Bellac

commune française du département de la Haute-Vienne

Bellac
Bellac
Vue générale de la ville depuis les rives du Vincou.
Blason de Bellac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Haute-Vienne
(sous-préfecture)
Arrondissement Bellac
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Haut Limousin en Marche
(siège)
Maire
Mandat
Claude Peyronnet
2020-2026
Code postal 87300
Code commune 87011
Démographie
Gentilé Bellachons
Population
municipale
3 652 hab. (2018 en diminution de 12,3 % par rapport à 2013)
Densité 150 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 07′ 23″ nord, 1° 03′ 01″ est
Altitude Min. 175 m
Max. 301 m
Superficie 24,42 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Bellac
(ville-centre)
Aire d'attraction Bellac
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Bellac
(bureau centralisateur)
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.bellac.fr

Bellac (Belac en occitan marchois) est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne, en région Nouvelle-Aquitaine. Ville du comté de la Marche sous l'Ancien Régime, Bellac est une des sous-préfectures du département : son arrondissement couvre huit cantons et 63 communes.

Ses habitants sont appelés les Bellachons.

La commune de Bellac est labellisée Village étape depuis 2010. C'est une station verte de vacances, station touristique, cité de caractère.

GéographieModifier

LocalisationModifier

 
Situation de la commune de Bellac en Haute-Vienne.

La ville de Bellac se situe près des monts de Blond, dans le Nord-Ouest de la Haute-Vienne et dans le nord du Limousin. La ville bénéficie d'un environnement préservé fait de paysages pastoraux et de forêts, traversé par de nombreux cours d'eau dont les plus importants sont la Bazine, le Vincou (affluent de la Gartempe et apprécié pour la pêche).

Bellac se situe dans le Centre-Ouest de la France, permettant ainsi la proximité de nombreuses villes importantes. Ville charnière entre le Limousin, les Charentes, le Poitou et le Berry, Bellac est à 380 km de Paris, 230 km de Bordeaux, 330 km de Toulouse, 245 km de Clermont-Ferrand, 105 km de Châteauroux, 100 km d'Angoulême, 80 km de Poitiers, 70 km de Guéret et 45 km de Limoges.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophesModifier

Voies de communication et transportsModifier

Bellac se situe au croisement de la RN 145 (route Centre-Europe Atlantique - RCEA), de la RN 147 (qui relie Angers à Limoges en passant par Poitiers), de la D 951 (reliant Bellac à Chasseneuil-sur-Bonnieure en passant par Confolens), de la D 675 (qui relie la limite de la Vienne à la limite de la Dordogne en passant par Saint-Junien et Le Dorat), et au croisement de l'itinéraire Bis Paris - Espagne.

Toutes ces routes sont desservies par la déviation contournant la ville de Bellac (mise en circulation en janvier 2007) et permettent donc de rejoindre le centre-ville. La ville est également desservie par l'aéroport de Limoges-Bellegarde grâce à la présence de cars assurant la navette entre l'aéroport et la ville et par une gare SNCF en correspondance avec celles de Limoges et Poitiers (TER).

ClimatModifier

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 11,3 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,5 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 5,3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 15 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 903 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 13,1 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,5 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1996 permet de connaître l'évolution des indicateurs météorologiques. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.

Statistiques 1981-2010 et records BELLAC (87) - alt : 246m, lat : 46°07'12"N, lon : 01°03'06"E
Statistiques établies sur la période 1996-2010 - Records établis sur la période du 01-11-1996 au 31-12-2012
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,6 1,6 3,3 5,2 9 12 13,1 13,1 9,8 8,4 3,9 1,6 6,9
Température moyenne (°C) 4,8 5,7 8,3 10,6 14,6 18 19,4 19,6 16 13 7,6 4,9 11,9
Température maximale moyenne (°C) 8,1 9,8 13,3 16 20,2 24,1 25,6 26 22,3 17,6 11,2 8,2 16,9
Record de froid (°C)
date du record
−11,9
09.01.09
−17,5
09.02.12
−12,6
01.03.05
−3,4
17.04.12
−1,4
14.05.10
2,9
03.06.06
5
22.07.08
3,7
29.08.1998
−1,3
25.09.02
−6,9
30.10.1997
−10
24.11.1998
−12,8
31.12.1996
−17,5
2012
Record de chaleur (°C)
date du record
18,2
05.01.1999
23,3
15.02.1998
25,2
19.03.05
30,5
30.04.05
32,2
30.05.01
36,9
27.06.11
36,5
21.07.06
39,5
09.08.03
34,2
03.09.05
29
01.10.11
22,3
02.11.11
17,7
07.12.00
39,5
2003
Précipitations (mm) 76,4 65,8 73,7 86,5 88,9 64,7 59,9 74,4 62,6 85,4 97,5 86,5 922,3
Source : « Fiche 87011006 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/07/2021 dans l'état de la base


UrbanismeModifier

TypologieModifier

Bellac est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[8],[9],[10]. Elle appartient à l'unité urbaine de Bellac, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[11] et 4 873 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[12],[13].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bellac, dont elle est la commune-centre[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 11 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[14],[15].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (71 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (72,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (65,7 %), forêts (16,2 %), zones urbanisées (8,3 %), zones agricoles hétérogènes (5,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,4 %), mines, décharges et chantiers (1 %)[16].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

ToponymieModifier

Le nom de la commune est prononcé [bə.la] ou [bɛ.la] en occitan marchois.

Il existe plusieurs hypothèses fantaisistes sur l'étymologie du nom de lieu Bellac : bella (la guerre), bel (le lieu) et acum (élevé), Bella aqua : un lieu arrosé par de belles eaux... et pourquoi pas le beau lac ? ou encore 'bella' en dialecte marchois : en utilisant les monèmes du parlé ancien, bella peut dire 'bel' (fort) et 'la' (lieu) qui a muté en belle cité (bellac).

Toutes ces hypothèses, énoncées au XIXe siècle avec imagination, ne tiennent plus aujourd’hui. La toponymie possède ses règles et seules les formes anciennes peuvent donner la clé : Belac, vers 1175 ; de Bellaco, 1185 ; de Belaco, vers 1315 (pouillés de la province de Bourges, chronique d'Adémar de Chabannes). Au-delà du folklore, nous ne devons retenir que son étymologie gallo-romaine formée du nom d'homme latin Bellus et du suffixe -acum signifiant "le domaine (agricole) de Bellus". Cette étymologie suggère que le site était occupé dès l'antiquité.

Ce nom de personne est peut-être un nom d'origine gauloise ou du moins un calque du gaulois belo, bello qui signifie "fort", "puissant", ce qui peut s'appliquer à un personnage (Belisama = "La très puissante", avec suffixe superlatif -sama) ou à la géographie (Bellodunon = "la muraille, ou forteresse, puissante" pour la chaîne alpine de Belledonne)[17].

HistoireModifier

Dans la première moitié du Xe siècle, le comte de la Marche, Boson le Vieux fonda sur un éperon rocheux au-dessus du Vincou, un château de bois aujourd’hui disparu.

La bourgade se développa grâce aux échanges commerciaux qui faisaient du site de Bellac un carrefour entre le Limousin la Marche, le Poitou et le Berry. Au milieu du XIIe siècle, Aldebert III, descendant direct de Boson, donne aux bourgeois de la cité une charte de libertés qui accéléra le développement du commerce et la diversification des produits vendus. Un siècle plus tard, des tanneurs s’installèrent au bord du Vincou.

En 1531, Bellac fut rattachée définitivement à la Couronne ; un an plus tard, François Ier autorisa les bourgeois à établir quatre foires par an et un marché hebdomadaire, confirmant ainsi le destin commercial de la ville. À la même époque fut fondé un hôtel-Dieu, un siècle plus tard les Pères jésuites installèrent un collège.

Du 6 au 28 mai 1591, les Ligueurs assiègent sans succès la ville, puis se retirent

En 1663, Jean de la Fontaine séjourna quelques jours à Bellac où il écrivit la fable intitulée Le Coche et la Mouche.

En 1800, la cité marchoise devint l’une des sous-préfectures du département de la Haute-Vienne.

Sous le Premier Empire, le 138e régiment d’infanterie s’installa à Bellac et disparut après la débâcle de 1940.

Politique et administrationModifier

 
L'hôtel de ville.

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des consuls puis des maires successifs[18],[19]
Période Identité Étiquette Qualité
septembre 1944 octobre 1973 André Cluzeau SFIO puis PS Professeur
Conseiller général du canton de Bellac (1961 → 1973), député suppléant de Louis Longequeue (1967-1973)
décembre 1973 février 1974 Marcel Pericat    
février 1974 juin 1995 Guy Boussely UDF-DVD Médecin généraliste
Conseiller général du canton de Bellac (1973 → 1992)
Conseiller régional du Limousin (1986 → 1992)
juin 1995 mars 2008 Jacques-Michel Faure RPR puis UMP PDG d'une société de conseil
Député de la 3e circonscription de la Haute-Vienne (1993 → 1997)
mars 2008 mars 2014 Jean-Michel Doumeix PS Proviseur de lycée
mars 2014 juin 2020 Corine Hourcade-Hatte SE Haut-fonctionnaire, ancienne sous-préfete
Présidente de la CC du Haut Limousin (2014 → 2017)
Présidente de la CC Haut-Limousin en Marche (2017 → 2020)
juin 2020 En cours Claude Peyronnet DVG Ancien conseiller général apparenté PCF du Canton de Bellac (2011-2015)

Justice et sécuritéModifier

En matière de sécurité la ville possède une brigade de gendarmerie nationale et une police municipale. Concernant la justice, un Tribunal d'instance existait jusqu'au 31 décembre 2009 dans le centre-ville. Rayé de la carte judiciaire, il laisse place au niveau territorial à une simple médiation judiciaire organisée sous forme de permanences. Pour accéder aux tribunaux du ressort, il faut donc se rendre à Limoges. Les locaux de l'ancien Tribunal, qui datent du XIXe siècle, ont été reconvertis depuis septembre 2012 en une médiathèque intercommunale donnant accès à tous les supports les plus complets en termes de références comme de qualité technologique, tout en ayant soin de préserver les qualités architecturales du bâti.

JumelagesModifier

Politique environnementaleModifier

Dans son palmarès 2020, le Conseil national de villes et villages fleuris a attribué deux fleurs à la commune[21].

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[23].

En 2018, la commune comptait 3 652 habitants[Note 5], en diminution de 12,3 % par rapport à 2013 (Haute-Vienne : −0,71 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 8383 2913 4113 5013 6073 5813 5833 7243 788
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 5753 6333 6743 3984 0144 5114 8034 9034 771
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 7914 5204 8753 3613 7873 7184 1554 3274 591
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
4 7835 2405 3605 0794 9244 5764 4304 4014 372
2013 2018 - - - - - - -
4 1643 652-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

EnseignementModifier

  • école maternelle Jolibois (publique)
  • école maternelle Jean-Giraudoux (publique)
  • école primaire Charles Silvestre (publique)
  • école primaire Les Rochettes (publique)
  • institution privée Sainte-Marie (enseignement de la maternelle à la troisième) (n'existe plus)
  • collège Louis-Jouvet (public)
  • lycée d'enseignement général et technologique (public) Jean-Giraudoux classé dans les trois premiers lycées du limousin obtenant les meilleures notes au baccalauréat. Le lycée obtient les meilleurs résultats de la région limousin dans la filière S (filière scientifique : 98 % de réussite au baccalauréat en 2007)[26]
  • lycée d'enseignement professionnel et technique (public) Martin-Nadaud (spécialisé dans les métiers du bâtiment et de l'énergétique)
  • centre de formation professionnelle agricole

Manifestations culturelles et festivitésModifier

Marchés et foiresModifier

  • marchés tous les mercredis (place du Champ-de-Foire), les jeudis (ancienne place du Marché) et les samedis (marché le plus important de la semaine; sur le champ de foire).
  • foire locale le 1er de chaque mois
  • foire nationale de reproducteurs ovins (septembre)
  • marchés de noël (décembre)
  • marchés d'été (juillet-août)

Évènements et fêtesModifier

  • Nocturne de Bellac (septembre) : elles permettent de découvrir le patrimoine historique de la ville.
  • Tech Ovin (tous les deux ans, les années impaires en septembre): salon professionnel du mouton qui rassemble tous les deux ans 330 exposants pour 13 000 visiteurs.
  • Fête de l'agneau (juin-juillet)
  • Tournois de tennis (juillet)

FestivalsModifier

 
Affiches et banderoles du festival dans les rues de Bellac.
  • Festival National de Bellac : festival créé en 1954 par le maire André Cluzeau pour rendre hommage à l'auteur bellachon Jean Giraudoux. Le festival s'est adapté à ses spectateurs et à sa demande croissante pour devenir au fil des années un festival de théâtre, de cinéma et de musiques. Le festival a accueilli des artistes prestigieux tels que Louis Jouvet ou Michel Etchevery ainsi que les plus grands noms du Jazz. Le Festival a lieu chaque année fin juin - début juillet.

et aussi à proximité :

  • Festival du Haut Limousin créé en 1999 : il met en relief chaque année le patrimoine de la Basse Marche, des monts de Blond, des monts d'Ambazac et le site de Saint Pardoux autour de la musique.
  • Festival Coquelicontes : il a été créé en 1997 ; c'est un festival itinérant du conte en Limousin afin de promouvoir la lecture et le conte à tout âge.

SantéModifier

La ville est dotée d'un hôpital sur le site Jolibois (hôpital intercommunal du Haut Limousin), d'un laboratoire d'analyses, de kinésithérapeutes, d'infirmiers, de dentistes, médecins et pharmacies... Il y a également un centre pour handicapés adultes : l'A.R.E.H.A (Association Rééducation Éducation Handicapés Adultes) ainsi qu'une clinique vétérinaire.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Monuments historiquesModifier

  • L'église Notre-Dame-de-Bellac (XIIe et XIVe siècles), classée à l'inventaire des monuments historiques depuis le 6 février 1926 : initialement chapelle du château des Comtes de la Marche. Elle a été agrandie par une nef à chevet plat et un gros clocher carré (XIVe siècle) puis par deux chapelles latérales (XVe siècle). L'église combine art roman et gothique avec des colonnes torsadées et un baptistère roman soutenu par trois lions.
  • La chasse du XIIe siècle (vers 1130) en cuivre doré avec des émaux incrustés réalisés par les ateliers d'émaux de Limoges. Cette chasse est le plus vieux reliquaire du Limousin.
  • Chapelle des Pénitents (Bellac) Chapelle des Pénitents anciennement chapelle de Saint-Jean-Baptiste construite en 1711 et où les sœurs de Croix pratiquèrent leurs exercices de piété tout le temps qu'elles habitèrent Bellac.
  • La chapelle Notre-Dame-Lorette (Bellac) | Chapelle Notre-Dame-Lorette dans le village de Saint-Sauveur construite au XVIIe siècle (1621), détruite en 1805 puis reconstruite en 1843, Saint-Sauveur fut à l'origine le siège de la paroisse de Bellac. Elle a ensuite été restylée entre 1863-65 dans un style néo-XIIIe siècle.
  • Le Vieux Pont de la pierre (XIIIe siècle) : il a été construit sur le Vincou près d'un ancien passage à gué afin de faciliter les échanges commerciaux vers le sud et l'ouest de la ville.
  • L'ancien séchoir à peaux (XVe siècle) ; Bellac possède des tanneries depuis le XIIIe siècle.
  • La sous-préfecture (XVIIIe siècle) : cet ancien hôtel appartenait à la famille des Mallebay puis a été acheté par la sous-préfecture par Louis Charles Emmanuel (comte de Coëtlogon, préfet de la Haute-Vienne) en 1860 pour devenir sous-préfecture (c'est donc à cette époque que Bellac devient l'une des sous-préfectures de la Haute-Vienne).
  • L'hôtel de ville : ancien castel des Barthon de Montbas (XVIIe siècle), cet hôtel a été construit à l'extérieur de la ville murée dans le quartier Saint-Michel-hors-les-Murs.
  • Les vestiges des remparts (XIIIe siècle) avec la tour du consul Genebrias (XVIe siècle) à l'ombre de l'ancien Grand Portail disparu, une des trois entrées de la ville médiévale avec la porte Trilloux et la porte de la Prade.
  • Les maisons anciennes des XVe et XVIIIe siècles, ainsi que quartiers et rues pittoresques : les maisons à pans de bois de l'ancien fort entourent l'église sur l'emplacement de l'ancien château dans un dédale de ruelles serrées.
  • Le Palais de Justice du XIXe siècle.
  • Le monument aux morts. Monument d'inspiration pacifiste dont la sculpture est du limougeaud Henri Coutheillas (1862 - 1928).
  • Ancienne chapelle de l'hôpital et maternité, Rue Vergniaud.
  • Chapelle à La Gasne, route de la Gasne.
  • Chapelle au Gui Noir, route de la Gasne.

Espaces vertsModifier

 
L'église Notre-Dame de Bellac et le vieux pont sur le Vincou.
 
Les rives du Vincou à Bellac.
  • Rives du Vincou : aménagées pour la pêche (accès handicapés), la détente (tables et bancs), le sport (panier de basket), les promenades (sentiers sécurisés), les enfants (espace jeu: toboggan...) et lieu chargé d'histoire (pont de la pierre ainsi que vue sur l'église)...
  • Parc Charles-Silvestre : situé au cœur de la ville ; doté d'un kiosque.
  • Parc Jolibois ou parcours du Cœur : parc arboré et aménagé de sentiers goudronnés et de nombreuses installations en bois (poutre...) pour pratiquer des activités physiques détaillées par des panonceaux. Le parc est situé dans le quartier Jolibois et permet aussi le repos (nombreux bancs) et les loisirs (toboggan).
  • Parc Guy-Boussely ou parc de la Mairie : petit parc situé à l'entrée de l'hôtel de ville où est dressé un monument à l'effigie de l'œuvre de Jean Giraudoux.
  • Square Wassertrüdigen : situé dans le vieux Bellac.
  • Plusieurs sentiers pédestres : annoncés par des balises de couleurs.

Équipements culturelsModifier

La ville est dotée depuis 2002 d'un théâtre créé par l'impulsion du festival de Bellac[27].

Personnalités liées à la communeModifier

Nées à BellacModifier

Décédées à BellacModifier

Actives à BellacModifier

Jean de La Fontaine a séjourné à Bellac : dans une lettre adressée à sa femme écrite à l'hostellerie de la Pyramide (rue Thiers), il décrit son arrivée à Bellac en vers :

Ce sont morceaux de rochers

Entés les uns sur les autres,

Et qui font dire aux cochers

De terribles patenôtres.

Des plus sages à la fin

Ce chemin

Épuise la patience.

Qui n’y fait que murmurer

sans jurer,

Gagne cent ans d’indulgence.

C'est cette partie de son voyage qui, selon la tradition, lui aurait inspiré sa fable Le Coche et la mouche.

HéraldiqueModifier

Les armoiries de Bellac se blasonnent ainsi :

D'argent au château d'or, maçonné de sable, couvert d'une toiture en dos d'âne du même, flanqué de deux tours et donjonné d'une autre tour d'or, couvertes de sable et pavillonnées du champ, le tout sur une mer d'azur; au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or mal ordonnées.

Notes et référencesModifier

Notes et cartesModifier

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

RéférencesModifier

  1. Carte IGN sur Géoportail
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
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  17. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue Gauloise, éditions Errance, (ISBN 2-87772-198-1).
  18. « Les maires de la commune », sur le site de l'association GenWeb (consulté le ).
  19. Il est à noter, pour reformater et compléter cette liste, que le Bulletin de la Société archéologique de Bellac "Le Dolmen-Club" n°1 de 1913 donne une liste, certes incomplète, des consuls de la ville https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6551370s/f42.item.r=les%20consuls%20de%20bellac
  20. Guy Feydeau était notamment consul lors de l'épidémie du mal des ardents ou de fièvre pourpre qui frappa Bellac en 1635 et qui le conduisit à condamner la maison identifiée comme étant le foyer de cette maladie. In Mémoires de la Société historique, littéraire et scientifique du Cher, 1908 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55446864/f300.item.r=feydeau
  21. Site des villes et villages fleuris, consulté le 1er février 2021.
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  26. lycée d'enseignement général et technologique (public) Jean Giraudoux
  27. www.theatre-du-cloitre.fr Théâtre de Bellac

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Articles connexesModifier

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