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Les Centristes

parti politique français
(Redirigé depuis Nouveau Centre)
Ne doit pas être confondu avec Nouveau Centre-droit.
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir NC et LC.

Les Centristes
Image illustrative de l’article Les Centristes
Logotype officiel.
Présentation
Président Hervé Morin
Fondation
(Nouveau Centre)

(Les Centristes)
Scission de UDF
Siège 88, rue de Varenne, Paris 7e
Vice-présidents Catherine Morin-Desailly
Jean-Léonce Dupont
Yvan Lachaud
Rudy Salles
Trésorier Charles de Courson
Porte-parole Maurice Leroy
Positionnement Centre[1]-centre droit[2] à droite[3]
Idéologie Social-libéralisme
Libéralisme
Démocratie chrétienne
Fédéralisme européen
Adhérents 6 699 (juillet 2014)[4]
Couleurs           Bleu et Rouge
Site web les-centristes.fr
Présidents de groupe
Assemblée nationale Bertrand Pancher et Philippe Vigier (LT)
Sénat Hervé Marseille (UC)
Représentation
Députés
2 / 577
Sénateurs
6 / 348

Les Centristes (abrégé en LC, CENT), dénommé Nouveau Centre / Les Centristes à partir de 2018, est un parti politique français de centre droit et de droite fondé en 2007 sous le nom de Parti social libéral européen, connu sous le nom de Nouveau Centre (abrégé en NC) de 2007 à 2016. Son orientation est libérale, humaniste et européenne.

Le parti est fondé par d'anciens membres de l'UDF, en opposition avec l'orientation donnée au parti par François Bayrou à compter du 2d tour de l'élection présidentielle de 2007. Allié de l'UMP, le Nouveau Centre inscrit son action, de 2007 à 2012, au sein de la « majorité présidentielle » de Nicolas Sarkozy. Il regroupe 23 députés au sein de son groupe à l'Assemblée nationale et participe à tous les gouvernements de François Fillon.

En novembre 2011 son président Hervé Morin déclare sa candidature à l'élection présidentielle, à laquelle il renonce en janvier 2012 pour soutenir celle de Nicolas Sarkozy. À la suite de sa défaite, le parti fait partie des forces politiques à l'origine de la fondation de l'UDI en septembre 2012.

En 2014, Hervé Morin échoue à succéder à Jean-Louis Borloo à la présidence de l'UDI. Après une prise de distance progressive, le parti, renommé Les Centristes en 2016, quitte la confédération centriste en décembre 2017, notamment par opposition à la volonté de Jean-Christophe Lagarde de rompre l'alliance nationale de l'UDI avec LR, présidés par Laurent Wauquiez.

Sommaire

HistoriqueModifier

Nouveau CentreModifier

Les statuts ont été initialement déposés sous l'appellation de Parti social libéral européen par des anciens membres de l'UDF, qui étaient en désaccord avec la décision prise par François Bayrou et le conseil national du visant à créer le Mouvement démocrate pour succéder à l'UDF.

Nouveau Centre est un parti politique qui affirme vouloir accueillir le pôle centriste de la majorité présidentielle sous la XIIIe législature. Dans l'assemblée sortante, le pôle centriste était représenté par le groupe Union pour la démocratie française[5]. Déposée au niveau national et dans plusieurs préfectures au niveau départemental, la création de cette nouvelle formation politique a été rendue publique dans la presse à la suite du dépôt des candidatures aux élections législatives françaises de 2007, dont la date limite était fixée au 18 mai.

Le , la création du parti ainsi que son nom d'usage « le Nouveau Centre » ont été officiellement rendus publics à l'occasion d'une conférence de presse et d'une tribune parue dans le Monde du 30 mai. Il a également été annoncé la tenue de journées parlementaires à la rentrée (faisant suite à la création d'un groupe à l'Assemblée nationale en juin 2007) et d'un congrès fondateur du parti à l'automne (reporté, ce congrès s'est tenu les 16 et 17 mai 2008 à Nîmes).

« Nous avons créé le Nouveau Centre pour perpétuer l’existence d’un parti du centre au sein de la vie politique française et rassembler des femmes et des hommes attachés aux idées sociales, libérales et européennes, résolus à mettre en œuvre concrètement le message centriste. Ce parti constituera le pôle centriste de la majorité présidentielle nouvelle. Nous nous situons ainsi dans une longue tradition politique : sous la Cinquième République, la majorité présidentielle s’est toujours appuyée sur plusieurs piliers. En faisant le choix de maintenir une force politique au centre, nous manifestons notre refus de tourner le dos à l’histoire du centre et notre volonté de rester fidèle à la tradition de la famille centriste, libérale et démocrate-chrétienne. Nous nous situons au sein de la majorité présidentielle. Nous y conservons et conserverons toute notre liberté et notre autonomie. Ce choix n’est pas un reniement, ni un ralliement à l’UMP. C’est le choix de la raison et de la responsabilité, compte tenu du contexte politique et surtout compte tenu de ce que sont nos convictions, nos fidélités et nos principes. Nous voulons être utiles au pays. »

— Extrait du texte de présentation du Nouveau Centre, publié sur le site officiel du Nouveau Centre.

Les motivations ayant présidé à la création du Nouveau Centre sont un rejet des choix opérés par François Bayrou, notamment un rapprochement avec la gauche française et Ségolène Royal. De plus, pour les députés UDF sortants, « suivre la voie de l'indépendance choisie par M. Bayrou les aurait exposés au risque de devoir affronter des candidats de l'UMP », selon le journaliste Patrick Roger[6]. Cela contribue également à expliquer le soutien à la candidature de Nicolas Sarkozy, parfois dès le 1er tour de l'élection présidentielle, d'un certain nombre d'élus membres de l'UDF.

Au sein de la majorité présidentielle, les députés Nouveau Centre se démarquent en partie des choix du président et de l'UMP ; ils défendent notamment une « gestion budgétaire saine et responsable »[7]. À la veille de son premier congrès (à Nîmes), en mai 2008, selon le Monde, « les prétentions du Nouveau Centre commencent d'ailleurs à agacer dans les rangs de l'UMP »[8].

Quatre porte-feuilles sont attribués au Nouveau Centre au sein du gouvernement François Fillon.

Une tribune dans le Monde, signée par dix-huit députés du groupe UDF, fait émerger les premiers membres : Jean-Pierre Abelin, Bernard Bosson, Charles de Courson, Stéphane Demilly, Francis Hillmeyer, Olivier Jardé, Yvan Lachaud, Maurice Leroy, Claude Leteurtre, Hervé Morin, Nicolas Perruchot, Jean-Luc Préel, François Rochebloine, André Santini, Rudy Salles, François Sauvadet, et Francis Vercamer[9].

D'autres députés et élus sont réputés appartenir au Nouveau Centre au moment de sa création, mais n'ont pas signé la tribune : Pierre-Christophe Baguet (qui a finalement rejoint l'UMP), Christian Blanc, Jean Dionis du Séjour, Philippe Folliot, Michel Hunault, Philippe Vigier (candidat aux élections législatives). Ils sont également pour certains signataires de l'appel « Pour un centre libre dans la majorité présidentielle », paru dans Le Figaro du 9 mai 2007.

Jean-Christophe Lagarde qui s'est présenté sans étiquette, mais avec le soutien officiel du MoDem, a finalement décidé de rejoindre le groupe Nouveau Centre à l'Assemblée nationale.

Yves Pozzo di Borgo, sénateur de Paris, a rejoint le Nouveau Centre et constitué un groupe « Nouveau Centre et indépendants »[10] au Conseil de Paris.

Le , le Nouveau Centre tint son premier conseil national à la Maison de la Chimie (Paris). Plus de 1 500 membres[11], dont des membres du gouvernement (Valérie Létard, André Santini), des députés et des élus locaux, étaient présents. Une très large majorité des présents déclare n'avoir pas voulu suivre « celui [François Bayrou] qui est parti avec les clés de la maison UDF »[12].

À la suite des élections législatives de 2007, où il a obtenu 17 députés élus sous ce nom, il dispose à l'Assemblée nationale d'un groupe parlementaire rassemblant 23 membres (et 2 apparentés).

 
Logotype de la pré-campagne présidentielle d'Hervé Morin.

En 2011, le Nouveau Centre participe à l'Alliance républicaine, écologiste et sociale fondée par Jean-Louis Borloo, puis après le renoncement de ce dernier à concourir, lance la candidature d'Hervé Morin à la présidentielle (cf. infra). En février 2012, le Nouveau Centre soutient finalement Nicolas Sarkozy.

En 2012, le Nouveau Centre se prononce contre le mariage homosexuel[13].

2012 : Le Nouveau Centre parti co-fondateur, composante de l'UDIModifier

Le , le Nouveau Centre est l'un des partis fondateurs de l'Union des démocrates et indépendants (UDI).

Le Nouveau Centre compte 7 319 adhérents en [14] puis 6 699 adhérents à jour de cotisation en [4].

De 2012 à 2017, plusieurs membres du NC le quittent pour adhérer directement à l'UDI (Maurice Leroy, Valérie Létard) ou rejoindre une autre de ses composantes (Jean-Christophe Lagarde, André Santini) ou inversement.

En 2014, après son échec à l'élection interne à la présidence de l'UDI, Hervé Morin fonde, pour élargir le Nouveau Centre, le mouvement « Les Bâtisseurs de l'UDI », qui rassemble une partie des opposants au nouveau président Jean-Christophe Lagarde.

En avril 2016, Hervé Morin appelle les élus du Nouveau Centre à adopter « un soutien groupé à un moment stratégique »[15] lors de la campagne de la primaire de la droite. Cependant de nombreux élus du parti ne suivent pas cette consigne et se range derrière l'un des candidats (par exemple, Philippe Vigier soutient Alain Juppé, Maurice Leroy, Nicolas Sarkozy). En octobre 2016, Hervé Morin finit lui-même par officialiser son soutien à Bruno Le Maire[16] sans que le Nouveau Centre n'ait adopté de position commune.

À l'issue du premier tour de la primaire, le Nouveau Centre apporte son soutien à François Fillon, contestant « les changements de pied incessants » de l'UDI[17], qui continue quant à elle à soutenir majoritairement Alain Juppé pour le second tour.

Changement de nom en Les Centristes, éloignement puis départ de l'UDIModifier

Après la victoire de François Fillon, Hervé Morin annonce son intention de quitter l'UDI pour créer « une nouvelle force politique centrale pour rebâtir enfin un centre fort » à l'occasion d'un congrès fondateur convoqué le 11 décembre 2016[18]. Il souhaite en effet fusionner au sein d'une nouvelle formation le Nouveau Centre et le mouvement « Les Bâtisseurs » et inscrire cette nouvelle formation dans la future majorité présidentielle de François Fillon. Ce dernier n'encourage pas cette initiative, à laquelle s'opposent plusieurs membres du Nouveau Centre, dont Philippe Vigier.

Le , le Nouveau Centre fusionne avec « Les Bâtisseurs » mais renonce à quitter la confédération centriste mais change de nom pour devenir Les Centristes (LC[19],[20],[21] ou CENT[22]), et pose des conditions quant à son maintien dans l'UDI[23].

Lors de la campagne de l'élection présidentielle, en mars 2017, alors que l'UDI suspend son soutien à François Fillon, Les Centristes et Hervé Morin restent au sein de son équipe de campagne[24].

En septembre 2017, Hervé Morin veut créer une « nouvelle formation de droite ouverte »[25] et appelle « à la constitution d'une nouvelle formation de la droite et du centre » à côté de LR[26].

En octobre 2017, Hervé Morin considère que « l'espace du centre est occupé par [ La République en marche] » et rejette l'idée qu'il soit possible pour l'UDI de s'éloigner de LR tout en déclarant vouloir « faire quelque chose » avec Valérie Pécresse ou Xavier Bertrand[27].

En novembre 2017, Hervé Morin apporte son soutien personnel à Laurent Wauquiez dans le cadre de la campagne pour l'élection du nouveau président du parti Les Républicains[28].

Le , le parti quitte l'UDI[29] « pour construire un vaste mouvement de centre droit, girondin, participatif »[30]. À la suite de cette décision, plusieurs parlementaires ou cadres du parti font le choix de le quitter pour rester membres de l'UDI.

Mouvement « Territoires ! »Modifier

 
Logotype du mouvement « Territoires ! »

Le 20 mars 2018, Les Centristes lancent le mouvement Territoires ! qui « a pour seul objectif de fédérer celles et ceux qui veulent construire un projet politique innovant pour la France de nos métropoles, de nos villes et de nos villages, de nos bourgs et de nos quartiers ».

Programme politiqueModifier

En 2007, le programme politique[31] du Nouveau Centre demeure très largement inspiré de celui adopté par l'UDF lors de la candidature de François Bayrou à l'élection présidentielle[réf. nécessaire].

Économie, social

Institutions, vie politique

  • restauration du rôle du Parlement ;
  • garantie d'un État impartial ;
  • promotion de la société civile ;
  • pratique de la vie politique fondée sur :
    • le service de l'intérêt général ;
    • le développement de la participation des citoyens ;
    • la garantie de la transparence ;
    • l'instauration d'une plus juste représentation.

Éducation

  • priorité absolue à l'école ;
  • réduction de l'échec scolaire ;
  • 100 % des élèves sachant lire et écrire à l'entrée en sixième ;
  • présence d'adultes dans les établissements pour renforcer l'encadrement ;
  • organisation du soutien scolaire et des études surveillées ;
  • meilleure adaptation des parcours de formations aux capacités des élèves ;
  • instauration d'une relation de confiance entre parents, élèves, enseignants et la Nation.

Emploi, travail, entreprises, recherche

  • réduction des cotisations sociales salariales et patronales ;
  • assouplissement de la loi des 35 heures ;
  • augmentation du niveau de rémunération des heures supplémentaires ;
  • small business act à la française ;
  • garantir une augmentation continue des moyens consacrés à la recherche.

Budget et finances de l'État

  • réduction de la dette publique ;
  • interdiction d'autoriser le gouvernement à présenter un budget en déficit de fonctionnement.

Environnement

  • réduction de la consommation d'énergie ;
  • modification des sources d’approvisionnement pour diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050 ;
  • rétablissement de la priorité des financements publics en faveur des transports en commun ;
  • développement des frets fluvial et ferroviaire ;
  • promotion d'une économie « plus responsable » et d'une croissance « sobre ».

Europe

Organisation interneModifier

La direction nationale est ainsi constituée depuis le congrès refondateur du parti en 2016[32].

CongrèsModifier

Congrès fondateur de Nîmes (2008)Modifier

 
Hervé Morin, président du NC.

Le 1er congrès, fondateur, du Nouveau Centre s'est tenu à Nîmes les vendredi 16 et samedi 17 mai 2008. Selon les organisateurs, il aurait rassemblé plus de 400 élus et 2 000 militants[33].

À la veille de ce congrès, le Nouveau Centre cherche selon certains médias à « se démarquer de l'UMP tout en justifiant son appartenance à la majorité » afin d'« être respecté au sein de la majorité et [de] mieux contrer le MoDem de François Bayrou »[34].

Lors du congrès, Hervé Morin a été élu avec 87 % des suffrages (contre 13 % à Mireille Benedetti)[35]. À la suite de son élection une direction nationale a été désignée.

L'adoption du projet d'orientation du parti a été reportée à un congrès ultérieur.

« Nous avons donc aujourd’hui un parti, un siège, rue de Grenelle, un groupe parlementaire, des sénateurs, 2 000 élus locaux, des présidents de départements ; et nous avons réussi un formidable congrès. Ce congrès de la refondation et de la renaissance montre que nous avons réussi notre premier défi ; ancrer la renaissance d’un parti du centre et de centre droit indépendant (...). Au moment où les conservatismes et les corporatismes montent de toute part, soyons le parti du changement, le parti de ceux qui veulent la réforme, la réforme audacieuse mais aussi de la réforme juste. Le parti de la modernité, du changement mais du changement juste. (...) Nous qui voulons assurer la renaissance du centrisme, nous ne devons pas compter sur nos vieilles habitudes conceptuelles. C’est pourquoi, un parti centriste ne suffit pas : nous voulons un grand parti centriste ! (...) Il faudra forcer un peu notre nature, car, vous le savez, par culture, nous repoussons le dogmatisme dont l’engagement partisan est parfois l’une des expressions. (...) Nous sommes forts. Le déclin, peut-être temporaire, du vote d’extrême droite réaffirme notre rôle pivot. Intellectuellement, jamais nos idées n’ont à ce point été en phase avec la marche du monde. C’est à nous qu’il revient de modérer les emportements idéologiques, à droite comme à gauche, d’œuvrer au consensus national sur les questions essentielles, d’assurer la défense et la promotion des valeurs d’humanisme, de liberté, de responsabilité et de solidarité. »

— Extraits du discours prononcé par Hervé Morin à l'issue de son élection, publié sur le site officiel du Nouveau Centre (17/05/2008).

L'ambition du parti est bien de reprendre la place qui était celle de l'UDF, en rassemblant « le centre et le centre droit ». Plusieurs personnalités membres d'autres partis politiques ont assisté au congrès, dont Jean-Marie Cavada et Éric Besson, ou encore le député Thierry Benoit.

Le NC a renoncé pour le moment à un nouveau nom proposé : « Solid » (pour « Social, libéral, démocrate ») mais la décision finale est repoussée « au plus tard début septembre »[36].

Congrès de Tours (2010)Modifier

Le congrès de Tours est le deuxième congrès du Nouveau Centre, il a lieu 2 ans après le premier, le congrès fondateur de Nîmes. Lors du congrès le bureau politique et la présidence du parti sont renouvelés, ainsi que pour l'association des Jeunes centristes. Le président sortant, Hervé Morin, est réélu à la présidence avec 93 % des suffrages face à Tayeb Touazi, élu municipal de Dreux. L'unique liste pour le bureau politique, menée par Jean-Christophe Lagarde[a], est élue[37]

Congrès de Valence (2012)Modifier

Le congrès de Valence est le troisième congrès du Nouveau Centre, il a lieu 2 ans après le deuxième congrès qui était organisé à Tours. Il a lieu les et . Lors du congrès le bureau politique et la présidence du parti sont renouvelés, ainsi que pour l'association des Jeunes centristes. Le président sortant, Hervé Morin, est réélu à la présidence avec 94,18 % des suffrages, en étant le seul candidat et un taux de participation de 65,2 %[38].

Mouvements associésModifier

 
Logo des Jeunes centristes.
  • Fetia Api - Parti politique de Polynésie française qui a conclu en novembre 2007 un accord d'association avec le Nouveau Centre incluant une convention de financement permettant à ce dernier d'accéder au financement public des partis politiques ;
  • Jeunes centristes - Organisation regroupant les jeunes membres du Nouveau Centre. Créée en septembre 2007 et dirigée pendant trois ans par Damien Abad[a], puis par Jérémy Coste[a], Thomas Exelhauser et Laki Sola. Le mouvement est actuellement dirigé par Benoît Cuturello.
    • ce mouvement est issu de la scission des Jeunes UDF après l'élection présidentielle de 2007 à la suite du rejet de l'appel de François Bayrou à créer un nouveau parti ; il est d'abord présidé par Damien Abad à partir du congrès de Nîmes. Jérémy Coste lui succède au congrès de Tours en juin 2010. Il démissionne collectivement avec le Bureau national le . Thomas Elexhauser, alors secrétaire général depuis juin 2010, assure l'intérim de la présidence des Jeunes Centristes à la demande de la direction du Nouveau Centre dans l'attente de l'élection d'un nouveau bureau national, avant d'être élu président du mouvement.
    • Le Conseil national, composé de l'ensemble des présidents des fédérations régionales (ou de leurs représentants), des délégués des départements possédant plus de 30 adhérents, des élus locaux et nationaux, et des membres (ou membres associés) du Bureau national[39], est chargé de la définition de la politique générale de l'organisation, ainsi que d'approuver le budget annuel. Il se réunit au minimum trois fois par mandat, lors de deux sessions d’hiver et lors d’une session de fin de mandat.
    • Le congrès, composé de l’ensemble des membres se réunit au minimum tous les deux ans en session ordinaire sur convocation du bureau national ou des trois quarts des membres du Conseil national[39].

Autres mouvements liés au parti Les CentristesModifier

  • Avenir démocrate - parti politique centriste dont le président, Jean-Marie Cavada[a], était candidat aux élections européennes de juin 2009, présenté par le Nouveau Centre. L'un de ses membres, Christian Saint-Étienne[a] est également membre du Nouveau Centre, dont il est le secrétaire national à l'économie (cf. supra). Semble s'être dissous dans le Nouveau Centre ;
  • Alternative libérale - parti politique présidé par Louis-Marie Bachelot, d'inspiration libérale classique, signe un accord d'association en 2011, et devient donc parti associé du Nouveau Centre.

ÉlectionsModifier

Élections législatives de 2007Modifier

CandidatsModifier

Le Nouveau Centre (PSLE) a présenté un total de quatre-vingts candidats selon le site officiel du Nouveau Centre et le Ministère de l'intérieur, mais entre 84 et 89 selon d'autres décomptes, certains candidats centristes qui n'ont pas manifesté leur adhésion au MoDem, s'étant présentés sous des étiquettes variées : « majorité présidentielle », « UDF »[40], « UDF-majorité présidentielle », etc.

Les 18 députés sortants de l'UDF ayant fondé le Nouveau Centre ne se sont pas vu opposer au 1er tour de candidats investis par l'UMP.

Une polémique est née de la candidature à la députation sous l'étiquette Nouveau Centre (PSLE) de plusieurs membres de la famille d'élus sortants (conjoints, enfants) et de leurs anciens collaborateurs (attachés de presse et chauffeurs). Cette pratique[41] a été révélée par Le Monde[42] et dénoncée par plusieurs responsables de l'UDF-MoDem[43] estimant qu'elle n'avait d'autre but que de tenter d'assurer au Nouveau Centre un accès au financement public des partis politiques (environ 1,63 euro par voix et près de 44 400 euros par élu), lequel est conditionné au dépôt d'au moins 50 candidatures réunissant 1 % des suffrages exprimés au 1er tour. Ce seuil n'a finalement pas été atteint par le PSLE, selon la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques. Un candidat Nouveau Centre, Nicolas Perruchot[a] (qui se représentait dans le Loir-et-Cher) a, quant à lui, expliqué ces candidatures par la décision tardive de ces députés ex-UDF de se reconstituer en parti et leur impossibilité de s'appuyer sur une structure partisane et militante pré-existante[44].

RésultatsModifier

Le 10 juin 2007, le Nouveau Centre a obtenu 416 361 voix (2,04 % ; 2,37 % avec les possibles apparentés) et revendique 7 élus dès le premier tour dont Christian Blanc qui ne se présentait pas sous l'étiquette PSLE.

Le ministre de la Défense Hervé Morin a été réélu au premier tour dans l'Eure (50,05 %) ainsi que François Sauvadet[a] (Côte-d'Or), Charles de Courson (Marne), Rudy Salles (Alpes-Maritimes), l'apparenté UDF Christian Blanc[a](Yvelines) et Francis Hillmeyer (Haut-Rhin). Pour sa part Philippe Vigier (Eure-et-Loir), non sortant, a été élu, dès le premier tour.

Le 17 juin 2007, à l'issue du second tour des élections législatives, 11 députés PSLE sont élus. Le nombre total (premier et second tours) de députés du PSLE élus est donc de 17. Deux députés sortants sont battus.

Représentation à l'Assemblée nationale de 2007 à 2012Modifier

Article détaillé : Groupe Nouveau Centre.

Le 19 juin 2007, 22 députés se réclamant du Nouveau Centre ont élu François Sauvadet, ancien porte-parole du groupe UDF, président de groupe par 13 voix contre 8 (et un bulletin blanc) pour Charles de Courson qui sera son vice-président. « Nous sommes le second pôle de la majorité. Nous voulons être au rendez-vous de l'action » a déclaré le nouveau président lors de son élection[45]. Nicolas Perruchot en est le porte-parole[46].

Jean-Christophe Lagarde, investi par le MoDem mais ayant fait campagne sous une étiquette non partisane, a rejoint ce groupe parlementaire, ainsi que brièvement Abdoulatifou Aly, soutenu par le MoDem au second tour, en tant qu'apparenté, avant de rejoindre les non-inscrits comme les deux autres députés du MoDem.

Au 24 juillet 2009, le groupe comptait 22 membres et 2 apparentés.

Autres députés ayant rejoint le groupe Nouveau Centre entre 2007 et 2012Modifier

Ce groupe a été constitué le 26 juin 2007[47] :

  1. Jean Dionis du Séjour, Lot-et-Garonne, (1re) (d'abord apparenté, est devenu membre à part entière en juillet 2007) ;
  2. Philippe Folliot (apparenté), Tarn, (3e) ;
  3. Michel Hunault, Loire-Atlantique, (6e) ;
  4. Jean-Christophe Lagarde, Seine-Saint-Denis, (5e) ;
  5. Thierry Benoit (apparenté), Ille-et-Vilaine (6e) (depuis juillet 2008 - élu sous l'étiquette UDF en juin 2007, il a d'abord siégé en tant que non inscrit. Il est membre de l'Alliance centriste depuis juin 2009)[48] ;
  6. Hervé de Charette Maine-et-Loire (6e) ; depuis le 11 janvier 2010[49], élu sous l'étiquette UMP il a siégé avec le groupe UMP jusqu'en 2010. Devenu membre du Nouveau Centre en décembre 2009.
Députés réélus ne siégeant plus à l'AssembléeModifier
  1. Christian Blanc, Yvelines, (3e), nommé secrétaire d'État en mars 2008, a été remplacé par sa suppléante, Colette Le Moal, membre du Nouveau Centre. Redevenu député le .
Anciens membres du groupe Nouveau CentreModifier
  • Pierre Lang (apparenté), Moselle (6e), tout en restant membre de l'UMP, a annoncé son apparentement au groupe Nouveau Centre en décembre 2007[50] ; le 23 septembre 2008, il le quitte pour réintégrer le groupe UMP.

Élections municipales et cantonales de 2008Modifier

Le Nouveau Centre a privilégié la conclusion d'alliances électorales avec les partis de la majorité parlementaire et présidentielle (UMP principalement) et la constitution de listes communes. Il a également présenté des listes indépendantes, comme à Annecy, et conclu des alliances avec des listes menées par des candidats MoDem, comme à Arras.

Les données officielles publiées par le ministère de l'intérieur sont peu lisibles et ne permettent qu'une approche très partielle du poids électoral réel du Nouveau Centre au niveau national :

  • Au 1er tour du scrutin, les listes d'alliance entre la majorité présidentielle, dont le Nouveau Centre, et le Mouvement démocrate (« Liste d’entente entre divers éléments de la majorité et divers éléments centristes UDF-Mouvement démocrate, quelle que soit la nuance politique du candidat tête de liste »), rassemblent 3,49 % des suffrages exprimés (source : ministère de l'intérieur[51]), soit un score relativement proche de celui réalisé les listes du seul MoDem (3,7 %). Ce score ne fait toutefois aucune distinction entre les différents éléments de la majorité (il peut s'agir de listes d'alliance n'incluant pas le NC par exemple), et cette comparaison ne tient pas compte du fait que des candidats du MoDem étaient aussi présents sur des listes menées par le PS, comme à Dijon.
  • Cependant, dans la plupart des cas alliées à l'UMP dès le 1er tour du scrutin, les résultats des listes soutenues ou menées par le NC sont comptabilisés parmi ceux de la majorité présidentielle (« LMAJ : Liste conduite par un candidat UMP ou NC ou DVD ayant le soutien officiel de l’UMP »), en recul, avec 25,04 % des suffrages exprimés et 26,45 % au second tour (source : ministère de l'intérieur[51]).

À l'issue du scrutin, le parti perd Blois au profit du PS, conserve notamment Annecy (en dépit de la présence au 1er tour d'une liste menée par un sénateur UMP et d'une liste MoDem), Meudon, Montrouge, Vanves, Issy-les-Moulineaux, Vincennes, Drancy et conquiert plusieurs villes comme Agen et Châtellerault. Il conserve également des élus dans la plupart des villes conservées ou remportées par l'UMP, ainsi qu'un groupe au conseil de Paris.

Concernant les élections cantonales de 2011, le Nouveau Centre perd le Conseil général de la Somme au profit du PS, conserve le département de Loir-et-Cher et succède à l'UMP à la tête de celui de Côte-d'Or. Ses candidats obtiennent 2 % des suffrages exprimés (soit 265 318 voix) au premier tour sur l'ensemble du territoire, puis 2,35 % (soit 161 575 voix) au second tour[52].

Élections européennes de 2009Modifier

Le 10 avril 2008, lors d'une conférence de presse, le Nouveau Centre a indiqué son intention de présenter des listes autonomes aux prochaines élections européennes[53]. Mais face à des sondages (Paris Match, 27 et 28 novembre 2008) qui ne lui donnaient que 2 % des voix[54], il préfère s'allier à l'UMP et désigne des « chefs de file » le 28 janvier 2009 afin que ceux-ci puissent négocier avec leur allié.

Le 7 mars 2009, Hervé Morin confirme qu'il n'y aura pas de listes autonomes mais que les listes de l'UMP comporteront 20 % de candidats NC (toujours en négociation) : « Je ne voulais pas risquer de jeter le parti, sur un coup de dés, dans une aventure dont l'issue était incertaine » a-t-il expliqué tout en assurant que « s'engager sur des listes d'union, ce n'est pas renier notre identité. » « Les négociations [avec l'UMP] se poursuivent, mais je peux vous dire aujourd'hui que nous aurons au moins trois candidats en position éligible sur les listes d'union, et un quatrième en situation charnière, » a-t-il déclaré, précisant qu'il y aurait parmi les candidats éligibles « au moins un jeune centriste. » Le NC avait prévu en revanche une liste autonome dans la circonscription d'outre-mer « avec l'ambition d'avoir un élu dans la zone Pacifique », mais cette liste n'a pas été présentée.

La Ruche européenneModifier

Afin de promouvoir l'Europe en France, mais aussi préparer un programme pour les élections de 2009 la « Ruche européenne » (commission Europe du Nouveau Centre) a été mise en place autour de Brigitte Fouré[a], députée PPE-DE (Nouveau Centre) au Parlement européen, et de Jean-Louis Bourlanges, ancien député ADLE (UDF)[55].

Conférence européenne des CentresModifier

Le 19 janvier 2009, le Nouveau Centre a organisé à Paris la « 1re conférence européenne des centres » à l'occasion de laquelle une résolution « Europe : nouveau défis, nouvelles réponses » a été adoptée et cosignée par des représentants de partis politiques de sept autres États membres de l'Union européenne : Nouvelle Démocratie chrétienne (Italie), Union chrétienne démocrate - Parti populaire tchécoslovaque, Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU), Parti social-démocrate (Portugal), Mouvement réformateur (Belgique), Parti populaire suédois de Finlande (Finlande), Nouvelle Démocratie (Grèce)[56]. Il a également été annoncé lors de cette conférence la mise en place d'un comité de liaison qui aura la charge de rédiger une « plate-forme partagée » qui sera rendue publique lors d'une prochaine conférence, devant se tenir à Prague en mars 2009[57].

Élections sénatoriales de 2011Modifier

Malgré le basculement à gauche du Sénat, le Nouveau Centre gagne des sièges lors de cette élection. Outre la réélection de trois sénateurs sortants (Valérie Létard[a] dans le Nord, Yves Pozzo di Borgo à Paris et Jean Boyer dans la Haute-Loire), quatre nouveaux sénateurs Nouveau Centre sont élus, ce qui porte à treize le nombre de sénateurs de ce parti[58].

Élection présidentielle de 2012Modifier

Le , Jean-Louis Borloo annonce, dans l'émission À vous de juger, en présence d'Hervé Morin, la création d'une « alliance républicaine, écologiste et sociale » qui regrouperait plusieurs formations politiques du centre droit (Parti radical, Nouveau centre) et du centre gauche (La Gauche moderne). Cette formation se positionnerait comme une « alternative au PS et à l'UMP ». Il confirme également que sa création conduirait le Parti radical à quitter l'UMP et l'alliance devrait avoir un candidat à l'élection présidentielle de 2012. Le , lors de son Conseil national, le Nouveau Centre approuve à l'unanimité son adhésion à cette future Confédération des centres[59]. Le nom officiel de ce nouveau parti est dévoilé par Yves Jégo le  : L'Alliance républicaine, écologiste et sociale (ARES).

À la suite du refus de Jean-Louis Borloo de se présenter à l'élection présidentielle, Hervé Morin annonce sa candidature, le . Crédité d'un faible score dans les sondages, il se retire en , après quoi les militants du Nouveau Centre décident, à 84,1 %, d'apporter leur soutien à Nicolas Sarkozy[60].

Élections législatives de 2012Modifier

Le 17 juin 2012, le Nouveau Centre parvient à conserver 8 sièges de députés sur les 22 sièges détenus dans la législature précédente. Il a également subi la désaffection de quatre députés en désaccord avec la ligne politique d'Hervé Morin, ayant créé autour de Jean-Christophe Lagarde, la FED (Force européenne démocrate) le 10 juillet 2012. Le Nouveau Centre fait désormais partie du groupe UDI (Union des Démocrates et Indépendants), présidé par Jean-Louis Borloo.

  1. Charles de Courson, Marne (5e), 28 219 voix, 65,79 % ;
  2. Stéphane Demilly, Somme (5e), 28 849 voix, 58,09 % ;
  3. Francis Hillmeyer, Haut-Rhin (6e), 20 382 voix, 44,11 % ;
  4. Hervé Morin, Eure (3e), 25 166 voix, 53,17 % ;
  5. Rudy Salles, Alpes-Maritimes (3e), 25 060 voix, 58,73 % ;
  6. Francis Vercamer, Nord (7e), 19 606 voix, 55,07 % ;
  7. Philippe Vigier, Eure-et-Loir (4e), 20 603 voix, 50,72 % (au 1er tour) ;
  • Maurice Leroy, Loir-et-Cher (3e), 28 847 voix, 58,05 % est élu sous l'étiquette NC mais devient par la suite adhérent direct de l'UDI;

Élection présidentielle de 2017Modifier

Lors du second tour de la primaire française de la droite et du centre de 2016, Jean-Christophe Lagarde soutient Alain Juppé aux deux tours alors qu'Hervé Morin soutient Bruno Le Maire au 1er et se range derrière François Fillon au 2d. Après la victoire de ce dernier, Hervé Morin annonce quitter l'UDI, prévoyant la convocation prochaine d'un congrès pour constituer une nouvelle formation politique de centre droit[61].

Élections législatives de 2017Modifier

Représentation parlementaireModifier

À l'Assemblée nationaleModifier

Les députés membres de LC (ré)élus en 2017 siègent au sein du groupe UDI, Agir et indépendants.

Au SénatModifier

Les sénateurs membres de LC siègent actuellement au sein du groupe Union centriste (UC).

Au , parmi les membres du groupe Union centriste, six sénateurs sont membres du parti :

Les sénateurs et anciens sénateurs ayant appartenu au Nouveau Centre / Les Centristes par le passé sont :

Au Parlement européenModifier

Durant la législature 2004-2009, le Nouveau Centre comptait, en toute fin de législature, une députée européenne siégeant en 2008/2009 au sein du groupe PPE-DE (à la différence des députés MoDem, restés membres du groupe ADLE créé à l'initiative de l'UDF) :

  • Brigitte Fouré, qui avait succédé à Jean-Louis Bourlanges (ce dernier ayant précisé qu'il n'était plus adhérent à aucun parti depuis mai 2007, a annoncé en décembre 2007 sa démission du Parlement européen, effective à compter du 1er janvier 2008)
  • Jean-Marie Cavada, député européen élu en 2004, présenté par le Nouveau Centre comme un « député européen sortant Nouveau Centre » lors des élections de 2009[63], depuis qu'il a intégré la liste pour la majorité présidentielle menée en 2009 par Michel Barnier en tant que candidat présenté par le Nouveau Centre[64].

Durant la législature 2009-2014, le Nouveau Centre comptait un député qui siègeait dans le groupe du Parti populaire européen :

À la suite des élections de 2014, le seul député européen sortant du Nouveau Centre est réélu dans le cadre des listes d'union entre l'UDI et le MoDem, baptisées « L'Alternative », et a rejoint le groupe de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ADLE) ainsi que le Parti démocrate européen (PDE) :

Membres de gouvernementModifier

Gouvernement Fillon (1)Modifier

Gouvernement Fillon (2)Modifier

  • Hervé Morin, ministre de la Défense
  • André Santini, secrétaire d'État chargé de la Fonction publique (jusqu'au 23 juin 2009)[a]
  • Valérie Létard : secrétaire d'État chargé de la Solidarité (jusqu'au 23 juin 2009) puis Secrétaire d'État à l'Écologie (à partir du 23 juin 2009)[a]
  • Christian Blanc, secrétaire d'État chargé du développement de la Région Capitale (du 18 mars 2008 jusqu'au 10 juillet 2010)[a]

Gouvernement Fillon (3)Modifier

À partir du 29 juin 2011 (remaniement ministériel) :

Exécutifs locauxModifier

Le Nouveau Centre revendiquait en 2008 un réseau de 2 500 élus locaux[66]. En 2018, le parti Les Centristes détient la présidence de plusieurs exécutifs locaux.

Hauts-de-FranceModifier

NièvreModifier

  • Christian Courault, maire de Poil

Nouvelle-AquitaineModifier

NormandieModifier

OccitanieModifier

Provence-Alpes-Côte d’AzurModifier

  • Chantal Eyméoud, maire d'Embrun

Accès du parti au financement public des partis politiquesModifier

La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) n'a pas accordé au Nouveau Centre de financement public, seuls 43 candidats sous l'étiquette « PSLE », au lieu des 50 requis, ayant dépassé le seuil de 1 % des suffrages.

Tentative avortée d'une modification des règles législativesModifier

Une proposition de loi, a été déposée par des députés membre du NC et inscrite par le gouvernement en urgence le à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale, visant à modifier la loi no 88-227[67] du . Cette proposition aurait permis d'introduire une nouvelle possibilité de financement pour les partis politiques ayant obtenu l'élection d'au moins 15 députés. Malgré le soutien d'une majorité des députés communistes et d'une partie de membres de l'UMP, cette loi est finalement retirée à la suite de l'opposition du Parti socialiste et du MoDem. Ses opposants lui reprochaient d'être uniquement déposée pour permettre le financement du NC en modifiant a posteriori les règles en vigueur lors du scrutin précédent.

Accès au financement via un parti ultra-marinModifier

Après l'échec de leur proposition de loi, les députés Nouveau Centre ont annoncé le 19 novembre 2007[68] avoir conclu une « convention de financement » avec un parti partenaire de Polynésie française, le Fetia Api[69].

18 députés et 5 sénateurs NC ont pu se rattacher à ce parti polynésien, qui en vertu des règles plus souples en vigueur outre-mer[70], perçoit le financement public afférent. Grâce à la convention de financement, le Fetia Api reverse l'essentiel de ce financement au Nouveau Centre, conservant 20 000 euros pour son propre fonctionnement. Ce montage complexe, bien que considéré comme légal par la CNCCFP[71], a suscité la perplexité, voire l'opposition de plusieurs parlementaires du Nouveau Centre, dont Christian Blanc[72].

En vertu du décret[73] fixant les montants des fonds attribués aux partis politiques au titre de l'année 2008, le parti Fetia Api percevra 1 023 326,71 euros. Au total, 23 parlementaires métropolitains (18 députés et 5 sénateurs) ont déclaré leur rattachement à ce parti.

En 2009, le décret no 2009-92 du 27 janvier 2009, pris pour l'application des mêmes articles, attribue un financement de plus de 1 408 147,51 euros, un plus grand nombre de parlementaires (32 dont 10 sénateurs) ayant déclaré leur rattachement au Fetia Api.

Identité visuelleModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. a b c d e f g h i j k l m n o p et q Personnalité qui a quitté par la suite le Nouveau Centre et/ou qui n'est plus membre aujourd'hui du parti Les Centristes.

RéférencesModifier

  1. (en) Wolfram Nordsieck, « Parties and Elections in Europe », sur www.parties-and-elections.eu (consulté le 27 mai 2017).
  2. (en) « European Social Survey. Appendix A3 political parties », sur europeansocialsurvey.org, (consulté le 28 janvier 2018).
  3. Raphaël Tual, « Hervé Morin, président de la Normandie, veut créer un nouveau parti de « droite ouverte » », 27actu (Publihebdos, groupe Ouest-France),‎ (lire en ligne).
  4. a et b Ghislain de Violet, « Jean-Christophe Lagarde, chef sans troupes ? », Paris Match, 15 novembre 2014.
  5. Groupe Union pour la démocratie française (26 membres, 3 apparentés). Président : M. Hervé Morin. M. Jean-Pierre Abelin, M. Gilles Artigues, M. François Bayrou, M. Bernard Bosson, Mme Anne-Marie Comparini, M. Charles de Courson, M. Stéphane Demilly, M. Jean Dionis du Séjour, M. Francis Hillmeyer, M. Michel Hunault, M. Olivier Jardé, M. Yvan Lachaud, M. Jean-Christophe Lagarde, M. Jean Lassalle, M. Maurice Leroy, M. Claude Leteurtre, M. Hervé Morin, M. Nicolas Perruchot, M. Jean-Luc Préel, M. François Rochebloine, M. Rudy Salles, M. André Santini, M. François Sauvadet, M. Rodolphe Thomas, M. Francis Vercamer, M. Gérard Vignoble. Apparentés aux termes de l'article 19 du Règlement (3 membres) : Pierre Albertini, Christian Blanc, Philippe Folliot.
    « Au moins 7 550 candidats se présenteront aux élections législatives », lemonde.fr
  6. « Les UDF ralliés à Nicolas Sarkozy dénichent 80 candidats », dans le Monde du 25 mai 2007.
  7. Déclaration politique « Copie archivée » (version du 12 juin 2018 sur l'Internet Archive), site du Nouveau Centre, consulté le 18 mai 2008
  8. Le Monde du 15 mai 2008.
  9. « Le pôle centriste du président marque son territoire », Le Monde
  10. N.B. : à la suite des élections municipales de mars 2008, le nouveau groupe constitué majoritairement de conseillers Nouveau Centre a pris la dénomination "Centre et indépendants".
  11. La capacité de l'amphithéâtre Lavoisier est de 854 places (sic).
  12. « Pierre après pierre le Nouveau Centre reconstruit la maison UDF », (Communiqué du Nouveau Centre)
  13. Tristan Vey, « Mariage gay : la classe politique divisée », Le Figaro, samedi 14 / dimanche 15 janvier 2012.
  14. Note : Adhérent en droit de voter, « Nouveau Centre : Hervé Morin obtient un sursis », Le Figaro, 25 février 2012.
  15. « Primaire 2016 : lettre d'Hervé Morin aux élus », sur www.les-centristes.fr, (consulté le 17 janvier 2018).
  16. AFP, « Primaire à droite : Hervé Morin soutient Bruno Le Maire », lesechos.fr,‎ (lire en ligne).
  17. Jérôme Béglé, « Hervé Morin : "Pourquoi je rejoins François Fillon" », Le Point,‎ (lire en ligne).
  18. « Les centristes, tous d’accord donc tous divisés », L'Opinion,‎ (lire en ligne).
  19. « «Charles de Courson, député du parti Les centristes (LC)» », Franceinfo,‎ (lire en ligne).
  20. « Législatives: Jean-Pierre Colin (LC) dépose une plainte visant la candidate Emilie Guérel (LREM) », Var-Matin,‎ (lire en ligne).
  21. « « Vous avez eu deux mesures de rabot », a rappelé le président de LC (Les centristes, ex-Nouveau centre) », www.paris-normandie.fr,‎ (lire en ligne).
  22. « Les Centristes (CENT) », sur france-politique.fr (consulté le 19 mars 2018).
  23. « "Les Centristes", nouveau nom du Nouveau Centre d’Hervé Morin », lemonde.fr, 11 décembre 2016.
  24. Boris Maslard , Stéphane Siret, « Édouard Philippe quitte la campagne de Fillon, Hervé Morin reste », Paris Normandie,‎ (lire en ligne).
  25. Raphaël Tual, « Hervé Morin, président de la Normandie, veut créer un nouveau parti de « droite ouverte » », 27actu.fr,‎ (lire en ligne).
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  29. LIBERATION, « Les Centristes d'Hervé Morin s'affranchissent de l'UDI », sur Libération, (consulté le 16 décembre 2017) (inscription nécessaire).
  30. « Politique. Pourquoi les Centristes d’Hervé Morin ont-il quitté l’UDI ? », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne).
  31. Programme politique, site officiel du Nouveau Centre
  32. Site officiel du NC consulté le 27/03/2017
  33. Selon le site officiel du NC consulté le 17/05/2008. Il y a eu en tout « 2 705 votants » au congrès, mais le vote pouvait se faire à distance. Certains adhérents récents n'avaient par ailleurs pas le droit de vote.
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  38. « 01 et 02.12.2012 : Congrès statutaire du Nouveau Centre à Valence », Communiqué du Nouveau Centre, site du Nouveau Centre,‎ (lire en ligne).
  39. a et b [1], site des Jeunes centristes
  40. Dénomination contestée par le MoDem — qui a menacé ceux qui l'utiliseraient sans autorisation de poursuites judiciaires.
  41. Qui a pu, par ailleurs, être aussi celle d'autres partis politiques
  42. Les UDF ralliés à Nicolas Sarkozy dénichent 80 candidats dans Le Monde du 25 mai 2007. Selon le journal, "On y relève pas moins de cinq candidats portant le patronyme de « Morin », dont la propre épouse du nouveau ministre de la défense, Catherine Broussot-Morin, candidate dans les Hautes-Pyrénées. Lui-même se représentant dans l'Eure. Julien Morin est candidat en Seine-Maritime, Lisa Morin à Paris et Philippe Morin dans le Pas-de-Calais." Et, après avoir cité le cas des familles Leroy et Pourdieu, ainsi que de collaborateurs du groupe UDF sortant, de conclure que "même les deux chauffeurs du groupe, Marc Bisson dans le Lot et Pascal Fiaut dans le Tarn, ont été enrôlés."
  43. Chargé des élections à l'UDF-Modem, Eric Azière a comparé, mercredi 23 mai 2007 sur France-Inter, la liste des candidats du Nouveau Centre à « une armée de figurants », Le Monde, op. cit.
  44. Journal télévisé de 19 h sur France 3 Centre.
  45. Le Monde du 21 juin 2007, p. 13.
  46. « Le Nouveau Centre », sur le-nouveaucentre.org.
  47. Abdoulatifou Aly (Mayotte), d'abord apparenté, a immédiatement quitté le groupe, dont il n'aurait jamais signé la déclaration.
  48. [2] Site officiel du Nouveau Centre, communiqué publié le 3 juillet 2008
  49. [PDF]Tables nominatives des débats d'Hervé de Charette 2009/2010 sur le site de l'Assemblée nationale
  50. « Le Nouveau Centre », sur le-nouveaucentre.org.
  51. a et b Résultats complets du 1er tour des élections municipales au niveau national, Site du ministère de l'intérieur
  52. « Résultats des élections cantonales 2008 », sur interieur.gouv.fr.
  53. Site officiel du Nouveau Centre, consulté le 13 avril 2008 - Extrait : « Par ailleurs, Hervé Morin a annoncé que le Nouveau Centre veut "présenter des listes autonomes aux prochaines élections européennes et régionales". Lors du dernier comité exécutif du Nouveau Centre, il a été a décidé de "regarder quelles pourraient être nos têtes de listes dans les huit circonscriptions européennes. Pour les régionales, nous allons aussi déterminer nos têtes de liste assez rapidement" ».
  54. « L'UMP chasse des têtespour les européennes », sur Le Figaro, (consulté le 12 janvier 2016).
  55. « La Ruche Européenne : intervention de Jean-Louis Bourlanges », sur brigittefoure.hautetfort.com, (consulté le 26 octobre 2018)
  56. « Texte de la résolution publié sur le site officiel du Nouveau Centre »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) - site consulté le 24/01/2009
  57. Communiqué publié le 19 janvier 2009 sur le site officiel du Nouveau Centre - site consulté le 24/01/2009
  58. « Accueil », sur www.nouveaucentre.fr.
  59. « Le Nouveau Centre approuve son adhésion à la future Confédération des centres », Le Point,‎ (lire en ligne).
  60. Pierre Jaxel-Truer, « Le Nouveau centre choisit Sarkozy, sur fond de profondes divisions », sur Le Monde, .
  61. Christophe Forcari, « Hervé Morin largue l'UDI », liberation.fr, 30 novembre 2016.
  62. UDI, « Merci aux sénateurs Annick Billon, Loïc Hervé, Jacques Le Nay, Laurent Lafon de nous avoir rejoints ce soir pour la conférence #EuropeUDI avec l’ALDE et le FDP. », sur Twitter, compte officiel de l'UDI, (consulté le 6 février 2018).
  63. Présenté comme Nouveau Centre, alors qu'il siégeait encore au Parlement européen en tant que membre du Parti ELDR en tant qu'ACDE.
  64. Site officiel du Nouveau Centre- Communiqué paru le 7 mai 2009 : « Je me réjouis que trois de nos candidats soient en position éligible : Damien Abad, en 2e position dans la circonscription Sud-Est, Sophie Auconie, conseillère municipale à Tours, en 2e position dans la circonscription Massif central-Centre, Jean-Marie Cavada, député européen sortant Nouveau Centre, en 3e position dans la circonscription Île-de-France. ».
  65. « Le Nouveau Centre », sur le-nouveaucentre.org.
  66. « Congrès du Nouveau Centre », communiqué du 2 avril 2008, Site officiel du Nouveau Centre
  67. Publication au JORF du 12 mars 1988 de la Loi no 88-227 du 11 mars 1988, Loi relative à la transparence financière de la vie politique.
  68. « article « Le Nouveau Centre s'allie à un parti polynésien pour obtenir des fonds publics » », in Le Monde, 19 novembre 2007
  69. Précédemment proche de l'UDF et du MoDem — qui avait soutenu une de ses candidates, en août 2007, le Fetia Api a conclu un accord de partenariat avec le Nouveau Centre.
  70. Il suffit outre-mer d'avoir présenté un candidat dans une circonscription pour accéder au financement.
  71. « Alliance entre le Nouveau Centre et le Fetia Api sur fond de financement public « Copie archivée » (version du 12 juin 2018 sur l'Internet Archive) », in Tahitipresse.pf - 19/11/2007
  72. Le Parisien, 12 novembre 2007
  73. Décret no 2008-465 du 15 mai 2008 pris pour l'application des articles 9 et 9-1 de la loi no 88-227 du 11 mars 1988 relative à la transparence financière de la vie politique [3].


Voir aussiModifier