Parti des conservateurs et réformistes européens

parti politique européen

Parti des conservateurs et réformistes européens
Image illustrative de l’article Parti des conservateurs et réformistes européens
Logotype officiel.
Présentation
Présidente Giorgia Meloni
Fondation
Scission de Parti populaire européen
Union pour l'Europe des nations
Siège 4 rue du Trône
1000 Bruxelles[1]
Secrétaire général Anna Fotyga
Think tank Nouvelle direction (en)
Organisation de jeunesse Jeunes conservateurs européens (en)
Positionnement Centre droit à droite avec des factions d'extrême droite[2],[3]
Idéologie Conservatisme[4]
Euroscepticisme[4]
Factions :
Populisme de droite
Libéralisme économique[4]
Groupe au Parlement européen Conservateurs et réformistes européens
Affiliation internationale Union démocrate internationale
Couleurs Bleu
Site web ecrparty.eu
Présidents de groupe
Parlement européen Raffaele Fitto et Ryszard Legutko
Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe Ian Liddell-Grainger (CE)
Représentation
Députés européens
62  /  705
Conseil européen
(chefs d'État ou de gouvernement)
1  /  27
Commission européenne
1  /  27
Chambres hautes nationales
324  /  2714
Chambres basses nationales
1004  /  9874

Le Parti des conservateurs et réformistes européens (en anglais : European Conservatives and Reformists Party, ECR Party), anciennement Alliance des conservateurs et réformistes européens (AECR) (2009-2016) et Alliance des conservateurs et réformistes en Europe (ACRE) (2016-2019), est un parti politique européen de droite. Il est lié au groupe des Conservateurs et réformistes européens (CRE) du Parlement européen et au think tank New Direction - Foundation for European Reform.

Le parti a été fondé le , après la création de l'ECR à la suite des élections européennes de 2009. Il a été officiellement reconnu par le Parlement européen en . Il est constitué de partis nationaux issus de pays membres de l'Union européenne mais aussi de partis issus de pays européens non-membres de l'UE comme la Turquie avec l'AKP par exemple.

HistoireModifier

La création du parti conservateur européen a été annoncée le par le Parti conservateur britannique, qui a quitté l'ex-Groupe du Parti populaire européen et des Démocrates européens (PPE-DE) devenu le groupe du Parti populaire européen (PPE).

Le , cette création est officiellement et simultanément annoncée à Londres et à Prague (par les conservateurs et l'ODS) d'un groupe de 54 élus du Parlement européen (les 26 conservateurs et unionistes britanniques, les 15 Polonais de Droit et justice et les 9 ODS ; en font également partie un Belge, Jean-Marie Dedecker, un Hongrois du Forum démocrate hongrois (ancien PPE), un Letton de Pour la patrie et la liberté/LNNK (ancien UEN) et un Néerlandais de l'Union chrétienne[6].

Il est officiellement constitué lors de la première session du Parlement, le .

L'Action électorale polonaise de Lituanie rejoint ce groupe en .

Mirek Topolánek, chef de file de l'ODS, n'excluait pas en [7] la participation à ce groupe des futurs élus sur les listes paneuropéennes Libertas, parmi lesquels, en France, on trouve le MPF de Philippe de Villiers et le CPNT. Ceci ne se fit cependant pas. Ces élus rejoignirent le nouveau groupe Europe libertés démocratie (ELD).

Michał Kamiński, candidat malheureux à l'un des postes de vice-président du parlement européen, est finalement désigné président du groupe ECR[8].

Le , l'Italienne Cristiana Muscardini rejoint ce groupe pour en devenir une des vice-présidents, avec un parti, le Mouvement des conservateurs et des réformistes sociaux, qu'elle vient de fonder. Remplaçant Mario Mauro, Susy De Martini de La Droite rejoint ce groupe en .

Après les élections du 25 mai 2014, le groupe ECR accepte les adhésions du Parti populaire danois (quatre députés) et des Vrais Finlandais (2) en provenance du groupe Europe libertés démocratie, du parti allemand Familie, ainsi que les deux partis slovaques (OĽaNO) et NOVA, et le parti des Grecs indépendants. Le , sont admis l'Alternative pour l'Allemagne et la Bulgarie sans censure suivies du Parti politique réformé néerlandais le , puis de la Nouvelle Alliance flamande le , ce qui lui donnerait 68 députés européens.

MembresModifier

Pays Parti Députés européens Députés nationaux Date d'adhésion
  Albanie Parti républicain d'Albanie pas dans l'UE
0  /  140
2017
  Allemagne Réformateurs libéraux-conservateurs
0  /  99
0  /  631
2016
  Arménie Arménie prospère pas dans l'UE
25  /  132
2014
  Azerbaïdjan Front populaire d'Azerbaïdjan pas dans l'UE
0  /  125
2015
  Biélorussie Parti du front populaire biélorusse pas dans l'UE
0  /  110
2017
  Bulgarie Recharger la Bulgarie
0  /  17
0  /  160
2014
  Chypre du Nord Parti de l'unité nationale pas dans l'UE
21  /  50
2017
  Croatie Parti conservateur croate
1  /  11
0  /  151
2015
  Espagne Vox (parti politique)
3  /  54
52  /  350
2019
  Finlande Réforme bleue (Finlande)
0  /  13
0  /  200
2017
  France Debout la France
0  /  79
2  /  577
2019
  Géorgie Mouvement démocrate-chrétien (en) pas dans l'UE
0  /  150
2012
Parti conservateur de Géorgie pas dans l'UE
3  /  150
2014
  Îles Féroé Parti du peuple pas dans l'UE
8  /  33
2013
  Islande Parti de l'indépendance pas dans l'UE
16  /  63
2011
  Italie Frères d’Italie
6  /  73
35  /  630
2019
  Lettonie Alliance nationale
2  /  8
12  /  100
2014
  Lituanie Action électorale polonaise de Lituanie
1  /  11
8  /  141
2009
  Luxembourg Parti réformiste d'alternative démocratique
0  /  6
4  /  60
2010
  Moldavie Parti Șor pas dans l'UE
7  /  101
2018
  Monténégro Mouvement pour les changements pas dans l'UE
5  /  81
2015
  Pays-Bas Forum pour la démocratie
3  /  26
2  /  150
2019
  Pologne Droit et justice
26  /  51
197  /  460
2009
  Tchéquie Parti démocratique civique
4  /  21
23  /  200
2009
  Roumanie Alliance pour l'unité des Roumains
0  /  33
33  /  330
2021
  Roumanie Alternative droite
0  /  32
0  /  329
2016
  Royaume-Uni Parti conservateur pas dans l'UE
365  /  650
2009
Parti unioniste d'Ulster pas dans l'UE
2  /  650
2009
  Slovaquie Parti civique conservateur
0  /  13
0  /  150
2011
NOVA
0  /  13
2  /  150
2014
  Suède Démocrates de Suède
3  /  20
62  /  349
2018
  Turquie Parti de la justice du développement pas dans l'UE
291  /  600
2013

Partenaires en dehors de l'EuropeModifier

Le Parti des conservateurs et réformistes européens dispose de dix partenaires à travers le monde, en dehors de l'Europe.

Pays Parti politique Députés nationaux Date d'adhésion
  Australie Parti libéral
45  /  150
2014
  Canada Parti conservateur
98  /  338
2012
  Colombie Centre démocratique
32  /  172
2017
  États-Unis Parti républicain
245  /  435
2014
  Israël Likoud
30  /  120
2016
  Kenya Parti du jubilé (en)
171  /  349
  Maldives Parti progressiste des Maldives
26  /  85
  Maroc Parti de l'Istiqlal
60  /  395
2014
  Nouvelle-Zélande Parti national
59  /  121
2014
  Tunisie Afek Tounes
2  /  217
2015

Anciens membresModifier

Lors de la 7e législature, les députés européens Anna Rosbach (Danemark), Lajos Bokros (Hongrie), Roberts Zīle (Lettonie, anciennement Pour la patrie et la liberté), Adam Bielan et Michał Kamiński (Pologne) étaient membres de ce parti.

RéférencesModifier

  1. (en) « Contact », sur aecr.eu (consulté le 9 février 2016).
  2. « Conservative Eurosceptic alliance reaches out to far-right », sur Financial Times,
  3. « Italian 'post-fascist' far-right party joins Tories' EU-wide political group set up by David Cameron », sur Independent,
  4. a b et c Wolfram Nordsieck, « European Union » [archive du ], sur Parties and Elections in Europe, (consulté le 30 mai 2019)
  5. « William Hague gives a reply (if not an answer) to the question: "What does 'We will not let matters rest there' actually mean in practice?" » [archive du ], ConservativeHome, (consulté le 24 juin 2009)
  6. Pendant 24 heures, un Finlandais du Parti du centre, Hannu Takkula, a signé la motion de constitution du groupe alors que le Parti du centre est membre du ELDR, mais il revient sur sa décision le lendemain pour se réinscrire au groupe de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe.
  7. « Mirek Topolánek sous les feux de l’actualité », Radio Praha,‎ (lire en ligne, consulté le 6 novembre 2018).
  8. « Conservateurs et réformateurs européens : Michał Kamiński », sur europarl.europa.eu, (consulté le 18 juillet 2009).

Voir aussiModifier

Article connexeModifier

Lien externeModifier