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Yaghmoracen Ibn Zian
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
يغمراسن إبن زيانVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
MilitaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Enfant
Abu Said Uthman I (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion

Yaghmoracen Ibn Zian — ou Yghomracen Ibn Zyan, ou encore Yaghmoracen Ibn Zyan — ; en berbère : ⵢⵖⵓⵎⵔⴰⵙⴻⵏ ⵓ ⵣⵢⴰⵏ (Iɣumrasen U Zyan) ; en arabe : يغمراسن إبن زيان, naît en 1206 et meurt en février/mars 1283[1]). C'est un grand chef berbère zénète et fondateur de la dynastie des Zianides en 1235[2]. Il a fait de Tlemcen, en Algérie, sa capitale[2].

Sommaire

BiographieModifier

Lors de la décadence de l’empire Almohade, Tlemcen se révolte contre le calife de Marrakech en 1236[3], le pouvoir tribal échoit aux mains de Yaghmoracen Ibn Ziane[4]. Dès 1240, il cesse de reconnaître le califat almohade et se pare du titre d’émir des musulmans. Yaghmoracen affronte les Almohades qui désirent de récupérer Tlemcen et résiste aux ambitions de ses voisins Hafsides[4].

Après sa victoire sur le calife almohade al-Sa’id en 1248, il devient à la tête d’un État dont la vigueur se fortifie au long de son règne[3]. Son long règne est l’un des facteurs de la stabilité du royaume zianide, malgré les luttes intenses contre les Almohades, les Hafsides et les Mérinides[2]. Sur son lit de mort, il aurait conseillé son fils successeur de renoncer d’attaquer les Mérinides pour se concentrer à l’est[3].

Ibn Khaldoun mentionne des anecdotes à son sujet. Ainsi, Yaghomracen ayant entendu des généalogistes qui voulait le faire descendre de Mahomet[1], s'exprima en langue berbère locale et dit à peu près ceci : « Nous avons obtenu les biens de ce monde et le pouvoir par nos épées et non par cette ascendance. Quant à son utilité dans l'autre monde, elle dépend de Dieu seul »[5]. Quand les architectes ont voulu inscrire son nom sur un minaret qu'il avait fait élever, il répondit dans un dialecte berbère zénète: « Dieu sait » (Issen Rebbi)[6].

Notes et référencesModifier

  1. a et b Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique septentrionale, traduction du baron de Slane (tome III), Ed. Imprimerie du Gouvernement (Alger), 1856 [1]
  2. a b et c Chems Eddine Chitour, Algérie : le passé revisité, Casbah Editions, , 318 p. (ISBN 9789961644966), p. 60
  3. a b et c Gilbert Meynier, L’Algérie, cœur du Maghreb classique : De l’ouverture islamo-arabe au repli (698-1518), Paris, La Découverte, , 358 p. (ISBN 9782707152312), p. 192, 193, 194
  4. a et b Les Abdelwâdide sur le site qantara patrimoine méditerranéen.
  5. Ibn Khaldoun, Le livre des exemples, traduction d'Abdeslam Cheddadi (vol. I), Ed. Gallimard (ISBN 2-07-011425-2)
  6. Victor Piquet, Histoire des monuments musulmans du Maghreb, Ed. Librairie René Bauche (Evreux), 1937

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier