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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Thonon (homonymie).

Le traité de Thonon est un document signé le 4 mars 1569 par lequel le duc de Savoie Emmanuel-Philibert récupère ses possessions du Chablais, depuis Saint-Gingolph jusqu'à la Dranse, occupés depuis 1536 par les Valaisans.

Sommaire

ContexteModifier

En 1475, Berne conquit une partie du bailliage du Chablais appartenant au duché de Savoie et forma le gouvernement d'Aigle. En 1536, les Bernois et les Valaisans s'emparèrent du reste du bailliage. La Dranse marqua alors la frontière entre le bailliage bernois de Thonon et les gouvernements valaisans d'Evian (excepté Maxilly, le seigneur ayant déjà prêté serment à Berne), de Saint-Jean-d'Aulps et de Monthey.

En 1553, le nouveau duc de Savoie Emmanuel-Phillibert souhaite reprendre les territoires perdus par son père Charles III et entame des négociations dans ce sens. Il renonce à Genève pour conclure un pacte d’amitié avec les futurs cantons suisses catholiques[réf. nécessaire].

En 1559 le duc Emmanuel-Philibert de Savoie, rétabli dans une partie de ses États par les traités du Cateau-Cambrésis, lorgnait désormais sur le pays de Vaud en faisant valoir l'ordre de restitution intimé à Berne par la diète d'Empire de 1542. Par le traité de Nyon et le traité de Lausanne en 1564 le duc de Savoie récupère le bailliage de Gex et les possessions bernoises occidentales du Chablais, soit le bailliage de Thonon[1],[2], Berne gardant le pays de Vaud ainsi que les Quatre Mandements d'Aigle, d'Ollon, de Bex et des Ormonts conquis en 1475 et devenu le gouvernement d'Aigle.

TraitéModifier

Durant les mois de février et de , le Valais et le duc Emmanuel-Philibert se réunirent à Thonon pour réaffirmer leur alliance de défense mutuelle et restituer, à la Savoie, ses territoires chablaisiens[3].

Le traité de Thonon est signé le  : les gouvernements valaisans d'Évian et de Saint-Jean-d'Aulps sont rendus à la Savoie tandis qu'est conservé celui de Monthey, soit l'ancien Chablais s'étendant sur la rive gauche du Rhône en aval de Massongex jusqu'à Saint-Gingolph, la Morge de Saint-Gingolph[1],[3], devenant ainsi la nouvelle frontière.

ConséquenceModifier

La guerre repris entre Genève et la Savoie en 1589. Les Suisses et les Genevois prirent Thonon et Ripaille. Avec la paix de 1593, la reconquête catholique du Chablais occidental débuta.

C’est toujours la situation actuelle, qui décompose ainsi le Chablais historique en trois territoires : le Chablais vaudois, le Chablais valaisan et le Chablais savoyard.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Lien externeModifier

RéférencesModifier

  1. a et b Hubert Wyrill, Réforme et Contre-Réforme en Savoie, 1536-1679 : de Guillaume Farel à François de Sales, Éditions Olivetan, , 275 p. (lire en ligne), p. 105.
  2. Fabienne Abetel-Béguelin, « Lausanne, traité de » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  3. a et b Micheline Tripet, « Thonon, traité de » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .