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Ouarsenis
Localisation de l'Ouarsenis en Algérie.
Géographie
Altitude 1 985 m, Kef Sidi Amar
Massif Atlas tellien
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilayas Médéa, Tissemsilt, Aïn Defla, Chlef, Relizane, Tiaret

L'Ouarsenis (également écrit Ouarensenis[1] ; en arabe : الونشريس, en berbère : ⵡⴰⵔⵙⵏⵉⵙ, Warsnis), est un massif de montagnes du nord-ouest de l'Algérie. Il culmine au pic Sidi Amar (1 985 m) près de Bordj Bou Naama dans la wilaya de Tissemsilt à 67 km au nord de Tissemsilt.

ToponymieModifier

L'Ouarsenis, du berbère : Warsnis , signifie « rien de plus haut »[réf. nécessaire].

En 1902, O. Reclus[2] surnomme l’Ouarsenis « l’Œil-du-monde », expression qui est reprise plus tard dans des récits sur la guerre d’Algérie.

GéographieModifier

 
Sommet de l'Ouarsenis près de la commune de Tamalehat.

Le massif s'étend entre le Chelif à l'est et au nord, l'Oued Mina à l'Ouest et le plateau du Sersou au sud, à cheval sur les wilayas de Médéa, Aïn Defla, Tissemsilt, Chlef, Relizane et Tiaret. Les principaux sommets sont le mont Achaoun (1 850 m) le Ras Elbrarit (1 750 m), les pics Sidi Abdelkader et Sidi Amar (1 985 m, au nord de Bordj Bou Naama), le mont Tamedrara et le Kef Siga.

 
Vue du sommet enneigé du mont Ouarsenis qui surplombe la ville de Boucaid.

La montagne est un refuge pour la flore et la faune, on y trouve notamment de vastes forêts de cèdres, mais elle favorise aussi l’agriculture, notamment sur le plateau du Sersou couvert de cultures céréalières. Dans les flancs du massif naissent les principaux affluents du Chelif : les oueds Deurdeur, Rouina, Tikzel, Sly et Rhiou. Le parc national de Theniet El-Had s’étend sur 3 616 hectares, il est couvert de forêt de cèdres.

PopulationModifier

 
Paysage de l'Ouarsenis près de Tarik Ibn Ziad.

Les habitants sont d'origine berbère, ils sont zénétes et descendent des Aït Ifran et des Maghraouas[3]. Le berbère, autrefois parlé dans tout le massif, ne survit que chez les Matmatas au nord de Taza et Theniet El Had, au carrefour des wilayas de Tissemsilt, Médéa et Ain Defla, et peut-être dans la région de Bathia, mais persiste fortement dans la toponymie locale et les patronymes. Basset a étudié dans son livre la Zenatiya de l'Ouarsenis les différents dialectes parlés au XIXe siècle dans la région.

RéférencesModifier

  1. Dans plusieurs ouvrages datant du XIXe siècle comme Histoire de l'Algérie ancienne et moderne de Léon Galibert
  2. Onésime Reclus, L’Algérie, (Alger-Constantine-Oran), collection « Sites et monuments, à la France », Touring Club de France, , 207 p. p.
  3. Le Correspondant, p. 580

Voir aussiModifier

Article connexeModifier

BibliographieModifier