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Saitama

capitale de préfecture japonaise

Saitama-shi
さいたま市
Saitama
Drapeau de Saitama-shi
Drapeau
Administration
Pays Drapeau du Japon Japon
Région Kantō
Préfecture Saitama
Maire Hayato Shimizu
Code postal 〒231-0017
Démographie
Population 1 263 979 hab. (2015)
Densité 5 813 hab./km2
Géographie
Coordonnées 35° 52′ nord, 139° 39′ est
Altitude 0,5 m
Superficie 21 743 ha = 217,43 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.city.saitama.jp/

Saitama (さいたま市, Saitama-shi?) est une ville située dans la préfecture de Saitama, dont elle est la capitale, au Japon. Fondée en 2001, par la fusion de trois anciens relais routiers de la province de Musashi, elle est une mégapole peuplée de plus d'un million d'habitants, en banlieue de Tokyo.

GéographieModifier

SituationModifier

La ville de Saitama est située dans le Sud-Est de la préfecture de Saitama, sur l'île de Honshū, au Japon. Capitale préfectorale, elle s'étend sur environ 20 km d'est en ouest comme du nord au sud[1], au centre de la plaine du Kantō (le plateau diluvial d'Ōmiya[l 1]), à 24 km au nord-ouest de Tokyo, capitale du Japon[2],[3].

DémographieModifier

Lors du recensement national de 2015, la ville de Saitama comptait 1 263 979 d'habitants, répartis sur une superficie de 217,43 km2 (densité de population de 5 813 hab./km2)[4]. La population de la capitale préfectorale était de 1 180 068 habitants, en 2005, et 1 226 487 en 2010[5].

Divisions administrativesModifier

La municipalité de Saitama est divisée en dix arrondissements. Neuf ont été créés en 2003, le dixième, Iwatsuki-ku, en 2005[6],[3],[7].

Superficie (km2)[5]
1- Chūō-ku 8,39
2- Iwatsuki-ku 49,17
3- Kita-ku 16,86
4- Midori-ku 26,44
5- Minami-ku 13,82
6- Minuma-ku 30,69
7- Nishi-ku 29,12
8- Ōmiya-ku 12,80
9- Sakura-ku 18,64
10- Urawa-ku 11,51

HistoireModifier

De la préhistoire aux premiers siècles historiquesModifier

Des fouilles archéologiques, menées sur le territoire de Saitama, ont permis la découverte de pointes et d'outils de pierre taillée, attestant la présence de groupes humains de chasseurs-cueilleurs, durant le Paléolithique, il y a trois millions d'années[8]. Il y a 140 000 ans, à la fin d'une période glaciaire, la transgression flandrienne, une remontée planétaire du niveau de la mer, se traduit, dans la plaine du Kantō, par une inondation d'une partie des terres. La mise au jour d'amas coquilliers révèle une continuité de la présence humaine dans la région, notamment sur le plateau d'Ōmiya, devenu une péninsule[8]. Des vestiges de huttes au toit de chaume, des céramiques et des outils en os, en pierre ou en fer, trouvés dans le sous-sol de Saitama, confirment le développement local d'une culture propre à la période Jōmon (~15 000 – 300 av. J.-C.), au cours de laquelle des techniques importées du continent asiatique voisin, telles que la culture du riz, la fabrication de textiles et la construction de tumuli, se répandent[8]. Dans le bassin versant de la rivière Kamo[l 2], un affluent du fleuve Ara qui traverse l'Ouest de Saitama, des productions humaines de la période Kofun (~250 à 538), comme des kofun, monuments funéraires, et des haniwa, objets funéraires en terre cuite, ont été sorties de terre[8].

De Nara à EdoModifier

À l'époque de Nara (710–794), une gestion administrative de la région du Kantō se met en place, avec l'apparition d'un découpage du territoire en provinces, dirigées par des kokushi et subdivisées en districts. Divers clans se disputent alors le contrôle des terres de la région, dont celles de la province de Musashi. Celle-ci accède à la stabilité sociale et politique au XVIe siècle, sous la domination du clan Ōta[l 3], installé au château d'Iwatsuki[l 4], une place forte subordonnée à l'autorité du clan Go-Hōjō, maître du château d'Odawara dans la province de Sagami[8],[9]. En 1564, le domaine féodal des Ōta passe sous la protection du clan Hōjō[8].

Au début du XVIIe siècle, Tokugawa Ieyasu, premier shogun de l'époque d'Edo (1603-1868) et fondateur de la dynastie Tokugawa, règne, depuis le château d'Edo, sur le Kantō et toutes les provinces d'un Japon unifié[8]. Dans la province de Musashi, Urawa et Ōmiya sont deux des soixante-neuf stations du Nakasendō, une route reliant Kyoto à Edo, la capitale du shogunat Tokugawa[10]. La cité de Yono, ancien relais du Kamakura kaidō, est une zone urbaine de marché[l 5], reliant Ōmiya, au nord, à Urawa, au sud[12],[13].

Époque moderneModifier

En 1876, après l'officialisation par le gouvernement de Meiji de l'abolition du système féodal, la préfecture de Saitama est créée. Urawa en devient la capitale[14],[15]. En 1889, au cours de la mise en place du nouveau système d'administration des municipalités conçu par le gouvernement de Meiji, Urawa, Ōmiya et Yono acquiert officiellement le statut de bourg. Tandis que le bourg d'Urawa reste le centre administratif préfectoral, celui d'Ōmiya accompagne le développement du transport ferroviaire et de l'industrie textile et le bourg de Yono pérennise sa vocation économique dans le commerce de produits régionaux[8].

Tout au long du XXe siècle, des regroupements municipaux sont réalisés. Dans la préfecture de Saitama, ils conduisent à la formation des villes d'Urawa, en 1934, d'Ōmiya, six ans plus tard, Iwatsuki, en 1954 et Yono, en 1958[8],[13]. Un projet de fusion municipale, envisagé avant la Seconde Guerre mondiale et repris au début des années 1990, aboutit, le , à la création de la ville de Saitama, par réunion des villes voisines d'Urawa, Ōmiya et Yono[7],[10],[13]. La ville nouvelle rassemble alors une population de 1 030 628 habitants[16]. Le premier jour de l'année fiscale 2003, le , un découpage de la municipalité de Saitama en neuf arrondissements est officialisé, en même temps que la promotion de la ville au rang de ville désignée par ordonnance gouvernementale[6],[3]. Deux années plus tard, le chef lieu de la préfecture de Saitama élargit son territoire en absorbant la ville voisine d'Iwatsuki, sous la forme d'un nouvel arrondissement : Iwatsuki-ku[7],[6]. Saitama, qui s'étend désormais sur une superficie de 217,49 km2, réunit environ 1,18 million d'habitants[8],[16].

ÉducationModifier

La ville de Saitama héberge une université nationale japonaise : l'université de Saitama, fondée en 1949[17],[10].

Culture locale et patrimoineModifier

Patrimoine architecturalModifier

Sanctuaire HikawaModifier

Article détaillé : Hikawa-jinja.

Le sanctuaire Hikawa est un lieu de culte de la religion shintō situé dans l'arrondissement d'Ōmiya. Autrefois foyer du shintoïsme dans la province de Musashi, il est dédié à Susanoo, une divinité du shintō, frère d'Amaterasu, la déesse solaire tutélaire de l’archipel nippon[18],[19].

MuséesModifier

Railway MuseumModifier

Article détaillé : Railway Museum (Saitama).

L'arrondissement d'Ōmiya abrite un musée ferroviaire, ouvert depuis 2007[20].

Musée d'art du bonsaï d'ŌmiyaModifier

Article connexe : Village du bonsaï d'Ōmiya.

Ouvert, depuis fin mars 2010, dans le village du bonsaï d'Ōmiya, le musée d'art du bonsaï d'Ōmiya[l 6] est la première institution publique japonaise consacrée à l'art du bonsaï[21],[20].

ÉvénementsModifier

En 2002, le stade Saitama 2002 a accueilli des rencontres de la 17e édition de la Coupe du monde de football[10],[22]. Quatre années plus tard, le Saitama Super Arena a abrité plusieurs matchs du Championnat du monde de basket-ball masculin[22]. En octobre 2013, à l'occasion de la 100e édition du Tour de France, a été inauguré le Critérium de Saitama, une compétition cycliste annuelle, considérée comme la « 22e étape du Tour »[23],[22],[20]. Au terme d'une course de 54 km, au cœur du paysage urbain de la capitale préfectorale, Christopher Froome, détenteur du maillot jaune 2013, a remporté l'épreuve organisée par Amaury Sport Organisation et les autorités municipales de Saitama[22].

JumelagesModifier

La ville de Saitama est jumelée avec[24] :

Elle entretient des partenariats amicaux avec la ville chinoise de Zhengzhou, depuis 1981, et celle, canadienne, de Nanaimo depuis 1996[24].

Symboles municipauxModifier

Les symboles municipaux de la ville de Saitama ont été sélectionnés en 2002, un an après la fondation de la ville. L'arbre symbole de Saitama est le zelkova du Japon et sa fleur symbole la primevère du Japon[3],[20].

Personnalités liées à la municipalitéModifier

De nombreuses personnalités japonaises sont nées ou ont vécu à Saitama.

Notes et référencesModifier

Notes lexicales bilinguesModifier

  1. Le plateau d'Ōmiya (大宮台地, Ōmiya?).
  2. La rivière Kamo (鴨川, Kamo-gawa?).
  3. Le clan Ōta (太田氏, Ōta uji?).
  4. Le château d'Iwatsuki (岩槻城 ou 岩付城, Iwatsuki-jō?).
  5. Une ville de marché (市場町, ichiba-machi?) est une zone urbaine destinée principalement aux échanges commerciaux[11].
  6. Le musée d'art du bonsaï d'Ōmiya (大宮盆栽美術館, Ōmiya bonsaibijutsukan?).

RéférencesModifier

  1. (ja) Bureau des relations internationales et du tourisme de Saitama, « さいたま市の基礎データ » [« Données de base sur la ville de Saitama »], sur www.stib.jp,‎ (consulté le 9 novembre 2019).
  2. (ja) Asahi Shinbun, « さいたま市 » [« La ville de Saitama »], sur Kotobank,‎ (consulté le 9 novembre 2019).
  3. a b c et d (ja) Mairie de Saitama, « 市の概要 » [« Présentation de la ville »], sur www.city.saitama.jp,‎ (consulté le 9 novembre 2019).
  4. (ja) Asahi Shinbun, « さいたま(市) » [« Saitama (ville »], sur Kotobank,‎ (consulté le 9 novembre 2019).
  5. a et b Mairie de Saitama 2017, p. 20.
  6. a b et c (ja) Mairie de Saitama, « 市の歴史 » [« Histoire de la ville »], sur www.city.saitama.jp,‎ (consulté le 13 novembre 2019).
  7. a b et c JNTO, « Saitama », sur www.tourisme-japon.fr, (consulté le 9 novembre 2019).
  8. a b c d e f g h i et j (ja) Mairie de Saitama, « さいたま市立博物館の常設展示 » [« Exposition permanente du musée municipal de Saitama »], sur www.city.saitama.jp,‎ (consulté le 11 novembre 2019).
  9. (ja) Asahi Shinbun, « 岩槻城 » [« Le château d'Iwatsuki »], sur Kotobank,‎ (consulté le 13 novembre 2019).
  10. a b c et d (en) « Saitama », Encyclopædia Britannica, (consulté le 9 novembre 2019).
  11. (ja) Asahi Shinbun, « 市場町 » [« Bourg de marché »], sur Kotobank,‎ (consulté le 12 novembre 2019).
  12. (ja) Asahi Shinbun, « 与野[市] » [« Yono (ville) »], sur Kotobank,‎ (consulté le 12 novembre 2019).
  13. a b et c Mairie de Saitama 2017, p. 3.
  14. (en) Encyclopædia Britannica, The New Encyclopaedia Britannica, vol. 12, Chicago, , 15e éd., 948 p. (ISBN 9780852299616, OCLC 52532306), p. 198.
  15. (ja) Asahi Shinbun, « 浦和 » [« Urawa »], sur Kotobank,‎ (consulté le 13 novembre 2019).
  16. a et b Mairie de Saitama 2017, p. 4.
  17. (en) « Saitama University » [« Université de Saitama »], Times Higher Education, (consulté le 13 novembre 2019).
  18. Louis Frédéric, Le Japon : dictionnaire et civilisation, Paris, Éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », , 1419 p. (ISBN 9782221067642 et 2221067649, OCLC 36327575), p. 364-365.
  19. JNTO, « Saitama », (consulté le 13 novembre 2019).
  20. a b c et d (ja) Mairie de Saitama, « さいたま市の歩み ~誕生から現在、そして未来へ~さいたま市 » [« L'évolution de la ville de Saitama, de sa fondation jusqu'au présent et vers son futur »] [PDF], sur www.city.saitama.jp,‎ (consulté le 13 novembre 2019), p. 1-4.
  21. (en) Toshiyuki Ōkuma, « The meaning of bonsai: tradition and the japanese esthetic » [« Ce que signifie le bonsaï : tradition et esthétique japonaise »], ministère des Affaires étrangères du Japon (Japan Foreign Policy Forum), (consulté le 15 novembre 2019).
  22. a b c et d Philippe Mesmer, « Le critérium Le Tour de France à Saitama, nouveau pari d'Amaury Sport Organisation », Le Monde, (consulté le 21 novembre 2019).
  23. Jérémie Arbona, « Yukiya Arashiro fait plaisir à son public au Critérium de Saitama », L'Équipe, (consulté le 21 novembre 2019).
  24. a et b (ja) Mairie de Saitama, « 海外の姉妹・友好都市 » [« Partenariats amicaux et jumelages internationaux »], sur www.city.saitama.jp,‎ (consulté le 9 novembre 2019).

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Liens externesModifier

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