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Élections européennes de 2019

Élections du Parlement Européen 2019

Élections européennes de 2019
705 sièges du Parlement européen
(Majorité absolue : 353 sièges)
du au
Type d’élection européennes
Corps électoral et résultats
Population 508 605 473[3]
Inscrits 400 millions[1] [2]
Durée de campagne -
Débat(s) à 21 heures
(F24-RFI)[4] ;
à 21 heures
(UER)[5],[2].
2018-04-20 Manfred Weber 719.JPG Manfred Weber – PPE
Sièges sortants 219
Frans Timmermans 2013.jpg Frans Timmermans – PSE
Sièges sortants 187
JanZahradil.jpg Jan Zahradil – AECR
Sièges sortants 71
Margrethe Vestager (2011).jpg Vestager, Verhofstadt, Bonino, Beer (en), Garicano, Bulc, Cseh (hu) – ALDE
Sièges sortants 68
Violeta Tomič.jpg V. Tomič (sl) & N. Cué – PGE
Sièges sortants 50
Transparent flag waving on Infobox grey background.svg
ADDE
Sièges sortants 44
Ska b90gruene h (Recortada).JPG F. Keller & B. Eickhout – PVE
PVE
Sièges sortants 38
Matteo Salvini Viminale (cropped).jpg Matteo Salvini – MENL
Sièges sortants 36
Oriol Junqueras 2016b (cropped).jpg Oriol Junqueras – ALE
ALE
Sièges sortants 11
Yanis-Varoufakis-Berlin-2015-02-05.jpg Yánis Varoufákis – DIEM25
DIEM25
Sièges sortants 3
Transparent flag waving on Infobox grey background.svg
Non-inscrits
Sièges sortants 20
Président de la Commission européenne
Sortant
Jean-Claude Juncker
PPE
europarl.europa.eu

Les élections européennes de 2019 ont lieu entre le 23 et le 26 mai 2019 afin d'élire les députés européens représentant les vingt-sept États membres de l'Union européenne, si le départ du Royaume-Uni est acté, au sein du Parlement européen pour un mandat de cinq ans. Il s'agit des neuvièmes élections européennes depuis le premier vote au suffrage universel direct en 1979. Le scrutin est obligatoirement proportionnel dans chacun des États.

Sommaire

ContexteModifier

Les élections européennes de 2019 prennent place dans un contexte inédit pour l'Union européenne. La précédente mandature, entre 2014 et 2019 fut en effet l'objet de nombreux événements susceptibles d'influer sur la situation politique européenne, comme le référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne en 2016, l'arrivée ou la reconduction au pouvoir dans plusieurs pays de gouvernements eurosceptiques et populistes (en Hongrie en 2014, en Pologne en 2015, en Autriche en 2017 et en Italie en 2018) et l'adoption de l'Accord de Paris sur le climat en 2015.

Les élections européennes de 2019 ont aussi lieu après près de quinze ans de présidence de la Commission européenne par le Parti populaire européen et cinq années de pouvoir de la commission Juncker ayant obtenue la confiance des Parti populaire européen, Parti socialiste européen et Parti de l'Alliance des libéraux et des démocrates pour l'Europe.

Certains analystes prévoient que les élections de 2019 pourraient mettre fin à la grande coalition entre le groupe populaire et le groupe des socialistes et démocrates qui disposent à eux-deux de cinquante-quatre pour cent des sièges et nécessiter des alliances plus complexes peut-être à quatre partis pour acter une loi[6].

Selon certaines tendances, les deux groupes majoritaires pourraient perdre des sièges au profit de partis populistes[6].

Mode de scrutinModifier

GénéralitésModifier

Les élections européennes permettent d'élire, directement, les députés qui composent le Parlement européen et, indirectement, le président de la Commission européenne. Le Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne prévoit que les citoyens des États de l'Union européenne peuvent voter et être élus dans l'État dans lequel ils résident, même s'ils n'en sont pas citoyens[7].

Chacun des 27 États membres de l'Union européenne fixe ses propres règles d'organisation du scrutin, pourvu que l'élection ait lieu au suffrage universel direct et au scrutin proportionnel plurinominal[8] :

La plupart des États forment une circonscription nationale mais certains ont découpé leur territoire en circonscriptions régionales. Les États peuvent prévoir la fixation d'un seuil minimal pour l'attribution des sièges, mais ce seuil ne peut être supérieur à 5 %. Un pays peut également changer de règles depuis les précédentes élections (2014), c’est par exemple ce que la France a fait : chaque parti ne présentant plus une liste dans chacune des 8 circonscriptions mais une seule liste nationale[9].

La particularité de 2019, compte tenu du Brexit, tient au fait que certains pays verront leur nombre de députés augmenter au moment du Brexit, en prenant les suivant sur la liste, croit savoir France24[10].

CalendrierModifier

Les élections devraient se tenir du 23 au 26 mai 2019. Ces dates, arrêtées en conférence des présidents du Parlement européen, vont désormais être transmises au Conseil de l'Union européenne pour approbation[11].

Répartition des siègesModifier

Répartition des sièges
Députations 2007 2009 2011[12] 2013 2014 Propositions pour 2019[13],[14],[15] 2019, post brexit[16]
proposition
d'A. Duff
députations
non-britanniques
inchangées
compromis
de Cambridge
aucun
nouveau
siège
circonscr.
pan-
européenne
coefficient
de Gini

minimal
coefficient
de mauvaise
répartition
 (en)
minimal[17]
  Pan-européenne - - - - - - - 73 - - - -
  Allemagne 99 99 99 99 96 96 96 96 96 96 96 =
  France 78 72 74 74 74 83 74 74 79 96 79 + 5
  Royaume-Uni 78 72 73 73 73 79 - - - - - - 73
  Italie 78 72 73 73 73 78 73 73 73 89 76 + 3
  Espagne 54 50 54 54 54 61 54 54 57 70 59 + 5
  Pologne 54 50 51 51 51 51 51 51 47 58 52 + 1
  Roumanie 35 33 33 33 32 31 32 32 27 33 33 + 1
  Pays-Bas 27 25 26 26 26 25 26 26 24 29 29 + 3
  Belgique 24 22 22 22 21 19 21 21 18 21 21 =
  Grèce 24 22 22 22 21 19 21 21 17 20 21 =
  Tchéquie 24 22 22 22 21 18 21 21 17 20 21 =
  Portugal 24 22 22 22 21 18 21 21 17 20 21 =
  Suède 19 18 20 20 20 18 20 20 16 19 21 + 1
  Hongrie 24 22 22 22 21 17 21 21 16 19 21 =
  Autriche 18 17 19 19 18 16 18 18 15 18 19 + 1
  Bulgarie 18 17 18 18 17 14 17 17 13 15 17 =
  Danemark 14 13 13 13 13 12 13 13 12 13 14 + 1
  Finlande 14 13 13 13 13 12 13 13 12 13 14 + 1
  Slovaquie 14 13 13 13 13 12 13 13 12 13 14 + 1
  Irlande 13 12 12 12 11 11 11 11 11 12 13 + 2[18]
  Croatie - - - 12 11 11 11 11 10 11 12 + 1
  Lituanie 13 12 12 12 11 9 11 11 9 9 11 =
  Slovénie 7 7 8 8 8 8 8 8 8 8 8 =
  Lettonie 9 8 9 9 8 8 8 8 8 8 8 =
  Estonie 6 6 6 6 6 7 6 6 7 7 7 + 1
  Chypre 6 6 6 6 6 6 6 6 6 7 6 =
  Luxembourg 6 6 6 6 6 6 6 6 6 6 6 =
  Malte 6 6 6 6 6 6 6 6 6 6 6 =
Total 785 736 754 766 751 751 678 751 639 736 705 - 46[19]

Les décisions relatives à la répartition des sièges au Parlement sont régies par l'article 9A du traité de Lisbonne. Cet article stipule que « le Parlement européen est composé de représentants des citoyens de l’Union. Leur nombre ne dépasse pas sept cent cinquante, plus le président. La représentation des citoyens est assurée de façon dégressivement proportionnelle, avec un seuil minimum de six membres par Etat membre. Aucun État membre ne se voit attribuer plus de quatre-vingt seize sièges »[20].

En raison du processus du retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne, les soixante-treize sièges attribués au Royaume-Uni devraient être retirés quelques mois avant les élections de 2019. En avril 2017, un groupe de législateurs européens a discuté de ce qui devrait être fait au sujet des sièges vacants. Un plan, soutenu par Gianni Pittella et Emmanuel Macron, propose de remplacer les soixante-treize sièges par une liste transnationale. Les autres options envisagées comprennent la suppression des sièges britanniques sans remplacement ou encore la réaffectation d'une partie ou de la totalité des sièges pour d'autres pays afin de réduire l'inégalité de représentation[14].

Une nouvelle hypothèse, approuvée par la commission des affaires constitutionnelles du Parlement européen, propose de réduire le nombre de sièges à sept cent trente-deux (contre sept cent cinquante et un à l'issue de la XVIIIe législature) en octroyant, après avoir retiré les soixante-treize sièges du Royaume-Uni, vingt-sept sièges à quatorze États membres : cinq pour la France, cinq pour l'Espagne, trois pour les Pays-Bas, trois pour l’Italie, deux pour l’Irlande, un pour l’Estonie, un pour la Croatie, un pour la Finlande, un pour le Danemark, un pour la Suède, un pour l’Autriche, un pour la Pologne, un pour la Roumanie et un pour la Slovaquie[21].

Seraient également réservés vingt-sept sièges à des députés transnationaux. Toutefois, l'idée de créer une circonscription paneuropéenne ne bénéficie pas d'une majorité confortable. Au Parlement européen, le projet est soutenu par les groupes parlementaires de gauche (S&D, GUE/NGL et Verts/ALE) et du centre (ADLE) tandis que s'y opposent la droite et les eurosceptiques (PPE en grande partie, CRE, ELDD et ENL) qui y voient une atteinte à la souveraineté des États et un projet qui couperait les élus issus de ces listes des citoyens. La défiance du Parlement européen est confirmée par un vote consultatif, organisé en février 2018, au cours duquel les parlementaires européens rejettent à 368 voix contre 274 le principe de réserver une trentaine de sièges dans le prochain hémicycle strasbourgeois à des candidats issus de toute l’Union, choisis indépendamment de leur nationalité par les différents partis politiques européens[22]. Aussi, tous les États membres ne semblent pas soutenir le projet : si la France, l’Espagne, le Portugal, la Grèce, la Bulgarie, ainsi que la Belgique et l’Irlande semblent d'accord, l'Allemagne ne s'est pas exprimée, alors que la Hongrie et la Pologne semblent opposées. À noter qu'une décision à l'unanimité serait nécessaire pour l'adoption de cette proposition[21].

Enfin, le projet ne semble pas disposer, pour le moment, de base juridique assez solide[23]. À ce sujet, le député européen Jérôme Lavrilleux, favorable au projet, a dit, lors de la commission suscitée : « quand un candidat d’une liste transnationale fera campagne dans un pays, qui prendra en charge ses dépenses ? Quelle autorité pourra les contrôler ? [...] Le rapport du Parlement européen n’évoque pas ces questions, et il faudra bien adapter les législations nationales. Le délai semble un peu court »[21].

Participation du Royaume-UniModifier

Dans l'hypothèse où le Royaume-Uni n'aurait pas finalisé son Brexit au 30 juin 2019, il pourrait conserver des sièges avec des élections[24].

Le Royaume-Uni, a prévu un budget de 829 000 livres britanniques pour organiser sa participation aux élections européennes de 2019[25]. Nigel Farage a prévu dans cette hypothèse de se représenter[26]. Le Parti travailliste souhaite profiter de cette élection pour protéger les travailleurs dans le contexte du retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne, mais ne souhaite pas que cette élection soit une sorte de « second referendum » sur ce sujet[27].

Les sondages donnent une avance du Labour et du parti nouvellement créé Parti du Brexit sur les tories, et une perte de sièges par l'UKIP[24].

Évolution françaiseModifier

En 2019 également, la France devrait revenir à un système à une circonscription nationale unique au lieu des circonscriptions régionales.

Partis et candidatsModifier

Article détaillé : Spitzenkandidat.

Différents partis et groupes politiques européens, le plus souvent des fédérations ou alliances de partis nationaux ou régionaux, sont représentés lors de ces élections.

L'article 17 du traité sur l'Union européenne dispose qu’«en tenant compte des élections au Parlement européen, et après avoir procédé aux consultations appropriées, le Conseil européen, statuant à la majorité qualifiée, propose au Parlement européen un candidat à la fonction de président de la Commission européenne »[28]. Depuis 2014, en accord avec les traités et malgré quelques réticences au Conseil européen, le président de la Commission européenne est élu au suffrage universel indirect. Le Parlement européen en a codifié la procédure et les partis politiques européens désigneront sans doute leurs candidats à la présidence de la Commission comme ils le firent à la précédente échéance électorale[29]. Le , la commission des Affaires constitutionnelles[30], puis le Parlement lui-même, le adopta une résolution proclamant que l'élection au suffrage universel indirect ne saurait être contournée et que le Parlement « sera prêt à rejeter tout candidat à la présidence de la Commission qui n’a pas été désigné comme tête de liste en amont des élections européennes »[31].

Dans ce cadre, plusieurs partis ont mis en place des procédures afin de désigner leur candidat à la présidence de la Commission européenne, afin que ceux-ci mènent campagne à l'occasion des élections européennes.

Parti populaire européenModifier

Le Parti populaire européen rassemble des partis de droite et de centre droit, parmi lesquels Les Républicains en France, la CDU/CSU en Allemagne, les partis chrétiens-démocrates belges CDH et CD&V ou encore le Fidesz en Hongrie. Le groupe du PPE est le plus important groupe politique au Parlement européen, sans pour autant y disposer d'une majorité absolue. Les présidents de la Commissions européenne, du Conseil européen et du Parlement européen en sont issus.

Le président (PPE) sortant de la Commission européenne, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, a confirmé dès février 2017 qu'il ne serait pas candidat à sa propre succession[32]. À l'issue de son congrès des 7 et , à Helsinki, le Parti populaire européen élit par 492 voix (79 % des suffrages exprimés) le président bavarois du groupe parlementaire du Parti populaire européen Manfred Weber[33] face à l'ancien Premier ministre finlandais, ancien ministre des Finances, des Affaires européennes, des Affaires étrangères, du commerce extérieur et actuel vice-président de la Banque européenne d'investissement Alexander Stubb[34],[35], qui ne recueille que cent vingt-sept voix[36].

Parti socialiste européenModifier

Le Parti socialiste européen rassemble des partis de centre-gauche, parmi lesquels le SPD en Allemagne, le PSOE en Espagne, le PS et le Sp.a en Belgique ainsi que le Parti Socialiste en France. Ses valeurs sont celles de la social-démocratie. Le groupe social-démocrate est le deuxième groupe le plus important au Parlement européen, ce qui l'amène à jouer un rôle important dans la constitution de majorité avec le PPE et l'ALDE.

Le Parti socialiste européen désigne Frans Timmermans comme candidat à la présidence de la Commission européenne lors de son congrès des et à Lisbonne. Après que le Slovaque Maroš Šefčovič, commissaire à l’union de l’énergie et vice-président de la Commission, a déclaré forfait, le Néerlandais, premier vice-président de la Commission européenne, auparavant ministre néerlandais des Affaires étrangères était le seul candidat à l'investiture socialiste[37],[38],[39],[40].

Parti de l'Alliance des libéraux et démocrates pour l'EuropeModifier

Le parti de l'Alliance des libéraux et des démocrates pour l'Europe rassemble des partis de centre-droit, comme le FDP en Allemagne, le VVD aux Pays-Bas, le MR et l'Open VLD en Belgique ainsi que le Parti démocrate européen (PDE/EDP). Par ailleurs, le parti du président français Emmanuel Macron La République en Marche a annoncé en novembre 2018 son intention de s'allier avec l'Alliance des libéraux et des démocrates pour l'Europe[41]. Ses valeurs sont celles du libéralisme économique. La majorité de ses membres sont pro-européens.

Le parti de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe, qui avait désigné en 2014 l'ancien premier-ministre belge Guy Verhofstadt comme tête de liste européenne et candidat à la présidence de la Commission européenne, a annoncé son intention de présenter un groupe de candidats aux fonctions exécutives européennes[42], qu'elle désigne à Berlin, en mars 2019.

Alliance des conservateurs et réformistesModifier

L'Alliance des conservateurs et réformistes rassemble des partis de droite eurosceptiques, parmi lesquels Droit et Justice en Pologne ou les Vrais Finlandais en Finlande. Son groupe est le troisième plus important groupe politique au Parlement européen mais pourrait souffrir du Brexit, son principal membre jusqu'en 2019 étant le Parti Conservateur britannique.

L'Alliance des conservateurs et réformistes européens investit le député européen tchèque Jan Zahradil comme tête de liste et candidat à la présidence de la Commission européenne, seul candidat à l'investiture après le retrait de la compétition de l'Allemand Hans-Olaf Henkel.

Parti vert européenModifier

Le Parti vert européen rassemble les partis verts et écologistes européens, parmi lesquels Europe Écologie Les Verts en France, Ecolo et Groen en Belgique. Ses valeurs sont celles de l'écologie politique. Il défend la transition écologique de l'économie, une lutte accrue contre le changement climatique, l'intégration européenne, une politique sociale plus forte, l'égalité femmes-hommes ou encore le droits des minorités. Le groupe qu'il forme au Parlement européen avec les régionaliste de l'ALE et le Parti Pirate est le cinquième groupe au Parlement européen.

Comme en 2014, le Parti vert européen a décidé de nommer un binôme de deux candidats ou candidates[43]. Contrairement à 2014 où les deux candidats avaient été élus au terme d'une primaire ouverte en ligne, le Parti vert européen a choisi de désigner ses têtes de listes européennes lors de son conseil qui se tient du 23 au à Berlin. L'Allemande Ska Keller et le Néerlandais Bas Eickhout, tous deux députés européens sortants, sont désignés têtes de liste du Parti vert européen face la Flamande Petra De Sutter[44],[45],[46].

Les succès des verts dans certains Länder allemands (Bavière, Hesse...), aux Pays-Bas, au Luxembourg et en Belgique en 2018 et début 2019 à des niveaux locaux, régionaux et nationaux devraient permettre au Parti vert européen de se renforcer dans ces pays. Selon Patrick Franjou leur succès s'explique par la mise en avant de questions environnementales dans le débat public mais surtout par leur capacité à avoir un discours en opposition aux populistes de droite et d'extrême droite, pro-européen, positif et plutôt libéral. Ils réussissent ainsi à capter les voix d'un électorat modéré, plutôt urbain et jeune. Cependant il souligne que la quasi-absence des écologistes en Europe du sud et en Europe de l'est (en dehors de la Hongrie) limite considérablement la marge de progression des écologistes.[47]

Mouvement pour l'Europe des nations et des libertés et sa coalitionModifier

Le Mouvement pour une Europe des nations et des libertés pourrait voir grandir son groupe parlementaire de l'Europe des nations et des libertés avec les montées des scores des nationalistes dans plusieurs pays d'Europe. Le mouvement a investi Matteo Salvini comme tête de liste candidate à la présidence de le la Commission[48],[49]. Le parti européen cherche de nouveaux alliés d'autres partis en lançant l'Alliance européenne des peuples et des nations.

Europe de la liberté et de la démocratie directeModifier

Du fait du retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne et de la perte conséquente des vingt députés européens du Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni, l'Europe de la liberté et de la démocratie directe, groupe parlementaire souverainiste de quarante-quatre députés européens, pourrait échouer à maintenir les conditions à un groupe parlementaire autonome. À cela s'ajoute la réélection non-assurée des trois anciens du Front national français ayant suivi Florian Philippot (Les Patriotes) au sein du groupe parlementaire.

CampagneModifier

En 2018, le Parlement européen et l'EBU s'entendent pour organiser la campagne des européennes et les débats télévisés paneuropéens avec les candidats en tête pour la présidence de la commission[50],[51].

SondagesModifier

RéférencesModifier

  1. « Projet de loi relatif à l'élection des représentants au Parlement européen », sur [[Sénat (France)|]] (consulté le 12 novembre 2018).
  2. a et b http://www.europarl.europa.eu/news/fr/press-room/elections-press-kit/0/dates-cle
  3. Estimation provisoire de l'ensemble des habitants des vingt-sept États membres de l'Union européenne au (ou, dans certains cas, au ). Cette population est soit calculée à partir des données obtenues du dernier recensement, ajustées par les données sur les composantes de l'accroissement de population depuis ce dernier recensement, soit à partir des registres de population. Eurostat, « Population au 1er janvier », sur Commission européenne (consulté le 7 janvier 2019).
  4. https://www.france24.com/fr/20190416-debat-spitzenkandidaten-france-24-manfred-weber-frans-timmermans
  5. https://www.touteleurope.eu/actualite/le-calendrier-des-elections-europeennes.html
  6. a et b (en-GB) Jennifer Rankin, « How rising populism could shake up European elections », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le 11 janvier 2019).
  7. Article 22 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne
  8. « Le Parlement européen : modalités d'élection », Parlement européen (consulté le 3 mars 2014).
  9. "Européennes 2019 : dates des élections et règles de vote "
  10. http://www.france24.com/fr/20190419-elections-europeennes-parlement-brexit-royaume-uni-sieges
  11. « Les élections européennes se tiendront du 23 au 26 mai 2019 », sur Le Vif, (consulté le 24 janvier 2018).
  12. DÉCISION DU CONSEIL EUROPÉEN relative à l'examen, par une conférence des représentants des gouvernements des États membres, des modifications des traités proposées par le gouvernement espagnol en ce qui concerne la composition du Parlement européen, sans convocation d'une Convention ratifiée le 1er décembre 2011, selon le Parlement européen Parlement: le processus de ratification de dix-huit députés supplémentaires prend fin, 1er décembre 2011
  13. « Certains États membres auront moins d’eurodéputés en raison de l’évolution démographique : Certains pays membres de l’UE devraient voir leur nombre d’eurodéputés diminuer considérablement alors que d’autres comme la France, le Royaume-Uni, l’Italie et l’Espagne verraient le nombre de leurs députés européens augmenter, selon une nouvelle proposition consultée par EURACTIV », sur EURACTIV, euractiv.fr, (consulté le 28 juin 2018).
  14. a et b (en) Maïa de La Baume, « MEPs debate who inherits British seats : One (utopian) idea is the creation of a pan-European list » [« Les députés européens débattent de l'attribution des sièges britanniques : une idée (utopique) serait de créer une liste pan-européenne »], sur Politico, politico.eu, (consulté le 12 avril 2017).
  15. (en) guntram B. Wolff et Robert Kalcik, « Is Brexit an opportunity to reform the European Parliament? », Policy Contribution, no 2,‎ (lire en ligne [PDF])
  16. Conseil européen, « The European Council establishes the composition of the European Parliament » [« Le Conseil européen établit la composition du Parlement européen »], sur Conseil européen & Conseil de l'Union européenne, www.consilium.europa.eu, (consulté le 29 juin 2018).
  17. Pourcentage de sièges dont la redistribution serait nécessaire à assurer l'égalité de représentation.
  18. Les deux députés européens supplémentaires pourraient représenter les Irlandais d'Irlande du Nord. (en) « Support for giving extra Irish MEP seats to Northern Ireland : Calls to give the Republic of Ireland's extra seats in the European Parliament to Northern Ireland after Brexit have received support from a Fine Gael MEP. » [« Soutien à l'attribution des membres irlandais du Parlement européen supplémentaires à l'Irlande du Nord : les appels à attribuer les sièges supplémentaires au Parlement européen de la république d'Irlande à l'Irlande du Nord, après le "Brexit" a reçu le soutien d'un membre (Fine Gael) du Parlement européen. »], sur bbc.co.uk, (consulté le 29 juin 2018).
  19. Réservés à d'éventuels futurs États membres. Aurélia Abdelbost, « Comment seront élus les eurodéputés en 2019 ? », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 29 juillet 2018).
  20. « Article 14 », sur Traité de Lisbonne (consulté le 24 janvier 2018).
  21. a b et c « Listes transnationales, ce n’est pas encore gagné pour Emmanuel Macron », sur Contexte, (consulté le 24 janvier 2018).
  22. « Le Parlement européen rejette le principe des listes transnationales pour les européennes », sur Le Monde, (consulté le 11 février 2018).
  23. (en) « MEPs vote to shrink European Parliament after Brexit », sur POLITICO, (consulté le 24 janvier 2018).
  24. a et b http://www.politico.eu/article/brexit-delay-how-britain-would-vote-in-the-european-election/
  25. « Elections watchdog budgets £829,000 for EU election despite Brexit », sur Mail Online, .
  26. Smith, « Farage FURIOUS at ‘plot to keep UK in EU’ after secret £1m European election fund REVEALED », sur Express.co.uk, .
  27. « Labour should prepare for the 2019 European elections - LabourList », sur LabourList - Labour's biggest independent grassroots e-network, .
  28. Union Européenne. « Traité sur l'Union européenne », art. 17 § 7 [lire en ligne] « En tenant compte des élections au Parlement européen, et après avoir procédé aux consultations appropriées, le Conseil européen, statuant à la majorité qualifiée, propose au Parlement européen un candidat à la fonction de président de la Commission. Ce candidat est élu par le Parlement européen à la majorité des membres qui le composent. Si ce candidat ne recueille pas la majorité, le Conseil européen, statuant à la majorité qualifiée, propose, dans un délai d'un mois, un nouveau candidat, qui est élu par le Parlement européen selon la même procédure. »
  29. Wieland: ‘Spitzenkandidat genie is well and truly out of the bottle’, Euractiv 11 May 2016
  30. Spitzenkandidat system here to stay, MEPs warn capitals, EU Observer 23 January 2018
  31. Union européenne. « Résolution du Parlement européen du 13 février 2019 sur l’état du débat sur l’avenir de l’Europe », art. 50 [lire en ligne]« [Le Parlement européen] souligne que, lors de l’investiture du président de la Commission, des consultations appropriées avec le Parlement sont d’une importance capitale, étant donné que, après les élections, il déterminera le candidat qui pourra être soutenu par une majorité de ses membres et transmettra les résultats de ses délibérations internes au Conseil européen; rappelle que le candidat doit avoir été désigné comme tête de liste par l’un des partis politiques européens et avoir fait campagne pour le poste de président de la Commission au cours de la période précédant les élections européennes »
  32. « Commission Européenne : Jean-Claude Juncker ne sera pas candidat à sa propre succession », France Inter, (consulté le 17 janvier 2018).
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ComplémentsModifier