Élections européennes de 2024

élections au Parlement européen

Les élections européennes de 2024 ont lieu du 6 au dans les vingt-sept États membres de l'Union européenne[1] afin d'élire les députés du Parlement européen pour le mandat de cinq ans de la dixième législature du Parlement européen (2024-2029). Ces élections européennes sont les premières organisées depuis le départ du Royaume-Uni le , et les dixièmes depuis le premier vote au suffrage universel direct en 1979. Le système électoral utilisé est proportionnel, chacun des États formant le plus souvent une circonscription plurinominale unique.

Élections européennes de 2024
720 sièges du Parlement européen
(Majorité absolue : 361 sièges)
du au
Type d’élection européennes
Ursula von der Leyen – Groupe du Parti populaire européen
21,00 %
en augmentation 0,2
Sièges en 2019 182
Nicolas Schmit – Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen
18,50 %
en augmentation 0,6
Sièges en 2019 154
Marie-Agnes Strack-Zimmermann – Renew Europe
13,00 %
en augmentation 1
Sièges en 2019 108
Terry Reintke et Bas Eickhout – Groupe des Verts/Alliance libre européenne
11,00 %
en augmentation 1
Sièges en 2019 74
Anders Vistisen – Identité et démocratie
10,80 %
en augmentation 0,3
Sièges en 2019 73
Ryszard Legutko et Nicola Procaccini – Conservateurs et réformistes européens
8,20 %
en augmentation 1
Sièges en 2019 62
Walter Baier – Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique
6,50 %
en augmentation 1,3
Sièges en 2019 41
Non-inscrits
10,30 %
Sièges en 2019 57
Résultats par État membre, coloré en fonction du groupe au Parlement européen ayant obtenu le plus grand nombre de voix
Carte
Président de la Commission européenne
Sortante
Ursula von der Leyen
PPE
Résultats officielsVoir et modifier les données sur Wikidata

Contexte

modifier

Le scrutin intervient sur fond de montée en puissance des partis eurosceptiques et d’extrême droite, observé lors de succès électoraux aux Pays-Bas, en Italie, en Finlande et en Suède. L'Union européenne est dans une situation de ralentissement économique, de mécontentement en zones rurales, et doit faire face au changement climatique, tandis que les problématiques migratoires reviennent régulièrement dans l'actualité[2]. Le Pacte sur la migration et l'asile est ainsi signé quelques mois plus tôt.

La commission von der Leyen arrivant au terme de son mandat sur la période 2019-2024, correspondant à la neuvième législature, le résultat des élections doit déterminer la future Commission européenne, et renouveler ou remplacer Ursula von der Leyen[2] au poste de président de la Commission. Le corps électoral est composé d'un total de 373 millions de personnes[3].

Le scrutin intervient lors d'une année électorale chargée au niveau international : deux milliards de personnes votent en effet dans 50 pays, dont l'Inde et les États-Unis, lors de scrutins pouvant faire basculer les équilibres politiques en place[2].

Enjeux de la législature

modifier

Pour la Commission européenne, les enjeux des élections sont la relance économique, l'action pour le climat et le pacte vert pour l'Europe, la transition numérique, le soutien à l'Ukraine pour résister à l'invasion russe, l'acceptation de son entrée à terme dans l’Union européenne, les sanctions contre la Russie, la stratégie de défense européenne, la politique énergétique, le pacte contre les migrations irrégulières, la politique agricole commune, et l'élargissement de l’Union européenne[4].

La menace russe est jugée susceptible de conduire à une augmentation de la participation dans plusieurs pays tels que la Finlande[5].

Toutefois, les enjeux perçus par les citoyens européens concernent plutôt la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale — qui relève de la politique nationale — la santé publique, le soutien à l’économie, la défense et la sécurité de l’Union européenne[4].

Risques de manipulation

modifier

Un autre enjeu est d'assurer que les sondages, moyens et campagnes électorales faites dans les États-membres en 2024 soient justes, équitables et honnêtes. Il s'agit de veiller à ce que les médias de masse, les réseaux sociaux et médias sociaux, les citoyens européens et autres parties prenantes de la campagne ne soient pas massivement manipulés par des informations fausses ou fallacieuses, des messages haineux, ou des messages de propagande individuellement ciblés. Un ciblage fin et massif des électeurs est en effet devenu possible, basé sur le moissonnage de données personnelles, l'analyse des sentiments et des opinions politiques et la psychographie, construits et acheminés par des algorithmes dits d'intelligence artificielle. On le sait grâce notamment aux lanceurs d'alerte Christopher Wylie, Carole Cadwalladr — journaliste primée pour son travail —, Shahmir Sanni, Brittany Kaiser et David Caroll[6].

On a en effet appris, mais trop tard, que de telles manipulations ont probablement abouti à l'élection de Donald Trump par une manipulation des primaires présidentielles du Parti républicain américain de 2016[7],[8]. Avec les mêmes procédés, les malversations entreprises par Cambridge Analytica et Aggregate IQ, pour le compte du Groupe SCL et de Steve Bannon[9] ont conduit au Brexit (de l'aveu même des pro-Brexit puisqu'avant la révélation du scandale, le site internet d'Aggregate IQ affichait fièrement sur sa page d'accueil la citation suivante de Dominic Cummings (le directeur de campagne de Vote Leave, le parti pro-Brexit leader) : « Sans aucun doute, la campagne de Vote Leave doit en grande partie son succès au travail d'AggregateIQ. Nous n'y serions pas arrivés sans elle[10] » (la victoire du Brexit s'est joué « à moins de 2 % des votes »[11],[9]). On a aussi rétrospectivement appris que les données personnelles volées par A. Kogan, dans plus de 80 millions de comptes piratés, ont permis de mieux cibler les donateurs les plus à même de financer les campagnes[12].

Après le scandale Facebook-Cambridge Analytica/AggregateIQ, ces deux sociétés se sont rapidement mises en faillite, mais elles se sont reconstituées sous d'autres noms. On ignore si une IA qu'elles utilisaient — « Ripon » — a vraiment disparu ou si une nouvelle IA de ce type, plus puissante, a pu être reconstituée (Ripon a été créée et utilisée par Cambridge Analytica et par sa société-sœur AggregateIQ[13] pour dresser le profil psychologique et politique de près de 87 millions d'utilisateurs de Facebook, à partir de leurs données personnelles piratées par Aleksandr Kogan pour le compte de Cambridge Analytica)[14],[15]. En complément des outils numériques d'analyse dans le Web de l'opinion publique et individuelle (opinion mining), l'intelligence artificielle peut faciliter les techniques de manipulation psychologique d'internautes, d'acheteurs ou d'électeurs, notamment via les réseaux sociaux comme on l'a vu dès le milieu des années 2010 avec le Scandale Facebook-Cambridge Analytica/AggregateIQ et l'IA baptisée Ripon.

Dans le contexte de la guerre russo-ukrainienne aux frontières de l'UE, de nombreux acteurs dénoncent aussi une vague de propagande et de fausses nouvelles venue de la Russie pour perturber l'élection européenne. Fin avril 2024, « la Commission européenne a annoncé l’ouverture d’enquêtes contre les plateformes de Meta, Facebook et Instagram, pour suspicion de violation de la loi sur les services numériques (dite Digital Services Act, DSA) »[16]. A quelques heures du scrutin, l'opération Doppelgänger refait de nouveau parler d'elle, ciblant entre autres la France via dix-sept faux articles visant à désinformer les électeurs[17].

Mode de scrutin

modifier

Généralités

modifier

Les élections européennes visent à élire au suffrage direct les députés qui composent le Parlement européen et, au suffrage indirect, le président de la Commission européenne. Le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne prévoit que les citoyens de l'Union européenne peuvent voter et être élus dans l'État dans lequel ils résident, même s'ils n'en sont pas citoyens[18].

Chacun des 27 États membres de l'Union européenne fixe ses propres règles d'organisation du scrutin, pourvu que l'élection ait lieu au suffrage universel direct et au scrutin proportionnel plurinominal[19], répartis selon la méthode d’Hondt :

La plupart des États forment une circonscription nationale mais certains ont découpé leur territoire en circonscriptions régionales. Les États peuvent prévoir la fixation d'un seuil minimal pour l'attribution des sièges, mais ce seuil ne peut être supérieur à 5 %. Jusqu'aux élections de la huitième législature de 2014, le territoire français était par exemple découpé en 8 circonscriptions, chaque parti présentant une liste dans chacune d'elle. Les élections de 2019 ont cependant vu le passage du pays à une circonscription unique[20].

Spécificités nationales

modifier

En Italie, la participation aux élections requiert la collecte de 150 000 signatures et leur vérification par un notaire ou équivalent[21], sur ce nombre, 3 000 doivent venir de la région autonome de la vallée d'Aoste qui compte 128 000 habitants.

En France, chaque parti doit imprimer son propre bulletin de vote, alors que d'autres pays utilisent un bulletin de vote unique pour différents partis. L'impression de ces bulletins peut coûter un million d'euros remboursables. Le scrutin se joue en un seul tour le dimanche [22].

En Allemagne, les formalités sont la reconnaissance préalable en tant que parti politique et l'obtention de 4 000 signatures.

En Espagne, les listes peuvent être déposées par un parti ou une fédération de partis, une coalition de partis et/ou de fédérations de partis enregistrée auprès de la commission électorale, ou un groupement d'électeurs. Toutes les listes doivent rassembler les parrainages de 15 000 électeurs ou 50 élus[23]. Les listes doivent présenter au moins 40 % de candidats de chaque sexe d'un point de vue global et assurer la présence d'au moins 40 % de candidats de chaque sexe tous les cinq candidats[24].

Les seuils déclenchant l'attribution du nombre de sièges peuvent également varier d'un pays à un autre : pas de seuil en Allemagne, 4 % en Italie, 5 % en France[21]. Ainsi, en France, un parti ne peut pas obtenir 1, 2 ou 3 élus. Soit la liste atteint le seuil électoral et obtient un minimum de quatre sièges, soit elle ne l'atteint pas et n'en obtient aucun. Cela a ainsi conduit à ignorer 4,5 millions de voix (17 % des scrutins exprimés) en 2019[25]. Dans une question prioritaire de constitutionnalité du , le Conseil constitutionnel juge que ce seuil de 5 % est conforme à la Constitution, en ce que le législateur « a entendu favoriser la représentation au Parlement européen des principaux courants d'idées et d'opinions exprimées en France et ainsi renforcer leur influence en son sein » et a « entendu contribuer à l'émergence et à la consolidation de groupes politiques européens de dimension significative »[26].

En Belgique, les élections européennes ont lieu le dimanche 9 juin, en même temps que les élections régionales et fédérales. Pour la première fois, les électeurs belges peuvent voter à ces élections à partir de 16 ans[27].

Calendrier

modifier

Dans le cadre des élections proprement dites, les élections européennes se déroulent entre les 6 et [28].

Date du scrutin par État
Date de scrutin États concernés

  Pays-Bas

  Irlande

et

  Tchéquie

  France (Polynésie française, Guyane, Guadeloupe, Martinique, Saint-Barthélémy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon et dans les ambassades françaises et consulats français sur le continent américain)[29]

  Lettonie

  Malte

  Slovaquie

et   Italie

  Allemagne

  Autriche

  Belgique

  Bulgarie

  Chypre

  Croatie

  Danemark

  Espagne

  Estonie

  Finlande

  France (France métropolitaine, La Réunion, Mayotte, Nouvelle-Calédonie et ambassades et consulats hors zone Amériques et Caraïbes)[30]

  Grèce

  Hongrie

  Lituanie

  Luxembourg

  Pologne

  Portugal

  Roumanie

  Slovénie

  Suède

Les premières estimations sont communiquées le soir du 9 juin. Les médias donnent des estimations fiables. Les résultats définitifs peuvent arriver dans les jours suivants. Les informations officielles sont publiées sur le site du parlement européen[31].

Dans le cadre de la vie du parlement, à partir du 10 juin commenceront à se constituer les groupes politiques avec les députés élus. Ceci doit permettre aux 720 députés de la dixième législature de tenir session du 16 au 19 juillet[32].

Répartition des sièges

modifier
Répartition des sièges
Députations 2009 2011[33] 2013 2014 2019 2020 Propositions pour 2024
Rapport

d'A. Duff[34]

Rapport

du Parlement[35]

Texte adopté

en Commission[35]

Décision préalable

du Conseil[36]

Session plénière
du Parlement[37]
  Allemagne 99 99 99 96 96 96 96 96 96 96 96
  France 72 74 74 74 74 79 83 79 81 81 81
  Royaume-Uni 72 73 73 73 73 - 80 - - - -
  Italie 72 73 73 73 73 76 78 76 76 76 76
  Espagne 50 54 54 54 54 59 61 61 61 61 61
  Pologne 50 51 51 51 51 52 51 52 53 53 53
  Roumanie 33 33 33 32 32 33 31 33 33 33 33
  Pays-Bas 25 26 26 26 26 29 25 31 31 31 31
  Belgique 22 22 22 21 21 21 19 21 22 22 22
  Grèce 22 22 22 21 21 21 19 21 21 21 21
  Tchéquie 22 22 22 21 21 21 18 21 21 21 21
  Portugal 22 22 22 21 21 21 18 21 21 21 21
  Suède 18 20 20 20 20 21 17 21 21 21 21
  Hongrie 22 22 22 21 21 21 17 21 21 21 21
  Autriche 17 19 19 18 18 19 16 20 20 20 20
  Bulgarie 17 18 18 17 17 17 14 17 17 17 17
  Danemark 13 13 13 13 13 14 12 15 15 15 15
  Finlande 13 13 13 13 13 14 12 15 15 15 15
  Slovaquie 13 13 13 13 13 14 12 15 15 15 15
  Irlande 12 12 12 11 11 13 11 14 14 14 14
  Croatie - - 12 11 11 12 11 12 12 12 12
  Lituanie 12 12 12 11 11 11 9 11 11 11 11
  Slovénie 7 8 8 8 8 8 8 9 9 9 9
  Lettonie 8 9 9 8 8 8 8 9 9 9 9
  Estonie 6 6 6 6 6 7 7 7 7 7 7
  Chypre 6 6 6 6 6 6 6 6 6 6 6
  Luxembourg 6 6 6 6 6 6 6 6 6 6 6
  Malte 6 6 6 6 6 6 6 6 6 6 6
Total 736 754 766 751 751 705 751 716 720 720 720

Partis et candidats

modifier

Différents partis politiques européens et autres groupes, le plus souvent des fédérations ou alliances de partis nationaux ou régionaux, sont représentés lors de ces élections. Toutefois, ces partis ne sont pas toujours bien connus car ils sont éclipsés par les partis et médias nationaux[38].

Le nombre de candidats réels varie en fonction des pays. La Grèce compte 55 candidats par siège quand ce ratio n'est que 38 en France et la Tchéquie qui n'en compte que 32. Les autres pays ont moins de candidats, mais l'Allemagne a tout de même 13 candidats par siège et l'Irlande 5, en moyenne. En France, le nombre de candidats dépasse 3000, ce qui est entre le double et le triple du nombre de candidats de l'Allemagne, de la Grèce ou de la Pologne. Les pays qui comptent le moins de candidats à la députation sont Malte, Chypre et l'Estonie.

L'article 17 du traité sur l'Union européenne dispose qu’« en tenant compte des élections au Parlement européen, et après avoir procédé aux consultations appropriées, le Conseil européen, statuant à la majorité qualifiée, propose au Parlement européen un candidat à la fonction de président de la Commission européenne »[39]. Depuis 2014, en accord avec les traités et malgré quelques réticences au Conseil européen, le président de la Commission européenne est élu au suffrage universel indirect. Le Parlement européen en a codifié la procédure et les partis politiques européens désigneront sans doute leurs candidats à la présidence de la Commission comme ils l'ont fait à la précédente échéance électorale[40]. Le , la commission des Affaires constitutionnelles[41], puis le Parlement lui-même, le adopte une résolution proclamant que l'élection au suffrage universel indirect ne saurait être contournée et que le Parlement « sera prêt à rejeter tout candidat à la présidence de la Commission qui n’a pas été désigné comme tête de liste en amont des élections européennes »[42].

Cependant, malgré l'arrivée en tête du Parti populaire européen mené par Manfred Weber en 2019, le Conseil européen propose la candidature d'Ursula von der Leyen pour la présidence de la Commission européenne.

Le , une résolution du Parlement européen soutient le plan d’action de la campagne européenne élaboré par l’Autorité pour les partis politiques et les fondations politiques (APPF), notamment pour faire émerger des candidats têtes de liste et des partis politiques européens — dits Spitzenkandidat —[43],[44].


Manifestes

modifier
Parti politique européen sortant Groupe parlementaire Tête de liste[note 1] Programme électoral
PPE Parti populaire européen Groupe PPE Ursula von der Leyen "Our Europe"
PSE Parti socialiste européen S&D Nicolas Schmit "The Europe We Want"
ADLE Parti de l'Alliance des libéraux et des démocrates pour l'Europe Renew Marie-Agnes Strack-Zimmermann “Your Europe, Your Freedom"
PDE Parti démocrate européen Sandro Gozi "Reinventing Europe"
PVE Parti vert européen Verts/ALE Bas Eickhout, Terry Reintke "Courage to Change"
ALE Alliance libre européenne Verts/ALE, CRE Maylis Roßberg, Raül Romeva "A Europe for All"
ID Parti Identité et démocratie ID Aucun[note 2] Aucun
CRE Parti des conservateurs et réformistes européens CRE Aucun "Party Manifesto"
PGE Parti de la gauche européenne Groupe La Gauche Walter Baier "Our Moment"
MPCE Mouvement politique chrétien européen Groupe PPE, CRE Valeriu Ghilețchi "elevate. empower. engage."
Parti politique européen extra-parlementaire Groupe parlementaire Tête de liste Programme électoral
PPEU Parti pirate européen Verts/ALE Marcel Kolaja, Anja Hirschel "Common European Election Program"
Volt Volt Europa Damian Boeselager, Sophie in 't Veld "Electoral Moonshot Programme"

Parti de la gauche européenne

modifier
 
Parti de la gauche européenne

Le Parti de la gauche européenne désigne Walter Baier comme tête de liste[47].

Le parti de la gauche européenne est marqué par une influence communiste[48]. Il se présente avec deux programmes électoraux différents : celui du PGE et celui d'une plateforme parallèle dite Maintenant le peuple (MLP)[47].

Le parti développe son manifeste et se donne comme objectif de lutter contre « la crise du coût de la vie ». Il souhaite également remplacer les subventions à la défense par des subventions à l'art et à la culture[47].

En France, deux partis, La France insoumise (observateur) et le Parti communiste français sont membres du PGE[49]. LFI le concurrence au travers de l'« alliance » européenne « Maintenant le peuple ! »[48].

Parti vert européen

modifier
 
parti vert européen

Le Parti vert européen réuni à Lyon choisit ses têtes de liste le  : le Néerlandais Bas Eickhout et l'Allemande Terry Reintke[50].

En 2024, le parti vert européen regroupe 36 partis écologistes de 32 pays d’Europe. En France, Les Écologistes (anciennement Europe Écologie Les Verts) sont membres du parti vert européen[51].

Les verts n'ont pas voté pour le pacte sur la migration et l'asile[52],[53].

En 2019, les verts ont bénéficié de la thématique du changement climatique. En 2024, dans un contexte où diverses crises sont survenues, les priorités des électeurs ont changé. Les verts ont des difficultés à trouver des thématiques transversales. Ils connaissent une baisse dans les sondages[52].


Parti socialiste européen

modifier
 
parti socialiste européen

Le Parti socialiste européen réuni à Rome choisit le en tête de liste le commissaire européen à l'Emploi Nicolas Schmit[54].

Le PSE publie un manifeste en vingt points[55] sous le titre « L’Europe que nous voulons : sociale, démocratique et durable »[56]. Ainsi, Nicolas Schmit, déclare que « Nous devons avoir une Europe sociale dans laquelle chaque citoyen ne se sent pas laissé pour compte. »[56]. Le parti souhaite aider l'Ukraine, promouvoir la paix au Proche-Orient et augmenter le budget de défense et de sécurité de l'Union européenne[56].

En France, le Parti socialiste est membre du PSE[55].

En 2024, Nicolas Schmit se déclare réticent vis-à-vis accords de l'UE sur l'immigration, s'opposant ainsi à Ursula von der Leyen[57].

Groupe Renew Europe

modifier
 
Groupe Renew Europe

Le groupe Renew Europe, composé du Parti de l'Alliance des libéraux et des démocrates pour l'Europe, du Parti démocrate européen et d'autres partis, choisit comme têtes de liste une « Team Europe », composée de Sandro Gozi (PDE), Marie-Agnes Strack-Zimmermann (ALDE) et Valérie Hayer (Renaissance)[58].

Parti populaire européen

modifier
 
Parti populaire européen

Lors de son congrès, le , le Parti populaire européen officialise Ursula von der Leyen comme candidate à sa réélection à 400 voix pour et 89 contre[59].

Parmi les idées que le part populaire européen compte promouvoir aux élections de 2024 sont la relance économique, la transition écologique et la protection des valeurs démocratiques. Dans le domaine de la croissance et de la compétitivité, le PPE désire renforcer le marché unique et l’innovation, avec une transition « juste et équitable » vers une économie verte. À ceci s'ajoute la défense de l'État de droit et des droits fondamentaux, avec une plus forte politique étrangère et de sécurité commune[60],[61].

En France, Les Républicains sont membres du PPE, mais ne soutiennent pas Ursula von der Leyen pour présider la Commission européenne[62].

En Allemagne, les partis Union chrétienne-démocrate (CDU) et Union chrétienne-sociale en Bavière (CSU) sont membres du PPE[63]. En Pologne, Plate-forme civique (PO) et le Parti paysan polonais (PSL) sont membres du PPE[63].

Groupes CRE et ID

modifier

Diverses sources envisagent une recomposition des groupes CRE et ID après les élections[64],[65],[66],[67],[68]. D'autres sources supposent qu'en plus des CRE et de l'ID, cela pourrait également impacter le PPE[69].

En France, le Rassemblement national est favorable à la sortie de la France du marché européen de l’énergie et critique la politique « hôtesse d’accueil pour migrants ». La liste présente dix eurodéputés sortants. La liste inclut notamment Thierry Mariani, l'essayiste Malika Sorel-Sutter, le directeur de Frontex sur la période (2015-2022) Fabrice Leggeri affecté par une plainte de complicité de crime contre l’humanité[70].

Campagne

modifier

Trois débats sont organisés à l'échelle européenne, non pas entre les différentes listes qui présentent des candidats pour l'élection de députés au Parlement Européen, mais entre les "candidats principaux (ou «Spitzenkandidat») à la Présidence de la Commission européenne".

Si on devait comparer avec les élections législatives nationales françaises pour les députés à l'Assemblée Nationale, c'est comme si une chaîne de télévision du service public organisait un débat électoral non pas sur les élections, mais sur la "candidature au poste de Premier Ministre" confrontant les (futurs) candidats au poste de Premier Ministre désignés officiellement par des partis déjà représentés au Parlement, participant aux élections et ayant accepté de nommer leur candidat.

Si on devait comparer avec les élections nationales des États-Unis, c'est comme si une chaîne de télévision du service public organisait un débat électoral non pas sur les élections, mais sur la "candidature au poste de Président des États-Unis" confrontant les candidats au poste de Président des États-Unis désignés officiellement par des partis déjà représentés au Parlement, participant aux élections et ayant accepté de nommer leur candidat. Cela en ferait un scrutin indirect. On appellerait « élection présidentielle » la désignation des grands électeurs par les citoyens dans chaque État et dans le DC, bien que l'élection serait officiellement réalisée par les grands électeurs un mois plus tard car les grands électeurs s'engageant pour un candidat. Toutefois, ce système dans l'Union européenne n'a pas la force légale qu'il a aux États-Unis[71]. Cette comparaison a ses limites et peut opposer des notions de régime parlementaire et de régime présidentiel, ou encore des notions de multipartisme et de bipartisme.

Débat du

modifier

Le débat du oppose les candidats principaux à la présidence de la Commission européenne : Ursula von der Leyen (PPE), Nicolas Schmit (PSE), Marie-Agnes Strack-Zimmermann (ALDE), Bas Eickhout (PVE), Anders Vistisen (ID), Walter Baier (PGE), Maylis Roßberg (ALE) et Valeriu Ghilețchi (MPCE).

Une experte du centre de réflexion Jacques Delors estime que le débat montre les faiblesses du système en place, du fait de la faible notoriété des participants et du peu de spectateurs. Ce débat d'une heure trente est organisé par l'université de Maastricht et le média Politico[72],[73].

Controverse sur le débat du

modifier

Pour le débat du , l'Union européenne de radio-télévision (UER) demande à chaque groupe parlementaire du Parlement européen ayant désigné un candidat tête de liste — ou Spitzenkandidat — de désigner un représentant pour le débat du , le . De ce fait, deux partis politiques européens, Identité et démocratie (ID) (qui regroupe le RN, la Ligue du Nord et l'AfD) et l'Alliance libre européenne (EFA) ne participent pas au débat. Le groupe ID trouve inconsistante cette manière d'organiser le débat, car des groupes qui ont désigné plusieurs Spitzencandidaten (Renew : 3, les Verts : 2) peuvent participer au débat. D'après l'UER, les deux groupes qui n'ont pas nommé de candidat tête de liste sont de ce fait et par eux-même exclus du débat. La non participation de l'EFA est liée au fait que le débat ne réunit qu'un seul candidat par groupe alors que le groupe les Verts/EFA est partagé en deux partis : les Verts d'une part et l'EFA d'autre part[74].

Le débat du 23 mai est organisé à 15 heures, heure d'été d'Europe centrale, mais est retransmis en Eurovision et en direct dans les différents 27 États membres de l'Union européenne. Il se tient en langue anglais, mais est traduit dans les différentes 23 autres langues officielles de l'Union européenne. Le débat porte sur six thématiques: Économie et emploi, Défense et sécurité, Climat et environnement, Démocratie et leadership, Migration et frontières, Innovation et technologie. Les cinq candidats de gauche à droite sont: Ursula von der Leyen, Parti populaire européen, Nicolas Schmit, Parti socialiste européen, Terry Reintke, Verts européens, Sandro Gozi, Renouveler l'Europe maintenant et Walter Baier, Gauche européenne. Le débat est animé par Annelies Beck et Martin Řezníče[75],[76],[77],[78],[79],[80],[81],[82].

Le débat se tient au parlement de Bruxelles et les questions sont prises de diverses sources[83].

Ce débat dure 105 minutes. C'est le dernier débat retransmis dans toute l'Europe avant les élections européennes[84],[85],[86].

Par pays

modifier

En France, les partis politiques tendent à nationaliser les enjeux du scrutin. Pour les partis d'opposition comme le Rassemblement national ou la France insoumise par exemple, cela permet de capter un « vote sanction » contre le gouvernement, voire de préparer l'élection présidentielle de 2027[87].

En Pologne et en Allemagne, des sujets comme la réforme des traités, l'Ukraine ou l'économie sont présents dans les débats[88],[89].

En Allemagne, la campagne électorale allemande est émaillée de violences. Trois agressions sont perpétrées contre des hommes politiques en moins de cinq jours. L'AfD reproche notamment aux partis traditionnels « de minimiser la violence d'extrême gauche et islamiste ». Dans un pays réputé jusque là pour ses mœurs politiques paisibles, ces agressions provoquent la consternation[90].

Systèmes d'aide au vote

modifier

Plusieurs systèmes d'aide au vote ont été développés pour aider les électeurs à choisir leur candidat.

À l'échelle européenne

modifier

L'application Adeno permet de découvrir la tête de liste qui correspond le plus à ses convictions grâce à 100 questions (20 dans le mode facile[91]) portant sur 10 thèmes différents[92]. L'application propose un mode multijoueur[93] et a été traduite dans les 24 langues européennes[94]. Elle est disponible sur Android[91] et iPhone[95].

Le site web VoteTracker.eu permet de visualiser les votes des députés sortants sur 18 textes et de trouver ceux qui correspondent le mieux à ses convictions[96]. Le site web permet aux députés de fournir des explications sur leurs votes[97].

Le site EU&I[98], développé par l'Institut universitaire européen de Florence[99], propose 30 questions[100] auxquelles l'utilisateur peut répondre de "tout à fait d’accord" à "pas du tout d’accord". Il peut ensuite donner plus de poids à certaines questions. Le résultat est présenté via un pourcentage de concordance avec chaque parti national. Le site a été traduit en 20 langues[101].

Le site EUROMAT[98], développé par les ONG Pulse of Europe et Polis180 et le blog Der (europäische) Föderalist[98], propose 20 questions auxquelles l'utilisateur peut répondre "D’accord", "Pas d’accord" ou "Neutre". Il peut ensuite donner plus de poids à certaines questions. Le résultat est présenté via un pourcentage de concordance avec chaque parti politique européen. Le site a été traduit en huit langues.

L'application Palumba[102], développée par une association de jeunes professionnels[103], propose 27 questions auxquelles il faut répondre "pour", "contre" ou "neutre". Des explications sont fournies pour chaque question. L'application fournit le résultat sous forme d'un pourcentage de concordance pour chaque groupe européen et affiche les partis nationaux les plus proches. L'application est disponible sur Android et iPhone et est disponible dans plus de 30 langues (y compris les dialectes régionaux) et dans les 27 États membres.

À l'échelle nationale

modifier

Le site web Candidator.fr propose un test réalisable en 3 minutes[96]. Il permet de trouver la tête de liste qui correspond le plus à ses convictions grâce à 16 questions auxquelles l'utilisateur peut répondre de "absolument d’accord" à "absolument pas d’accord"[104]. Les réponses positionnent l'utilisateur sur 4 axes: progressisme environnemental vs conservatisme environnemental, protectionnisme migratoire vs altruisme migratoire, fédéralisme européen vs nationalisme, égalitarisme vs capitalisme[105].

La société E-Orientaction, connue pour ses tests de personnalité, propose un test électoral réalisable en 8 minutes[106] et composé de 36 questions[104]. Réalisé en partenariat avec des étudiants de Sciences Po Paris, le test a été construit sur les grandes orientations des dix principaux partis politiques français[104]. Le test demande d'entrer un e-mail pour recevoir le résultat[96].

Le Monde a également sorti un quizz[107] qui propose de se positionner sur 26 votes de la dernière législature. Ceux-ci sont expliqués en quelques phrases et des articles sont parfois fournis pour approfondir la question. On obtient un pourcentage de concordance pour chaque député français sortant et une indication de s'il se représente.

Le Parisien a publié un test portant sur 20 textes votés entre 2019 et 2024[108]. Des arguments pour et contre sont affichés. On obtient un pourcentage de concordance pour les 6 partis présents ainsi que le positionnement de chaque parti pour chaque question.

Belgique

modifier

En Belgique, un test électoral réalisé par 9 grands médias belges en partenariat avec 2 universités[109] contient un volet européen qui comporte 25 questions[110].

Sondages

modifier

Récapitulatifs

modifier
Élection européenne de 2024
Pays Date(s) de scrutin Sièges Pays Date(s) de scrutin Sièges Pays Date(s) de scrutin Sièges
  Allemagne 09-06-2024 96 sièges   France 09-06-2024 81 sièges   Pologne 09-06-2024 53 sièges
  Autriche 20 sièges   Grèce 21 sièges   Portugal 21 sièges
  Belgique 22 sièges   Hongrie 21 sièges   Roumanie 33 sièges
  Bulgarie 17 sièges   Irlande 07-06-2024 14 sièges   Slovaquie 08-06-2024 15 sièges
  Chypre 06 sièges   Italie 08-06-2024

au 09-06-2024

76 sièges   Slovénie 09-06-2024 09 sièges
  Croatie 12 sièges   Lettonie 08-06-2024 09 sièges   Suède 21 sièges
  Danemark 15 sièges   Lituanie 09-06-2024 11 sièges   Tchéquie 07-06-2024

au 08-06-2024

21 sièges
  Espagne 61 sièges   Luxembourg 06 sièges
  Estonie 03-06-2024

au 09-06-2024

07 sièges   Malte 08-06-2024 06 sièges
  Finlande 09-06-2024 15 sièges   Pays-Bas 06-06-2024 31 sièges
Pays Âge légal Mode(s) de scrutin autorisé(s)
16 ans 17 ans 18 ans Vote obligatoire Vote par procuration Vote postal Vote électronique Vote dans un ambassade ou consulat (sans distinction d'État) Vote dans un ambassade ou consulat (avec distinction d'État - uniquement dans l'UE)
  Allemagne Oui Non Oui Non Non Non
  Autriche Oui
  Belgique Oui Oui Oui Oui
  • 159 communes flamandes
  • toutes les 19 communes bruxelloises
  • les 9 communes germanophones
  • Non (Wallonie)
Oui
  Bulgarie Non Oui Non Non Non
  Chypre Non
  Croatie
  Danemark Non Oui Non
  Espagne
  Estonie Oui
  Finlande Non
  France Non Oui Non
  Grèce Non Oui Oui Non Oui Non
  Hongrie Non Oui Non Oui
  Irlande Non Non
  Italie Oui
  Lettonie Oui Oui Non
  Lituanie
  Luxembourg Oui Non
  Malte Oui Non Non
  Pays-Bas Non Non Oui Oui Oui
  Pologne Non Non Oui
  Portugal
  Roumanie
  Slovaquie Non
  Slovénie Oui Oui
  Suède
  Tchéquie Non Non

En Finlande, le cout des campagnes électorales varient de 4000 euros à 0,1837 millions d'euros. Dans le cas de Sirpa Pietikäinen (national coalition party, un tiers provient d'un prêt bancaire, 49 000 euros de sa propre poche et 10 000 euros du syndicat Trade Union Pro, le principal syndicat du pays[111].

En France et en Espagne, pour les précédentes élections européennes de 2009 et de 2014, les élections dépendent de plus en plus des financements d’État. Toutefois, les partis politiques choisissent de limiter les dépenses pour les élections européennes dans lesquelles ils souhaitent moins s'investir[112].

En France, la campagne électorale des élections européennes coute moins cher qu'une campagne nationale car elle comporte moins de déplacements à l'étranger. La campagne du parti Les Républicains et de la liste de François-Xavier Bellamy est estimée à 4 millions d'euros, financée à moitié par le parti, et à moitié par un emprunt bancaire souscrit par la tête de liste. La liste de Raphaël Glucksmann soutenue par le PS et Nouvelle Donne, cible également une campagne de 4 millions d'euros soutenue par un prêt bancaire. Le rassemblement national et la France insoumise misent également sur une campagne à 4 millions d'euros. LaREM a pu mener une campagne sans avoir recours aux prêts bancaire grâce aux bons résultats de l'élection de 2017. Des budgets plus modestes ont été utilisés par des plus petites listes: 1 million pour europe-écologie-les-verts, 1 million pour la liste de Benoit Hamont, et deux millions pour le parti communiste Français[113].

Par ailleurs, certains groupes ou partis dépensent de l'argent dans des médias sociaux. Les principaux donateurs de Google sont en particulier des partis d'extrême droite[114].


Incidents

modifier

Lors de la campagne, le premier ministre du Danemark, madame Frederiksen est attaquée par un homme sous l’influence supposée de drogues et d’alcool, sur une place de Copenhague avec une blessure au cou. Durant son interrogatoire, il aurait exprimé ses remords et décrit Mme Frederiksen comme une bonne Première ministre[115].

Désinformation

modifier

En mai 2024, dans les États européens autour de la France, l'union européenne est la cible de 15 % des désinformations constatées par l'Observatoire européen des médias numérique (EDMO). Les créateurs de ces désinformations se basent sur des événements nationaux et les relient à l'Union[116]. Les campagnes de désinformation ont notamment ciblé le pacte vert pour l'Europe. D'après l'EFCSN, 81,6 % des fausses informations sur le sujet sont émises par des hommes ou femmes politiques d'extrême droite, notamment à l'occasion des manifestations d'agriculteurs[116]. La désinformation concerne également la production de « normes » (sic) par l'Union européenne et l’augmentation des prix dans l'Union européenne[116]. D'autres désinformations concernent les problématiques de migrations[116]. D'autres pays ont utilisé des fausses images créées par intelligence artificielle pour discréditer les autorités[116].

Cyberattaques

modifier

Le premier jour des élections, des attaques en provenance de groupes pro-russes ont eu lieu aux Pays-Bas[117].


Résultats

modifier

Groupes

modifier

Les résultats et projections provisoires du site web officiel au , 11 h 0 UTC[118].

Élections européennes de 2024
Suffrages exprimés 0 720 sièges à pourvoir
Liste Tête de liste Suffrages Pourcentage Sièges acquis Var.
Groupe du Parti populaire européen Ursula von der Leyen
186 / 720
+4 (-1)
Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen Nicolas Schmit
135 / 720
-19 (-13)
Renew Europe Marie-Agnes Strack-Zimmermann (ADLE)
Sandro Gozi (PDE)
79 / 720
-29 (-18)
Conservateurs et réformistes européens Aucun
73 / 720
+11 (+11)
Identité et démocratie Aucun
58 / 720
+15 (-18)
Groupe des Verts/Alliance libre européenne Bas Eickhout
Terry Reintke (Parti Vert européen)
Maylis Roßberg
Raül Romeva (Alliance libre européenne)
53 / 720
-21 (-14)
Groupe de la Gauche au Parlement européen Walter Baier
36 / 720
-5(-4)
Non inscrits Aucun
45 / 720
-12 (+17)
Autres Néant
55 / 720
+55 (+55)

Les variations comparent le Parlement à 27 pays élu en 2024 (720 députés) au Parlement à 28 pays élu en 2019 (750 parlementaires). Les variations entre parenthèses renvoient au Parlement à 27 pays élu en 2019, hors Royaume-Uni, comprenant 705 députés, dont les travaux ont débuté lors du Brexit.

Interprétation

modifier

Le scrutin est perçu comme une progression des deux groupes Identité et démocratie et Conservateurs et réformistes européens, qui gagnent treize députés. À l'inverse, le groupe du Parti vert européen et de l'Alliance libre européenne — qui était le quatrième groupe par sa taille avant les élections — avec les partis qui le composent apparaissent comme les plus grands perdants des élections[119].

En matière de délégations nationales, le Rassemblement national remporte pour la troisième fois consécutive les élections européennes. Il crée aussi — par ses 30 députés européens — la délégation la plus nombreuse devant la CDU/CSU. Il dépasse également les 25 députés du PiS en 2019[120].

Réponse

modifier

En France avant que tous les résultats ne soient déclarés, Emmanuel Macron annonce la dissolution de l'Assemblée nationale appelant les élections nationales les 30 juin et 7 juillet avant le terme du mandat de cinq ans[121]. Il justifie cette dissolution par deux raisons : une majorité relative fragile à l'Assemblée nationale et un fort score du Rassemblement national en France[122].

Notes et références

modifier
  1. Tête de liste est une traduction française courante de Spietzenkandidat, même s'il n'y a pas une liste pan-européenne à proprement parler, et même si cette personne n'est pas inscrite sur une telle liste
  2. Anders Vistisen a été sélectionné pour participer pour le compte du parti dans les débats de pré-selection, mais il n'est pas spietzenkandidat[45],[46]

Références

modifier
  1. « Le Conseil confirme les dates du 6 au 9 juin 2024 comme dates des prochaines élections au Parlement européen », (consulté le ).
  2. a b et c Mared Gwyn Jones, « Voici les cinq élections qui façonneront l'UE en 2024 », sur Euronews, (consulté le ).
  3. (en-GB) « What is the EU election? A beginner’s guide », sur POLITICO, (consulté le )
  4. a et b Pierre Bréchon, « Elections européennes : distinguer les enjeux « objectifs » des enjeux perçus », (consulté le ).
  5. Les voix de l'Europe (21/27) Elections européennes 2024 : la Finlande s’attend à un raz-de-marée d’électeurs, Mika Horelli, Libération, 26 mai 2024
  6. Christopher Wylie, Mindfuck : le complot Cambridge Analytica pour s'emparer de nos cerveaux, Paris, Bernard Grasset, , 491 p. (ISBN 978-2-246-82473-2, OCLC 1144938004, BNF 46548065, SUDOC 244859310, présentation en ligne)
  7. « Cambridge Analytica : 87 millions de comptes Facebook concernés », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  8. (en) Kenneth Vogel, « Cruz partners with donor's 'psychographic' firm », Politico,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  9. a et b (en) Carole Cadwalladr, « The Cambridge Analytica files. ‘I made Steve Bannon's psychological warfare tool': meet the data war whistleblower », The Guardian,‎ (lire en ligne).
  10. Citation exacte : « WITHOUT A DOUBT, THE VOTE LEAVE CAMPAIGN OWES A GREAT DEAL OF ITS SUCCESS TO THE WORK OF AGGREGATEIQ. WE COULDN'T HAVE DONE IT WITHOUT THEM. » ; source : (en-CA) « https://web.archive.org/web/20170306025817/http://www.aggregateiq.com/ » (consulté le ).
  11. « "Sans Cambridge Analytica, il n'y aurait pas eu de Brexit", affirme le lanceur d'alerte Christopher Wylie », sur francetvinfo.fr, (consulté le ).
  12. (en-GB) Stephanie Kirchgaessner, « Cambridge Analytica used data from Facebook and Politico to help Trump », sur The Guardian, (ISSN 0261-3077, consulté le ).
  13. (en) « The Aggregate IQ Files, Part One: How a Political Engineering Firm Exposed Their Code Base | UpGuard », sur www.upguard.com (consulté le )
  14. La Presse canadienne, « Cambridge Analytica: un dirigeant d'AggregateIQ comparaît à nouveau aux Communes », sur L'actualité, (consulté le ).
  15. (en-GB) Carole Cadwalladr Mustafa Khalili Charlie Phillips Marc Silver Ash Jenkins Jess Search Sandra Whipham et Oliver Rivers, « Cambridge Analytica whistleblower : 'We spent $1m harvesting millions of Facebook profiles' – video », sur The Guardian, (ISSN 0261-3077, consulté le )
  16. « Enquête contre Meta : « La Russie tente bel et bien de perturber les élections européennes » », (consulté le )
  17. « Élections européennes : une nouvelle opération de désinformation de Doppelganger cible la France »  , France Inter, (consulté le )
  18. Article 22 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne.
  19. « Le Parlement européen : modalités d'élection », Parlement européen (consulté le ).
  20. "Européennes 2019 : dates des élections et règles de vote "
  21. a et b (en) Andrea Venzon, Colombe Cahen-Salvador et Damian Boeselager, « Now is the time to create a real European democracy », sur Euractiv, (consulté le ).
  22. « Élections européennes 2024 en France : allons voter ! », sur info.gouv.fr (consulté le ).
  23. (es) Espagne. « Ley Orgánica 5/1985, de 19 de junio, del Régimen Electoral General. », BOE, art. 220. (version en vigueur : 29 11 2003) [lire en ligne (page consultée le 5 juin 2024)]
  24. (es) Espagne. « Ley Orgánica 5/1985, de 19 de junio, del Régimen Electoral General. », BOE, art. 44 bis. (version en vigueur : 19 4 2007) [lire en ligne (page consultée le 5 juin 2024)]
  25. Agence France-Presse, « Elections européennes : Le Conseil constitutionnel valide le seuil de 5 % de voix pour obtenir un siège », 20 Minutes,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  26. Agence France-Presse, « Elections européennes: le Conseil constitutionnel valide le seuil de 5% », Le Figaro, (consulté le ).
  27. Victor de Thier, « Elections européennes : comment voter à partir de 16 ans ? », sur RTBF, (consulté le ).
  28. (en) « Élections européennes 2024: tout ce qu’il faut savoir » (consulté le )
  29. « Comment voter en France » (consulté le )
  30. « Tout savoir sur les élections européennes de juin 2024 | Ministère de l'Intérieur et des Outre-mer », sur www.interieur.gouv.fr (consulté le )
  31. « Comment suivre les résultats des élections européennes 2024 ? », sur l'Opinion, (consulté le )
  32. « Elections européennes 2024 : les dates-clés du scrutin », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  33. Décision du Conseil européen relative à l'examen, par une conférence des représentants des gouvernements des États membres, des modifications des traités proposées par le gouvernement espagnol en ce qui concerne la composition du Parlement européen, sans convocation d'une Convention ratifiée le 1er décembre 2011, selon le Parlement européen Parlement: le processus de ratification de dix-huit députés supplémentaires prend fin, 1er décembre 2011
  34. Amandine Gillet, « Certains États membres auront moins d’eurodéputés en raison de l’évolution démographique : Certains pays membres de l’UE devraient voir leur nombre d’eurodéputés diminuer considérablement alors que d’autres comme la France, le Royaume-Uni, l’Italie et l’Espagne verraient le nombre de leurs députés européens augmenter, selon une nouvelle proposition consultée par EURACTIV », sur EURACTIV, euractiv.fr, (consulté le ).
  35. a et b « Feu vert à une augmentation du nombre des députés européens : La commission des affaires constitutionnelles du Parlement européen a voté lundi (11 septembre) en faveur d’une augmentation de 705 à 720 du nombre des eurodéputés à l’issue les élections prévues pour juin 2024. », sur Euractiv, euractiv.fr, (consulté le ).
  36. Eddy Wax, « European Parliament set to grow by 15 MEPs in 2024 : France, Spain and the Netherlands set to get two more seats each in next mandate. », sur Politico, politico.eu, (consulté le ).
  37. « Élections européennes 2024: 15 sièges supplémentaires répartis entre 12 pays », sur Parlement européen, europarl.europa.eu, (consulté le ).
  38. Fabien CAZENAVE, « Européennes. L’invisible campagne des partis politiques européens », sur Ouest-France.fr, (consulté le ).
  39. Union européenne. « Traité sur l'Union européenne », art. 17 § 7 [lire en ligne] « En tenant compte des élections au Parlement européen, et après avoir procédé aux consultations appropriées, le Conseil européen, statuant à la majorité qualifiée, propose au Parlement européen un candidat à la fonction de président de la Commission. Ce candidat est élu par le Parlement européen à la majorité des membres qui le composent. Si ce candidat ne recueille pas la majorité, le Conseil européen, statuant à la majorité qualifiée, propose, dans un délai d'un mois, un nouveau candidat, qui est élu par le Parlement européen selon la même procédure ».
  40. Manuel Müller (trad. Sam Morgan), « Wieland : "Le génie du Spitzenkandidat est bel et bien sorti de la bouteille" », sur Euractiv, (consulté le ).
  41. (en) Peter Teffer, « Spitzenkandidat system here to stay, MEPs warn capitals », sur EUobserver, (consulté le ).
  42. Union européenne. « Résolution du Parlement européen du 13 février 2019 sur l’état du débat sur l’avenir de l’Europe », art. 50 [lire en ligne]« [Le Parlement européen] souligne que, lors de l’investiture du président de la Commission, des consultations appropriées avec le Parlement sont d’une importance capitale, étant donné que, après les élections, il déterminera le candidat qui pourra être soutenu par une majorité de ses membres et transmettra les résultats de ses délibérations internes au Conseil européen; rappelle que le candidat doit avoir été désigné comme tête de liste par l’un des partis politiques européens et avoir fait campagne pour le poste de président de la Commission au cours de la période précédant les élections européennes ».
  43. Fabien CAZENAVE, « Européennes de 2024 : les eurodéputés insistent pour le système des « Spitzenkandidaten » », (consulté le )
  44. « Textes adoptés - Les élections européennes 2024 - Mardi 12 décembre 2023 » (consulté le ).
  45. (en) « Far-right picks Danish MEP as token 'lead candidate' », sur EUobserver, (consulté le )
  46. « Keeping it on the VDL: Ursula the reluctant campaigner », sur Politico Europe,
  47. a b et c Max Griera et Anne-Sophie Gayet (trad. Nils Bouckaert), « Élections européennes : la gauche choisit Walter Baier comme tête de liste », sur Euractiv, (consulté le ).
  48. a et b Fabien Escalona, « Européennes : les Insoumis font « alliance à part » au sein de la gauche radicale » [archive du ]  , sur Mediapart, (consulté le ) : « L’eurodéputée nie toute idée de compétition avec le PGE, dont certains membres de "Maintenant la gauche !" [sic] font pleinement partie, là où LFI n’y est qu’observatrice. ».
  49. Max Griera (trad. Claire Lemaire), « Européennes 2024 : Manon Aubry ne sera pas tête de liste de la gauche », sur Euractiv, (consulté le ).
  50. Fabien Escalona, « À Lyon, les Verts européens ont désigné leurs chefs de file »  , sur Mediapart, (consulté le ).
  51. Ouest-France, « Européennes 2024 : à Lyon, les écologistes ont désigné leurs têtes de liste », sur Ouest-France.fr, (consulté le ).
  52. a et b https://www.euractiv.fr/section/elections/news/elections-europeennes-pourquoi-les-verts-sont-ils-en-perte-de-vitesse/
  53. https://www.euractiv.fr/section/immigration/news/le-pacte-sur-lasile-et-la-migration-adopte-sur-fond-de-divisions-et-de-crainte-de-lextreme-droite/
  54. Agence France-Presse, « Elections européennes 2024 : les socialistes européens lancent, de Rome, leur campagne face « aux fantômes du passé » », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  55. a et b https://pes.eu/wp-content/uploads/2024/03/2024_PES_Manifesto_FR.pdf
  56. a b et c « Elections européennes : les Socialistes européens souhaitent renouer avec "l'Europe sociale" », sur euronews, (consulté le ).
  57. « Nicolas Schmit veut revoir certains accords migratoires », sur euronews, (consulté le ).
  58. Fabien Cazenave, « Élections européennes 2024. Quelles sont les têtes de listes des partis au niveau européen ? », sur Ouest-France, (consulté le ).
  59. « Commission européenne : Ursula von der Leyen désignée candidate du PPE pour un second mandat », sur France 24, (consulté le ).
  60. https://www.lopinion.fr/international/focus-sur-les-groupes-parlementaires-europeens-le-parti-populaire-europeen-ppe
  61. « Stabilité et Sécurité : les priorités du Parti populaire européen », sur euronews, (consulté le ).
  62. « Européennes 2024 : Les Républicains et le Parti populaire européen : je t’aime… moi non plus », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le ).
  63. a et b https://www.epp.eu/parties-and-partners
  64. https://www.euractiv.fr/section/elections/news/le-rn-ouvre-une-nouvelle-ere-a-bruxelles-en-rompant-avec-ses-allies-allemands-de-lafd/
  65. https://www.euractiv.fr/section/elections/news/giorgia-meloni-cherche-a-unir-les-partis-de-droite-europeens-et-se-rapproche-de-marine-le-pen/?utm_source=website&utm_campaign=popular
  66. https://www.euractiv.fr/section/elections/news/lextreme-droite-tcheque-suit-le-rn-et-se-distancie-de-lafd-allemande/
  67. « L'extrême droite s'unira au Parlement européen, selon Anders Vistisen », (consulté le )
  68. (en-GB) Jon Henley et Jon Henley Europe correspondent, « Le Pen invites Meloni to form ‘super-group’ in European parliament », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le )
  69. https://www.euractiv.fr/section/elections/news/europeennes-le-parti-polonais-pis-ouvert-a-une-collaboration-entre-le-cre-le-ppe-et-lid/
  70. « Qui sont les candidats aux élections européennes de 2024 ? », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  71. (en-US) Tara Varma et Sophie Roehse, « Why should Americans care about the European Parliament election? », sur Brookings, (consulté le ).
  72. Nick Alipour (trad. Jeanne Manikieu), « Européennes 2024 : le débat entre les têtes de listes montre les faiblesses du système des Spitzenkandidaten », sur Euractiv, (consulté le ).
  73. Jorge Liboreiro, « Présidence de la Commission européenne : les 3 moments clés du premier débat avec les candidats », sur Euronews, (consulté le ).
  74. (en) « Episode 10: What do voters want? and what do candidates promise? », sur Euronews, (consulté le ).
  75. « Débat Eurovision : plus de détails révélés », sur ebu.ch, (consulté le )
  76. (ro) « Dezbaterea dintre candidații principali la președinția Comisiei Europene », sur juridice.ro, (consulté le )
  77. (en-US) « Eurovision debate between lead candidates for the Commission presidency » (consulté le )
  78. https://www.diaridebarcelona.cat/w/ultradreta-queda-fora-gran-debat-electoral-europeu-per-no-tenir-cap-llista-
  79. https://www.agensir.it/quotidiano/2024/5/14/elezioni-europee-il-23-maggio-dibattito-in-eurovisione-tra-i-candidati-alla-presidenza-della-commissione/
  80. https://europeannewsroom.com/de/die-extreme-rechte-bleibt-aus-der-grossen-europaeischen-wahldebatte-ausgeschlossen-da-sie-keinen-spitzenkandidaten-hat/
  81. https://lovinmalta.com/lifestyle/eurovision/eurovision-debate-commission-president-candidates-to-meet-and-discuss-next-week/
  82. « European Parliament (via Public) / Eurovision debate between lead candidates for the Commission presidency » (consulté le ).
  83. « Élections européennes : après le scrutin, la bataille pour la présidence de la Commission européenne » (consulté le ).
  84. https://www.euronews.com/my-europe/2024/05/23/european-election-candidates-go-head-to-head-in-live-televised-stand-off
  85. https://www.rtbf.be/article/suivez-notre-direct-a-15h-pour-decouvrir-le-debat-entre-les-candidats-a-la-presidence-de-la-commission-europeenne-11377550
  86. https://euobserver.com/eu-elections/ar747b139b
  87. « La nationalisation des élections européennes », sur France Culture, (consulté le ).
  88. « Élections européennes [1/9] : l'Allemagne à la recherche d'un nouvel équilibre | RCF » (consulté le ).
  89. « Le retour de la Pologne ? : épisode • 2 du podcast Élections européennes 2024 : les enjeux » (consulté le ).
  90. Pierre Avril, La campagne électorale allemande émaillée de violences, lefigaro.fr, 5 juin 2024
  91. a et b « Adeno – Applications sur Google Play », sur play.google.com (consulté le ).
  92. « Elections européennes : les Engagés lancent une application pour mieux connaître l’Europe - ladepeche.fr », sur lepetitjournal.com, (consulté le ).
  93. « François Mari, étudiant à l'IE à Madrid et créateur d'Elyze, lance l'appli Adeno », sur lepetitjournal.com, (consulté le ).
  94. « Des étudiants créent une application pour guider les jeunes dans leur vote aux Européennes », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
  95. « Adeno dans l'App Store », sur App Store, (consulté le ).
  96. a b et c « Élections européennes, les applis qui aident à savoir pour qui voter », sur makesense.org, (consulté le ).
  97. « VoteTracker.eu », sur votetracker.eu (consulté le ).
  98. a b et c (en) « FAQ », sur EUROMAT (consulté le )
  99. « AGENCE EUROPE - Une application de l'Institut universitaire européen de Flo... » (consulté le ).
  100. (en) « Euandi 2024 | European elections | Survey » (consulté le ).
  101. « New EU&I platform launched to help voters navigate European Parliament Elections | UCD Research » (consulté le ).
  102. (en) « Palumba - If this cute pigeon can’t help you vote in June, nothing will. », sur www.palumba.eu (consulté le )
  103. Jean Delaunay, « Une application de type Tinder permet aux électeurs de rechercher des amis électoraux », sur L'Observatoire de l'Europe, (consulté le )
  104. a b et c « Européennes 2024 : ces plateformes qui vous aident à choisir votre candidat - Capital.fr », sur capital.fr, (consulté le ).
  105. Maxime Lasserre, « Candidator vous aide à bien choisir votre candidat », sur Candidator (consulté le ).
  106. « ORIENTACTION » (consulté le ).
  107. « Européennes 2024 : notre quiz pour savoir de quel député européen vous êtes le plus proche », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  108. Par Victor Alexandre et Thomas Lecomte et Louis Valleau Le 23 mai 2024 à 12h14, « Élections européennes : comparez vos convictions aux votes des députés sortants avec notre simulateur », sur leparisien.fr, (consulté le )
  109. « Lancement du Test électoral 2024 » (consulté le ).
  110. La Libre, « Test électoral » (consulté le ).
  111. (en-GB) « Becoming an MEP does not have to cost much », sur POLITICO, (consulté le )
  112. https://www.researchgate.net/publication/241736897_Second-Order_Elections_but_also_%27Low-Cost%27_Campaigns_National_Parties_and_Campaign_Spending_in_European_Elections_A_Comparative_Analysis
  113. « Combien coûte une campagne pour les élections européennes 2019 ? », sur TF1 INFO, (consulté le )
  114. (en-GB) « Orbán leads the way in EU election advertising », sur POLITICO, (consulté le )
  115. Charles Szumski, « Après son agression et un score décevant aux Européennes, la Première ministre danoise souhaite une nouvelle dynamique », sur www.euractiv.fr, (consulté le )
  116. a b c d et e « Elections européennes 2024 : comment la désinformation s'est invitée dans la campagne chez nos voisins européens », sur Franceinfo, (consulté le )
  117. « Élections européennes : un groupe pro-russe revendique des cyberattaques aux Pays-Bas », sur euronews, (consulté le )
  118. « European Union | European Parliament » [archive du ] (consulté le )
  119. « Résultats des européennes 2024 : quels sont les grands enseignements du scrutin à l'échelle de l'UE ? », sur Franceinfo, (consulté le )
  120. Paul Messad, « Européennes : le RN envoie la plus importante délégation du Parlement européen », sur www.euractiv.fr, (consulté le )
  121. (en-GB) « EU elections live: Macron calls snap elections as far-right support surges in European elections » [archive du ], sur BBC News (consulté le )
  122. « Emmanuel Macron au Figaro Magazine : «J’y vais pour gagner !» », sur Le Figaro, (consulté le )


Voir aussi

modifier

Articles connexes

modifier

Liens externes

modifier

Sur les autres projets Wikimedia :