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Bérangère Bonvoisin

actrice française
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bonvoisin.
Bérangère Bonvoisin
Description de cette image, également commentée ci-après
Bérangère Bonvoisin à Villerville, 2003.
Naissance
Rabat, Maroc
Nationalité Drapeau de la France France
Profession comédienne et metteuse en scène

Bérangère Bonvoisin (née à Rabat, Maroc le ) est une comédienne et metteuse en scène française.

Mariée à Philippe Clévenot, elle est la fille de la députée Jeanine Bonvoisin, la sœur de l'acteur Bertrand Bonvoisin, et la belle-sœur de l'acteur Jean-Yves Dubois.

Au théâtre, elle a joué, entre autres, avec Antoine Vitez, Jean-Pierre Vincent, Jacques Lassalle, Jacques Rosner, Marcel Bluwal, Robert Girones, Roger Planchon, Bruno Boëglin ou, encore, Bruno Bayen.

Repères biographiquesModifier

Bérangère Bonvoisin suit une formation de comédienne au conservatoire de Rouen, où elle obtient le 1er prix de tragédie et le 2e prix de comédie classique et moderne. En 1970, elle rencontre Alain Bézu qui la met en scène avec son frère dans On ne badine pas avec l'amour d'Alfred de Musset (rôle de Camille).

En 1974, elle entre pour trois ans au Conservatoire national supérieur d'art dramatique, à Paris, dans la classe d’Antoine Vitez, où elle suit les leçons de Claude Régy, Philippe Adrien ou encore Pierre Debauche[1]. C'est là qu'en 1976, encore élève, elle met en scène Les Sincères de Marivaux, expérience qui fait d'elle la première femme de l'histoire du CNAD à être passée de l'autre côté du rideau[2]. La même année, elle joue dans téléfilm de Marcel Bluwal Les Mystères de Loudun et débute au cinéma en 1978, sous la caméra de Jeanne Moreau pour L'adolescente.

En 1984, elle signe au Théâtre de la Bastille ce qu'elle considère comme "sa première vraie mise en scène"[3]: "Celle qui ment", d'après les écrits d'Angèle de Foligno.

Le , à la demande de Georges Lavaudant et Jean Jourdheuil, elle rassemble une centaine de comédiens au Théâtre de l'Odéon pour une soirée unique, "Philippe Clévenot, tête à tête", spectacle qui mêle lectures et documents vidéos en souvenir de son compagnon disparu deux ans auparavant.

Le , elle réitère cette aventure de l'éphémère au Théâtre National de la Colline avec Slogan pour 343 actrices de Nadia Soudaïeva et Antoine Volodine où elle réunit 343 comédiennes, entre autres Gisèle Casadesus, Elsa Zylberstein, Myriam Boyer, Nada Strancar, Micheline Presle, Ludmila Mikaël et Christine Boisson. Le cinéaste Alain Cavalier a fait un film de cette soirée, Pour Bérangère, encore inédit à ce jour.

Très proche du peintre Gilles Aillaud qui l'accompagna dans bon nombre de mises en scènes, elle monte en 2006, soit un an après sa disparition, La Maladie de la mort de Marguerite Duras avec Fanny Ardant au théâtre de la Madeleine sans aucun décor, ne concevant pas de faire appel à un autre scénographe.[4] Ce spectacle fait également l'objet d'une représentation unique, le , dans le hall de l'hôtel des Roches Noires, à Trouville-sur-Mer où l'auteur vécut longtemps.

Elle partage sa vie entre Paris et Villerville (Calvados).

ThéâtreModifier

FilmographieModifier

CinémaModifier

TélévisionModifier

Mises en scèneModifier

ThéâtreModifier

TélévisionModifier

AutreModifier

  • 2014 Didjla, le Tigre, roman de Jean-Pierre Faye, réédité avec la version audio intégrale lue par Bérangère Bonvoisin. Notes de Nuit éditions.

Notes et référencesModifier

  1. Fiche élève sur le site Rue du conservatoire.
  2. Interview de Bérangère Bonvoisin par Fabian Gastellier in Acteurs, septembre 1982
  3. Interview de Bérangère Bonvoisin, Acteurs op.cit
  4. « Marguerite Duras, Fanny Ardant et Bérangère Bonvoisin », par Monique Le Roux, La Quinzaine littéraire, 1er juillet 2006
  5. Cf. l'article de Monique Le Roux, « Marguerite Duras, Fanny Ardant et... Bérangère Bonvoisin », La Quinzaine littéraire, 1er juillet 2006 (document pdf).

Voir aussiModifier