juste[45]. En réalité Al Mansour estime avoir hérité ce domaine de ses aïeux, et pense la tutelle fatimide discrète mais pesante : des agents de sa Cour rapportent discrètement tout ses faits et gestes au calife fatimide. Et Al Mansour compte bien à terme se débarrasser de cette tutelle en renforçant les liens avec tout les chefs et gouverneurs de son domaine[45]. Sous le règne d'Al Mansour les campagnes du Maghreb al Aqsa (Maroc) continuent : un général et une troupe de cavalerie sanhadja appuient un client des zirides, l'idrisside Hassan Ben Ganun qui est finalement défait en 984 par les Zénètes et Cordouans. Cette défaite provoque la campagne de Yatufet autre fils de Bologhine et frère de l'émir Al Mansour, en 984/985. Il prend Fès à nouveau mais fini par être battu sévèrement par Ziri ibn Attia, un Maghraoua dont la tribu originaire des Aurès s'est constitué un domaine a la lisière des deux Maghreb (central et extrême). Yatufet doit regagner péniblement Tiaret où le gouverneur de Kairouan, l'arabe Abdallah Ben Mohamed envoie des renforts, mais leurs forces ne rencontrent pas de succès plus durable. Al Mansour finit par se désintéresser des campagnes militaires au Maghreb extrême[42] à la main de divers groupes Zénètes du Maghreb central[46], son fils et successeur Badis charge son oncle Hammad de faire la guerre aux Zénètes en 1004 en lui promettant qu'il pourrait conserver toutes les villes conquises, et donc tout le Maghreb central[47].

 
Dinar ziride en or, frappé au XIe siècle sous l'émir Al-Muizz ben Badis (1016-1062).

Les Zirides sont réputés pour leur richesse et leur splendeur. Le chroniqueur arabe El Bekri, venu d'Orient, donne de précieux renseignements sur les populations : la fusion entre Arabes et Berbères progresse, les descendants de Byzantins, de Roums ou de Perses des premières garnisons abbassides ont disparus, assimilés aux autochtones. La majorité de la population reste fidèle au malékisme, les chiites se réfugient dans quelques villes côtières ou en Ifriqiya, et les kharidjites dans le Hodna ou la Tripolitaine. La population devient donc plus homogène. Les Afariq (Chrétiens latinisés ou romano-africains) sont moins nombreux : on en dénombre encore à Bone (Annaba) et Béjaïa. Ibn Khaldoun décrit cette période : « Jamais on n'avait vu, chez les Berbères de ce pays, un royaume plus vaste, plus riche, plus florissant ». Ce constat concerne également à l'Ifriqiya[47].

Hammad le frère de l'émir Al Mansour reçoit le commandement d'Achir et de M'Sila. Il gouverne ces villes en alternance avec son frère Yatufet. Il reçoit de l'émir la mission de mener la guerre aux Banu Ifren et Maghraoua et peut étendre son domaine à toutes les villes reprises ou conquises à l'Ouest. Il fait bâtir une nouvelle place forte : la Qal'a des Beni Hammad, dans le Hodna avec une vue dégagée sur les plateaux. Il peut ainsi surveiller les mouvements de troupes nomades, dont parmi eux beaucoup de Zénètes[44].

De son côté Al Mansour change d'attitude envers lez Zénètes de l'Ouest : il accueille un certain Saïd Ibn Kharzoun en 989. En effet les Cordouans, jouent des divisions entre Zénètes pour garder une influence sur l'Ouest du Maghreb et se font rapidement des ennemis parmi ces derniers qui passent dans le camp sanhadja. Saïd Ibn Kharzoun reçoit la charge de gouverneur de Tobna et les tribus proches de ce dernier prêtent allégeance à l'émir Al Mansour. En l'an 379 de l'hégire soit 989/990, Abou El Behar, un fils de Ziri et donc oncle de l'émir Al Mansour, se soulève et intrigues avec les Andalous ; finalement il capitule et est pardonné par Al Mansour, évitant le conflit. Al Mansour meurt en 996 en ayant renforcé l'Empire sanhadjien. Son fils Badis est escorté d'Achir à Mahdiya où son père est mort pour prendre la succession. Cependant son oncle Hammad, dispute la succession de celui qui n'est alors qu'un enfant. Hammad finit toutefois écarté par la garde personnelle de l'émir non sans amertume. Al Mansour avait donné des instructions à sa garde et mis en place un « conseil des sages » avant sa mort[48].

Relation avec les Zénètes, intrigues au Mahreb extrême et en Al AndalusModifier

Les Zirides après s'être désintéressé des interventions au Maghreb extrême concluent une alliance avec les Maghraouas qui deviennent leurs tributaires. L'émir ziride Al Mansour nomme un Maghraoua, un certain Fulful, wali du Zab (région de Biskra, Algérie), et l'émir des Maghraouas Ziri ibn Attia en froid avec les Cordouans, renoue le dialogue avec les Zirides et les Fatimides. Il devient tributaire des Zirides vers 990. Il profite de la paix pour consolider ses États, et fonde la ville d'Oujda près de Tlemcen pour en faire sa capitale, il peut ainsi partir en campagne sur les deux Maghrebs : central et extrême.

Les partisans de l'émir ziride Badis sont battu au Maghreb extrême par les Cordouans et le grand vizir Andalou El Amiri. Les Maghraouas changent alors d'attitude face au recul ziride. Aucune autorité ne structure cette région livrée à l'anarchie entre groupes zénètes parmi lesquels les Andalous recrutent des mercenaires. Les Maghraouas et Ifrenides, deux groupes zénètes de la marche ouest du Maghreb central vont étendre leur domination à l’actuel Maroc en plus de résister aux Zirides à la faveur d'un chassé croisé d'alliance avec les Cordouans. Al Amiri charge l'émir Maghraoui, Ziri Ibn Attia, originaire des Aurès (à l'est de l'Algérie) d'attaquer Tiaret[49].

Le Ziride Yatufet frère de l'émir Al Mansour mène diverses campagnes à partir de Tiaret pour sécuriser la limite ouest du domaine ziride. Le 23 avril 999, Hammad le rejoint mais son rude commandement et les vexations permanentes de ses officiers conduisent les Sanhadjas aux désastre. Ziri Ibn Attia assiège Tiaret qui finit par se rendre. Badis apprend la nouvelle et quitte Al Mansouriya le 21 mai 999. Son wali (gouverneur) Fulful lui aussi Maghraoui, se révolte de mèche avec Ziri ibn Attia[50]. Ce dernier fuit Tiaret à l'approche de l'armée ziride et va prendre Fès. Badis peut retourner avec Yatufet châtier Fulful, qui prend également la fuite vers le Zab puis vers la Tripolitaine où il continue à intriguer avec les Zénètes locaux pour les faire entrer en dissidence. Il est rejoint un temps par les frères Hammad et Al Mansour : Maksan, Zawi, Djalal, Madjnin et Azem qui se révoltent car s'estimant lésés d'avoir obtenu des commandements mineurs par rapports aux autre frères[51].

Hammad réduit rapidement la révolte dont il subsiste deux poches : une dans le Zab, et une autour du mont Chenoua. Hormis Maksan, les frères se rendent les uns après les autres en échange de la promesse d'avoir la vie sauve, eux et leurs enfants. Zawi conclus un accord avec Hammad, il reconnait l'autorité de l'émir Badis sur le Maghreb, peut embarquer avec ses troupes, prendre les fils de Maksan (Hubasa et Habus) et ceux qui veulent bien le suivre pour l'Andalousie dans califat de Cordoue en pleine décomposition. Il est reçu par le grand vizir qui dispute alors le pouvoir à différentes faction andalouse et se satisfait de recevoir de potentielles troupes prêtes à combattre. Zawi guerroie contre les rois chrétiens et se voit accorder dans un premier temps le district d'Elvira. Mais l'implosion de l'Al Andalus des Ommeyyades entre factions composées d'Arabes, de Slaves et de Berbères le conduit après une campagne en Ibérie à fonder la ville et la taïfa de Grenade en 1013. La même année il participe au sac de Courdoue et récupère la tête de son grand-père Ziri ibn Menad tombé au combat en l'an 360 de l'hégire (971) face aux Zénètes vassaux du calife de Cordoue dans la région de M'sila. La tête est renvoyée en Ifrikiya pour être enterrée avec le reste du corps[52].

Zawi rentre au Maghreb central puis en Ifrikiya vers 1015 ou 1020 (année 405 ou 410 de l'hégire), accompagné de ses enfants et ses serviteurs ramenées d'Espagne après 20 ans d'absence. Sa délégation emmène avec elle beaucoup de biens dont des pierres précieuses. Il est accueilli par l'émir ziride Al-Muizz ben Badis qui lui réserve le meilleur accueil et lui offre une de ses demeure[53].

Dynastie des HammadidesModifier

L'unité almohadeModifier

Dynastie des ZianidesModifier

RéférencesModifier

  1. Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique... Par William MacGuckin de Slane, ʻAbd al-Raḥman b. Muḥammad Ibn Khaldûn
  2. Meynier 2010, p. 14.
  3. a b et c Meynier 2010, p. 10.
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  5. Travaux de l'École doctorale d'histoire de l'Université... Par Universite Paris I
  6. Lemnouar Merouche, Recherches sur l'Algérie à l'époque ottomane I.: Monnaies, prix et revenus, 1520-1830, Editions Bouchène, (ISBN 978-2-35676-054-8, lire en ligne), p. 10 :

    « «al-maghrib al-'awsat» qui, selon Ibn Khaldoun, va de la Muluya jusqu'à l'est de Bône où commence «Ifrîqiya» »

  7. Hélène Blais, Mirages de la carte: L'invention de l'Algérie coloniale, édition Fayard, 2014 - 368 pages, p. 28, lire en ligne.
  8. Kaddache 2012, p. 175
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  11. a et b Jean Jolly, L'Afrique et son environnement européen et asiatique, Éditions L'Harmattan, coll. « History », , 167 p. (ISBN 978-2-296-05773-9 et 2-296-05773-X, lire en ligne), p. 39
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  15. Abdelkader Djeghloul et Mostefa Lacheraf, Histoire, culture et société, FeniXX réédition numérique, (ISBN 978-2-307-16785-3, lire en ligne), p. Chapitre = Un pôle étatique central : l'imamat rostémide de Tahert
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NotesModifier

  1. D'après Julien 1951, p. 404-405 citant lui-même Emile-Félix Gautier, Le Passé de l'Afrique du Nord, Paris, Payot, 1952, p. 365

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Gilbert Meynier, L’Algérie, cœur du Maghreb classique : De l’ouverture islamo-arabe au repli (698-1518), Paris, La Découverte, , 358 p. (ISBN 978-2-7071-5231-2) 

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

  • Allaoua Amara, « Les Fatimides et le Maghreb central : littoralisation de la dynastie et modes de contrôle des territoires », Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, no 139,‎ , p. 107–126 (ISSN 0997-1327, DOI 10.4000/remmm.9460, lire en ligne, consulté le )
  • Allaoua Amara, « L’islamisation du maghreb central (viie-xie siècle) », dans Islamisation et arabisation de l’Occident musulman médiéval (viie-xiie siècle), Éditions de la Sorbonne, coll. « Bibliothèque historique des pays d’Islam », (ISBN 978-2-85944-873-8, lire en ligne), p. 103–130
  • Allaoua Amara, « Communautés rurales et pouvoirs urbains au Maghreb central (vii-xive siècle) », Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, no 126,‎ (ISSN 0997-1327, DOI 10.4000/remmm.6435, lire en ligne, consulté le )
  • Dominique Valérian, « Contrôle et domination politique de l’espace dans le Maghreb central (VIIe-XIe siècle) », dans La légitimation du pouvoir au Maghreb médiéval : De l'orientalisation à l'émancipation politique, Casa de Velázquez, coll. « Collection de la Casa de Velázquez », (ISBN 978-84-9096-137-7, lire en ligne), p. 135–143
  • Agnès Charpentier, « Vers une archéographie du développement au Maghreb central : état de la question », Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, no 145,‎ , p. 191–210 (ISSN 0997-1327, DOI 10.4000/remmm.12508, lire en ligne, consulté le )
  • Mahfoud Kaddache, L'Algérie des Algériens: de la préhistoire à 1954, EDIF2000, (ISBN 978-2-84272-166-4, lire en ligne)