Ouvrir le menu principal

Hyperlien

Référence dans un système hypertexte pour accéder à un site web
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lien.
Hyperlien wikipedia
Hyperlien wikipedia

Un hyperlien ou lien hypertexte ou lien web ou simplement lien, est une référence dans un système hypertexte permettant de passer automatiquement d'un document consulté à un document lié. Les hyperliens sont notamment utilisés dans le World Wide Web pour permettre le passage d'une page Web à une autre à l'aide d'un clic.

Il fut inventé par Ted Nelson en 1965 dans le cadre du projet Xanadu.

Les pages Web ou les documents contenant un ou plusieurs hyperliens sont appelés les documents sources. Par exemple Wikipédia ou Google utilisent les hyperliens pour faire du référencement en ligne. En effet de nombreux termes ou de mots sont hyper-liés pour référencer leurs définitions. Les hyperliens sont souvent utilisés pour faire des références sur les tables des matières, les notes de bas de page, les bibliographies, les index, les lettres et les glossaires.

Les hyperliens sont en général bidirectionnels, on peux dire que soit ils agissent comme une ancre (Anchor link) et dans l'autre cas comme une cible (Inline link). En général sur le World Wide Web l'effet de cliquer sur l'hyperlien provoque juste un remplacement du document qui est affiché par un autre mais certains liens peuvent ouvrir le document cible dans une nouvelle fenêtre.

Sommaire

HistoireModifier

Le terme de hyperlien a été inventé en 1965 (ou possiblement en 1964) par Ted Nelson au début du projet projet Xanadu. Nelson avait été inspiré par un essai populaire (As We May Think) écrit par Vannevar Bush en 1945. Nelson a réussi a transposé le concept de recoupement automatisé de Bush et l'a rendu applicable dans le contexte informatique, cela s'appliquait à des chaines de caractères spécifiques plutôt qu'a des pages entières.

Même si la société Xanadu de Nelson a fini par être financée par Autodesk dans les années 1980, elle n'a jamais rendu ce réseau d'accès public. Pendant ce temps une équipe dirigée par Douglas Engelbart (avec Jeff Rulifson comme programmeur en chef) travaillent indépendamment. Cette équipe a été la première à mettre en place le concept d'hyperlien pour le défilement d'un seul document (1966), peu de temps après pour la connexion entre des paragraphes dans des documents séparés (1968).

En 1983 avec le NLS, Ben Shneiderman et un étudiant diplômé Dan Ostroff mettent en place les liens surlignés (ou mis en évidence) dans le système HyperTIES. Ce système a été utilisé pour produire le premier journal électronique au monde, en 1988 Ben Shneiderman et Greg Kearsley ont publié grâce a leur système le premier livre électronique au monde (Hypertext Hands-On!).

Un programme de base de données HyperCard a été réalisé pour le Macintosh de Apple, ce programme a permis le "hyperlinkage" entre différentes pages d'un document. En 1990, Windows Help propose avec Microsoft Windows 3.0 une utilisation général des hyperliens pour lier différentes pages dans un seul fichier d'aide, il avait un type d'hyperlien un peu différent car lorsque l'on cliquait sur l'hyperlien un message d'aide (ou popup) apparaissait pour donner généralement des définitions des termes introduits sur la page d'aide. En 1991, le protocole Gopher est le tout premier protocole public qui comprenait les hyperliens de n'importe quel site Internet à un autre. Il a été cependant mis de côté assez vite par le HTML avec la sortie du navigateur Mosaic en 1993. Ce navigateur pouvait gérer des liens Gopher ainsi que des liens HTML. Les gros avantages de HTML étaient de pouvoir mixer le graphique, le texte et les hyperliens contrairement à Gopher.

Comment les hyperliens fonctionnent dans le HTMLModifier

Un lien d'un domaine pointant sur un autre est considéré comme sortant de son ancrage source et entrant vers sa cible. L'ancre de destination la plus courante est une URL utilisée dans le World Wide Web. En général cela se rapporte à un document ou bien à une page Web ou alors à un poste dans une page Web (on peux réaliser ce genre de chose grâce à un élément HTML avec un attribut "name" ou "id"). Lorsque vous liez des documents PDF à partir d'une page HTML, l'attribut "id" peut-être remplacé par une syntaxe qui renvoie à un numéro de page ou à un autre élément du document PDF, par exemple "#page=355".

Un navigateur Web affiche habituellement un hyperlien d'une façon ou d'une autre. En effet le navigateur Web peux l'afficher dans une couleur, police ou style différente. Le comportement et le style des liens peuvent être modifiés en utilisant le CSS. Dans un interface graphique, l'apparence du curseur de la souris peut changer en un motif de main pour indiquer un lien. Dans la majorité des navigateur Web les liens sont affichés en bleu souligné lorsqu'ils n'ont pas été encore visités, mais une fois visité ils sont soulignés en violet.

Le code HTML peut contenir plusieurs caractéristiques pour un lien :

  • caractéristique de destination ("href pointant sur un URL).
  • caractéristique pour le titre ("title").
  • caractéristique pour la cible ("target").
  • caractéristique pour l'id ou la classe ("id", "class").
  • caractéristique label (affiche le texte du lien).

Voici un exemple utile :

<a href="URL" title="titre du lien" target="cible" class="classe du lien">texte affiché</a>

ou alors plus simplement :

<a href="http://exemple.com/">Exemple</a>

Dans la plupart des navigateur Web, le mot "Exemple" apparaît en bleu et il est souligné, cela contribue à un texte ou un document facile à lire. Quand l'utilisateur cliquera sur le lien il sera emmener sur la page Web avec pour nom de domaine "exemple.com". Lorsque le curseur survole un lien, en fonction du navigateur et de l"interface graphique, un texte informatif sur le lien peut être affiché.

Normalement, un lien s'ouvre dans l'onglet ou la fenêtre en cours, mais les sites qui utilisent plusieurs fenêtre pour la navigation peuvent ajouter un attribut spécial dans la caractéristique "target" pour spécifier où le lien charge. Si aucune fenêtre existe avec le nom spécifier dans ce cas une nouvelle fenêtre est créée avec l'id. La création de nouvelles fenêtres est probablement l'utilisation la plus courante pour la caractéristique "target".

Utilisés dans plusieurs technologiesModifier

HTMLModifier

Tim Berners-Lee a vu la possibilité d’utiliser des hyperliens pour lier toute information à toute autre information sur Internet. Les hyperliens ont fait donc partie intégrante de la création du World Wide Web. Les pages Web sont écrites dans un langage de balisage hypertexte HTML. Voici à quoi ressemble un hyperlien en HTML :

<a href="http://exemple.com/">Exemple</a>

Ce code HTML est composé de plusieurs mots-clés ou caractéristiques :

  • L'hyperlien commence avec une balise d'ouverture <a, ensuite on trouve le mot clé href, qui sert pointé sur l'URL en question.
  • L'URL est suivi par le mot clé >, qui marque la fin de la balise d'ouverture.
  • Le texte ou le mot qui suit indique ce qui est lié, c'est la seule partie du code qui est visible a l'utilisateur dans son document. Ensuite quand l'utilisateur passe son curseur sur le lien en question, de nombreux navigateurs affichent l'URL ciblé quelque part sur l'écran (par exemple en bas à gauche).
  • Pour finir on trouve la balise fermante </a>, qui met fin à l'hyperlien.

XMLModifier

Les hyperliens en XML offrent un degré de fonctionnalité beaucoup plus élevé que ceux offerts en HTML. Ces liens étendus peuvent être multidirectionnels. XML offre également des liens simples, qui sont unidirectionnels et qui n’offrent donc pas plus de fonctionnalité que des hyperliens en HTML.

WikiModifier

Il existe un ensemble de langages de balisage légers spécifiquement pour les "wikis" avec un syntaxe très simplifié pour les pages. Cela permet de créer des wikiliens. Les wikiliens sont différents des autres textes, si un un wikilien conduit à une page qui n’existe pas encore, il a généralement une apparence visuelle spécifique différente (sur Wikipédia en rouge).

Virtual wordsModifier

Des hyperliens sont mis en œuvre dans des environnements informatiques simulés, notamment ceux qui utilisent les plateformes OpenSimulator et Open Cobalt.

Autres technologiesModifier

Les hyperliens sont utilisés dans le protocole Gopher, les éditeurs de texte, les documents PDF, les systèmes d’aide comme Windows Help, les documents de traitement de texte, les feuilles de calcul, HyperCard d’Apple et de nombreux autres produits et projets liés au code.

Types de liensModifier

Lien intégréModifier

Un lien intégré (Inline link) affiche du contenu distant sans qu'il soit nécessaire d'intégrer le contenu à la page.

Lien ancréModifier

Un lien dit ancré (Anchor text) est un lien qui fait référence à du contenu dans la page, cela est généralement du texte mais on peut également lui référencer une image.

Lien étenduModifier

Un lien étendu (Fat link) est un hyperlien qui mène à plusieurs points terminaux.

Source et destinationModifier

Un lien hypertexte ou hyperlien permet en cliquant dessus d'atteindre un autre endroit de la page, une autre page ou un autre site évalué comme pertinent par l'auteur. C'est un mode d'organisation d'un document. Il a une source (ou origine) et une destination (ou cible). L'activation de l'élément source d'un hyperlien permet de passer automatiquement à sa destination.

La source d'un hyperlien est généralement un élément (mots, phrases, images) d'un document hypertexte. La destination peut être un autre élément du même document, il s'agit alors d'un hyperlien interne au document. La destination peut également être un autre document, voire un élément précis d'un autre document. Certains systèmes hypertextes ne garantissent pas que la destination existe : dans ce cas on risque de suivre des hyperliens dits brisés, cassés ou morts.

Un hyperlien est bidirectionnel si sa destination est aussi la source réciproque du même lien. Sinon un lien est unidirectionnel et rien ne distingue un élément destination d'un quelconque autre élément. La destination d'un hyperlien n'est pas forcément un document hypertexte. Le cas échéant, le lien sera forcément unidirectionnel.

World Wide WebModifier

Les hyperliens du World Wide Web se trouvent dans les pages web, plus précisément dans des documents écrits en HTML (Hypertext Markup Language). Les pages web utilisent la notation des URI (Uniform Resource Identifier) pour identifier les documents référencés.

Les hyperliens du web sont unidirectionnels. Ceci a deux avantages pour le Web. Premièrement cela permet d'utiliser des documents non hypertextes (notamment des sons, des images, des documents à imprimer) comme destination. Deuxièmement cela permet d'établir des hyperliens vers toutes les ressources accessibles d'Internet, sans coordination avec le responsable du document de destination. Ce dernier n'a aucun contrôle sur les sources d'hyperliens pointant vers son document. Le défaut de cette non coordination est que les changements du document de destination risquent de rendre le lien obsolète sans que le responsable de la source ni de la destination ne s'en rendent compte. Le problème le plus visible apparaît lorsque le document de destination est supprimé : le lien est alors « brisé » ou « mort », il fait référence à un document disparu (erreur 404).

Le problème du changement d'adresse d'une ressource peut être résolu par diverses approches. Les blogs utilisent le système du permalien. Les milieux documentaires utilisent la notion d'identifiant pérenne, pour lequel il existe différentes normes ; par exemple la Bibliothèque Nationale de France utilise le système ARK[1].

La technique à la base des hyperliens du web est également utilisée pour inclure des images ou des sous-pages dans les pages Web. Une terminologie s'est développée pour différencier ces diverses applications de la technologie du web :

Hyperlien activable automatique
interne vers une page du même site web image, son, style, etc., intégré à une page ;
inclusion de sous-page
externe vers la page d'accueil d'un autre site web c'est le hotlinking*
profond* vers une page quelconque d'un autre site web

* Ces deux pratiques sont juridiquement délicates.

Usages sociaux du lien hypertexteModifier

Le lien hypertexte comme outil de militantisme en ligneModifier

L’hyperlien permet de naviguer dans le World Wide Web et dans ce cadre-là, il est utilisé pour impliquer des utilisateurs dans une stratégie collective autour d’une cause[2]. La consultation européenne en ligne de 2009 qui avait pour objet d’interroger les citoyens et leur permettre de débattre autour du projet européen et de recueillir leur avis sur les politiques publiques[3] à mettre en place a finalement été un moyen pour les réseaux activistes de défendre leurs positions via des pétitions. La plus consultée, « Sortir du nucléaire et favoriser les énergies d’avenir » a recueilli le plus de signature en France[4] . Son URL a été partagé sur 21 sites écologistes et antinucléaires. De plus, les statistiques de la page dévoilent que 34,1 % des entrées se faisaient depuis des boites mail[5]. Ces chiffres démontrent l’impact de l’usage des liens hypertextes en tant que moyen de réunir une somme d’individualité autour d’un projet collectif. Ils composent donc ce que Romain Badouard, chercheur en sciences de l’information et de la communication appelle « un répertoire d’action en ligne », favorisant non seulement la communication et la circulation des informations dans le web, mais aussi les actions et mobilisations en ligne.

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Les identifiants pérennes à la Bibliothèque nationale de France
  2. Roamin Badouard, « Les mobilisations de clavier. Le lien hypertexte comme ressource des actions collectives en ligne », Réseaux,‎ , p. 87-117 (lire en ligne)
  3. « Consultation européenne des citoyens »
  4. « European Citizens' Consultations », (consulté le 13 octobre 2018)
  5. Romain Badouard, « Les mobilisations de clavier », Réseaux, vol. 181, no 5,‎ , p. 87 (ISSN 0751-7971 et 1777-5809, DOI 10.3917/res.181.0087, lire en ligne, consulté le 13 octobre 2018)