Christine Pascal

actrice, scénariste et réalisatrice française
Christine Pascal
Naissance
Lyon 2e
Nationalité Drapeau de la France Française
Décès (à 42 ans)
Garches (Hauts-de-Seine)
Profession Actrice
Scénariste
Réalisatrice
Films notables Que la fête commence
Le Petit Prince a dit
Adultère (mode d'emploi)

Christine Pascal, est une actrice, scénariste et réalisatrice française née le à Lyon 2e[1] et morte le à Garches[2],[3].

BiographieModifier

Enfance et étudesModifier

À 20 ans, Christine Pascal est étudiante en lettres à la faculté de Lyon et suit les cours du conservatoire d'art dramatique de Lyon[4].

Débuts au cinémaModifier

Christine Pascal est remarquée par Bertrand Tavernier qui la fait jouer dans L'Horloger de Saint-Paul en 1973. Elle tournera cinq films avec lui dont Que la fête commence (1974) et Des enfants gâtés (1977) dont elle co-signe le scénario avec Charlotte Dubreuil. Elle interprète son premier grand rôle (Jeanne) dans Les Guichets du Louvre (1974) de Michel Mitrani. Avec Isabelle Adjani et Isabelle Huppert, elles formaient un trio de jeunes comédiennes et ont été colocataires quelque temps[5], lorsqu'elles étaient « pauvres et jeunes actrices pleines d'illusions et de désir de gloire »[6].

En 1977, aux côtés d'Isabelle Huppert et de Nicole Garcia, elle joue le rôle de Lise dans Les Indiens sont encore loin de la réalisatrice suisse Patricia Moraz.

En 1978, elle fait la connaissance du producteur suisse Robert Boner, sur le tournage du film Les Petites Fugues du réalisateur suisse Yves Yersin, pour lequel elle est assistante de production. Elle l'épouse en 1982 et acquiert la nationalité suisse.

Passage à la réalisationModifier

En 1979, Christine Pascal se lance dans la réalisation de son premier film, Félicité, dont elle a écrit le scénario. Ce premier long-métrage, dans lequel elle interprète le rôle principal, évoque la vie intime d'une femme faisant le bilan de son existence, à contre-courant de l'orthodoxie féministe de l'époque[2]. Dans ses films suivants, elle ne sera plus que réalisatrice et scénariste. Selon Jean Tulard, la critique a montré une certaine sévérité quant à ses talents de réalisatrice[7].

En 1992, elle signe Le Petit Prince a dit avec Richard Berry et Anémone, qui remporte un important succès critique. Le film obtient le prix Louis-Delluc. Christine Pascal est également nommée au César du meilleur réalisateur, devenant ainsi la quatrième femme à obtenir cette citation dans l'histoire du prix.

En 1994, elle est la voix française de Sigourney Weaver dans La Jeune Fille et la Mort de Roman Polanski.

Son film suivant, Adultère (mode d'emploi), sorti en 1995, est moins apprécié.

DécèsModifier

 
Sépulture de la cinéaste au Père Lachaise.

En répondant à un questionnaire de Proust en 1984, Christine Pascal se dit pessimiste et déclare souhaiter mourir « en [se] suicidant, le moment venu »[2]. Alors qu'elle est soignée depuis le 24 août 1996 pour des troubles psychiatriques à la clinique du Château, à Garches, Christine Pascal se donne la mort dans la nuit du 30 au 31 août[8] en sautant par une fenêtre de l'établissement[2],[9]. À la suite de la plainte du mari de la défunte, la clinique sera relaxée mais le psychiatre traitant se verra condamné au pénal et au civil pour ces faits[10].

Elle est inhumée au Cimetière du Père Lachaise (8e division)[11].

FilmographieModifier

Réalisatrice et scénaristeModifier

ScénaristeModifier

ActriceModifier

CinémaModifier

TélévisionModifier

ThéâtreModifier

DistinctionsModifier

RécompensesModifier

NominationsModifier

Notes et référencesModifier

  1. État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970
  2. a b c et d Gérard Lefort et Olivier Séguret, « Christine Pascal nous abandonne.L'actrice de «Que la fête commence» et réalisatrice du «Petit Prince a dit» s'est suicidée vendredi. Elle avait 42 ans. », sur liberation.fr,
  3. « Décès de Christine Pascal », sur humanite.fr, (consulté le )
  4. Jean Tulard, Dictionnaire du cinéma : Les acteurs, Paris, Robert Laffont, 1241 p. (ISBN 978-2-221-10895-6), p. 894
  5. Hugo Cailloux, « Cinq choses que vous ne saviez peut-être pas sur Isabelle Huppert », sur francetvinfo.fr, (consulté le ).
  6. Catherine Breillat, Corps amoureux, Denoël, 2006, 264 p. (ISBN 9782207257197), p. 232.
  7. Jean Tulard, Dictionnaire du cinéma : Les réalisateurs, Paris, Robert Laffont, 1040 p. (ISBN 978-2-221-10832-1), p. 738
  8. Jean Butin, Ces Lyonnaises qui ont marqué leur temps : passionnées, fascinantes, légendaires, Lyon, Éditions lyonnaises d'art et d'histoire, , 256 p. (ISBN 978-2-84147-092-1 et 2-84147-092-X), p. 259-264.
  9. « Le psychiatre condamné après le suicide de l'actrice », leparisien.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  10. jeanyvesnau, « La célèbre clinique du Château condamnée après un suicide dans une cage d’escalier », sur Journalisme et Santé Publique, (consulté le )
  11. « PASCAL Christine (1953-1996) - Cimetières de France et d'ailleurs », sur www.landrucimetieres.fr (consulté le )
  12. a et b « Christine Pascal », sur academie-cinema.org (consulté le ).

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Michèle Pascal, Christine Pascal : mémoires croisées de deux sœurs, La Madeleine, LettMotif, 2019, 367 p.

Liens externesModifier