Socialisme ou barbarie

Organisation révolutionnaire française

Socialisme ou barbarie
Image illustrative de l’article Socialisme ou barbarie
Quelques numéros de la revue Socialisme ou barbarie, publiée par l'organisation du même nom.

Pays Drapeau de la France France
Zone de diffusion France
Langue Français
Périodicité Trimestriel
Genre Critique révolutionnaire
Prix au numéro De 90 francs à 4 nouveaux francs
Diffusion 1000 ex.
Fondateur « Pierre Chaulieu » (Cornelius Castoriadis) et « Claude Montal » (Claude Lefort)
Date de fondation Mars-Avril 1949 (1er numéro)
Date du dernier numéro Juin-Août 1965 (40e numéro)
Ville d’édition Paris

Comité éditorial « Paul Cardan/Pierre Chaulieu » (Cornelius Castoriadis) ; « Marc Foucault » (Jean Laplanche) ; « André Garros » (Jacques Signorelli) ; « Philippe Guillaume » (Cyrille Rousseau de Beauplan) ; « François Laborde » (Jean-François Lyotard) ; « Claude Montal » (Claude Lefort) ; « Daniel Mothé » (Jacques Gautrat) ; « J. Seurel » (Fabri) ; « R. Maille » (Alberto Vega).
ISSN 2019-8116

Socialisme ou barbarie est une revue politique publiée de 1949 à 1965 par l'organisation française Socialisme ou Barbarie[n 1]. L'organisation et la revue sont créées en 1949 par un groupe de militants emmenés par Cornelius Castoriadis et Claude Lefort.

D'orientation marxiste antistalinien, critique du trotskisme et proche du communisme de conseils, ce groupe promeut la révolution en menant des activités militantes auprès des ouvriers et des salariés. Pour propager ses idées, il publie une revue à son nom : Socialisme ou barbarie (sous-titrée « Organe de critique et d'orientation révolutionnaire ») ; et il diffuse deux bulletins : Tribune ouvrière et Pouvoir ouvrier.

Dans sa revue, le groupe propose des analyses et des critiques des grèves et de l'organisation du travail, de l'actualité politique française et internationale, des révolutions et des mouvements d'indépendance. Aussi, dans des articles plus théoriques, le groupe interroge la nature des régimes politiques de l'URSS et de la Chine, et il examine l'évolution du capitalisme et des sociétés occidentales libérales. Enfin, numéro après numéro, le groupe étudie l'histoire du mouvement ouvrier et il observe l'expérience du prolétariat afin d'identifier les conditions qui permettraient aux ouvriers de s'auto-organiser et d'instaurer un régime politique socialiste.

Des différences de vues quant à la manière de se constituer en organisation révolutionnaire, puis des analyses divergentes quant à l'évolution du capitalisme entraînent deux scissions du groupe (l'une en 1958, l'autre en 1963) ; ces scissions l'affaiblissent : la revue cesse de paraître en 1965, l'organisation s'auto-dissout en 1967.

Revue au lectorat et au tirage limités, le crédit dont jouit Socialisme ou barbarie aujourd'hui (XXIe siècle) repose, d'abord, sur les analyses contenues dans les articles consacrés aux régimes soviétique et chinois, et sur les réflexions exposées dans les articles consacrés à l'auto-organisation ouvrière ; ensuite, sur les prises de position du groupe au sein de la gauche contemporaine (par exemple : leurs critiques du Parti communiste français et du tiers-mondisme) ; enfin, sur la notoriété postérieure de certaines plumes de la revue : Cornelius Castoriadis, Claude Lefort, Jean-François Lyotard ou Daniel Mothé[n 2]. Quant aux actions et activités militantes de Socialisme ou Barbarie, elles ont laissé peu de traces.

HistoriqueModifier

Les débutsModifier

En 1946, se constitue dans le cadre du Parti communiste internationaliste (PCI) la « tendance Chaulieu-Montal » qui prend le nom de « Socialisme ou Barbarie »[n 3]. Ses principaux représentants sont Cornelius Castoriadis (« Pierre Chaulieu ») et Claude Lefort (« Claude Montal »)[6].

En 1948, Socialisme ou Barbarie, reprenant des analyses proches de celles de la tendance Johnson-Forest aux États-Unis, quitte le PCI et, d'une façon plus générale, s'éloigne des positions trotskistes, en particulier de la conception de l'URSS comme « État ouvrier dégénéré ».

En 1949, le groupe commence à éditer la revue Socialisme ou Barbarie, qui dure jusqu'en 1965 ; s'y ajoutera un supplément mensuel, Pouvoir Ouvrier, de 1959 à 1963[rp 1].

En 1951, le groupe est rejoint par une des deux tendances de la Fraction française de la gauche communiste internationale (FFGCI), incluant une partie des membres de l'Union communiste d'avant-guerre.

Les idées principalesModifier

Socialisme ou Barbarie combat le stalinisme sous toutes ses formes, et développe un marxisme anti-dogmatique. Elle considère l'URSS et tous les pays dits « socialistes » comme un capitalisme d'État, une société d'exploitation dirigée par une nouvelle classe dominante (la bureaucratie), « trompeusement intitulé "socialiste", où les dirigeants de l’État et de l’économie prennent la place des patrons privés cependant que la situation réelle du travailleur reste inchangée »[7].

Bien que fortement influencé par Castoriadis, le groupe comporte dès sa création différents courants. Il est donc difficile de présenter un exposé des thèses du groupe. On peut cependant dégager quelques idées-clés :

  • Au centre de la démarche de SouB se trouve l'analyse des organisations « ouvrières » françaises : « Nous découvrions en celles-ci autre chose que de mauvaises directions dont il aurait fallu corriger les erreurs et dénoncer les trahisons ; nous découvrions qu'elles participaient au système d'exploitation en tant que formes d'encadrement de la force de travail » (Lefort, SouB, no 26).
  • La principale contradiction de notre époque est celle contenue dans l'aliénation de l'ouvrier : « Cette contradiction ne sera supprimée que par l'instauration de la gestion collective des travailleurs sur la production et la société » (Castoriadis, SouB, no 31).
  • Traduite en termes de classes, cette contradiction s'exprime par la lutte qui oppose les exploités/salariés/exécutants aux exploiteurs/dirigeants. Ce qui compte, et le cas de l'URSS est significatif puisque la bureaucratie y règne sans partage, c'est la possession de fait de l'appareil de production dans ses moindres rouages.
  • Le prolétariat fait une expérience de cette phase bureaucratique du capitalisme qui peut le conduire à une critique de la vie sous le capitalisme beaucoup plus profonde et généralisée que par le passé. Il peut ainsi donner forme à un renouveau du projet socialiste, à un « programme d'humanisation du travail et de la société » (Castoriadis, SouB, no 31). Il en résulte, surtout sur la fin de SouB, l'affirmation d'une idéologie auto-gestionnaire où la production est soumise à la gestion ouvrière.
  • Une nouvelle organisation révolutionnaire est nécessaire. La tâche de cette organisation n'est pas de diriger les luttes, mais d'aider les travailleurs à conduire des luttes autonomes grâce à un travail d'information sur les luttes les plus exemplaires. Encore ce point n'était-il pas évident pour tous. Il suffit pour le comprendre de réfléchir à ce que sous-entend ce passage d'une lettre de Castoriadis à Anton Pannekoek : «... Que devrait-elle faire (une avant-garde minoritaire) si, représentant 45 % des Conseils, elle apprend qu'un parti néo-stalinien quelconque se prépare à prendre le pouvoir pour le lendemain ? Ne devra-t-elle pas tâcher de s'en emparer immédiatement ? ». À la même époque Anton Pannekoek jugeait ainsi SouB : « Ils ne sont pas libérés du "virus" bolchévique, inoculé par Trotsky, de "l'avant-garde" et du parti révolutionnaire qui doit faire la révolution ou en prendre la direction... ».
  • L'alternative qui se pose à l'humanité est plus que jamais le « socialisme » fondé sur le pouvoir des conseils ouvriers, ou la « barbarie » dont la forme moderne est le pouvoir totalitaire de la bureaucratie. La théorisation de cette alternative ira pour certaines « barbares » jusqu'à la croyance en l'impossibilité d'une reprise de la lutte de classe hors de la perspective d'une troisième guerre mondiale qui « réveillerait » le prolétariat.

Des divergences finissent par se cristalliser. Socialisme ou Barbarie est marquée par deux scissions importantes.

La scission de 1958Modifier

 
Quatrième de couverture d'une brochure diffusée par Socialisme ou barbarie en décembre 1956 intitulée : « L'insurrection Hongroise. Questions aux militants du P.C.F. ».

En 1951, un premier conflit éclate entre ceux qui veulent œuvrer à la création d'un parti révolutionnaire structuré basé sur un programme politique (Castoriadis), et ceux qui, comptant sur un regroupement spontané de l'avant-garde ouvrière au cours d'une période révolutionnaire, voient SouB comme un lieu de discussion et de critique révolutionnaire. Ce conflit aboutit au départ (provisoire) de Claude Lefort et de quelques autres militants. Lefort estime que tout parti est un organisme artificiel, « c’est-à-dire fabriqué en dehors du prolétariat », et préconise un travail de liaison entre les noyaux multiples de militants organisant librement leur activité[8].

En 1958, après l'arrivée au pouvoir de Charles de Gaulle le 13 mai, une autre crise éclate sur le même thème, dans une situation nouvelle qui a vu un afflux de nouveaux membres (notamment étudiants). Celle-ci aboutit en au départ d'une vingtaine de militants regroupés autour de Lefort et de Henri Simon (« Roger Berthier »). Ceux-ci créent alors le groupe Informations et liaisons ouvrières[9].

La scission de 1963Modifier

De son côté, Castoriadis et d'autres militants, tout en rejetant le type léniniste du parti, se prononcent pour le développement d'une organisation politique spécifique, basée sur un programme d'action en vue d'aider l'avant-garde ouvrière à développer sa prise de conscience politique.

À partir de 1960, les analyses développées par Castoriadis (sous le nouveau pseudonyme de « Paul Cardan ») aboutissent au rejet du marxisme et à une nouvelle vision du monde : extension des régimes bureaucratiques et bureaucratisation croissante de la société capitaliste ; transformation de la société en une pyramide où la majorité des hommes soumis à l'aliénation pourront être poussés à combattre le système hors de toute lutte de classe. Ceci dans le contexte d'un régime capitaliste/bureaucratique désormais capable d'éliminer les crises, d'assurer « perpétuellement » la croissance et l'augmentation du niveau de vie.

 
Exemplaire de la revue Pouvoir ouvrier en [10].

En opposition aux thèses de Castoriadis, la moitié des militants, rassemblés autour de Jean-François Lyotard (« François Laborde »), Pierre Souyri (« Pierre Brune ») et Alberto Vega (« R. Maille »), forment une « anti-tendance » à partir de 1960. Ils se réclament des positions initiales de SouB et s'opposent à la transformation du groupe en un cercle d'intellectuels. Ce groupe se sépare en juillet 1963, il poursuit la publication de Pouvoir ouvrier dont il prend le nom, jusqu'à sa dissolution en 1969[11]. Certains éléments issus de PO participeront, après un passage aux « Cahiers de Mai », à la constitution de la Gauche Marxiste (journal Lutte Continue).

Socialisme ou Barbarie s'auto-dissout en 1967, sur proposition de Castoriadis qui préfère se consacrer à des tâches de « reconstruction théorique ».

Pouvoir OuvrierModifier

Pouvoir ouvrier est un groupe conseilliste issu de Socialisme ou barbarie et fondé en par Jean-François Lyotard, Pierre Souyri et Alberto Vega[12].

Pouvoir Ouvrier réagit aux nouvelles orientations de Castoriadis (« rompre avec le marxisme parce que Marx s'est trompé, ce n'est après tout qu'une attitude de dévot ulcéré qui se met à blasphémer »), s'oppose au concept de « destruction du Capital » défendu par Socialisme ou Barbarie et prône à la place la « gestion ouvrière et démocratique » de l'économie.

En 1967, le groupe de La Vieille Taupe est exclu de Pouvoir ouvrier qui s'auto-dissout fin 1969[13].

AnnexesModifier

Chronologie de SouBModifier

Des membres de SouBModifier

Parmi toutes les militantes et tous les militants qui rejoignent SouB, certains jouissent déjà d'une petite notoriété (comme Guy Debord[14],[rp 2]) ; d'autres, tels les fondateurs, accèdent à la reconnaissance (soit pour leurs écrits, soit pour leurs engagements) longtemps après la dissolution du groupe et la disparition de la revue[n 4]. Ci-dessous, sont brièvement présentés des membres moins connus du groupe SouB :

Quelques membres de l'organisation Socialisme ou Barbarie
Marie-Rose Berland (pseudo : « Renée Sauguet »), modiste et peintre, participe à la fondation du groupe lorsque la tendance « Chaulieu-Montal » quitte le P.C.I.. Elle prend les notes lors des réunions et tient la trésorerie du groupe. En 1961, elle quitte SouB et adhère au Parti socialiste unifié (P.S.U.). Pierre Borel, professeur certifié, est l’un des membres fondateurs de SouB. Adhérant au S.N.E.S.-F.E.N., il milite dans le courant de l’École émancipée. Après la scission de 1958, il s’éloigne du groupe et il adhère en 1960 au P.S.U.. Raymond Hirzel (pseudo : « Raymond Bourt ») rejoint le groupe SouB en 1950 en compagnie d'une partie des F.F.G.C.I.. Ouvrier et militant actif chez Renault, il participe à la création du journal Tribune ouvrière avec Mothé. Après la première scission de SouB en 1958, il s'éloigne du groupe autour des années 1960. Édouard Renard est maître d’internat à Caen de 1957 à 1958 lorsqu'il commence à militer à SouB. Maître auxiliaire de 1958 à 1961, il adhère au syndicat S.N.E.S.-F.E.N. et milite activement au sein de l'École émancipée, puis il s'éloigne du groupe.
Cyrille Rousseau de Beauplan (pseudo : « Philippe Guillaume ») participe à la création de SouB. Travaillant à l'O.E.C.E., il permet à Castoriadis d'obtenir un poste d'économiste dans cette organisation. En 1963, il s'oppose à la nouvelle orientation du groupe impulsée par Castoriadis et rejoint P.O. Jacques Signorelli (pseudo : « André Garros ») rejoint le groupe SouB en 1950 avec des F.F.G.C.I.. Représentant en fournitures pour dentistes et militant actif (jusqu'à l'auto-dissolution), il défend la nécessité pour SouB de se constituer en parti révolutionnaire lors de la scission de 1958. Benno Sternberg (pseudo : « Benno Sarel »), sociologue de formation, rejoint SouB en 1950. Juif roumain ayant fuit les pogroms antisémites, il rédige de nombreux articles pour la revue consacrés à la situation de la classe ouvrière en Allemagne. Membre de SouB jusqu'à la fin, il s'oppose à la dissolution de l'organisation. Martine Vidal, enseignante et militante au sein de l'École émancipée, rejoint le groupe SouB en 1950 au côté des F.F.G.C.I.. Lors de la scission de 1963, elle s'engage dans le groupe P.O. où elle participe à la rédaction et à la confection du journal.

Des plumes de SoubModifier

À la fin des années 1940 en France, il est courant d'utiliser des pseudonymes dans les milieux politiques d'extrême-gauche ; et ce afin d'éviter toute identification par les services de police de l'État français et par les services staliniens, ainsi que par les employeurs[15],[16]. Par ailleurs, des membres de l'organisation SouB n'ont pas la nationalité française et peuvent être arrêtés et expulsés : Cornelius Castoriadis risque l'expulsion en Grèce (il n'est naturalisé qu'en 1970[17],[18]) ; quant à Alberto Vega, il n'a jamais cherché à obtenir la nationalité française[19].

Quelques plumes de la revue Socialisme ou barbarie
Auteurs Plume(s) Auteurs Plume Auteurs Plume(s)
Helen Arnold Hélène Gérard Guy Gély Henri Collet Alberto Masó R. Maille
Marie-Rose Berland Renée Sauguet Paul Hanappe Paul Tikal Georges Petit Georges Pétro
Daniel Blanchard P. Canjuers Raymond Hirzel Raymond Bourt Patrick Prado Jacques Guimet
Cornelius Castoriadis Paul Cardan

Pierre Chaulieu

Jean Delvaux

Marc Noiraud

Pierre Lanneret Camille Cyrille Rousseau de Beauplan Philippe Guillaume
René Caulé René Neuvil Jean Laplanche Marc Foucault Jacques Signorelli André Garros
Claude Chabrol Claude Martin Grace Lee Boggs Ria Stone Henri Simon Roger Berthier
Christian Descamps Serge Mareuil Claude Lefort Claude Montal Pierre Souyri Pierre Brune
Sébastien de Diesbach Sébastien Chatel Jean Léger Mercier Benno Sternberg Hugo Bell

Benno Sarel

Jacques Gautrat Daniel Mothé Jean-François Lyotard François Laborde Martine Vidal M.V.
Couvertures de trois éditions pirates d'articles issus de la revue Socialisme ou barbarie.
  • à gauche : P. Chaulieu (pseudonyme de Cornelius Castoriadis) « Les rapports de production en Russie », originellement publié dans la revue Socialisme ou barbarie n°2, mai-juin 1949 (éditions A.G.E.L., Lyon, 1969) ;
  • au centre : Peregrinus « Les Kolkhoz pendant la guerre » et P. Chaulieu (pseudo de Castoriadis) « L'exploitation des paysans sous le capitalisme bureaucratique », originellement publiés dans la revue Socialisme ou barbarie n°4, octobre-novembre 1949 (nom de l'éditeur et date de publication inconnus) ;
  • à droite : Pierre Brune (pseudo de Pierre Souyri) « La lutte des classes en Chine bureaucratique », originellement publié dans la revue Socialisme ou barbarie n°24, mai-juin 1958 (nom de l'éditeur et date de publication inconnus).

Numéros de SouBModifier

Documentation complémentaireModifier

  • Pierre Chaulieu (Cornelius Castoriadis) et Claude Montal (Claude Lefort), « Thèses présentées au IIIe congrès du P.C.I. par les camarades Chaulieu et Montal », Bulletin intérieur. Parti communiste internationaliste (Section française de la 4e Internationale, no 31,‎ , p. 1 à 8 (lire en ligne [PDF])
  • Pierre Chaulieu (Cornelius Castoriadis) et Anton Pannekoek, Correspondance 1953-1954 : Présentation et commentaire d'Henri Simon, Paris, Échanges et mouvement, (lire en ligne [PDF])

Numéros de TOModifier

  • Archives Autonomies, « Tribune Ouvrière », Numéros 1 à 82 au format pdf, sur Fragments d'Histoire de la gauche radicale,

Numéros de POModifier

  • Archives Autonomies, « Pouvoir Ouvrier », Numéros 1 à 99 au format pdf, sur Fragments d'Histoire de la gauche radicale,

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Précisions typographiques : qu'il s'agisse des membres de l'organisation ou des commentateurs (voir la « Bibliographie »), le nom de la revue et le nom de l'organisation sont orthographiés :
    • soit « Socialisme ou barbarie — Socialisme ou barbarie » ;
    • soit « Socialisme ou Barbarie — Socialisme ou Barbarie ».
    Par convention[1],[2],[3],[4], et pour respecter le nom de cette page Wikipédia :
    • Socialisme ou barbarie, en italique (et abrégé en « Soub »), renvoie à la revue ;
    • Socialisme ou Barbarie, sans italique (et abrégé en « SouB »), renvoie à l'organisation.
  2. Pour consulter les pages Wikipédia consacrées à des membres de cette organisation, voir en fin d'article : « Personnalités de SouB ».
    Certaines plumes et certains militants sont brièvement présentés en annexe : « Des plumes de Soub », « Des membres de SouB ».
  3. L'expression « socialisme ou barbarie » est reprise de Rosa Luxemburg, qui l'a utilisée pour la première fois en 1916 dans une brochure signée Junius[5].
  4. La majorité des membres de SouB ayant acquis une certaine notoriété possède une page Wikipédia. Voir en fin d'article : « Personnalités de SouB ».

Références à la bibliographieModifier

Références ponctuellesModifier

  1. Jean-Michel Durafour et François Frimat, « Présentation », Cités, no 45 « Lyotard politique »,‎ , p. 11-18 (p. 13) (lire en ligne)
  2. Bernard Quiriny, « Debord, Castoriadis et Socialisme ou Barbarie : Notes sur une "méprise" », dans Pierre Bottura et Oliver Rohe (dir.), Le cadavre bouge encore : Précis de réanimation littéraire, Paris, 10/18, coll. « Fait et cause », (lire en ligne), p. 215-249

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

SouBModifier

Recueils d'ex SouBModifier

Paroles d'ex SouBModifier

ArticlesModifier

  • Marie-France Raflin, « Socialisme ou Barbarie », Les Cahiers de l'Institut d'Histoire du Temps Présent, no 6,‎ , p. 85-93 (lire en ligne)
  • Pierre Vidal-Naquet, « Souvenirs à bâtons rompus sur Cornelius Castoriadis et Socialisme ou Barbarie », Revue européenne des sciences sociales, vol. 27, no 86 « Pour une philosophie militante de la démocratie. Autonomie et autotransformation de la société »,‎ , pp. 16-26 (lire en ligne  )
  • Philippe Raynaud, « Société bureaucratique et totalitarisme remarques sur l'évolution du groupe Socialisme ou Barbarie », Revue européenne des sciences sociales, vol. 27, no 86 « Pour une philosophie militante de la démocratie. Autonomie et autotransformation de la société »,‎ , pp. 255-268 (lire en ligne  )
  • (en) David Ames Curtis, « Socialism or Barbarism : The Alternative Presented in the Work of Cornelius Castoriadis », Revue européenne des sciences sociales, vol. 27, no 86 « Pour une philosophie militante de la démocratie. Autonomie et autotransformation de la société »,‎ , pp. 292-322 (lire en ligne  )
  • Philippe Gottraux, « Socialisme ou Barbarie : une revue iconoclaste dans la France de l’après-guerre », La Revue des revues, no 23,‎ 1997b, p. 43-68 (lire en ligne  )
  • Émeric Bréhier, « Les années 1960, âge d’or des revues politiques de la gauche française ? », La Revue des revues, no 25,‎ , p. 53-65 (lire en ligne  )
  • Thomas Feixa, « "Socialisme ou barbarie" et la révolution hongroise », Le Monde diplomatique, no 631,‎ (lire en ligne  )
  • Goulven Boudic, « Brèves réflexions sur la gestion du conflit intellectuel, à travers trois revues : Les Temps modernes, Esprit, Socialisme ou Barbarie », dans Jean Baudouin et François Hourmant (dir.), Les revues et la dynamique des ruptures, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Res Publica », (lire en ligne), p. 67-83
  • Christophe Prémat, « À la recherche de l’autonomie : le groupe ’Socialisme ou Barbarie’ et Mai 68 », sur Sens public,
  • Christophe Premat, « Les scissions internes au groupe Socialisme ou Barbarie : le retour au trotskysme ? », Dissidences, no 6,‎ , pp. 137-147 (lire en ligne [PDF])
  • Amparo Vega, « Socialisme ou Barbarie et le militantisme de Lyotard », Cités, no 45,‎ , pp. 31 à 43 (lire en ligne)
  • Nicolas Poirier, « Quel projet politique contre la domination bureaucratique ? Castoriadis et Lefort à Socialisme ou Barbarie (1949-1958) », Revue du MAUSS, no 38,‎ , pp. 185 à 196 (lire en ligne)
  • Thomas Franck, « Praxis et anti-praxis des revues intellectuelles de l’immédiat après-guerre », sur journals.openedition.org, Argumentation et Analyse du Discours, n°19,
  •  Claire Pagès, « Horizons », Rue Descartes « Socialisme ou Barbarie », no 96,‎ 2019b, p. 1-15 (lire en ligne)
  •  Martin Legros, « Socialisme ou Barbarie : L’aventure d’une lucidité radicale », Philosophie magazine, no 145,‎ décembre 2020/janvier 2021, p. 52 et 53 (lire en ligne  )

OuvragesModifier

  •  Philippe Gottraux, « Socialisme ou Barbarie » : Un engagement politique et intellectuel dans la France de l'après-guerre, Lausanne, Éditions Payot, coll. « Sciences politiques et sociales », 1997a
  •  Marie-France Raflin, « Socialisme ou Barbarie » : Du vrai communisme à la radicalité (Thèse de doctorat en Science politique, spécialité Sociologie politique, sous la direction de René Mouriaux), Paris, Institut d'études politiques de Paris, (lire en ligne [PDF])
  • (de) Andrea Gabler, Antizipierte Autonomie : Zur Theorie und Praxis der Gruppe "Socialisme ou Barbarie" (1949-1967), Hanover, Offizin,
  • Sophie Klimis, Philippe Caumières et Laurent Van Eynde (dir.), Socialisme ou Barbarie aujourd'hui : Analyses et témoignages, Bruxelles, Presses de l'Université Saint-Louis, coll. « Cahiers Castoriadis n°7 », (lire en ligne)
  • Roland Simon, Histoire critique de l'ultra-gauche, Marseille, Senonevero, (1re éd. 2009) (lire en ligne [PDF])
  • (en) Stephen Hastings-King, Looking for the Proletariat : Socialisme ou Barbarie and the Problem of Worker Writing, Chicago, Haymarket Books, (1re éd. 2014)
  •  François Dosse, Castoriadis : Une vie, Paris, La Découverte, coll. « Poche — Sciences humaines et sociales », (1re éd. 2014)
  • Claire Pagès (éd.), « Socialisme ou Barbarie », Rue Descartes, no 96,‎ 2019a (lire en ligne)
  •  Dominique Frager, Socialisme ou Barbarie : L'aventure d'un groupe (1946-1969), Paris, Syllepse, coll. « Utopie Critique »,

Site webModifier

VidéosModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Idées et courantsModifier

Personnalités de SouBModifier

Liens externesModifier