Parti de la gauche européenne

Parti de la gauche européenne
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Logotype officiel.
Présentation
Président Heinz Bierbaum
Fondation et
Siège 30, rue Parnasse 1050 Bruxelles, Belgique
Groupe au parlement européen Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique
Positionnement Gauche radicale[1],[2] à extrême gauche
Idéologie Communisme[3],[4]
Socialisme démocratique[4]
Écosocialisme[5]
Antilibéralisme
Socialisme
Anticapitalisme
Couleurs Rouge
Site web european-left.org
Présidents de groupe
Parlement européen Martin Schirdewan (GUE/NGL)
Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe Tiny Kox (GUE)
Représentation
Députés européens
15  /  705

Le Parti de la gauche européenne (en anglais, European Left Party ou ELP) est un parti politique européen créé au congrès constitutif des 8 et à Rome et dont les membres sont des partis socialistes, communistes, « rouge-verts » et d'autres partis démocratiques de gauche de l'Union européenne. Le parti permet aussi les adhésions à titre individuel pour les adhérents des partis membres. Son premier congrès « ordinaire » s'est tenu à Athènes les 29 et .

Il est présidé depuis le congrès de Malaga (-)[6].

ProgrammeModifier

Ce parti politique se veut anti-capitaliste et se prononce pour une autre Europe et pour donner un autre contenu à l'Union européenne : dégagée de la tutelle de l'OTAN, ouverte au Sud, offrant un modèle social européen alternatif aux règles de la mondialisation capitaliste et de la « concurrence libre et non faussée », active pour la protection de l'environnement et le respect des droits de l'homme, étendant le droit à la citoyenneté à tous ceux qui vivent en Europe. À ce titre, le PGE s'est prononcé en 2005 contre le projet de Constitution européenne et pour une réorientation des politiques européennes impliquant une remise en cause du Pacte de stabilité et du rôle de la Banque centrale européenne.

Présidents du PGEModifier

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Partis membres du PGEModifier

En 2018, les partis membres sont[7] :

Partis membresModifier

Pays Parti Chambre basse Chambre haute Parlement européen
  Allemagne Die Linke
69  /  709
4  /  69
5  /  96
  Autriche Parti communiste d'Autriche (KPÖ)
0  /  183
0  /  61
0  /  18
  Biélorussie Parti de la gauche biélorusse « Un monde juste »
0  /  110
0  /  64
Pas dans l'UE
  Bulgarie Gauche bulgare
0  /  240
0  /  17
  Danemark Liste de l'unité (Ø)
13  /  179
1  /  13
  Estonie Parti de la gauche unie d'Estonie (EÜVP)
0  /  101
0  /  7
  Finlande Alliance de gauche (VF)
16  /  200
1  /  14
Parti communiste de Finlande (1997) (SKP)
0  /  200
0  /  14
  France Parti communiste français (PCF)
12  /  577
14  /  348
0  /  79
  Grèce SYRIZA
86  /  300
6  /  21
  Hongrie Parti ouvrier de Hongrie 2006 - Gauche européenne
0  /  199
0  /  21
  Italie Parti de la refondation communiste (PRC)
0  /  630
0  /  315
1  /  76
  Luxembourg La Gauche
2  /  60
0  /  6
  Moldavie Parti des communistes de la république de Moldavie (PCRM)
0  /  101
Pas dans l'UE
  Portugal Bloc de gauche (BE)
19  /  230
2  /  21
  Royaume-Uni Left Unity
0  /  650
0  /  796
Pas dans l'UE
  Tchéquie La Gauche (cs)
0  /  200
0  /  81
0  /  21
  Roumanie Parti socialiste roumain (PSR)
0  /  369
0  /  136
0  /  33
  Serbie Parti de la gauche radicale (en) (PRL)
0  /  150
Pas dans l'UE
  Slovénie La Gauche (Slovénie)
8  /  90
0  /  8
  Espagne Gauche unie et alternative (EUiA)
1  /  135
2  /  47
0  /  54
Izquierda Unida (IU)
6  /  350
0  /  266
1  /  54
Parti communiste d'Espagne
8  /  350
3  /  266
2  /  54
  Suisse Parti suisse du travail (PST-POP)
1  /  200
Pas dans l'UE

Double appartenanceModifier

Certains de ces partis membres ont la double appartenance avec la Gauche anticapitaliste européenne. C'est le cas d'Esquerra unida i alternativa, du Bloc de gauche, du Parti de la liberté et de la solidarité[8].

Ex-membresModifier

  •   Hongrie : Parti ouvrier hongrois (Magyar Kommunista Munkáspárt). Le Comité central du Parti communiste ouvrier hongrois a décidé de quitter le Parti de la gauche européenne le [9].
  •   Allemagne : Parti communiste allemand. Le Parti communiste allemand, réuni en congrès le , a décidé d'abandonner son statut d'observateur et de quitter le Parti de la gauche européenne[10]. Le DKP entend par là mettre l'accent sur le travail de fond avec les partis communistes frères.
  •   Saint-Marin : Gauche unie. Le , le parti est dissous et il est fusionné au sein du nouveau Parti socialiste-démocrate de gauche[11].
  •   France : Parti de gauche : Le PG avait rejoint le PGE en , suite à son troisième congrès (Le Mans). Il a toutefois suspendu sa participation en , à cause de la réélection de Pierre Laurent, secrétaire du PCF, à la tête du groupe (en réaction aux alliances du PCF avec le PS aux élections municipales françaises de 2014). Cette suspension a pris fin deux mois plus tard. Lors de son cinquième congrès en 2018 à Villejuif, le PG vote la sortie du PGE, en réaction à la présence maintenue de SYRIZA au PGE et la politique du gouvernement Tsipras en Grèce[12].
  •   Belgique : Parti communiste[13].

SourcesModifier

RéférencesModifier

  1. « L'extrême-gauche aux élections européennes 2014 », sur Toute l'Europe, (consulté le 2 janvier 2018).
  2. « Les gauches radicales inquiètent Bruxelles », sur Le Temps, (consulté le 2 janvier 2018).
  3. https://www.humanite.fr/politique/le-pge-fait-front-commun-pour-refonder-l-europe-555493 La réélection du communiste Pierre Laurent avec 78 % des voix à la tête du PGE lors du congrès de Madrid les 14 et 15 décembre 2013 confirme la prééminence de la sensibilité communiste au sein du PGE. À noter que la base programmatique menée par Pierre Laurent a été reconduite lors du congrès de Madrid par 84,6 % des délégués.
  4. a et b Wolfram Nordsieck, « European Union » [archive du ], sur Parties and Elections in Europe, (consulté le 30 mai 2019).
  5. http://www.lepartidegauche.fr/actualites/actualite/coup-tonnerre-ecosocialiste-au-congres-parti-la-gauche-europeenne-26265 La motion faisant référence à l'écosocialisme, avec 48 % des suffrages, n'a pas obtenu la majorité absolue au congrès de Madrid du PGE les 14 et 15 décembre 2013. Elle est la motion qui a reçu le moins de voix (les motions étant votées les unes après les autres, et non pas les unes contre les autres).
  6. Gaël de Santis, « Europe. Le PGE veut pousser l'UE à gauche », sur L'Humanité, .
  7. Liste des partis membres du Parti de la gauche européenne, sur le site du PGE.
  8. Liste des partis membres de la Gauche anticapitaliste européenne, sur le site de la Gauche anticapitaliste européenne.
  9. Résolution du comité central du parti des travailleurs communistes hongrois, 29 avril 2009.
  10. « Le Parti communiste allemand (DKP) quitte le Parti de la gauche européenne (PGE) », .
  11. (it) « San Marino: si scioglie Sinistra Unita. D'Ambrosio, le persone fanno la differenza », sur smtvsanmarino.sm, .
  12. « Le Parti de gauche quitte le Parti de la gauche européenne », Politis.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 3 juillet 2018).
  13. Julien Hannotte, « Pourquoi le PCB a quitté le Parti de la Gauche Européenne (PGE) », sur www.particommuniste.be (consulté le 22 juillet 2018).

BibliographieModifier

  • Samuel Jaberg, « Denis de la Reussille, un communiste pragmatique à Berne », swissinfo.ch,‎ (lire en ligne, consulté le 31 mars 2016)
  • Le Monde, « Au Front de gauche, nouvelle fissure entre communistes et mélenchonistes », Le Monde,‎ (lire en ligne)

ComplémentsModifier

Articles connexesModifier

Lien externeModifier