Cologne

ville d'Allemagne

Cologne
Köln
Cologne
De haut en bas, de gauche à droite : (1) musée de Rautenstrauch-Joest, (2) cathédrale de Cologne, (3) de nuit, cathédrale de Cologne et pont Hohenzollern, (4) Kranhaus 1, Kranhaus Nord et Kranhaus Pandion Vista, (5) monument de Frédéric-Guillaume IV, (6) Deutsches Sport & Olympia Museum (gauche), musée du chocolat de Cologne (centre) et tour Malakoff (droite)
Blason de Cologne
Héraldique
Drapeau de Cologne
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Land Flag of North Rhine-Westphalia.svg Rhénanie-du-Nord-Westphalie
District
(Regierungsbezirk)
Cologne
Arrondissement
(Landkreis)
Cologne (ville-arrondissement)
Nombre de quartiers
(Ortsteile)
86
Bourgmestre
(Bürgermeister)
Henriette Reker
Partis au pouvoir SPD et CDU (Pas de majorité)
Code postal de 50441 à 51149
Code communal
(Gemeindeschlüssel)
05 3 15 000
Indicatif téléphonique +49-221
Immatriculation K
Démographie
Population 1 085 865 hab. (30 juin 2019[1])
Densité 2 680 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 56′ 33″ nord, 6° 57′ 32″ est
Altitude 52 m
Min. 37,5 m
Max. 118,04 m
Superficie 40 515 ha = 405,15 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Rhénanie-du-Nord-Westphalie
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Cologne
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Cologne
Liens
Site web www.stadt-koeln.de

Cologne
Administration
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Géographie
Localisation
Localisation de

Cologne (en allemand : Köln, en kölsch : Kölle) est une ville de l'Ouest de l'Allemagne, en Rhénanie-du-Nord–Westphalie, notoire pour sa cathédrale, classée au patrimoine mondial de l'Unesco, et pour l'eau de Cologne.

Ensemble architectural Kranhäuser à Cologne (photo prise en 2017).

GéographieModifier

Avec presque 1,1 million d'habitants en , Cologne est la plus grande ville du Land, devant Düsseldorf et Dortmund, et la quatrième ville d'Allemagne par sa population, derrière Berlin, Hambourg et Munich.

Traversée par le Rhin, son agglomération de plus de deux millions d'habitants constitue le sud de l'aire métropolitaine Rhin-Ruhr, au cœur de la mégalopole européenne.

La ville est assez cosmopolite : 17,4 % de sa population n'est pas de nationalité allemande. Environ 120 000 musulmans vivent à Cologne. Il y a aussi une importante minorité kurde.

 
Panorama urbain de Cologne.

IndustriesModifier

De nombreuses entreprises siègent à Cologne, notamment dans :

  • l'aéronautique, avec l'Agence européenne de la sécurité aérienne ;
  • l'automobile avec la division européenne du constructeur automobile américain Ford, la division sportive Toyota team Europe, chargée de la mise au point des véhicules de compétition (rallye, Formule 1), le fabricant allemand de moteurs et de machines Deutz AG, et l'équipementier japonais Yazaki, qui y possède son siège européen ;
  • l'audiovisuel avec les chaînes de télévision RTL Television, WDR, VOX, Super RTL, N-tv et des éditions de musique (p. ex. EMI Group) ;
  • l'informatique, avec Pixum, Microsoft ; Electronic Arts, siège allemand ;
  • le transport, avec la compagnie aérienne Lufthansa, ainsi que l'entreprise postale UPS, qui y a son principal site de transit européen ;
  • l'agroalimentaire, avec Intersnack ;
  • l'édition de livres d'art : Taschen ;
  • le Studio Action Concept pour la série Alerte Cobra (Alarm für Cobra 11).

TransportsModifier

 
La gare centrale vue du ciel.
 
Gare de triage de Cologne à Godorf. À l'arrière-plan, la raffinerie de LyondellBasell. Mai 2018.

Cologne est très bien desservie par les transports publics avec un réseau dense de métro léger.

Cologne possède plusieurs gares :

Cologne a également un service de train Thalys pour se connecter à des villes dans différents pays telles que Bruxelles et Paris.

Pour le transport aérien, Cologne possède un aéroport : l'aéroport Konrad-Adenauer de Cologne/Bonn. Le transport, avec la compagnie aérienne Lufthansa, ainsi que l'entreprise postale UPS y a son principal site de transit européen.

La ville de Cologne possède un boulevard périphérique. Celui-ci a été posé au cours de la fin du XIXe siècle et au début du XXe, il est aujourd'hui encore complété et élargi. Son développement est issu des travaux d'architectes et de designers urbains tels que Karl Henrici, Josef Stübben et Fritz Schumacher.

SubdivisionsModifier

 
Panorama de Cologne.

Cologne est subdivisée en neuf arrondissements municipaux (Stadtbezirke) et 86 quartiers (Stadtteile) :

  1. Innenstadt : Altstadt-Nord, Altstadt-Süd, Neustadt-Nord, Neustadt-Süd, Deutz
  2. Rodenkirchen : Bayenthal, Godorf, Hahnwald, Immendorf, Marienburg, Meschenich, Raderberg, Raderthal, Rodenkirchen, Rondorf, Sürth, Weiß, Zollstock
  3. Lindenthal : Braunsfeld, Junkersdorf, Klettenberg, Lindenthal, Lövenich, Müngersdorf, Sülz, Weiden, Widdersdorf
  4. Ehrenfeld : Bickendorf, Bocklemünd/Mengenich, Ehrenfeld, Neuehrenfeld, Ossendorf, Vogelsang
  5. Nippes : Bilderstöckchen, Longerich, Mauenheim, Niehl, Nippes, Riehl, Weidenpesch
  6. Chorweiler : Blumenberg, Chorweiler, Esch/Auweiler, Fühlingen, Heimersdorf, Lindweiler, Merkenich, Pesch, Roggendorf/Thenhoven, Seeberg, Volkhoven/Weiler, Worringen
  7. Porz (de) : Eil, Elsdorf, Ensen, Finkenberg, Gremberghoven, Grengel, Langel, Libur, Lind, Poll, Porz, Urbach, Wahn, Wahnheide, Westhoven, Zündorf
  8. Kalk : Brück, Höhenberg, Humboldt/Gremberg, Kalk, Merheim, Neubrück, Ostheim, Rath/Heumar, Vingst
  9. Mülheim (de) (anciennement Mülheim-am-Rhein) : Buchforst, Buchheim, Dellbrück, Dünnwald, Flittard, Höhenhaus, Holweide, Mülheim, Stammheim

HistoireModifier

Fondation et période antiqueModifier

 
Vestiges antiques, près de la cathédrale : portique latéral d'une porte romaine de la ville.

Cologne est la plus ancienne des grandes villes allemandes. Les Sicambres ont habité dans la région de Cologne, avant la colonisation par l'empire romain qui y installe un camp en 38 av. J.-C.. Les romains en firent la capitale de la province de Germanie inférieure,

La ville doit son nom de Cologne à l’impératrice romaine Agrippine, épouse de l'empereur Claude, qui éleva son lieu de naissance au rang de colonie en l’an 50, sous le nom de Colonia Claudia Ara Agrippinensium. Les Romains y tenaient une garnison et des voies romaines convergeaient vers un pont de bateaux sur lequel transitait un important commerce avec toutes les régions de la Germanie.

En raison de son importance stratégique sur le limes rhénan et de la présence de l'armée — grande consommatrice de produits et de techniques — et de la clientèle germanique, l’endroit attira de nombreux marchands et devint un foyer d’artisanat et de commerce.

Centre militaire, capitale de l'Empire des Gaules, la ville fut la résidence de l'empereur de la celtique Posthumus de 260 à 268, et le lieu de l'usurpation éphémère de Silvanus en 355.

Les Romains introduisirent le christianisme à Cologne, qui devint siège épiscopal à partir du IVe siècle. La première mention d'un évêché est de 313.

La ville garde quelques vestiges de son passé romain :

En 508 à la mort de Clodéric, dernier roi franc de Cologne, Clovis lui succède et intègre la ville dans l'Austrasie.

Moyen ÂgeModifier

  Électorat de Cologne 953-1288
 
Cologne en 1499.

Sa situation géographique favorable dans la vallée du Rhin en fait depuis le Moyen Âge un carrefour important en Europe.

En 785 la ville est transformée en archevêché après sa conquête par les Francs et reçoit les reliques des trois rois mages en 1164, amenés à Cologne depuis Milan. Pour les accueillir, est fabriquée une châsse dorée et est construite la cathédrale qui couronne actuellement la ville ; elle fut commencée en 1248 et consacrée en septembre 1322.

 
Le transept de la cathédrale de Cologne, vue nord depuis la gare.

RenaissanceModifier

  Saint-Empire (Ville libre) 1288-1797

En 1288, après la bataille de Worringen, Cologne se proclame ville libre.

La chartreuse de Cologne est fondée en 1334. L'université de Cologne fut fondée en 1388 par l'archevêque de Cologne

L'archevêque de Cologne fut un des sept princes-électeurs de l'Empereur du Saint-Empire romain germanique depuis la Bulle d'or promulguée en 1356 par Charles IV.

De tradition catholique, Cologne subi en 1349 le pogrom de la nuit de Saint-Barthélemy.

En 1357, l'évêque de Cologne devient électeur. L'université est fondée en 1388, elle est parmi les plus anciennes au monde et la ville est un important centre culturel.

Archevêché, membre de la Ligue hanséatique, elle acquiert le statut de Ville libre d'Empire en 1475.

En 1560 la construction de la cathédrale est arrêtée, et au XVIe siècle, le siège de l'archevêché fut disputé entre les partis catholiques et protestants donnant lieu à une guerre de 1583 à 1588, dénommée guerre de Cologne.

Époque moderneModifier

  Saint-Empire (Ville libre) 1288-1797

Dans les années 1680, s'est organisé un mouvement de protestation contre le népotisme rampant, la fraude et la corruption du gouvernement de la ville. Le leader était Nikolaus Gülich (de), (né le 30 octobre 1644, † 23 février 1686). Le peintre Johann Michael Hambach en était un disciple enthousiaste et lorsque la rébellion fut réprimée en 1686 par l'ancien gouvernement, Hambach fut tenu pour responsable par le conseil municipal et l'empereur d'être l'un des insurgés ("einer der Tumutuanten", Merlo 1895)[2].

  République cisrhénane (Roer) 1797-1802

En 1794, les armées révolutionnaires françaises entrent dans la ville, qui devient trois ans plus tard chef-lieu de district du département Roer lors de la création de celui-ci au sein de la République cisrhénane.

  République française (Roer) 1802-1804

La République cisrhénane est annexée en 1801 à la république française et le restera jusqu'à la chute du Premier Empire en 1814.

  Empire français (Roer) 1804-1815

Durant vingt ans, Cologne reçoit l'influence réformatrice française et l'Université de Cologne est supprimée. Une nouvelle université de Cologne fut fondée en 1919 par la ville de Cologne et est aujourd'hui une des plus importantes d'Allemagne.

  Royaume de Prusse (Province de Juliers-Clèves-Berg) 1815-1822

En 1815, le congrès de Vienne place la ville sous domination prussienne qui devient le chef-lieu de la province de Juliers-Clèves-Berg.

 
Cologne, l'arrivée d'un paquebot, soirée
William Turner, 1826
Frick Collection, New York.
  Royaume de Prusse (Province de Rhénanie) 1822-1918

En 1822, la ville devient chef-lieu de district de la province de Rhénanie.

Le peintre anglais William Turner voyage le long du Rhin en 1817 et à nouveau en 1826, année où il réalise le tableau Cologne, l'arrivée d'un paquebot: soirée, conservé à la Frick Collection à New York[3].

En 1842 la construction de la Cathédrale est reprise et la dernière pierre de la cathédrale est apportée à la tour sud, en présence de l'empereur Guillaume Ier, le . Victor Hugo l'évoque la même année dans ses lettres fictives de récit de voyage Le Rhin.

Dès 1871, l'Empire allemand revoit profondément le système défensif de la ville. Des forts sont érigés en grand nombre en 1873 autour de l’agglomération par Hans Alexis von Biehler, ainsi que la forteresse de ceinture de Cologne.

XXe siècleModifier

  République de Weimar 1918-1933

Cologne est occupée après la Première Guerre mondiale par les forces alliées durant les années 1920, notamment le British Army of the Rhine (« Armée britannique du Rhin »), comme toute la Rhénanie

En 1925 le constructeur automobile Ford commence à produire à Cologne, c'est aujourd'hui le plus grand employeur de Cologne.

 
Soirée du pays organisateur pendant le 25e congrès mondial d'espéranto, 1933.

En 1933, au début du Troisième Reich, la ville de Cologne accueille le 25e congrès mondial d'espéranto, langue dont l'objectif est la communication internationale.

 
Cologne en .
  Reich allemand 1933-1945

Durant la Seconde Guerre mondiale, le , les Alliés effectuent leur premier 1 000 Bombers' Raid sur la ville. C'est le début d'une offensive de trois ans sur les grandes villes allemandes. Selon le général Arthur Harris, il fallait briser le moral et le potentiel industriel de l'ennemi par des bombardements stratégiques massifs.

 
Cologne après les bombardements.
  Allemagne occupée 1945-1949

Le la cité est prise par les Américains. La série de raids destructeurs sur Cologne laisseront en 1945 la ville dans un état de grande ruine. Après les 262 bombardements alliés entre 1940 et 1945, la ville a perdu 95 % de sa population. Elle ne redeviendra aussi nombreuse qu'avant guerre qu'en 1959.

En le quartier général du corps d'armée de la zone d'occupation belge y est installé. Il est devenu, en 1949, un "créneau" de l'OTAN.

  Allemagne 1949-présent

La cathédrale est restée debout, mais sa voûte est détruite. La ville est reconstruite en 1950 et de nombreux bâtiments sont restaurés à l'identique. En 1968 la première ligne de métro est prête.

De 1978 à 1979 lors des procès de Cologne, trois hauts responsables de la déportation juive de France, Kurt Lischka, Ernst Heinrichsohn et Herbert Hagen sont jugés pour crimes contre l'humanité et condamnés.

En 1985 c'est l'année des églises romanes.

En 1999, Cologne accueille le sommet du G8.

XXIe siècleModifier

À l'image de l'Allemagne de l'Ouest, la ville connaît un « miracle économique » (Wirtschaftswunder) et voit sa population s'accroître. Cologne accueille aujourd'hui de nombreux sièges sociaux d'entreprises, ainsi que des évènements d'ampleur internationale dans la Koelnmesse, comme les salons Gamescom et Photokina.

Le pont Hohenzollern est le pont ferroviaire le plus fréquenté d'Allemagne. Enfin, l'urbanisme de Cologne est en pleine mutation et comporte deux nouveaux quartiers issus d'une opération de rénovation urbaine et destinés à accueillir des entreprises dans les nouvelles technologies : MediaPark et Rheinauhafen — ce dernier étant en cours d'aménagement.

Plusieurs manisfestations internationales y sont organisées. En 2005 la ville est l'hôte des XXe Journées mondiales de la jeunesse 2005. En 2006, Cologne accueille plusieurs matchs de la Coupe du monde de football et en 2010 les Gay Games.

La ville est l'objet d'une attention des médias du monde entier après une vague d'agressions sexuelles collectives, de vols, de braquages et au moins deux cas de viol — tous dirigés contre des femmes — qui touchent principalement la ville rhénane durant les célébrations du Nouvel An le [4].

Politique et administrationModifier

Élections communales de 2020Modifier

BourgmestreModifier

Résultats de l'élection du bourgmestre de Cologne[5]
Candidats Partis Premier tour Second tour
Voix % Voix %
Henriette Reker Indépendant 187 389 45,05 174 263 59,27
Andreas Kossiski Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) 111 353 26,77 119 753 40,73
Jörg Detjen Die Linke 29 810 7,17
Olivier Fuchs Volt 18 520 4,45
Christer Cremer Alternative pour l'Allemagne (AfD) 17 441 4,19
Nicolin Gabrisch Amis du climat 14 370 3,45
Roberto Campione Indépendant 14 122 3,40
Autres candidats 22 298 5,52
Votes valides 415 933 98,66 294 016 99,08
Votes blancs et nuls 5 633 1,34 2 727 0,92
Total 421 566 100 296 743 100
Abstention 398 961 48,62 521 988 63,76
Inscrits / participation 820 527 51,38 818 731 36,24

Conseil municipalModifier

Élection du conseil communal de Cologne [6],[7]
 
Parti Voix % +/- Sièges +/-
Alliance 90 / Les Verts (Grünen) 118 997 28,52   9,00 26   8
Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) 90 040 21,58   7,81 19   7
Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU) 89 659 21,49   5,74 19   6
Die Linke 27 044 6,48   0,48 6  
Parti libéral-démocrate (FDP) 21 965 5,26   0,17 5  
Volt 20 783 4,98 Nv. 4   4
Alternative pour l'Allemagne (AfD) 18 272 4,38   0,78 4   1
Die PARTEI 10 261 2,46   2,32 2   2
Amis du climat 8 383 2,01   0,03 2  
BON Cologne 8 298 1,99 Nv. 2   2
Électeurs libres Cologne (FWK) 2 501 0,60   0,25 1  
Parti écologiste-démocrate (ÖDP) 374 0,09 Nv. 0  
Autres 650 0,16 - 0  
Suffrages exprimés 417 227 98,91
Votes blancs et invalides 4 596 1,09
Total 421 823 100 - 90  
Abstentions 398 703 48,59
Inscrits / participation 820 526 51,41

CultureModifier

L'université de Cologne, fondée au XIVe siècle, reste une des plus importantes d'Allemagne avec environ 48 000 étudiants.

Carnaval de CologneModifier

Le carnaval de Cologne est presque aussi ancien que la ville. On le qualifie de 8e merveille du monde ou la 5e saison, tant il est extraordinaire. Dans l'Antiquité, les Grecs et les Romains célébraient en l'honneur de Dionysos et Saturne de joyeuses fêtes de printemps, où abondaient le vin, les femmes et les chants. Les Germains, quant à eux, fêtaient le solstice d'hiver. Plus tard, les Chrétiens reprirent ces coutumes païennes. Le début du carême précédant Pâques était célébré par le carnaval - carne vale signifiant « au revoir à la viande ! ».

Au Moyen Âge, les réjouissances carnavalesques, toujours accompagnées de déguisements insolites, revêtaient souvent des formes exacerbées, au grand dam du Conseil et de l'Église de la ville. Interdictions et arrêtés étaient d'un piètre secours ; la fête se déroulait dans un tumulte et une ivresse sans bornes. Outre le carnaval traditionnel qu'organise le Comité des fêtes depuis 1823, il en existe un autre qui s'est développé dans les années 1980 et qui, entre-temps, est devenu traditionnel.

 
Cologne la nuit.

Musique classiqueModifier

Le 3 mars 2009, le bâtiment des archives municipales (construit en 1971) s'est effondré, entraînant la mort de deux personnes et la disparition de documents, comme des manuscrits du Xe siècle, des exemplaires originaux de partitions de Jacques Offenbach et Richard Wagner, ainsi que des originaux de l'écrivain Heinrich Böll.

Cologne possède plusieurs orchestres de renom :

ThéâtreModifier

Ventes et galeries d'artModifier

Patrimoine religieuxModifier

Ville touristique, elle dispose d'un important patrimoine religieux (l'église Saint-Martin, les douze basiliques romanes) et de musées (le musée Ludwig, le Musée romain-germanique).

La cathédrale de Cologne appartient au patrimoine mondial de l'UNESCO.

La synagogue de la Roonstrasse (Synagoge Köln) et son musée juif retrace l'histoire très ancienne des juifs de la ville.

En 2007, la construction d'une mosquée de 2 000 places dans le quartier d'Ehrenfeld suscite de nombreuses polémiques[8].

Douze grandes basiliques romanes de CologneModifier

Cologne possède une remarquable série de douze grandes basiliques romanes de style rhénan, situées pour la plupart à l'extérieur de l'enceinte romaine (construite au Ier siècle ap. J.-C.), mais à l'intérieur de la plus grande enceinte médiévale (le Ring).

Dans le vocabulaire architectural, le terme basilique désigne une église sans transept. La basilique est la forme primitive et fondamentale du temple chrétien. À la différence de la basilique civile romaine, on y pénètre par le pignon (le petit côté).

Autres monuments et muséesModifier

SpécialitésModifier

Une des spécialités de Cologne est la « Kölsch », une sorte de bière blonde assez légère servie dans des verres étroits de 20 cl, parfois 30 cl. Le mot Kölsch désigne aussi le dialecte de la ville.

Une autre spécialité est l'eau de Cologne (Kölnisch Wasser).

SportModifier

Du 5 au 21 mai 2017, la ville accueille avec Paris le Championnat du monde de hockey sur glace.

 
La Lanxess Arena, l'antre du Kölner Haie.
Club Sport Fondé en Ligue Stade Entraîneur
1. FC Cologne Football 1948 1. Bundesliga (D1) RheinEnergieStadion Markus Gisdol
Fortuna Cologne Football 1948 Regionalliga Ouest (D4) Südstadion Thomas Stratos
Viktoria Cologne Football 1994 3. Liga (D3) Sportpark Höhenberg Pavel Dochev
Kölner Haie Hockey sur glace 1972 DEL (D1) Lanxess Arena Uwe Krupp
Falcons de Cologne Football américain 1995 Regionalliga NRW (D3) Sportpark Müngersdorf David Drane
Crocodiles de Cologne Football américain 1980 GFL Nord (D1) Sportpark Höhenberg Patrick Köpper

Personnalités de CologneModifier

JumelagesModifier

Cologne est l'une des six villes européennes qui ont créé un "jumelage en cercle" (Ringpartnerschaft) pour la première fois en 1958. Cet acte, qui a lieu immédiatement après la création de la Communauté économique européenne, avait pour but de soutenir la cohésion européenne en concluant un partenariat avec chacun des autres États membres. En 1993, le partenariat entre les villes de Cologne, Turin, Liège, Esch-sur-Alzette, Rotterdam et Lille a été réaffirmé[9].

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier