Ouvrir le menu principal

Médée

fille d'Aeétès, roi de Colchide
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Médée (homonymie).
Médée, peinture murale romaine, v. 70-79, Galleria Nazionale di Capodimonte (Naples)

Dans la mythologie grecque, Médée (en géorgien : მედეა / Medea, en grec ancien Μήδεια / Mếdeia, en latin Medea) est la fille d'Éétès (roi de Colchide) et d'Idyie (la plus jeune des Océanides). Le nom de Médée est issu du verbe grec μηδομαι / mêdomai (« méditer »), issu de la racine d'origine peut-être médique « med » : comprendre, concevoir[1]. Ce nom révèle peut-être le savoir ou la capacité à raisonner de ce personnage. C'est en tout cas l'interprétation qu'en donne le médecin Michaël Maïer qui lui consacre quinze pages dans Arcana Arcanissima (1614), où il affirme : "Médée donc, c'est-à-dire la raison au conseil excellent, devait prédire beaucoup de choses à partir de la dissolution de la terre en eau."[2] Le même auteur (p.380) lui attribue aussi l'art des médicaments (toujours la même racine étymologique MED) ou poisons, car elle est bien magicienne, comme sa tante Circé que l'on retrouve par exemple dans l’Odyssée d'Homère, aède grec légendaire du VIIIe siècle av. J.-C.

Sommaire

Le mythe : de Colchide à Corinthe et AthènesModifier

Dans sa version classique, associée notamment à la tragédie d'Euripide et à Apollonios de Rhodes, la légende de Médée, particulièrement sombre, est constituée d'une succession de meurtres ponctuée d'une série de fuites[3]. C'est pour cela qu'elle a accompli un voyage à travers toute la Grèce antique. Sa vengeance meurtrière a donné naissance au complexe de Médée. Il semble que les premières variantes du mythe n'aient pas toutes été aussi négatives sur le compte de Médée.

La version la plus répandue du mythe (Euripide, Apollonios)Modifier

Les Argonautes en ColchideModifier

L'histoire de Médée débute avec l'arrivée des Argonautes en Colchide. Ceux-ci recherchent la Toison d'or sous le commandement de Jason (la quête ayant été initiée par son oncle Pélias, roi usurpateur d'Iolcos, le royaume de Jason). La Toison est détenue par le roi de Colchide, Éétès, père de Médée et frère de Circé, qui accepte de la céder si Jason accomplit trois tâches : dompter deux énormes taureaux aux sabots et aux cornes d'airain, crachant du feu par les naseaux ; puis forcer les deux bêtes à labourer un champ à l'aide d'une charrue conçue pour ces deux taureaux ; enfin, semer tout un sac de dents de dragons dans les sillons creusés : celles-ci germeront et donneront naissance, pour chaque dent, à un guerrier d'une puissance phénoménale : toute une armée invincible. Éétès, qui n'a en réalité pas la moindre intention de céder son trésor à ce jeune insolent de Jason, sait parfaitement que ces épreuves sont impossibles, et envoie en connaissance de cause Jason à une mort certaine.

Or Médée tombe follement amoureuse de Jason. Dévorée par cette passion, elle va en cachette rencontrer Jason, à qui elle propose ses aides magiques afin de l'aider à triompher. Soupçonneux, Jason interroge la jeune magicienne sur son intérêt dans ce secours. Médée avoue alors à Jason qu'elle l'aime, et pose la condition que s'il accepte son aide, il devra l'emmener avec lui et l'épouser. Séduit, le héros accepte. C'est ainsi que Jason peut triompher des différentes embûches : il devient invincible grâce à une pommade fournie par Médée, et dompte ainsi les taureaux. Après avoir labouré le champ et fait jaillir de terre l'armée de guerriers, il les fait s'entretuer en jetant une pierre au milieu des guerriers : ceux-ci croient à une attaque de leurs propres compagnons et se massacrent jusqu'au dernier.

Jason a donc triomphé des épreuves, et court réclamer son dû à Éétès. Mais celui-ci, furieux, ne se contente pas de refuser de donner la Toison d'or à Jason, mais également menace de mort ce dernier. Jason, Médée et les Argonautes fuient donc la Colchide, accompagnés par Absyrtos, le demi-frère cadet de Médée, que sa demi-sœur a emmené en otage. Éétès, qui n'a pas l'intention de laisser échapper la Toison, entreprend de les poursuivre avec sa flotte. Médée favorise alors la fuite des Argonautes en tuant et dépeçant le pauvre Absyrtos, son propre frère. Possédée par une folie meurtrière, elle découpe Absyrtos en morceaux qu'elle sème derrière elle, retardant ainsi les poursuivants qui s'arrêtent à chaque fois pour les récupérer et offrir à l'héritier du trône une sépulture digne[4]. Jason, Médée et les Argonautes prennent de l'avance et sont ainsi sauvés, et peuvent enfin regagner Iolcos.

Retour à IolcosModifier

De retour à Iolcos, Jason constate que Pélias a profité de son absence pour tuer son père et se débarrasser de sa famille. Fou de rage, il demande à Médée de préparer une vengeance. Celle-ci va alors trouver les quatre filles de Pélias, et se fait passer pour une envoyée d'Artémis, qui aurait pour mission d'offrir de la part de la déesse une nouvelle jeunesse à leur vieux père, en signe de bénédiction divine. Incrédules, les jeunes filles demandent à Médée de prouver ses dires ; la magicienne sort des herbes magiques et demande qu'on lui amène un chaudron rempli d'eau et le plus vieux bélier qu'on puisse trouver. Les filles de Pélias lui apportent ce qu'elle a demandé. Médée fait alors un feu sur lequel elle fait bouillir l'eau, avant d'y jeter ses herbes magiques. Elle égorge ensuite le vieux bélier, le découpe en morceaux qu'elle jette dans la marmite. Quelques instants plus tard, surgit de l'eau bouillonnante un tout jeune agneau. Les filles de Pélias sont émerveillées par ce prodige ; Médée leur remet les herbes magiques en leur disant de faire la même chose avec leur père ; puis elle s'éclipse rapidement. Les filles de Pélias, toutes confiantes en la magicienne, se rendent dans les appartements de leur père, à qui elles soumettent l'idée de Médée. Pélias, horrifié par la morbide suggestion et furieux que ses filles soient aussi naïves, chasse ces dernières sans ménagement. Les filles insistent ; rien n'y fait. Emportées par leur désir de faire rajeunir leur père, elles le ceinturent et l'immobilisent. Puis les filles égorgent et démembrent leur pauvre père, avant de jeter les morceaux de Pélias dans l'eau bouillante mêlée d'herbes magiques, persuadées que leur père reviendra jeune. Il s'agit bien sûr d'une tromperie de Médée : Pélias ne ressort jamais de ce bouillon, et ses filles sont maudites par les Ériynies, déesses de la vengeance, pour le parricide de Pélias.

CorintheModifier

Le meurtre du roi ne pouvait rester impuni. Médée fut dénoncée par les filles de Pélias, et elle et Jason furent bannis d'Iolcos par Acaste, le fils de Pélias ; ils se réfugient alors à Corinthe, où ils sont accueillis par le roi Créon. Jason et Médée vivent paisiblement quelques années, protégés par le roi ; ils ont ensemble deux garçons : Merméros et Phérès.

Mais hélas, un jour Jason tombe amoureux de la fille de Créon, Créuse. Le roi, n'ayant pas d'héritier, accepte volontiers cette union, se réjouissant que le beau et fort Jason devienne son successeur. Jason répudie alors Médée, qui n'a plus aucune importance à ses yeux, et épouse Créuse en secondes noces. Médée est anéantie : l'homme pour l'amour duquel elle a trahi son père, son pays, son peuple, celui qu'elle a toujours suivi pour obéir à sa passion, vient de se débarrasser d'elle. Ses malheurs ne s'arrêtent pas : critiquée depuis toujours par les Corinthiens, parce qu'elle était étrangère, elle est chassée sans ménagement de la ville avec ses deux enfants. Folle de rage et de douleur, celle-ci se venge en tuant sa rivale : elle lui offre une tunique magique qui, à peine enfilée, s'enflamme, brûlant sa porteuse ainsi que son père, puis incendie le palais royal. Possédée par une folie meurtrière, elle poignarde sans pitié Merméros et Phérès, les enfants qu'elle avait eus avec Jason, juste après s'être éloigné du palais en flammes.

Fuite vers Athènes puis retour en ColchideModifier

Médée, menacée de mort par les Corinthiens, s'enfuit et trouve refuge auprès d'Égée, roi d'Athènes : elle lui promet ce qu'il convoite le plus : un fils ; Égée accepte donc de l'épouser. Un enfant, Médos, naîtra effectivement peu après, pour qui Médée nourrira un destin royal ; cependant, l'arrivée de Thésée à Athènes bouleverse ses plans et la dresse contre le nouveau venu. Après plusieurs tentatives infructueuses, Médée réussit à convaincre son époux que Thésée est un imposteur et qu'il convient de l'empoisonner : le drame est évité de justesse, Égée reconnaissant au dernier moment son fils à son épée et à ses sandales qu'il lui avait léguées. Folle de rage, elle s'empare alors du trésor d'Athènes, plusieurs tonnes de diamants. Dans sa fuite sur son char de feu tiré par des cobras, elle laisse échapper la moitié du trésor royal.

Découverte, Médée doit fuir Athènes avec son fils Médos. Médée rentre alors vers sa Colchide natale. Là, elle trouve sur le trône Persès, son oncle, qui avait détrôné son père après la fuite des Argonautes. Elle le tue et restitue le pouvoir à son père, Éétès[5]. La fin de la vie de Médée est peu connue, car la version d'Euripide ne précise rien pour sa mort ni pour la fin de sa vie.

Variantes du mytheModifier

 
Médée, par Eugène Delacroix (1862)

Mort de Médée et fin de ses aventuresModifier

  • Chez Hésiode, les quatre grands-parents de Médée sont des divinités. Médée est donc elle aussi une immortelle[6]. Euripide semble la traiter comme une femme humaine et donc mortelle, malgré une scène finale s'apparentant à une apothéose maléfique. Chez Apollonius, Médée est aussi humaine et mortelle malgré une ascendance partiellement divine.
  • Les dernières étapes de la vie de Médée sont également sujettes à de nombreuses variantes. Hérodote lui connaît ainsi une autre fin: après avoir fui Athènes sur son char volant en compagnie de son fils Médos, Médée s'installe sur le plateau iranien parmi un peuple appelé les Ariens, qui prend alors le nom de Mèdes en référence à Médée[7]. Chez Diodore de Sicile[8], Médée n'a pas d'enfant à Athènes et, après la découverte de son complot contre Thésée, Égée la fait raccompagner par une armée jusque dans un pays de son choix. Elle choisit la Phénicie, d'où elle s'éloigne ensuite en Asie où elle épouse un roi illustre qui lui donne un fils, Médos, qui hérite du trône de son père et donne à son peuple le nom de Mèdes.

Rapports avec Jason et les ArgonautesModifier

  • Couple formé avec Jason. La paternité de Médos est sujette à débats selon les auteurs. Le premier à le mentionner est en effet Hésiode [9] et pour lui Médos est le fils de Médée et Jason. Les sources imputant la paternité de Médos à Égée ou à un roi arien sont toutes ultérieures à Euripide. Plus généralement, ni Hésiode ni Pindare ni aucun auteur antérieur à Euripide ne signale que le couple formé par Médée et Jason se serait séparé, ou que Médée aurait eu des enfants avec d'autres hommes (cf. point ci-dessous sur l'absence d'infanticide dans les plus anciennes versions du mythe). Chez Hésiode, l'histoire de Médée et Jason s'achève d'ailleurs à Iolcos, où ils parviennent à chasser Pélias et à reconquérir le trône.
  • Rôle dans l'expédition des Argonautes. Hésiode ne donne pas d'importance particulière à Médée dans la quête de la Toison d'Or. Son rôle dans l'expédition des Argonautes devient toutefois majeur dès les Pythiques de Pindare (quatrième Pythique, datant de -462)[10]. Il ne semble pas qu'il soit question du meurtre d'Apsyrtos chez les premiers auteurs à avoir évoqué l'expédition des Argonautes.

Absence d'infanticide dans les premières versions du mytheModifier

La plus ancienne mention d'un séjour de Médée à Corinthe se trouve dans les fragments des Corinthiaques d'Eumelos de Corinthe. Dès cette occurrence, l'épisode corinthien connaît une fin funeste, avec la mort des enfants de Médée et Jason, sans que Médée soit une meurtrière pour autant. Chez Eumélos, Hélios a offert le trône de Corinthe à son fils Éétès. Médée, alors reine de Iolcos avec Jason, est appelée par les Corinthiens pour gouverner directement la ville à la place des légats de Colchide, avec l'accord d'Éétès. Il ne semble pas y avoir de différend entre celui-ci et Jason, qui est couronné roi de Corinthe avec sa femme. C'est dans le temple d'Héra à Corinthe que les deux enfants de Jason et Médée trouvent la mort, au cours d'un sortilège lancé par leur mère pour leur faire partager l'immortalité qu'elle tient de son ascendance divine. La mort accidentelle de leurs enfants entraîne la séparation de Médée et Jason, qui retourne à Iolcos[11].

Créophylos de Samos, contemporain d'Homère et d'Eumélos, attribue à Médée le meurtre de Créon, mais d'après lui l'assassinat des enfants du couple est le fait de partisans du roi de Corinthe[12].

Une version similaire mentionnant l'assassinat des enfants de Médée par des Corinthiens est également signalée par le philologue grec tardif Parménisque. Selon lui, les Corinthiens se seraient soulevés contre Médée par refus de subir la domination d'une femme magicienne étrangère et auraient systématiquement massacré les quatorze enfants de la reine, qui avaient trouvé refuge au temple d'Héra. La déesse, en conséquence, aurait puni la Cité par une épidémie de peste. Depuis cette époque, chaque année, sept filles et sept garçons de l'aristocratie corinthienne devaient servir dans ce temple pour y mener des cérémonies expiatoires[13]. Le rite aurait perduré jusqu'en -146, avec la défaite de la Ligue achéenne et la prise de Corinthe par Rome[14]. Il semble en effet que le culte d'Héra dans L'Héraion de Perachora ait compris des cérémonies expiatoires pour les enfants de Médée, sans que celle-ci soit accusée du meurtre pour autant[15].

Deux autres poètes eux aussi antérieurs à Euripide, Ibycos et Simonide de Céos, présentent également Médée sous un jour beaucoup plus favorable. Selon eux, après sa mort, la magicienne est même accueillie aux Champs Élysées ou aux Îles des Bienheureux, où elle devient l'épouse d'Achille[16].

Sur un cratère à volutes apulien du Peintre de Darius (ca. 340 av. J.-C. - 320 av. J.-C.), on relève une variante du mythe selon laquelle Médée se serait rendue à Éleusis. Sur ce cratère aujourd'hui au musée de l'Université de Princeton, Médée se trouve dans le temple d'Éleusis, comme l'atteste l'inscription ΕΛΕΥΣΙΣ ΤΟ ΙΕΡΟΝ. L'interprétation du vase par Arthur Dale Trendall laisse penser qu'il se rattache à la tradition mythologique dans laquelle Médée n'aurait pas tué ses deux enfants.

L'interprétation de Christa WolfModifier

La romancière et essayiste allemande Christa Wolf se réfère à des sources antérieures aux textes classiques, et décharge le personnage de tout meurtre. Médée est une femme libre et étrangère, qu'on accuse d'être une magicienne dès que sa présence dérange.

La reine muette Mérope révèle à Médée le meurtre fondateur de la cité. Le caveau mortuaire caché contient un squelette d'enfant, celui d'Iphinoé, la première fille de Créon et Mérope, tuée sur l'ordre de Créon, qui redoutait son arrivée à la tête de la cité.

Cette révélation brise le silence, le faux oubli, la peur. La peste s'empare de la ville. Le peuple cherche un coupable et le trouve dans l'étrangère, vite bannie par Créon, et qui doit laisser ses enfants. Elle les confie, furieusement, à la déesse Héra, dans son temple. Le peuple les lapide, et accuse Médée de les avoir tués[17].

Évocations artistiquesModifier

 
Médée, par Frederick Sandys, (1868)

Infanticide, fratricide et régicide, le personnage de Médée a inspiré de très nombreux artistes, dans tous les domaines et à toutes les époques.

ChorégraphiesModifier

LittératureModifier

ThéâtreModifier

Beaux-artsModifier

 
Medea par Anselm Feuerbach (1879), Neue Pinakothek, Munich

Musique classiqueModifier

Musique moderneModifier

  • Medea, collectif Soundwalk, composition audio, livre, photographies et textes (2012)
  • Medea, chœur en langue corse du groupe A Filetta, créé en 1997 pour une pièce de théâtre de Jean-Yves Lazennec. L'album Medea d'A Filetta est paru en 2006 chez Naïve. ;
  • Medea, chanson du groupe allemand Vland Stut.
  • My Medea, chanson de Vienna Teng.
  • Medea, chanson du groupe Khoma
  • Medea, Album du groupe Ex Libris sorti en 2014 racontant l'histoire de Médée à travers une musique metal progressif

CinémaModifier

Bande dessinéeModifier

Jeux vidéoModifier

Notes et référencesModifier

  1. https://sites.google.com/site/etymologielatingrec/home/m/medee étymologie du nom Médée
  2. Michaël Maïer, Les Arcanes très secrets de Michaël Maïer, Grez-Doiceau, Éditions Beya, , 444 p. (ISBN 2-9600364-5-X), p.108
  3. Arnaud Fabre, « La magie de Médée : (1) Les origines mythiques de la magie chez les Anciens », Profondeur de champs,‎ (lire en ligne)
  4. Cet épisode est considéré par les folkloristes comme l'origine probable du motif de la fuite magique, dans la version où la magicienne sème des obstacles derrière elle pour protéger sa fuite et celle de son compagnon (conte-type AT 313, motif D672 selon Stith Thompson). Voir (de) Die magische Flucht - 313.
  5. Diodore de Sicile, Bibliothèque historique [détail des éditions] [lire en ligne], IV, 56, 2.
  6. Théogonie, 956-962.
  7. Hérodote, Enquête, VII, 62.
  8. Bibliothèque historique, IV, 55, 6-7.
  9. Théogonie 992–1002.
  10. Pindare, Pythiques 4, 211–250. Voir le commentaire de Bruce Karl Braswell, A Commentary on the Fourth Pythian Ode of Pindar, Berlin, 1988, S. 293–345.
  11. Pausanias 2,3,11. Voir Christine Harrauer: Der korinthische Kindermord. Eumelos und die Folgen. In: Wiener Studien 112, 1999, p. 5–28, not.: 8–15; Édouard Will: Korinthiaka, Paris 1955, p. 85 et suiv., 88–90.
  12. Scholie 264 à la Médée d'Euripide. Voir Louis Séchan, « La Légende de Médée », dans Revue des études grecques, 40, 1927 [1].
  13. Christine Harrauer: Der korinthische Kindermord. Eumelos und die Folgen. In: Wiener Studien 112, 1999, p. 5–28, ici: 15–17; Édouard Will: Korinthiaka, Paris 1955, p. 87, 95 f.
  14. Pausanias 2,3,7.
  15. Édouard Will: Korinthiaka. Paris 1955, p. 97–103; Sarah I. Johnston: Corinthian Medea and the Cult of Hera Akraia. In: James J. Clauss, Sarah I. Johnston (éds.): Medea. Essays on Medea in Myth, Literature, Philosophy, and Art, Princeton 1997, p. 44–70.
  16. Alain Moreau: Le mythe de Jason et Médée. Paris 1994, p. 60.
  17. Annie Defourmantelle, La femme et le sacrifice, Denoël, 2007 (ISBN 978-2-207-254-127).

SourcesModifier

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

  • (en) Emma Griffiths, Medea, Routledge, New York, 2005 (ISBN 0-415-30070-3).
  • Alain Moreau, Le Mythe de Jason et Médée. Le Va-nu-pied et la Sorcière, Les Belles Lettres, coll. « Vérité des mythes », Paris, 1994 (ISBN 2-251-32420-8).

Articles connexesModifier

Liens externesModifier